Et si je te respectais ?

Et si je te respectais ?

Même si je suis crevé et de mauvaise humeur.

Cela ne me coûterait rien de te dire bonjour et de te regarder.

Je pourrai tout simplement prendre le temps d’un instant

Même si je suis pressé, débordé pour te faire un sourire.

Rien  que pour te considérer le plus correctement possible

Et pour ne pas te prendre comme une chaussette pourrie.

Et si je te respectais sans te prendre de haut

Comme si je savais tout sur la vie.

Je pourrai éviter de projeter ma colère, mon énervement contre toi

Alors que tu n’es pour rien.

Hélas, parfois, je reste humain et je déverse le trop plein quand ça vient

Et parfois sur une personne qui n’est nullement concerné.

Cela ne t’arrive pas non plus.

Quand on est dans la détresse, dans les galères,

On n’est pas parfois enfermé dans son carcan

Et on ignore l’autre à l’instant T sans prendre en considérant ce qu’il est.

C’est le risque des personnes qui accueillent des gens de tout horizon

Et où l’on fait face à l’imprévisible permanent.

J’aimerai bien te respecter.

Malheureusement, cela m’arrive comme toi d’être fatigué,

D’être épuisé et de réagir au quart de tour

Au mauvais endroit, au mauvais moment.

Je te promets que je ferai comme je pourrai

Pour te mieux respecter.

Les 4 accords toltèques : La voie de la liberté personnelle

Je voulais partager cette belle découverte que j’ai faite dimanche dernier. Le titre peut sembler ésotérique, un peu trop égocentrique.

Justement, l’auteur, Dom Ruiz Miguel, nous invite à se décentrer de soi pour en être en harmonie avec soi et les autres. C’est le principe d’être accordé entre différents attitudes que nous pouvons avoir. L’auteur est un ancien médecin mexicain. Il s’est reconverti dans le chamanisme toltèque.

Je ne peux que vous citer les 4 accords qui ont beaucoup de sens pour moi, et qui pourraient aussi vous titiller:

  • Ai une parole impeccable : C’est le principe d’avoir une parole juste envers soi-même et envers l’autre. Faire en sorte que notre parole ne soit pas un poison. C’est le principe aussi d’être cohérent entre ce que l’on pense et ce que l’on dit. Avoir une parole le plus juste possible sans se détruire ou démolir l’autre.
  • Ne prends pas tout personnellement: En gros, c’est ne pas se prendre la tête avec des remarques qui ne sont pas forcément tournés vers moi. On m’insulte ? C’est le problème de celui qui m’insulte. Pas le mien. C’est surtout prendre de la distance aux événements même positifs. Je peux avoir des compliments mais je peux essayer de m’en passer. C’est un travail de toute vie bien sur d’être détaché de cette façon.
  • Ne fais pas de suppositions: c’est d’arrêter de se projeter ce que peut penser l’autre, c’est d’arrêter de médire, de faire de la complaisance etc. Essayez de le mettre en place pour une journée. C’est vraiment reposant.
  • Fais pour le mieux:  C’est de faire au maximum de ses possibilités mais pas au-delà de ses limites au risque de se griller. Ce n’est pas presque rien faire car cela peut générer de la frustration.

C’est très résumé mais la lecture en vaut la chandelle malgré quelques passages un peu « cosmiques ». C’est très concret avec des exemples.

Personnellement, cela m’a fait beaucoup de bien et la mise en pratique très libérateur.

Pour en savoir plus, vous pouvez aller sur le site de Babelio. 

Jusque là, tout va bien

Au fil de l’eau, Roméo rame à contre-courant.

Un martin-pêcheur coule son bateau.

Pour l’instant, tout va bien.

Au fil du vent, Juliette guide son planeur.

Une corneille fauche ses ailes.

Pour l’instant, tout va bien.

Juliette tombe dans la rivière

Éclaboussant Roméo qui remontait sur la rive.

Jusque-là, tout va bien.

Le naufragé enlève ses effets

Et une pie les lui chipe subitement.

Pour l’instant, tout est normal.

Juliette, remontant à la surface, sonnée,

Vit un nu illuminé par le soleil de dix-huit heures.

Tout va bien, vraiment.

Un aigle royal la transporte loin de Roméo

Pour la déposer au sommet d’une tour invisible.

Ce n’est rien qu’une broutille.

Roméo s’élance tel un ver tout luisant

Et chevauche un canard qui passait par là.

Une broutille, vous-dis-je.

Juliette voit arriver son sauveur étonnant

Mais elle sent le sol se fendre, et tombe.

La routine, rien que la routine.

Roméo s’élance pour la rattraper.

Et là, c’est le drame.

Il tombe à côté de son lit

Avec dans son bras, son chat tout ébouriffé.

A quand la révolution ?

A quand la révolution ?

