Proserie qui défaille?

Allez voir le sire de Cornouailles
Mon coeur se brise quand tu m’annonces : « faut que je m’en aille »
Il faut bien, un jour que tout le monde s’en aille.
Mes ballades se font et se défont selon ma rêverie
Même si ton ciel se couvre de nuages : souris !
Au loin j’aperçois ces murailles
Attention ma petite canaille
Je te suivrais où que tu ailles
Un jour nous fêterons nos retrouvailles
Quand tu tricotes ne sautes point de maille.
Peu importe le chemin le principal c’est d’être sur les rails.
Que vienne enfin le temps de la trêve,
Qu’il m’envahisse pleins de rêves
Qu’il me contente,
Qu’il m’alimente
Qu’il vienne à moi,
Je l’aperçois…
Doux temps de la rêverie.
L’amour est une belle rêverie
J’aime bien foutre la pagaille.
Mais que c’est bon la cochonnaille.
Ce midi, en famille, nous allons faire ripaille !

 

Texte construit à partir des phrases données par certains de mes amis, avec des consignes précis. Merci à eux!

Je t’envoie un sms

Venez découvrir les textes de Pandora touchant, revigorant! Vous ne regretterez pas!

Bribes de vie sénégalaise

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De l’air.
Un bruit de fer.
Des cris d’enfants fiers.
Un oiseau jaune de lumière
S’envole vers un clair horizon
Flamboyant. Finies les dures saisons.
Une goutte d’eau inonde les cœurs asséchés.
Oubliées les querelles, les disputes entachées
De larmes et de sang. Douceur de vie
Qui caresse un amour inassouvi
Entre des hommes, des femmes.
Paix et bonté des âmes.
Respect et fraternité.
Agréable liberté.
Légère utopie.
Un espoir
D’un soir.
Sourires.
Rires.

 

Les risques du métier du travailleur social

Les risques du métier du travailleur social

–        Troubles de cécité, à force d’observer, de jongler entre la nuit et le jour.

–        Troubles de l’audition, à force d’entendre crier à longueurs de journées

–        Troubles du mimétisme, à force de voir tes jeunes ou ceux que tu accompagnes marchant de façon bizarre.

–        Troubles de langage, à force de répéter mille fois les mêmes choses, de modifier tes phrases pour mieux être compris.

–        Troubles schizophréniques si l’on n’est pas cohérent avec soi-même et les autres, et qu’on mène un double-jeu.

–        Troubles de tremblements, à force de boire du café ou de l’alcool pour tenir le coup

–        Hématomes, contusions à gogos pour les coups que tu te prends

–        Tatouages permanents avec les griffes et morsures de tes jeunes autistes ou déficients lourds.

–        Céphalées ou migraines permanentes à cause des réunions à gogo, des promesses non tenus, des paroles en l’air. (Pour les incultes, Céphalées sont des maux de tête).

–        Usure des pieds à force de courir dans tous les sens

–        Taux de cholestérol très élevé à cause du sucre que l’on prend à outrance pour le tenir le coup.

–        Cancer du poumon pour les paquets de cigarettes fumés par toi-même, ou par tes collègues ou dans ton travail.

–        Arthroses pour le nombre de dossiers, de projets que tu as rempli(e).

–        ….

 

Toujours aussi partant ?

(J’entends un grand oui en chœur)

 

( Texte écrit en 2013)

Même un seul de tes pas

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Même un seul regard, un seul de tes mots

Reconnaissant son être et ses maux,

Sa mémoire ne l’oubliera pas de sitôt.

Il continuera à espérer sans être pataud.

Même une seule caresse sur son visage figé,

Il continuera à sentir, à aimer, à piger

Ta présence à ses côtés, immobile.

Son sens de la vie aura toujours un mobile.

Même si tu l’as à peine parlé, à peine croisé,

S’il a été touché, il se souviendra de toi.

Le temps n’a pas de prise sur nos joies prisées

Gardées au fond de nos mémoires qui se déploient.

Même si l’âge nous cueille dans la faiblesse,

Notre corps restera marqué de nos victoires

De nos quotidiens, de nos belles histoires,

Même si des trous viennent et nous blessent.

Continue à semer avec ce que tu es, avec ce que tu fais.

Des mercis inattendus viendront dans un certain temps.

Plus nous nous laissons surprendre, plus c’est un bienfait

Qui nous aidera à croire, à avancer dans l’instant.

N’aie donc pas peur de faire le premier pas

Même s’il est tout petit, presque insignifiant.

En mettant toute ton énergie, il deviendra vivifiant

Et jaillira plus loin que tes rêves sans trépas.

La parole est à l’argent!

Tu peux compter sur moi. Je suis monnayable.
Tu peux me faire fructifier sans préalable.
Viens me dépenser sans compter
Au grand risque de te ruiner.

Viens me blanchir, je serai bien sale.
Viens me détourner, je serai illégale.

Qui suis-je donc pour toi ?
Je peux t’apporter un toit
Ou bien t’amener à la misère.
Je peux devenir une galère.

Apprends parfois à m’oublier
Car ma puissance peut te lier
Dans la solitude et l’arrogance.
Oublie vite mes fragances.*

Je peux t’apporter la liberté
Si tu m’utilises avec humanité.
Je peux t’apporter la sécurité
Si tu restes humble, en vérité.

J’aime qu’on me traite en espèces
Pour des tractations en finesse.
Je deviens ivre dans le virtuel
Sur des spéculations irréelles.

