Expo-photo « Brins de nature » 26-27 mars 2022

Bonsoir tout le monde,
J’ai le plaisir de vous annoncer que je vais exposer mes photos à Chaponost le week-end du 26-27 mars!
Voici la grande affiche.
Il y aura 5 nouvelles photos par rapport aux autres expos que j’ai pu faire, la dernière remontant à décembre 2019 !
Cette exposition sera au profit de l’association « La Pause Brindille, le réseau des jeunes aidant.e.s » et je vendrai aussi mes trois livres.

Au plaisir de croiser certains et certaines d’entre-vous qui sont dans la région.

Au-delà du diagnostic

Aujourd’hui, je voudrais vous parler du diagnostic.
👶 A ma naissance, les médecins avaient dit à mes parents :
– « Votre fils sera aveugle et débile profond ».

😬 Vous imaginez bien quel impact peuvent avoir ces mots sur l’avenir de l’enfant. Comment ont-pu réagir mes parents ?
🥴 Est-ce que d’autres mots auraient pu être dite car en effet, à cet époque, j’étais mal au point, entre la vie et la mort, sous perfusion, aux soins intensifs.

🤗 J’aurai aimé que les médecins disent : « Il aura besoin de tout votre amour », ou bien pour l’instant, il se passe « ça ». De toute façon, qui peut prédire l’avenir ? Qui peut dire ce que deviendra l’enfant dans un an puis dans 5 ans ?

😂Vous imaginez bien que ces premiers médecins ont eu tout faux.
🔇Je suis juste sourd. Ma mère l’a découvert par hasard quand j’avais deux ans. En claquant une porte, je ne m’étais pas retourné. Hop, j’ai étais appareillé et j’ai commencé à parler à l’âge de 5 ans. Mon premier mot ? Eléphant !

💪 Et maintenant, je me retourne en regardant avec fierté tout ce que j’ai pu faire. Je suis sourd et alors ?
✍️ J’aimerais tant rassurer les parents qu’il y a mille façons d’envisager un avenir quelque soit le handicap.

💼 Et au boulot ? C’est la même idée. Peu importe le handicap, le plus important, c’est la personne avec ses besoins et ses forces.

A trois ans environ, à la Réunion

L’inclusion ? Une évidence !

Suite aux polémiques autour de l’inclusion, je souhaitais réagir.
Pour ma part, l’inclusion devrait être une évidence. Chaque personne a ses besoins spécifiques et ces besoins sont à être respectés. C’est une responsabilité collective que la société devrait avoir.
Je crois fermement que nous pouvons trouver des solutions et de permettre à chacun et chacune de s’épanouir avec ses particularités. Tout est question de volonté et de moyens à condition d’être sensibilisé, formé.
S’ouvrir à la différence ne peut que nous enrichir, nous faire grandir, nous faire épanouir. (Oui, je sais, vous pouvez faire les violons).
Je crois fermement à l’intelligence collective pour permettre d’évoluer à notre rythme.
La plus grande force que nous pouvons avoir, c’est de partager nos talents.

Pour ma part, dès la maternelle, j’ai pu grandir dans une école inclusive (de 1983 à 1987, à l’ile de la Réunion). J’étais à la fois avec un groupe d’enfants sourds le matin accompagné par une orthophoniste et une professeure spécialisé, et l’après-midi, nous étions avec les autres enfants. Puis malheureusement, de retour sur Avignon, il n’y avait plus rien.
Je me suis retrouvé tout seul sourd en primaire, puis collège, lycée. J’avais une moyenne assez correct et les profs faisaient bien attention à que je suive les cours. J’étais toujours au premier rang. J’ai eu deux profs qui écrivaient leurs cours au tableau carrément.
J’ai pu avoir du soutien scolaire en collège et au lycée, ce qui m’a beaucoup aidé. Ce que je regrette, c’est de ne pas avoir côtoyé d’autres personnes sourdes. Pourquoi ? Pour se sentir moins seul et se stimuler.
J’avais 15 ans quand j’ai rencontré d’autres sourds (sans compter la maternelle :-D), et je voyais très peu d’adultes sourds. Ils étaient invisibles. Quand j’avais 10 ans, J’imaginais que j’allais mourir à 40 ans car je n’en connaissais pas et que les adultes sourds mourraient jeunes.
Ouf, j’ai 40 ans et tout s’est bien passé.