Quand je vois les injustices se multiplier autour de moi.

Quand je vois les médias marteler des mensonges, des faits divers vue que sous un seul angle.

Quand je vois la politique couper les vivres de la prévention spécialisé, des associations.

Quand je vois le pouvoir de certains riches écraser les plus démunis.

Quand je vois des migrants bafoués, humiliés par des forces de l’ordre, par les décisions préfectorales.

Quand je vois la haine, l’indifférence, la bêtise, l’hypocrisie régner s’immiscer dans les médias et les réseaux sociaux.

Quand lèverons-nous pour dire stop et pour mettre en avant une vraie justice sociale ?

Quand nous lèverons-nous pour empêcher les multinationales nous écraser par leurs orgueils, par leurs recherches du profit ?

Sérieusement, quand crierons-nous à force d’être soumis à l’austérité, à la loi du marché, à la loi du plus fort ?

Quand les mot « Solidarité », « Partenariat », « Partage des compétences », « Ecoute », « Respect », « Liberté » ne seront plus perçus comme des concepts de « bisounours » mais ancré dans la réalité ?

Comment faire en sorte que la colère, la rage devienne constructif et non point une façon de vouloir régler par la violence sur ce qui nous fait violence ?

Arrêtons de minimiser les heurts et malheurs ? Arrêtons d’être gentils ! Soyons vrais et sincères.

Que ce qu’il y a dans la tête puisse venir dans notre cœur, et mettre nos énergies en actes pour construire des liens durables, justes et porteurs d’espoir.

Encourageons les dynamiques locales.

Ne restons pas seuls avec nos colères et partageons nos idées, nos rêves pour des projets ancrés dans la réalité.

Sortons de ces sentiers malsains où on est porté par la mode, par une pensée unique.

Adoptons un regard plus juste, plus vrai dans la rencontre, dans le dialogue.

Pour ma part, je continuerai à écrire, à témoigner à travers les mots et les images.

Je continuerai à vivre des rencontres en essayant d’avoir le moins de préjugés possibles.

Je continuerai à vivre en ne subissant plus les injustices du système.

 

Je vous souhaite du courage dans tout ce que vous avez à vivre, à croire en vos rêves et en vos projets. La vie vaut la peine d’être vécue même si on n’a l’impression de ne voir que des inhumains.

Un sourd en colère -épisode 2

Il y a quelques mois, j’avais exprimé ma colère par rapport aux divisions entre sourds et malentendants (Un sourd en colère). Mais là, je voudrais exprimer une colère dirigée contre personne, quoique….

Quand je n’entends pas ce qui se passe dans un groupe de discussion ou lors des séances de travail avec des consignes, je me sens complètement mis hors-circuit.

Quand il me manque des informations et que d’autres comprennent, rigolent, j’ai l’impression d’être un extra-terrestre. Je ressens une énorme injustice. Merde, quoi ! J’aurai envie de dire aux autres de faire des efforts, d’articuler, d’être plus attentifs. Mais comment demander plus quand l’autre est déjà fatigué, croule sous ses propres soucis ?

Cela me demande beaucoup d’énergie de tendre l’oreille et d’essayer d’entendre, d’écouter sur ce qui se dit. C’est pourquoi je privilégie beaucoup les petits groupes de 3 ou 4. Plus, cela devient l’enfer pour ma tête car mes neurones essayent de capter le moindre mot pour essayer de combiner des phrases. Paumé ou pas paumé ?

Quand je suis paumé dans un groupe qui ne connait pas mon déficit auditif, les gens ont l’impression que je suis idiot,  un peu simplet.  C’est souvent fatiguant de devoir expliquer, réexpliquer.

Les amis entendants de personnes sourdes comme une très grande partie de mon entourage comprennent très bien que par moments, j’ai besoin de souffler dans le silence. M’isoler pour se retrouver et retrouver un univers compréhensible. Pour moi, c’est la photo dans la nature, les livres, le scrabble en club.

Quand vous êtes dans mon cas, il est important d’avoir des lieux où vous pouvez exprimer vos colères, vos tristesses. Ne restez jamais seul dans votre surdité, dans vos émotions qui peuvent vous bouffer, vous fatiguer encore plus.

Parfois j’oublie ma surdité mais elle me revient en pleine figure dans des situations de groupe. C’est très désagréable. Quelques-fois, je m’étais préparé et d’autres non !

Bref de bref, que ma colère ne devienne pas une bataille mais un chemin où je peux trouver un équilibre entre les moments où je ne suis pas en difficulté face à la malentendance et d’autres, où je dois être en lien dans des lieux collectifs. (Fêtes, réunions,magasins, cinéma etc…).

Sur ce, encore une fois une très bonne année à chacun et chacune et que nos situations qui nous handicapent ne nous empoisonnent pas la vie.

