Se dire les choses

Se dire des choses

Pour se remettre au clair,

Pour être en vérité et avancer.

Se dire des choses

Et risquer d’entendre des mots difficiles à écouter,

Des idées rudes à comprendre, à emmagasiner.

Se dire des choses

Pour ne pas ruminer,

Pour ne pas encaisser sans arrêt,

Pour ne pas rester sur des malentendus

Ou pour ne pas rester sur des rancunes

Ou des colères, des amertumes.

Se dire des choses

Au risque d’être bousculé dans ses principes,

Au risque d’être secoué dans ses tripes.

Mais se dire des choses

Pour avancer, grandir, construire

Une relation plus juste.

Lyon (14)

Se dire des choses

Est nécessaire dans une relation conjugale ou familiale.

Elle est primordiale.

Se dire des mots pour construire la confiance.

Aller en profondeur de nos pensées

Pour être au clair avec soi-même et avec l’autre.

Tout cela n’est pas confortable

Mais cela ne peut qu’être profitable

Pour la suite à venir.

Mais tout dépend bien sur des mots qu’on emploie.

Tout dépend de l’intention qu’on donne dans ses propos.

Tout dépend de l’attitude et de l’égard porté à l’autre.

Se dire des choses

N’est pas facile car c’est un risque à prendre,

Pour aller au-devant des tempêtes verbales, idéologiques ou émotionnelles.

Une aventure qui peut valoir le coup selon certaines circonstances.

Délicatement rose-orangé

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Toute délicate.

Les pétales se dilatent.

Une douce féerie.

Se poser avant de s’envoler

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Trio de roses

Voici des roses d’un square à coté de chez moi. Beaucoup de roses. Beaucoup de photos mais hélas une grande partie raté. Voici les rares réussies.

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Lavande lyonnaise

Lavande prise dans une petite cour privée à Lyon. Cela a moins de charme effectivement que les grands champs de lavande en Provence.

Voyez-vous une petite bête qui tente de se faire oublier  ?

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Très belle journée à vous

La fleur qui murmurait à l’oreille d’un sourd

Bref, elle m’a donné son nom mais c’est tombé dans les oubliettes de ma mémoire.

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La curiosité d’Alberto ou la désobéissance civile

Piqué sur le vif, en regardant le journal, Alberto s’énerve contre ces immigrés qui envahissent le territoire. Il se réjouit des mesures préventives empêchant les étrangers de passer la frontière. Il ne pourrait pas rester chez eux, se dit-il. Alberto galère déjà pas mal à trouver un boulot. Il entretient comme il peut sa petite maison avec sa femme. Ils ont un petit potager ouvrier qui se trouve à 15 minutes à pied de chez eux, près d’une autoroute.

Un matin, au lieu de regarder les médias nationaux, il essaie de lire un autre type de journal. Comme ça, pour changer. Par curiosité. Non, pas par voyeurisme. Il ne souhaite pas se délecter des malheurs des autres. Il ne sait pas pourquoi mais il pressent que quelque chose ne tourne pas comme il se l’imagine. A cause de cette nuit. Il a fait un mauvais rêve. Alors, Alberto souhaite vérifier. Pour cela, il a besoin de recouper les informations ; Voir d’autres types d’informations. Et surtout de voir la fiabilité des informations. Oui, Alberto a une lucidité soudaine qui le surprend. Sa femme se demande s’il n’est pas malade. Il est tout calme son bougre d’homme.

Enfin, comme il a internet depuis peu, il tombe par hasard sur une vidéo sur Mare Nostrum. Sur le sauvetage des réfugiés sur les bateaux. Puis une autre vidéo sur la condition de vie des immigrés dans des centres de rétention. Enfin, il lit un témoignage d’un sub-saharien sur son parcours. Il est effaré et n’y croit. C’est aberrant. On ne peut pas vivre des choses pareils tel que se confronter chaque jour à la mort, à la soif, à la faim avec une peur qui vous tenaille jusqu’aux entrailles. Mais alors qu’est-ce qu’il les amène hors de son pays ? Est-ce vraiment le désespoir ? Ne serait-ce pas du courage et une volonté de vivre de vouloir s’échapper d’un monde où il risquerait de mourir à chaque instant ?