Pour revenir au sujet, l’inclusion, c’est une évidence et surtout en trouvant un vrai équilibre pour n’épuiser personne. Une bonne inclusion, c’est quand tout le monde est sensibilité et que le handicap ou tout autre différence ne soit plus un poids.
Je nous souhaite vraiment de l’écoute et de la bienveillance, sans jugements car nous avons nos propres représentations, nos vécus, nos expériences qui sont si différents. Heureusement, nous pouvons avoir des points communs et c’est pour cela que nous pouvons s’entendre malgré tout.

Je nous souhaite d’être alignés avec nos valeurs et de se respecter tout en respectant l’autre.

Que du plaisir de jouer et échanger

Ce matin, j’ai joué ma conférence-théâtralisée devant une centaine d’étudiants, à la Catho de Lyon, à l’ESDES exactement.
Ce fut une expérience très riche et j’ai pris beaucoup de plaisir à jouer. Je me souviens d’une petite voix qui me disait tout en jouant : « Ralentis, prends ton temps, articule, va plus loin dans ton personnage ». Oui, oui, je suis capable de me corriger tout en intervenant.
J’ai eu beaucoup de questions. Certaines m’ont bien fait rire car les étudiants devaient poser des questions à la manière d’un journal. Tel groupe avait Détente jardin, Geo, Le Monde, l’Equipe etc.
Je vous les dévoilerai dans un prochain article. Les organisateurs me renverront les questions qui s’étaient affichés sur le grand écran. L’idéal pour moi car je pouvais comprendre les questions et leur répondre le plus juste possible.

J’ai vraiment hâte de pouvoir faire d’autres interventions.
J’en ai une de prévu, pour tout public à Oullins le 10 mars. Les infos viendront bientôt.
Pour ceux et celles qui ne savent pas, je fais aussi des interventions dans les écoles, universités, collectivités et même associations :
https://vivienapprendreaecouter.com/ (Site remis à jour )

Un enterrement vivifiant

Samedi dernier, je suis allé dire au revoir à un ami de mes parents. Un ami que j’avais pas vu depuis 20 ans. La dernière fois que je l’avais vu, c’était lors des vendanges dans son domaine. C’était un grand homme reconnu par ses pairs, par le village et bien sûr par sa grande famille et ses amis.
L’église était pleine et j’ai ressenti un grand calme, certes beaucoup de peine mais de la sérénité.
Il y avait beaucoup de jeunes qui jouaient un instrument et chantaient. Les chants nous ont beaucoup portés en attendant que le cercueil arrive dans la nef. Nous avons vécu un fort instant de communion quand nous l’attendions, dans un silence divin où la paix semblait présente.
Dans les témoignages, sa femme, ses enfants et ses amis, ce qui ressortait le plus c’était de la gratitude.
Un très grand merci pour celui qui a semé de la vie, de la joie, de la fraternité, le sourire en toutes circonstances. Il avait aussi transmis une foi énorme et un témoignage de fidélité avec sa femme (45 ans de mariage).
Nous avons eu un grand clin d’oeil de Dieu. L’évangile du jour était les Noces de Cana. Pour un viticulteur, c’est tombé à point nommé. Le célébrant nous a beaucoup éclairé, avec des paroles incarnées, ouvertes sur le monde, nos quotidiens. Merci à lui !
La cérémonie m’a beaucoup touché et j’en suis ressorti vivifié. Même si je regrette de ne pas avoir eu l’occasion de le revoir (alors qu’il n’habitait qu’à 6 km de chez mes parents), je garderai en souvenir sa force de vie et une sacrée union dans sa famille et ses amis. J’espère bien revoir sa femme et ses enfants rapidement, (pas dans 20 ans, n’est-ce pas ? ) ! Et oui, j’ai dû partir avant l’inhumation et je n’ai pas pu saluer ceux que je connaissais.

