Etre un comédien sourd….

Comment je vis le théâtre en tant que sourd chez les entendants ?

Effectivement, j’ai toujours évolué lors des ateliers, des stages, des pièces de théâtre avec des entendants. Sauf une année, où nous étions deux personnes sourdes appareillées.

Cela m’a demandé un sacré travail d’écoute et d’humilité. La plupart du temps, mes collègues étaient très attentifs pour que je puisse comprendre lors du travail sur scène (impros, répétions de scènes). J’ai surtout aussi pu trouver des compagnies de théâtre très bienveillants et vigilants.

Lors des consignes, je me mettais souvent en face du prof ou pas loin. Euh, pas tout le temps car ils parlent souvent fort et distinctement. Un vrai plaisir et un vrai confort.

Dans la compagnie de théâtre dans lequel j’ai évolué un certain nombre d’année, plus précisément Le Voyageur Debout, les improvisations étaient vécus de manière très intérieurs, fortes et en prenant le temps d’être. Ce n’est pas comme les matchs d’improvisations. Cela je ne pourrai pas. J’avais tenté mais cela partait en ping-pong et c’était trop dans le challenge et la rapidité.

Puis les impros, cela se vivait aussi par le corps, les expressions du visage, les attitudes. Je pouvais avoir assez d’éléments pour ne pas tomber à côté de la plaque. Et si cela arrivait, cela n’était pas grave. Cela fait partie de la vie et on pouvait toujours rebondir.

Je vous partage une expérience très récente lors de mon dernier stage de théâtre. Nous avions fait du masque qui recouvrait la moitié du visage. Une vraie galère pour comprendre ma partenaire. J’ai dû m’appuyer sur ses intonations de voix, ses gestes et sur le scénario que nous avions construit ensemble.

Si le théâtre se vit à fond, c’est pour moi une vraie école de vie où l’on apprend à s’écouter, à être écouter, à s’exprimer et à pouvoir laisser l’autre s’exprimer.

Ce qui est pour moi essentiel quand je fais du théâtre, c’est d’avoir la possibilité de me relaxer, de lâcher-prise dans mon corps et mon esprit pour être le plus disponible à soi et aux autres. Faire du silence en soi et accueillir avec joie, avec un petit sourire intérieur ce qui advient.

Pour le comprendre vraiment, il faut le vivre et l’expérimenter sans cesse.

Le théâtre m’a permis d’aller au-delà de ma surdité, d’explorer toutes les facettes de notre humanité, car c’est un jeu et un plaisir de ressentir, goûter ce que nous ne pourrions pas faire dans la vraie vie.

 

Silent Sunday #18

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Silent Sunday #17

Rien à dire

Je n’ai rien à dire.
Je manque d’air.
Pas de commentaires.
Rien à estourbir.

Je manque de souffle.
Pas d’inspiration.
Tout dans l’aspiration
De mots qui s’essoufflent.

Rien que des regards.
Ou bien des couleurs
Pour apaiser la douleur.
Mon sourire se bagarre.

Et puis vient le sens
D’une idée murmurée
Par une voix point déchirée
Pleins d’effervescence.

Fixation d’image
Pour un long voyage
Dans un temps suspendu
A mes heures perdues.

Enfin, mes doigts défilent
A travers l’imaginaire
Qui me distille
Des rimes apollinaires.

Silent Sunday #16

Jeudi photo #15 – Sunrise / lever de soleil

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Slam toujours engagé

J’espère la révolution

Une révolte de la joie

Un souffle de la Foi

En l’homme sans soumission.

J’espère un immense partage

De chacun et chacune

Dans leur long voyage

Sans gri-gri, sans rancune.

Vive la route

Qui nous déroute

Vers une colère

Qui nous libère.

J’espère la sérénité

Au delà de la haine

Vers la solidarité

Toute pérenne.

 

Slam composé lors du festival Vents du monde à Chaponost. Nous devions inclure 10 mots proposés (soulignés dans le texte) sur une table et produire un texte que nous devions déclamer à la fin de la journée devant le public.

5 ans déjà !

WordPress me souffle que mon blog a 5 ans!

Il y en a eu du chemin depuis !

Je regarde un peu ce qui a été publié. Des poèmes, des coups de cœurs, des coups de gueule. Des photos de nature très diverses et variés.

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1ère photo du blog 

Pas mal de textes sur la surdité, le handicap puis pleins d’histoires.

Qu’est-ce que je faisais le 8 avril 2014 ?

Il me semble que je finissais mes études de documentaliste, et j’avais crée ce blog pour différencier de mon ancien blog de photos. Ceux qui me suivent depuis tout ce temps l’ont bien remarqué! 😀

Alors, petit sondage : quel article vous a-t-il le plus interpellé ?

Au niveau statistique, c’était la fugue de l’éducateur qui avait explosé le record de vues en une journée.

Allez zou, je quitte mon écran et je file faire du vélo!

Au plaisir de vous lire et de vous partager pleins d’autres choses!

Silent Sunday #14

Jeudi photo #14 – Souvenirs sénégalais

En vue du café-littéraire à l’auditorium de Chaponost, ce samedi 6 avril, je vais présenter mon livre « Murmures de la brousse sénégalaise ».  Pour me replonger dans l’ambiance, je vous partage quelques photos des lieux où j’ai passé un an en 20016-2007.

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Cour du collège Jean-Paul II de Vélingara (cela a du bien changé depuis, surtout le grand arbre à droite qui a été coupé 😦 )
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Cour du collège Jean-Paul II de Vélingara 
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Devant ma chambre
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Ma chambre ! Bureau où j’écrivais la plupart de mes poèmes et mon carnet de bord
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Dans une rue de Vélingara
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Rassemblement familiale

 

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Quelque part dans la brousse près de Vélingara
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Le début de mon addiction au Bissap (jus aux fleurs d’hibiscus)
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Ma mission de bibliothécaire (dépoussiérage de tous les livres tous les deux jours obligatoire)
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En sortant de Vélingara (selon mes souvenirs, peut-être le village d’après)
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Un plat unique pour repas! là, c’était du porc (porc que j’avais vu mourir égorgé le matin même!)
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Aux abord du Collège quand les pluies reviennent après 9 mois de saison sèche !

Et pour finir, un joli clin d’oeil à un de mes collègues professeurs, Charles, sur son fameux vélo bleu !

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