Alberto est ébranlé. Il perd un peu ses repères. Il se souvient de son père qui avait immigré d’Italie. Il ne souvient pas qu’il ait tant galéré. Il avait souffert mais vraiment autrement pour vouloir offrir une vie plus digne à sa famille, ses enfants. Alors pourquoi ces réfugiés n’auraient pas droit de trouver une meilleure vie ailleurs ? Chacun a sûrement des talents à donner, à offrir au pays qui l’accueille.

Puis Alberto pense aux gouvernements européens et africains. Quels sont leurs responsabilités dans les conflits qui secouent beaucoup de  pays. Quels sont les responsabilités des multinationaux qui maintiennent des injustices à n’en plus finir ?

Toutes ces questions en une journée. Alberto se sent épuisé mais changé. Sans parler à sa femme, il va voir une association qui s’occupe des réfugiés entre autres, la Cimade. Il découvre aussi l’existence de Coordination Urgence Migrants, Forum réfugiés, . Il est rassuré que des associations existent. Mais il pressent que cela ne suffit pas. Les jours passent et ressent le besoin d’informer, de sensibiliser les personnes.

Ce n’est pas parce qu’un étranger arrive qu’il va prendre mon boulot. Il a autant sa place comme je peux avoir ma place, se dit-il.

Sa femme a bien remarqué son manège. Un soir, elle l’engueule bien gentiment car Alberto est souvent en ville pour rencontrer des associations, pour donner un coup de main.

Et moi, qu’est-ce que je peux faire ? Lui lance-telle ?

Alors Alberto lui fait part de ses idées. Comme il est maçon et bricoleur, il souhaite construire des maisons assez simples, pratique pour les migrants de passage. Il avait repéré un champ en abandon. Il en avait parlé au vieux propriétaire qui est d’accord en échange de propreté, d’entretien du terrain.

C’est ainsi que les jours suivants, il construit un petit village, avec son réseau de voisins et des migrants qui sont partis prenant du projet. Au-delà de la loi parce qu’il n’ pas de permis de construire. Avec l’administration, cela aurait trop traîné. La solidarité et le partage prime pour que chaque réfugié retrouve sa dignité, en se sentant utile et reconnu tel qu’il est.

Alberto sent bien qu’il est hors-la loi mais la désobéissance civile devient nécessaire quand la loi est devenue écrasante pour ceux qui sont dans la misère. Il souhaite que la Loi serve plus les plus pauvres et moins les nantis. Trouver un juste équilibre.

Eclosion rosale

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Oyez les oeillets

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Saignon, Village perché du Lubéron

Saignon limitée au nord par le Calavon, au sud par le plateau des Claparèdes et les contreforts du Luberon, et traversée par un petit torrent, le Rimayon. Le village, situé à 4km d’Apt, domine la vallée, sur laquelle il semble monter la garde.

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Il est construit sur un éperon rocheux autour de trois édifices : la chapelle castrale confondue avec le rocher qui est le signe d’identification du village, la tour de l’horloge et l’église.
L’histoire de l’occupation du territoire de Saignon débute au Paléolithique moyen (-200 000 ans, -35 000 ans). Dès l’antiquité le rocher de Saignon, d’une hauteur d’une trentaine de mètres, situé sur un promontoire, fut utilisé en tant qu’observatoire et a dû servir à l’émission de signaux. De cet emploi comme signal, Signum, a découlé le nom de Sagnio, étymologie la plus probable du nom actuel.
L’église romane Notre Dame ou Sainte Marie de Saignon, établie hors les murs, remarquable par ses proportions, fut dès le bas Moyen-Âge, un lieu privilégié de pèlerinage pour toute la Provence mais aussi pour tous ceux qui se rendaient à Rome en empruntant la Via Domitia et pour les pèlerins de l’Italie vers Saint-Jacques de Compostelle.

Source : Site de Lubéron-Apt

Vous voulez en savoir plus sur ce village : http://luberon.fr/communes/saignon/

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