A vos ordres, chef!
- Tant que vous êtes à votre poste, tout va bien!
D’après vous, qu’est-ce que c’est?
Je ne veux pas vieillir.
Je ne veux pas avoir des rides
Ni même des cheveux blancs.
Je ne veux pas devenir sénile.
La vieillesse défigurera mon corps.
Le temps me rouillera jusqu’au cœur.
Aux yeux de tous, je deviendrai invisible
Car je ne servirai plus à rien. Inutilisable !
Je serai bon à mettre au placard.
Ma peau fripée fera fuir les regards.
Je ne veux pas être faible et gâteux
A la merci des requins et des escrocs.
Mai quoi, je deviendrai une charge
Et même pire, je serai une décharge.
Halte-là jeune effronté et plaintif !
Cela fait partie de la vie et ça s’entretient.
Je suis fier des cheveux gris signe que j’ai vécu
De belles expériences et traversés des obstacles.
Tout dépend du regard que tu portes sur tes jours,
Tout dépend du regard que tu portes sur chaque être.
Il ne tient qu’à toi de choisir de vivre au mieux
En explorant toutes tes richesses, en les partageant,
En les fructifiant. Râle mais après avance avec tes sources
Amicales, fraternelles ou familiales, et même des inconnus.
Non, vieillir, ce n’est pas la mort quand tu n’accumules pas
Que des regrets, des remords, des craintes, des peurs.
Mais jusqu’où vieillir ? Là, je ne peux pas te répondre.
Cela fait partie des mystères de la vie et cela met du piment
Dans tout ce que tu vas imaginer, créer, entreprendre.
Il suffit d’un regard,
Un petit clin d’œil
Et un haussement d’un sourcil
Pour que ton visage devienne léger.
Ainsi que vient ton sourire
Qui a fleuri au cœur
De tes pensées ébréchées.
C’est ainsi que vient ton souffle
Pour dégager tes lourdeurs.
Au creux de ton ventre,
Une petite lueur surprenante
Te fait vibrer, frissonner de plaisir.
Tes cordes vocales frémissent
Pour expulser ton éclat de joie.
Je peux venir n’importe quand
A l’improviste pour t’envelopper
De mon parfum jubilatoire.
Ose m’accueillir à gorge déployés
Malgré les pleurs et le sang du monde.
Oui, il y a un temps pour pleurer
Mais aussi un temps pour rire
Permettant notre vie d’avancer
Et toujours d’espérer.
Je voudrais toujours y croire
Même si l’horizon s’assombrit.
Nous ne vous oublions pas
Même si les puissants de ce monde ne disent rien.
A vous les victimes de la haine et de la cruauté humaine :
Les palestiniens, les somaliens, les centrafricains, les sud-soudaniens, les congolais, les peuples d’Amazonie, tous ceux qui vivent dans les bidonvilles.
Et je pourrai encore continuer.
Mais qu’est-ce qui me pousse à toujours croire en un monde meilleur malgré les flots de mauvaises nouvelles qui circulent à travers les infos ?
Tout simplement en ayant connaissance des mouvements de solidarité, de fraternité qui germent, fleurissent à travers la planète ou à côté de chez moi.
Ne laissons pas les puissants nous oppresser.
Continuons à lutter, à soutenir, à œuvrer.
Cessons de voir tout en noir
Car tout est possible si l’on commence à entrevoir des germes de solutions.
Ne restons pas seul à se lamenter ou à ressasser notre impuissance.
Mais sortons et faisons germer nos idées.
Venez, posons des actes pour avancer au lieu d’attendre!