Ma folle journée en stop en Guadeloupe

Voici le temps de vous raconter ma journée de samedi dernier. Une journée dense en rencontres et en paysages.

Tout d’abord, je m’étais réveillé tôt comme d’habitude vers 5h30 et j’étais donc déjà prêt au lever du soleil à 18h15.
J’ai préparé mon sac et suis parti me poster à la sortie d’un petit rond-point du Gosier pour faire du stop.
Là, je me suis rendu compte que je n’avais pas pris de monnaie. Grave erreur !
Trois bus sont passés devant moi et qui auraient pu m’emmener à Pointe à Pitre.

Qu’à cela ne tienne, je crois à l’autostop.
Et bien à peine avoir attendu 15 minutes, un vieux monsieur me prend pour me déposer à un grand rond point de Pointe à Pitre, vers Jarry, près des départs en bus allant à Basse-Terre.

Je me repositionnais pour faire du stop. Et là, une dame voulut me dire que le stop ne marchait pas et qu’il fallait mieux que je prenne le bus. Je lui informais que je n’avais pas de monnaie. Elle souhaitait me donner de quoi prendre le bus. Je déclinais aimablement.
« Monsieur, vous êtes raciste. C’est que parce que je suis noir et vous pensez qu’on a pas les moyens. »
« Mais pas du tout. Peu importe qui vous étiez. J’aurai refusé car je voulais me débrouiller »
« Vous mentez, tous les blancs sont racistes. Tenez, je suis généreuse et humaine. Ne discutez plus ».
« Bon, c’est votre point de vue madame et c’est bien dommage. « 
5 minutes après, je montais dans le bus direction Capesterre un peu tout émotionné par cette accusation de racisme.

J’ai donc pris le bus jusqu’au Petit-Bourg. Enfin, à un arrêt près de Carrefour. Et là, j’étais bloqué car je voulais prendre la sortie suivante et je ne pouvais longer que l’autoroute si je voulais y aller. Pas d’autres chemin pour passer de l’autre côté.
Etant raisonnable, j’ai fait du stop et une adorable conductrice m’a déposé juste 100 mètres plus loin 😀

Mon premier objectif était d’aller au jardin botanique de Vallombreuse.
Je suis donc monté à pied sur 4 kilomètres.

J’ai passé un très bon moment au jardin.
J’ai pris énormément de plaisir à flâner, à observer les colibris !

Après le jardin, je voulais pointer mon nez vers la galerie d’exposition qui était juste au dessus. Je me suis laissé embarqué par un artiste talentueux, et qui m’a gentiment offert une canette de mojito light.

En sortant de l’expo, j’ai été pris en stop par un super gars qui a fait un sacré détour pour me déposer au début de la route des Mamelles.

A peine descendu de la voiture et positionné pour tendre mon pouce levé, je fus pris par un créole baroudeur. Un sacré bavard me racontant sa vie de restaurateur en Ariège. Bon, je reconnais j’ai compris la moitié de ce qu’il me disait; La faute aux vitres baissés et au vent qui soufflait dans mon appareil auditif 😀 !
Je n’ai malheureusement pas pu prendre d’autres photos sur ce trajet !


Il m’a déposé au zoo de la Guadeloupe. Hélas, il y avait trop de monde. Je n’avais pas de temps à perdre de temps hélas pour pouvoir faire mon périple avant la tombée de la nuit.
J’ai du donc demandé à deux dames sur le parking. Elles descendaient bien du bon côté vers l’ouest. Ouf, elles m’ont déposé à la plage de Malendure.

Juste le temps de prendre des photos de la plage, situé en face de la réserve Cousteau, je fus pris par un jeune couple qui m’ont déposé près de Pointe Noire.


Ce fut plus galère. Il était midi et j’avais sacréement chaud. Heureusement, j’étais juste à côté du musée du chocolat. Je pus oser demander à un couple de retraité de me déposer au jardin botanique de Deshaies, ancienne propriété de Coluche.

Je me suis pris une salade dans un snack du jardin, avec vue en hauteur sur la mer.
J’ai pu trouver une voiture pour me descendre à Deshaies.
Chose amusante, j’avais croisé la directrice du jardin de Vallombreuse, que j’avais vu lors de ma conférence le jeudi 9 mars à Pointe à Pitre.
J’étais heureux d’avoir pu réussir à arriver en ce lieu !

Avec une superbe frégate ! J’étais aux anges !
J’ai découvert un joli centre-ville puis je me suis posté à la sortie de la ville pour le stop.
J’ai attendu 15 mn pour qu’une voiture me prenne. C’était le fameux couple de retraité qui m’avait pris. Le voyage fut joyeux sur la route jusqu’à Baie-Mahaut où ils m’ont déposé.