 

Vivien L.

Je ne t’oublie pas

Même si le temps passe,

Même si nos chemins se sont éloignés,

Je ne t’oublie pas.

Ce n’est pas parce que je ne te donne pas de nouvelles

Que je t’ai oublié, que je t’ai rayé de ma mémoire.

Oh que non, je pense à toi lors des balades

Qui me fait penser à nos bons moments.

Je pense à toi quand j’entends des mots, des phrases

Qui m’évoquent ta personnalité, ton histoire.

Il m’arrive de parler de toi, pour illustrer mes propos.

Si je te mets dans ma liste de destinataires pour les vœux,

C’est que je ne t’ai pas oublié. C’est que je tiens toujours à toi.

Si tu le souhaite, nos liens peuvent s’affiner alors il faut construire,

Innover comment se retrouver, comment se donner des nouvelles.

Je reconnais que parfois, mon silence est long et pesant. Ce n’est jamais voulu.

Comme parmi tant d’autres, je peux être pris par des soucis de famille, de santé

Ou bien des tracas de travail et de vie associative. Ou bien que le téléphone n’est plus valable ou que l’adresse n’est plus bonne.

Les liens se distendent ou s’affinent selon les années,

Selon les évènements de nos vies.

Ne perds jamais espoir. Je pense à toi et te le dirai

Par des moyens que tu n’aurais pas imaginés.

Je comprends que l’on peut s’épuiser à avoir des nouvelles sans qu’il y ait des retours et qu’il y ait une énorme frustration. Cela fait partie malheureusement de la vie ou chacun peut être très sollicité.

Ne te fais pas de films de savoir pourquoi je ne te donne pas de nouvelles. Te projeter, ruminer te ferait encore plus mal. Demande-moi directement des explications. Cela sera plus simple.

Bon courage à ceux qui peine à entretenir des relations d’amitiés, et à ceux qui peine à essayer de contenter chacun de ses amis alors qu’on est débordé.

Art Naké

Cher Art naké

Bonne journée une fois de plus, ou de moins

Je suis banane Minion Svelte un juriste, je m’adresse à vous au sujet de mon défunt client qui porte le même nom de famille que vous (M. Art  Naké) même nationalité que la vôtre ( Crédulité) qui était un entrepreneur et homme des tas ici à Paradis Fisco disparu le 45 Août 1589, mon client décédé, sa femme et leur fille unique ont été impliqués dans un accident d’ovni et ont disparu sans laisser de traces..

Donc, je souhaite que vous m’aidiez à récupérer son dépôt de fonds laissés dans une banque ici à Paradis Fisco avant qu’il ne soit confisqué par la banque. Écrivez-moi en réponse de votre opinion sur cette matière pour plus de détails clarifiés en ce qui concerne la demande de son trou immobilier d’une valeur d’un dollar depuis que vous partagez le même nom de famille avec lui. Répondez-moi sur cet e-mail, minionsvelte@cruche.prout

Cordialement,

Banane Minion Svelte

Course contre le FHaine

Je voudrais courir loin devant, loin des violences et des guerres verbales.

Courir loin de cette haine, de cette peur qui engendre la méfiance.

Mais je voudrais courir pour la paix et crier que tout est encore possible.

Ne vous résignez pas, ne vous trompez pas de peur ni de colère.

La vague bleu marine est un paradis sécuritaire et un enfer

Pour le futur si l’on baisse les bras et être privé de liberté.

Je ne veux pas et je vous dis haut et fort : « Allez à l’isoloir »

Et pas à l’urinoir dans l’indifférence de ce qui se passe.

Au lieu de râler, agissez où vous êtes. Faites-vous entendre

Avec le moyen d’expression que vous pouvez avoir.

Non au Front National !

Résistons et n’essayons pas d’expérimenter ce parti au pouvoir.

Surtout pas.

Nos ancêtres se sont battus pour éviter tout extrémisme, pour la liberté.

Ne renions pas cet héritage et entrons en résistance.

Je sais ce que c’est la peur de « l’étranger » car adolescent (13 ans), j’ai été agressé

Par des jeunes (17-18 ans ) d’origine magrébine. 3 contre 1 pour mon vélo.

J’ai résisté en tenant mon vélo. J’ai crié et j’ai eu des coups de poing.

J’ai encore crié. Puis ils sont partis en courant résignés.

Je n’ai pas eu la haine. Juste peur pendant des années en voyant des groupes de jeunes.

Par des expériences à l’étranger, par des rencontres enrichissantes, je sais que le vivre-ensemble

Est possible.

Alors non! Ne laissons pas nos peurs céder et perdre notre libre humanité.

En état de guerre

Villeneuve (18)

On ne peut plus fermer les yeux. Nous sommes en état de guerre.

En disant ça, je ne cherche pas à avoir peur et à le propager.