Bref, merci à toi Vincent et à ta famille.

Croix en Corse, rien à voir avec le lieu de l’A-Dieu !





Vendredi lecture #6 Les secrets de la photo de nature onirique – Myriam Dupouy

Voici mon coup de coeur en ce début d’année. Je l’ai lu avec plaisir et me redonne envie encore plus de faire la photo. J’aurai enfin mon nouveau matériel avant la fin du mois, youpi !

Dans son livre, l’auteure nous partage ses réflexions sur sa démarche photographique puis nous livre quelques astuces pour faire des photos qui ont du sens. Elle nous invite à faire transparaitre nos émotions à travers les prises.
J’ai beaucoup apprécié quand elle explique dans quels conditions elle a prise telle ou telle photo. Elle nous partage bien évidemment ses très belles photos qui sont vraiment caractéristique de l’auteure. Je suis fan à 100%.

Bref, c’est vraiment un livre que je recommande chaudement. L’auteure nous fait entrer dans une démarche qui respecte la nature, notre environnement dans nos pérégrinations photographiques. Cela peut paraitre évident mais hélas, non. Elle nous transmet aussi comme nous pouvons utiliser notre appareil photo comme pinceau en jouant sur les focales, les blancs des blancs, les floutés, les poses longues etc. Bref, elle nous invite à expérimenter en utilisant au maximum notre appareil photo et notre imaginaire en même temps !

Voici son site internet que vous pouvez découvrir : https://myriamdupouy.art/
Allez commander son livre chez son éditeur Eyrolles
Très bonne découverte et bonne lecture à vous

Journée internationale des personnes ayant un handicap

En ce jour comme pour tous les autres jours, nous devrions prendre en compte chaque personne dans son intégralité, avec ses besoins, ses envies, ses rêves.
C’est avant tout une personne qui a des droits … et des devoirs.
Nous devrions pas nous centrer sur son handicap, sur ce qui le freine, mais sur ses besoins, sur ce qui peut le rendre digne, libre.
Chaque jour, chaque personne doit pouvoir vivre librement avec tous les moyens possibles mis à sa disposition (aides techniques, aides humaines, aides animalières).
Faut bien se rappeler que le handicap, c’est un frein que la société met à travers son regard, ses obstacles aux déplacements, à la communication etc.
Chaque jour, toute personne a droit au bien-être et à être le meilleur de lui-même, en fonction de ses possibilités, de ses capacités.
N’oublions que les handicaps invisibles concernent 85% des handicaps dont 15% pour le handicap moteur. Et on n’imagine pas la palette énorme qui existe dans l’expression de nos handicaps.
Ah tiens, je mets nous… et oui, j’ai un handicap de la communication mais seulement quand je me trouve dans des situations défavorables (environnements bruyants, comportements inadaptés des personnes, outils techniques de communication inutilisables, pas de sous-titrage etc.).
Chaque jour, nous devons pas être résumé à notre handicap. Ce n’est qu’un détail. Je veux dire par là que nous avons nos propres expériences, nos propres vécus, nos propres compétences.
Chaque personne a le droit d’être aimé, d’être reconnu dans ce qu’il est, d’être considéré le plus justement sans infantilisation, sans fausse charité.

Voici quelques propositions pour découvrir la variété des personnes qui ont un handicap et les solutions innovantes pour faire un monde plus solidaire.

Lpliz est l’application qui permet à des personnes en situation de fragilité et de handicap de se signaler et de demander de l’aide lorsqu’une situation devient difficile, dans l’activité du quotidien qu’elles pratiquent.

Le blog du voyage accessible en fauteuil roulant

Cafés avec des salariés en situation de handicap mental et cognitif, souvent exclues.