Grave erreur. Je m’étais posté à la sortie d’un rond-point, d’une route certes bien passante mais les voitures roulaient vite. J’étais en plein cagnard !
J’ai attendu 20 minutes pour qu’enfin un gars me prenne pour m’amener jusqu’à l’entrée du Gosier. J’avais une pancarte qui indiquait ma destination. C’était parfait car c’était sur sa route pour aller à Sainte-Anne.

Et j’ai rejoint mon appartement à pied tranquillement vers 15h30.
J’avais largement le temps pour profiter de la plage jusqu’au coucher de soleil vers 18h15 !

Le lendemain, une autre belle journée m’attendait mais ça c’est une autre histoire !

Un séjour inoubliable en Guadeloupe – Partie 1

C’est ainsi que le mardi 7 mars, j’ai décollé pour Pointe-à-Pitre grâce au Sérac Antilles-Guyane qui m’a invité.
Oui, invité pour faire une conférence lors de la journée de l’audition le jeudi 9 mars!

Dès l’atterrissage, j’ai été délicieusement accueilli et été emmené à mon appartement au Gosier. J’ai eu droit à une noix de coco fraiche en cours de route.

Le mercredi 8 mars, j’ai d’abord été le matin dans les bureaux du Sérac pour faire connaissance avec l’équipe et se préparer pour la journée du lendemain. Et l’après-midi, je suis passé à la radio Vie Meilleure. Une chouette interview!

Et enfin, le jeudi 9 mars,

🔥L’intervention avait lieu aussi à l’occasion du super forum « Les talents mis en lumière » avec des entrepreneurs en situation d’handicap qui mettaient en avant leur travail.

Une trentaine de personnes étaient venus voir la conférence « Au secours, j’ai un collègue sourd » et ce fut traduit en LSF par trois interfaces LSF.

Tout au long de mon intervention, j’ai eu des petites improvisations, un petit oubli. Bref j’ai fait sué les traductrices 😅.

Juste avant le moment des questions-réponses, alors que je prenais un verre, ma pile tombait en panne.

😨 Stupeur et tremblements !
Pourtant cela ne faisait qu’une semaine que je l’avais changé et ça dure deux semaines !
Bref, dans ma tête, pas grave j’ai encore une pile dans mon sac.

Fichtre, cela ne serait pas rigolo vous pensez bien. Et bien je ne trouvais plus « mon précieux » 😱

Dans le silence complet, Ma chère partenaire toute dépitée a du annoncer que la séance des questions-réponses ne pouvait pas se faire.

✍️ J’ai quand même fait la dédicace de mon livre « Sourd et certain ». Je mettais à disposition de quoi écrire pour que les personnes puissent communiquer avec moi.

Je vous rassure, pour le reste de la journée, j’ai pu aller chez une audioprothésiste pas loin du lieu pour racheter une boîte de piles 💪.

Voici une vidéo qui résume bien sur ce que j’ai fait :

Et le lendemain, j’ai rejoué dans les bureaux du Sérac pour un petit groupe !

Vendredi, je vous raconterai ma folle journée en stop du samedi 11 mars!

Nouvelles de mon défi vélo en mai 2023

Quelques nouvelles sur mon défi vélo à venir !
au profit de la La pause Brindille où je jouerai mon spectacle « Un sourire vaut mieux qu’un malentendu » à chaque étape

Mercredi 17 mai : Nevers
Mon dossier circule entre les services de la mairie. 

Jeudi 18 mai : La Charité sur Loire = 48,3 km
😊 Il est fort probable que j’intègre leur festival qui a lieu en même temps, avec la Cité du Mot. 

Vendredi 19 mai : Cosne-cours-sur Loire = 38,8 km
✅ La mairie me prête une salle des fêtes! Tout est bon !

Samedi 20 mai : Gien = 47,9 km
✅ C’est le château-musée qui m’accueille, et me réserve un gite!

Dimanche 21 mai : Saint Benoit sur Loire = 38,7 km
✅ Intervention privée dans une maison de retraite qui m’accueille avec plaisir.
Je dormirai à l’abbaye de Fleury !

Lundi 22 mai et Mardi 23 mai : Orléans = 46,2 km
✅ T’hand’M s’occupe de tout, un partenaire de choc qui m’a déjà accueilli en 2019 !

Je ferai deux interventions auprès des jeunes sourds dans la journée du 23 puis mon spectacle pour tout-public le soir !

Mercredi 24 mai : Blois = 63,3 km
✅ Toujours avec la même association que sur Orléans. Tout est bon !

