J’ai déconnecté pendant 7 h, de 9h à 16h

Tu ne vas pas me croire !

J’ai réussi mon pari.

J’ai donc pu me déconnecter de 9h à 16h10.

Pas une seconde je suis allé farfouiller dans les réseaux sociaux, ni mes mails, ni whatsapp et Signal.
Nada.
Nothing.

J’avais désactivé les données mobiles et le wifi sur mon portable.
Je ne pouvais donc voir que les appels ou textos.

De 9h00 à 11h15, je suis allé à la piscine avec un espace forme pour faire du sport.

J’ai pédalé pendant 30 minutes avec un total de 10 km.
Dans le silence puisque j’ai coupé mon appareil auditif.
Il y avait d’autres personnes qui couraient sur leur tapis. Cela faisait trop de bruits pour moi. Hop, j’ai pu éteindre.
Voilà un avantage d’être sourd.

Après j’ai savouré la baignade, hammam et spa avec à la fin une petite douche froide. Au sens propre. Tout va bien. Puis j’ai commencé un nouveau bouquin pris à la médiathèque hier : « La lettre qui allait changer le destin d’Harold Fry arriva le mardi… »

Puis à 12h, je me mis en route pour Ninkasi où j’ai retrouvé un pote entrepreneur, Herve GRANGE que je n’avais pas vu depuis 3 ans au moins !
J’ai découvert sa nouvelle activité qui est vraiment chouette : Formation sur la gestion d’un smartphone entre les jeunes ados et parents !

Pas de manque encore. A peine une envie d’avoir de vos nouvelles.

13h30, fin du resto et visite du bureau d’Hervé, je me remis en route en vélo et me baladais sur les routes de campagne. Cela m’avait fait un bien fou. Je me suis mis à contempler les vergers, les monts du lyonnais et au loin, le massif du Pilat.

14h30 : Retour à la maison. J’avoue que je n’étais pas pressé de rentrer. Je me mis au lit avec mon bouquin pour ensuite faire une sieste jusqu’à 16h05.

J’avais donc gagné mon pari. J’ai tenu jusqu’à 16h !
Je pris mon temps pour me connecter puis regarder mes mails et Linkedin.
Oh pétard, j’en avais des mails et notifications à trier ! 😅

Bref, cela m’avait fait un bien fou, c’est vrai.
Je pense que je faire refaire ça régulièrement, au moins une fois par mois.
Et là, je ne vous préviendrai pas ni ne vous ferai de compte-rendu.

PS : Demain matin, je t’annoncerai une excellente nouvelle! 😁

Humour et handicap, c’est compatible ?

Humour et handicap, c’est compatible ?

C’est déjà difficile au quotidien, on ne va pas en rajouter une couche en restant sérieux, n’est-ce pas ?

Alors, aujourd’hui, je te fais découvrir 14 personnalités qui ont fait de leur handicap une source d’humour !

T’en connais combien ?

Bref, aujourd’hui, je t’offre de l’humour par ceux et celles qui sont concernés par le handicap, et tu vas voir, il y a du level :

🏃 Adda Abdelli : Un gars qui te fait marcher à tous les coups. (Il m’a préfacé le livre « Sourd et certain ». Il est dans la série Vestiaires sur France 2 et auteur « Comme sur des roulettes »

💃 Caroline Le Flour : Elle a un spectacle qui décoiffe « La chauve sourit » « Mon cancer va vous faire mourir de rire ». Elle a un livre aussi « Le complexe du trampoline ». (que je n’ai toujours pas lu, la honte)

🏊 Philippe Croizon : Un gars survolté (si vous ne le connaissez pas, les bras m’en tombent. Il fait un super duo avec Charlotte Dhenaux. Il a écrit « Pas de bras, pas de chocolat ».

💇CARIOU Marie-Aude alias MAK : une Normande qui nous fait piler de rire avec son spectacle : « Comme tout le monde, à un poil près »

🛀🏼 Krystoff Fluder : avec son spectacle « Je suis noir, et alors ?

🙇🏼 Stéphanie Binon : Elle a un spectacle qui roule d’enfer : « One woman sit ut show » => Une belge qui habite dans le sud de la France 😀

🎭 Guillaume Bats : Un gars qui nous fait tordre de rire !

🐦 Quentin Ratieuville : Un tout jeune comédien qui a de l’avenir !

💪 Geoffrey Bugnot : avec son spectacle « Geoffrey dérape ».

👸 Double A avec son « spectacle de MAAlade »

🙆 Lilia Benchabane : Elle nous fait voir de toutes les couleurs

👴🏿 Gérard LEFORT : Un comédien qui accumule les handicaps et vous allez l’adorer !