C’est justement d’essayer d’apporter un autre regard sur notre vie quotidienne.

C’est prendre un autre regard sur l’autre et d’éviter de tomber dans la méfiance,

D’éviter de tomber dans le rejet et la haine car ce n’est pas constructif.

C’est d’essayer de mieux comprendre les racines du terrorisme

Et de rejoindre les jeunes qui sont en voie de radicalisation.

D’où l’importance de déployer des moyens pour la prévention spécialisé,

Pour l’éducation et des cellules de déradicalisation qui existent déjà.

Nous sommes face à une guerre invisible qui peut surgir violemment à tout moment.

En cela, nous devons être vigilants et calme malgré tout. Ne pas avoir peur de dénoncer des dérives,

De dénoncer des discours de haine et de provocation contre les immigrants et autres.

Il est important de poser des mots ensemble, de se retrouver pour débattre et apporter

Des moyens concrets pour plus de solidarité, plus de justice et de fraternité.

La politique française doit changer de stratégie et déployer les moyens nécessaires

Pour défendre ses citoyens et aller à la source du mal du terrorisme.

Que le gouvernement arrête de vendre des armes à l’Arabie Saoudite, à l’Egypte.

Que le gouvernement arrête de chercher des intérêts financiers.

Nous devons tous agir dans l’effort de guerre selon ses possibilités

Le plus justement possible, en étant formé de manière plus adéquate face aux situations de crise.

Je répète, nous sommes en guerre mais cela ne m’empêchera pas de vivre.

Je continuerai ma mission d’accueil de groupe où je suis.

D’essayer de sensibiliser au respect de chaque personne et d’être à l’écoute des interrogations.

Nous devons être des vecteurs de paix malgré le deuil qui peut nous frapper encore.

Soyons des résistants contre ceux qui veulent nous imposer la terreur et la violence.

Il est nécessaire de s’informer sur des sources officielles, de ne pas écouter les rumeurs.

Ne restez pas seul avec vos peurs. Ne gardez pas votre colère. Exprimez-vous

Et débattez avec des personnes qui peuvent nous faire réfléchir le plus justement possible.

Nous sommes en guerre mais la paix doit rester à l’intérieur de nous jusqu’au bout.

Le pouvoir du bénévole ?

C’est quoi être bénévole ?

C’est mettre au service d’une association, d’une collectivité ses compétences gratuitement. C’est se mettre à disposition et être à l’écoute de ce que propose la structure où il est engagé.

Pour moi, être bénévole, c’est accepter de donner du temps et ses compétences avec humilité. Bien sûr, ce n’est pas donné à tout le monde. Je connais des bénévoles qui s’engagement à fond avec leurs bagages, leurs connaissances et imposent leurs visions.

Généralement, il y a un contrat d’engagement moral pour éviter toute dérive, tout abus.

Le statut du bénévole est souvent difficile à appréhender quand il y a des salariés dans l’association ou structure. Il peut y avoir des enjeux de pouvoir, des prises de paroles que le bénévole peut prendre sans risquer sa place contrairement au salarié.

Même quand il n’y a que des bénévoles, on a à toujours jongler entre des personnalités fortes et ce n’est pas une mince affaire de faire respecter la ligne directrice de l’association s’il y en a bien un. Les statuts devraient être très clairs et permettre que chacun puisse sentir concerné et être à sa place. Etre libre de rester ou pas.

En se mettant au service, il faut prendre le risque de ne rien attendre de l’association, à part la reconnaissance du travail. Je connais malheureusement des bénévoles imbus de leur personne et se sente irremplaçable. Personne ne doit se sentir irremplaçable sinon comme la relève peut être assuré sur tel ou tel tâche.

Il y a 10 ans de cela, j’ai monté une association étudiante et cette expérience fut éprouvante mais enrichissante. (ACHEFA : Association Culturelle et Humanitaire des Etudiants de la Faculté d’Avignon). Elle n’a duré que trois ans. Le temps de mes études. Ce fut une expérience de jeunesse.

Voyage au Sénégal pour connaître les besoins des associations qui s’occupent des enfants des rues à Dakar. Tournée théâtre au profit d’un centre d’éducation motrice pour enfants en Lozère.

La communication était importante surtout pour le vocabulaire employé. Quel sens met-t-on derrière solidarité, action, humanitaire, projet, cohésion etc…. Un plan d’orientation peut aider aux bénévoles de ne pas se perdre et de se retrouver sur une ligne directrice, sur un objectif commun sur lequel on s’entend tous.

Etre bénévole, c’est de devoir assumer ses responsabilités, son engagement dans la durée et être au clair avec son identité propre.

Etre bénévole, ce n’est pas rien comme expérience. C’est l’expérience d’une vie, qui peut marquer tout ’une vie.