Jeudi 25 mai : Amboise = 43,6 km
✅ Je serai accueilli par Ethic Etapes Ile d’Or 

Vendredi 26 mai : Villandry = 49,3km
🙂 J’ai bien un lieu pour dormir. 
Il me reste à trouver une salle à trouver !

Samedi 27 mai : Saumur = 55 km
😕 J’attends une réponse d’ici 8 jours après moult relances de la mairie!
Tu es de Saumur, et tu connais un autre lieu très motivé pour m’accueillir, je suis preneur !

Dimanche 28 mai : Saint Rémy la Varenne = 27,4 km
✔ C’est tout bon. Je jouerai au prieuré à 17h !

Lundi 29 mai : Angers = 38 km
➕ C’est en cours de recherche. Une piste qui est en train d’être creusé

Mardi 30 mai : Ancenis = 69,5 km
➕ J’attends des nouvelles !

Mercredi 31 mai et 1er juin : Nantes = 42,2 km
✔️Merci Institut Public Ocens pour votre accueil. Je jouerai exactement à Vertou.

Je lancerai ma campagne de crowfunding fin février pour financer notre projet !
Je dis notre car je le ferai grâce à toi, aux associations,, aux entreprises qui me soutiendront dans ce périple.

J’espère tout boucler d’ici mi-février !

PS : Note à moi-même => créer une page de ce projet sur mon site internet pro 😂

Escapade à Bordeaux et spectacle à Bègles ce soir, 20 janvier

Avant mon spectacle au théâtre en miettes à Bègles, j’ai profité un peu pour découvrir Bordeaux !

J’y suis arrivé sous la neige en train mercredi dernier 😂

Hier il a trop plu pour une visite mais ce matin, j’ai marché de la porte de Bourgogne à la cité du vin, et j’ai pris la navette fluviale pour le retour ! ce fut apaisant !

Porte de Bourgogne
La Garonne et le pont de pierre au loin
La cité du vin
Tout seul dans la navette !

Et si vous êtes sur Bordeaux et que vous êtes dispos ce soir,venez donc me voir ! 😁

Ma relation avec la langue des signes est compliquée

Ma relation avec la langue des signes est compliquée !

Tout d’abord, la langue des signes n’est pas ma langue maternelle.
Certes, je suis né sourd mais j’ai grandi dans un environnement entendant.

❌ Mes parents ont tenté de monter une association et faire en sorte que je sois dans une école bilingue LSF / Français orale mais les pouvoirs publics n’ont pas suivis.
Alors j’ai intégré une école ordinaire avec beaucoup d’orthophonie et du soutien scolaire.

✔ Vers 15 ans, j’ai découvert la langue des signes en rencontrant des jeunes sourds lors des colonies mixtes entre enfants sourds et entendants. J’avais l’impression de retrouver une nouvelle famille.

❌ Après ma licence de géographie, je suis parti dans un Institut pour Jeunes sourds pour être professeur remplaçant pour enfants sourds. Alors qu’initialement, je voulais être élève-professeur et passer le CAPEJS.

Lors de mes premières semaines, tous les collégiens me considéraient comme un faux sourd car je parlais. Ma langue des signés étaient précaire.
Au bout de trois mois, je fus viré pour insuffisance professionnelle.
⭕ Je tirais un trait sur la langue des signes pendant quelques années.

✅ En 2014, quand j’ai eu mon diplôme de licence pro de documentation scientifique, je fus embauché en tant que documentaliste dans un lieu d’informations sur la surdité. Je fus ravi et j’ai repris un peu la LSF.

🔴 En 2015, je fus rejeté par un collègue interprète LSF pendant une semaine lors de sa venue aux bureaux. Si je lui parlais, il ne me répondait pas. Si je lui signais, tout allais bien. Pour lui, comme j’étais sourd, je devais apprendre la langue des signes.
A cause de cette situation, entre-autres je fis un burn-out.

Ces rencontres ne m’ont pas beaucoup aidé à aborder la LSF sereinement.

✔ Quand j’ai lancé ma conférence-théâtralisée, quand je pouvais au niveau finance, je faisais appel à une interprète LSF. Je me régalais par moments avec des clin d’oeil avec elle.

😱 Enfin, un jour de 2019, j’ai joué ma conférence-théâtralisée devant une soixantaine de personnes dont les trois quarts du public étaient sourdes. J’avais mis le paquet grâce au soutien de Talentéo en ayant du sous-titrage, une codeuse LPC et un interprétariat en LSF.
😵 Lors des questions-rapides, je fus bien malmené même si sur le coup, je ne m’étais pas rendu compte.