Association pour l’insertion sociale et professionnelle des personnes handicapée

Nathalie Birault, Créatrice de bijoux pour appareils auditifs

Jason, Chemama, Un gars créateur en fauteuil roulant

« un tremplin vers une vie sociale et professionnelle active pour les personnes vivant avec un trouble psychique tel que la bipolarité, la schizophrénie et la dépression sévère.« 

Média d’actualité et de référence #handisport / #paralympique

Evidemment, il y a encore pleins de choses à découvrir !

Chroniques d’un éducateur #23 Etre éduc en foyer d’accueil médicalisé et écolo, est-ce compatible ?

Bonjour tout le monde, depuis début novembre, j’ai commencé un CDD de trois à temps partiel dans un foyer d’accueil médicalisé que je connais très bien. Les retrouvailles furent bien sympathiques après un mois d’absence. Et oui, j’avais fait une formation d’un mois en langue des signes niveau A.2.

Bref, j’aborde le sujet de l’environnement avec vous au sein du travail. Un peu difficile, pourquoi ?
C’est très simple.
Je change mes gants à chaque fois que j’accompagne un résident pour la toilette ou changement de protection. (Pas couches, sinon trop infantilisant comme terme pour des adultes). Pour notre unité, je dirai 30 gants utilisées par jour. Puis les gants en papier spéciaux pour les soins. Un sacré paquet aussi ! Tout est question d’hygiène !
Ensuite, le nombre de protections et alèses jetés par jour. Je devrais m’amuser à peser les poubelles, tiens !
Enfin, les plats du traiteurs qui sont en plastique et régulièrement y a pas mal de restes qui sont jetés à la poubelle.
On parle surtout pour les déchets sanitaires et culinaires.
Pour l’eau, au niveau des douches, pour certaines personnes, je laisse couler l’eau chaude sinon ils ont vite froid. Je reconnais que je me fais facilement arroser. Bref, économies d’eau, raté. Mais à réfléchir comment faire mieux tant que cela n’impacte pas le confort des résidents. Et pour les machines à rincer la vaisselle, j’essaie de remplir au maximum le panier, ce que ne font pas malheureusement certaines de mes collègues.
Et enfin l’électricité. Les fauteuils électriques sont chargées toute la nuit. La journée, nous essayons au maximum d’éteindre les lumières qui ne servent à rien.

Personnellement, c’est ballot, je suis obligé de me déplacer en voiture (30 mn de voiture à travers la campagne). En vélo, j’aurai mis 1h30 mais de nuit et en finissant à 21h30, un peu risqué! J’espère bien trouver un prochain boulot plus accessible en transports en commun ou vélo!

Ces situations se retrouvent aussi dans les hôpitaux, les maisons de retraites etc. Comment mettez-vous la question de l’environnement au sein de votre métier ? Y pensez-vous ?

Au passage, n’oubliez pas de commander mon livre « Mots ailés d’un éduc » : https://fr.ulule.com/mots-ailes-d-un-educ/ (oui, je ne perds pas le Nord :-D)

Présent au Festival du livre à Colmar – 27/28 novembre 2021

Bonjour tout le monde,

Je voulais vous annoncer que je serai présent au festival du livre de Colmar, le week-end du 27-28 novembre. Je serai au stand de l’association « Des mains pour le dire ». Je dédicacerai mon livre « Sourd et certain » aux côtés de deux autres auteurs sourds.
Aurais-je de la chance de vous croiser et peut-être croiser un auteur renommé genre Amélie Nothomb ou Gilles Legardinier ? 😀

Très belle soirée à vous

Pour en savoir plus sur ce festival très riche : https://festivaldulivre.colmar.fr/

Mots ailés d’un éduc – La campagne Ulule

Bonjour tout le monde,

J’ai le plaisir de vous annoncer que la campagne Ulule est lancée :
https://fr.ulule.com/mots-ailes-d-un-educ

Je compte sur votre soutien et vous souhaite une bonne reprise de la semaine!