On m’emmène aux paradis,
J’ai droit à l’hernie fiscale.
Je frissonne aux escales.
Je préfère dormir aux radis.

J’aimerai ignorer le temps.
Pour être utilisé au printemps
Pour faire germer des projets solidaires
Pour éviter que l’homme reste solitaire.

 

*Odeurs

 

 

Lettre d’un ami

 

Alors que nous nous connaissons à peine,
Oserais-je te le dire sans te faire de peine ?
Alors que nous nous ne reverrons sans doute pas,
Oserais-je te dire de continuer ensemble nos pas.

Que vaut l’amitié si nous ne partageons rien ?
Que vaut le silence si nous parlons pour rien ?
Oserais-je me dévoiler sans trop me découvrir
Sans te mettre à mal à l’aise et ne plus sourire ?

Où peut-on mettre la vérité en respectant notre liberté ?
J’ose encore aller à ta rencontre pour défier ma fierté.
J’ose prendre le risque de la confiance et de la simplicité.
Essayons malgré nos différences vers une certaine complicité.

Je t’invite à oser la rencontre, d’accepter d’être décontenancé
Puis d’aller plus loin dans les échanges fraternels sans se forcer.
Même si parfois l’on ne se donne plus de nouvelles un temps,
Cela ne signifie pas que notre amitié se perd pour mille printemps.

Allez, j’ose te le dire : Merci pour tout ce que tu fais. Merci.

Lettre d’un enfant à ses parents

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Laissez-moi grandir.

Laissez-moi le temps de découvrir.

Laissez-moi le temps de comprendre.

Laissez-moi le temps d’apprendre.

 

Ne me laissez pas seul sans repères.

Ne me laissez pas seuls sans mes pairs.

 

Ne projetez pas vos désirs d’adulte sur moi.

Ne me faites pas mettre des vêtements de désirs.

Ne me faites pas de moi une star même si je le désire.

Osez me dire non et n’ayez pas peur que je sois en émoi.

 

Il me faut grandir dans la frustration.

Il me faut grandir dans l’insouciance.

 

J’ai besoin de la vie, cette science

De l’humanité pleine de distractions.

 

J’ai besoin de me sentir en sécurité

J’ai besoin d’amour et de vérité.

J’ai besoin de votre pardon

 

J’ai besoin que vous reconnaissiez vos erreurs.

Ne me laissez pas dans mes terreurs,

Mes angoisses même si je ne dis rien.

 

J’ai besoin de me tromper, d’expérimenter

Mais ne me laissez pas sombrer dans la colère

Ni même dans les frayeurs, les inquiétudes.

 

J’ai besoin de tendresse, de plénitude

Dans vos actes et vos mots chaque jour

Je vous aimerai sans cesse, toujours.

 

N’oubliez pas que je reste un enfant.

Je ne suis pas un adulte en miniature.

Ne me laissez pas en pâture

Devant la télévision sur le divan.

 

Je crois en vous. Vous êtes mes modèles.

Tout ce que vous ferez, je le ferai.

Tout ce que vous dirai, je le dirai.

Aidez-moi à voler de mes propres ailes.

Une lettre polyglotte

Dear friend,

Je ne t’oublie pas.
Mis pensamientos estoy con tù.
Desejo-te muita força e energia para os próximos dias e as próximas semanas.
Vorrei quindi che tu possa essere te stesse.
Ich wünsche dir mut und ausdauer.
J’aurai aimé t’écrire dans d’autres langues pour te dire combien je te souhaite d’être toi-même et de ne pas avoir peur de l’inattendu.
إنتبه لنفسك
ai grija de tine
気を付けて
« Bêtub mbëgged jéll nab gàkk”
Ba bennen
Vi ses!
待会儿见

Amitiés fraternelles,

 

TRADUCTION:

Cher ami,

I don’t forget to you.

Mes pensées t’accompagnent.

Je te souhaite beaucoup de force et d’énergie pour les prochains jours et les prochaines semaines.

J’aimerai que tu puisses être toi-même.

Je te souhaite du courage et de la persévérance.

I should like write to you for other languages, to tell is not to be afraid the unexpected encounter.

Prends soin de toi.

 » L »amour va au-delà de nos défaults. »

Au revoir

A bientôt

fraternelly

 

Regard d’ici et d’ailleurs!

rue à VélingaraDes couleurs chaudes et colorées.

Une ambiance particulière.

Mais chez nous, en France ou en Belgique

Ou au Etats-Unis, au Canada , quelle image peut-t-on donner de nous-même?

Ne pourrait-on pas donner des images positives de notre société occidentale

en ne sacralisant pas ce que l’on voit ailleurs?

Nos sociétés ne sont pas comparables.

Les enfants sénégalais ou burkinabés sont-ils plus beaux que nos enfants blonds ou rouquins? Rien n’est comparable.

J’aimerai bien connaitre nos réactions si des touristes ivoiriens ou bien camerounais venaient visiter nos contrées tempérées. Et qui viendraient photographier nos paysages, nos écoles, nos vies quotidiennes. En fait, le touriste est un concept occidental.

Que se passerait-il si nous changeons les rôles?

Cela nous mettrait plus dans une situation d’égal à égal et non dans une posture néo-colonialiste comme certains pourraient le croire, ou bien par une profonde charité parfois mal placé!

Je vous souhaite un meilleur regard sur notre société et sur les sociétés autour et que nous ayons une opinion le plus juste possible.

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