💪 Valentin Reinehr

👀J’espère n’avoir oublié personne !

J’ai failli être SDF au Portugal

J’ai failli être SDF à Porto !

Heureusement mon côté « multi potentiel » m’a permis de sortir du pétrin.

Attends, je t’explique !

J’étais donc au Portugal une semaine en 2008. J’y étais allé pour une ordination d’un ami capverdien rencontré au Sénégal en 2007. Chez les Spiritains exactement !

J’en avais profité pour un tour en passant par Porto, Braga, Guimarães sous des trombes d’eau ! Et ce fut à Viano de Castello que j’ai perdu mes papiers. Comment ? Aucune idée. J’avais rebroussé chemin pour voir où je les aurai fait tombé.

Nada.

J’avais perdu mon chapeau aussi dans l’action. Mais ça c’était dérisoire.

Sans paniquer, je suis allé au commissariat de police pour avoir une déclaration de perte de papiers.
Ne sachant pas parler portugais et très peu anglais, je me débrouillais comme je pouvais. Et en plus, je comprenais très mal mon interlocuteur. Un dialogue de sourds.
Finalement, j’avais réussi à avoir le papier.

Mais… deux jours après, à Porto, je voulus reprendre l’avion. A l’embarquement, il ont refusé mon papier qui n’était pas valable. Il fallait que je passe par mon consulat.
Mon vol fut retardé de 24h.

Un peu dépité et esseulé, je me mis en action pour résoudre le problème au consulat. J’ai été très bien accueilli. pas de problèmes majeurs. Enfin, dans mes souvenirs.

Où dormir ? Telle était la question. Mon budget était réduit à zéro.
Au culot, je téléphonais à la communauté spiritaine de Porto.
Ajuda ! A l’aide !
Ils purent m’héberger sans soucis.
Je fis connaissance d’un prêtre irlandais et me fis découvrir pour la première et dernière fois un Irish coffee.

Et le lendemain matin, j’en profitai pour découvrir le bord de mer que j’avais pas encore fait.

Mon expérience m’a appris la patience et la prise de recul face à une situation d’urgence. Bon, je reconnais, je n’étais pas en grave danger. Je n’étais pas perdu dans la brousse entouré de lions et de serpents.

Et toi ? T’es tu déjà retrouvé en galère à l’étranger ? Comment t’as géré ?

Le sourd rire du lundi

En te souhaitant une belle journée

Deuil

Arc en ciel

Je danse la Macarena

C’est la grande fête car j’ai atteint la barre des 5000 abonnés sur Linkedin.
Voici donc la Macarena, un peu adapté à la fin 😀

Pour acceder à mon profil linkedin : https://www.linkedin.com/in/vivien-laplane/

Lever de soleil pour la rentrée

Très bonne rentrée à tous les enfants et les grands enfants 😁

Etant sourd, comment je passais mon entretien ?

Voici ce que je disais direct en entretien.

« Pour info, je suis sourd, accessoirement. »

Je l’annonçais après m’être présenté pour que la personne en face voie déjà comment je parle et j’entends !

L’avantage, ce que souvent en entretien, le bureau était calme et j’ai rarement été dérangé par des bruits ambiants.
Généralement, les personnes parlent assez fort et distinctement.

Sinon, j’étais obligé de dire d’office que j’étais sourd et je leur faisais part de mes besoins pour passer une entrevue confortable.

Je me souviens d’un entretien en octobre 20120 quand j’avais eu 4 personnes masquées autour d’une table. Gloups!
Ils étaient assez éloignés et heureusement à la dernière minute, ils avaient enlevés leurs masques. Ouf ! Tu sais pourquoi ?

Ils savaient déjà que j’étais sourd. Je l’avais signalé lors d’un contact téléphonique, et même dans ma lettre de motivation. Pourquoi se cacher ?

Il était pour moi d’être authentique, sincère et transparent. Je sais, parfois cela pouvait me jouer des tours. Néanmoins, j’ai rarement eu des mauvaises surprises.

A part un entretien qui a dû être écourté. Car un problème s’était posé à pause de ma surdité. C’était pour un poste d’éduc spé en foyer pour sdf, en 2009 !
« Cela va être compliqué Monsieur Laplane. Comment vous allez réagir dans une salle de 50 personnes dont une grande partie est éméchée, bruyante ?
J’ai bien dû reconnaître que ça allait être difficile ».