✅ Finalement, en 2021, je me suis formé en langue des signes françaises pour pouvoir échanger plus facilement lors des rencontres, surtout lors des salons. J’ai le niveau A2 pour l’instant.

Et maintenant ?
J’avoue que cela ne me manque pas car je suis bien dans la langue orale et je prends du plaisir à parler, à être sur scène avec la voix.
Cela ne m’empêche de rester en lien avec le monde de la langue des signes malgré quelques traumatismes relationnels.

Pour résumer, nous aimerions être respectés dans notre choix de communication et que cela ne soit pas imposé par l’environnement. Et surtout que ce choix puisse être accessible en tout lieu et en tout temps !

Merci pour ta lecture !

Ah oui, je ferai mes voeux 2023 bientôt, promis ! 😀

41 ans et toujours vivant !

J’ai 41 ans
Et je suis toujours vivant.

A 10 ans, je pensais que j’allais mourir à 40 ans.
Je n’avais jamais vu d’adultes sourds.

C’est tout bon, je suis bien en vie.
🤔 Peut-être que cette idée de la mort m’a permis de vivre de multiples expériences et d’oser à fond.

Cette conscience m’a permis de chaque instant intensément.
Je voudrais te partager mes réussites malgré les galères.
L’un n’empêche pas l’autre 😅

🤓 Au lycée, je m’étais démené pour trouver des subventions pour un projet de participation à un festival de théâtre à Reims en 98. Mes camarades n’y croyaient pas. Moi si. Alors, j’ai pu avoir des partenaires et ma mission a été une réussite.

👨‍🎓 A la fac, j’ai monté une association pour partir un mois au Sénégal dans l’objectif de rencontrer des associations s’occupant des enfants des rues.
J’ai monté deux pièces de thèâtres dont une en partie en langue des signes, et en faisant une tournée dans les Cévennes.

🎭 A Nantes, alors que j’étais au chômage, j’ai écrit un seul sur scène s’intitulant « Le bruit du silence ».

Suite à mon expérience de volontariat au Sénégal, j’ai écrit un recueil de poèmes s’intitulant : « Murmures de la brousse sénégalaise ».

🚲 J’ai été deux fois directeur de camps avec des ados pour faire du vélo. Une expérience de folie où j’ai essayé de faire de mon mieux pour que chaque jeune passe un bon moment;

😏 En 2011, ce fut une année très riche en émotions avec un licenciement pour faute grave, un burn-out et le décès de mes deux grands-mères. Et en même temps, la réussite de mon permis de conduire et mon mariage !

💻 En 2013, j’ai crée mon premier site internet lors de ma licence professionnelle de documentation scientifique.

📷 En 2016, j’ai monté ma première exposition photo alors que j’avais fait un burn-out un an auparavant.

💪 En 2018, j’ai enfin crée mon entreprise de sensibilisation par le théâtre sur la surdité. Tout cela grâce aux rencontres avec des entreprises et un soutien énorme du MIX Coworking et de Graines de SOL, et bien sûr mes premiers partenaires dont Stéphane RIVIERE et Marion FERLIN.

😑 En 2020, j’ai failli tout abandonner. J’ai été animateur en EHPAD pendant trois mois pour ensuite revenir en tant qu’éduc spé en intérim.

👉 Enfin, en 2022, pour mes 40 ans, je me suis donné à fond grâce à Linkedin. Le challenge Refer m’a permis de donner un sacré boost.
J’ai testé pleins de choses dont les carrousels, en écrivant un post par jour puis deux, en passant de 2300 abonnés à 6650 abonnés en ce jour.

😊 Bref, merci à tout ceux et celles qui ont été sur ma route.
Et je ne désire qu’une chose : Etre heureux en 2023 en trouvant un vrai équilibre pro / perso !

❤ A toi, je te souhaite de regarder tes réussite, tes victoires, tes apprentissages !
Merci pour tout ce que tu es et tout ce que tu apportes !
Même un geste, un regard bienveillant, un mot peut changer une vie !
Merci !

Et Vivement 2023 ! 😍

Une occasion unique pour agir envers la planète !

Ne reste plus sourd à la superbe mobilisation qui se crée autour de Time for the Planet !

Déjà 90 000 associés 😍

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Etre sourd n’est pas un problème

Etre sourd n’est pas un problème.
C’est surtout mon environnement qui a un impact.

Comme dirait Bernard Mottez, la surdité est un handicap partagé.
📣 Tout est question de communication, d’échanges, d’outils qui sont mis en place pour pouvoir dialoguer sans accroc.