Sinon, c’est sûr qu’il ne fallait pas que je bosse dans une boîte où il n’y avait pas cette confiance et cette compréhension de la différence.

En même temps, j’ai souvent postulé dans le secteur médico-social. Les gens sont généralement ouverts et encore, je sais ! Mais j’avais beaucoup plus d’opportunités.

Bref, en entretien, je disais souvent les avantages que m’apportait ma surdité telle que la capacité d’écoute et d’observation, avec des exemples concrets.

En fonction du courant qui passe avec le recruteur, j’utilise l’humour. Je suis très sensible à l’ambiance de l’entretien. J’essaie de me tenir droit et d’avoir une posture décontracté. Pas trop non plus, je ne m’affale pas sur le siège tout de même !

Je me souviens d’un entretien pour un poste d’éducateur spécialisé remplaçant. Mon interlocutrice était dos à la fenêtre. Déjà, c’est un mauvais point, mais son bureau était éclairé. Cela a compensé. Après 20 minutes d’échanges, j’aperçus un oiseau dehors. Je fus distrait quelques millièmes de secondes. Tout de suite, je m’excusais.

Intriguée, elle m’interroge : « Comment allez-vous faire si vous êtes facilement distrait par les oiseaux quand vous accompagnerez les enfants dehors ? « 

– « Tout simplement, je leur montre l’oiseau ! « 

En gros, pour passer un entretien :

– il est important d’être soi

– De faire de ton mieux avec ton stress

– D’utiliser l’humour avec parcimonie

– Etre dans l’écoute active et répondre brièvement.

Tu dirais quoi encore ?

Le handicap, un frein à la créativité ?

Le handicap n’est pas un frein aux compétences ni à la créativité.

Ce sont les situations qui peuvent nous entraver ou nous faire dépasser.

Quand j’étais au collègue, j’étais rejeté par mes pairs à cause de ma surdité.
Je me réfugiais dans la bibliothèque à chaque fois qu’elle était ouverte. Je dévorais les bandes-dessinées, les romans et surtout les récits d’aventures, d’explorations, les atlas.

A 10 ans, je connaissais par coeur les capitales du monde et je m’amusais à dessiner des pays légendaires avec régulièrement des hautes montages, des volcans entourés d’océans.

A 14 ans, j’avais écrit un roman, une histoire d’un berger egyptien pendant la seconde guerre mondiale. J’ai perdu le manuscrit lors d’une soirée pluvieuse. Oui, c’est précis, je sais. Une expérience un peu humide.
Cela ne m’a pas refroidi. j’ai continué à écrire des histoires, des proses, des poèmes.

Au lycée, j’ai découvert le théâtre. Mais étant peu reconnu par mes pairs, je n’eus que des seconds rôles. Un soldat obéissant dans « Antigone » de Jean Anouilh. Un médecin bossu dans « Les poissons rouges » de Jean Anouilh, encore! Et enfin un autre médecin dans « Le père Noël est une ordure ».

Après mon bac littéraire, j’ai fait ma licence de géographie. A la fac, j’ai eu l’énorme chance de faire des ateliers théâtre au Théâtre des Carmes avec le grand André Benedetto, le fondateur du « Off » du festival d’Avignon.

Grâce à lui, j’ai eu des rôles plus intéressants. Et surtout il m’a donné l’envie d’écrire des pièces de théâtre; j’en ai écrit deux en 2001 et 2002. je n’ose pas te dire les titres.

A Nantes, en 2003, après avoir été licencié pour insuffisance professionnelle, J’ai écrit un seul sur scène « Le bruit du silence ». J’ai passé le Bafa option handicap. J’avais aussi crée un petit spectacle de marionnettes avec une chaussette !

En 2007, lors de mon volontariat au Sénégal, j’ai écrit tous les jours ou presque. J’en ai fait un recueil de poèmes 5 ans après : « Murmures de la brousse sénégalaise. »

Bref, je pourrai continuer mais je voudrais revenir au cœur de mon propos.

Mon handicap ? On s’en fout.

Il ne m’empêche pas de créer, puis de prendre mon temps d’accomplir mes rêves, de rester sourds à ceux qui me disent que je ne vais pas arriver.

J’ai mis 20 ans à accomplir un de mes rêves : Sensibiliser par le théâtre sur la surdité.

J’aurai pu le faire plus tôt mais sans doute, il a fallu que je vive d’autres expériences et cela m’a forgé. Oui j’ai ramé mais cela en vaut la chandelle.

Alors, s’il te plait, toi qui a un handicap, ne te freine pas. Tout est possible !

PS : Photo prise en 2005 à Tourcoing!