👥 Tout d’abord, J’aime bien être dans un groupe où ça parle chacun à son tour, où l’on fait attention à ne pas faire trop de bruits.

Cela ne va pas nuire à l’ambiance.
C’est juste différent et plus confortable.
Et surtout beaucoup moins fatiguant.

❌ Pour s’entendre, il faut éviter les bruits parasites.
Certes l’environnement sonore mais aussi mettre de côté les préjugés, les non-dits, les rires étouffés,
✔ Bref, j’ai besoin d’évoluer dans un environnement sonore où je me sens en sécurité.

Ensuite, J’aime bien pouvoir accéder aux informations sans avoir à demander de l’aide tel que les transcriptions écrites pour les podcasts, les sous-titrages pour les vidéos.

💪 Une pensée pour Sophie Drouvroy qui a écrit un post sur sa fatigue mentale liée à l’accessibilité numérique.

S’adapter pour que toute personne puisse accéder aux informations sans difficulté doit être automatique, un réflexe normal.

Il existe pleins de solutions techniques.
Le tout, c’est de savoir où trouver, n’est-ce pas ?
L’important, c’est de comprendre l’outil et de pouvoir s’en servir.

Tiens, voici une base de données où tu pourras trouver pas mal d’outils pour sous-titrer les vidéos et les podcasts: https://github.com/emma11y/sous-titres/

Se rendre accessible aux personnes sourdes et malentendantes, tu toucheras quand même 6 millions de personnes en plus.
Ce n’est pas négligeable, n’est ce pas ?

Ne reste pas sourds aux bonnes pratiques.

En connais-tu ?

PS : Post écrit suite à un lever très tôt, vers 4h30. En me réveillant, la première phrase du post m’est venu en tète, en boucle! 😅

Point sur mon projet « En selle pour s’entendre »

De l’audace, toujours de l’audace !
Aujourd’hui, ça a payé !

Ce matin, en un seul coup de téléphone et quelques échanges de mail, une étape est prête à m’accueillir!
En plus, dans un château !

Mon projet avance petit à petit.
Mon spectacle se peaufine pour être prêt le 14 janvier, lors de ma première représentation à L’Arbresle.

Pour la fin janvier, j’espère boucler toutes mes étapes pour lancer ma crowfunding en janvier.
Je sais que je peux compter sur toi pour être mes premiers ambassadeurs.

C’est mon grand défi de 2023, il est vrai.
Le fait de pouvoir allier le défi sport, la solidarité avec La pause Brindille et bien sûr la sensibilisation avec mon spectacle sur la surdité.

Voici mon carrousel qui te présente un peu où j’en suis.

Va falloir que je me fixe un calendrier d’entrainement sportif parce que là, ça laisse à désirer.

Prochain point mi-janvier !

Etre conférencier, c’est un métier

Etre conférencier, c’est un métier.
Comédien aussi.

Ce n’est pas seulement être sur scène.
Il y a toute la partie de l’iceberg derrière.

L’écriture tout d’abord.
Choisir ses mots, les tournures de phrases.
Comment dire avec justesse ce qui nous fait vibrer
Trouver les transitions entre chaque partie de son discours, de son jeu.

Puis vient les répétitions.
C’est la partie la plue ardue.
Ce matin, j’ai répété une partie de mon spectacle avec mon coach artistique Laurent Lacroix.

Cela a été rude pour reprendre chaque posture, déplacement ou pas.
Revenir à une partie du texte qui n’est pas satisfaisant.
Repartir sans trou ni même avoir un fou rire car je me suis planté sur une phrase qui n’avait rien à voir.

Répéter jusqu’à trouver la bonne attitude, le bon tempo dans la voix.
Et cela peut durer un certain temps parfois.

En visionnant l’extrait, je me rends bien compte des progrès à faire, sur les déplacements, mon phrasé.
Bref, j’ai hâte de te montrer un rendu le mieux possible! 😋

Après les répétitions.
C’est la communication sur mon travail.
Faire la promotion, se faire connaitre.
Un travail de longue haleine.

Ensuite, c’est le travail de négociation.
Discuter du prix, des conditions de travail.

Enfin, il y a la gestion du trac avant chaque début de représentation.
Se recentrer pour ressortir tout ce qu’on a dans ses tripes et faire passer le plus justement le message à transmettre au public.

Sur scène, c’est le paradis ou quelque chose qui se ressemble.
Je me donne complètement.
Une folle énergie.

Pour finir, dans mon travail, je me rends encore plus disponible pour les questions-réponses.

Bref, ma vie de conférencier-comédien, ce n’est pas qu’être sur scène !

Comment le voyiez-vous notre métier ?