Hé oui, je m’en vais souffler ailleurs pour trois semaines. Mais rien ne m’empêchera de jeter un coup sur vos blogs et de laisser des nouvelles. Le blog sera en mode : » Service réduit »
Je reviendrai avec pleins de photos qui comblera largement les trois semaines fin août et début septembre!
Alors bon courage à certains qui sont au boulot et d’autres, bonnes vacances!
Pour les nouveaux, n’hésitez pas à explorer les abîmes de ce blog!
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How do I smell something burning in the kitchen?
How can I know if my sweat had an unpleasant smell?
How point to presence of gas?
I can understand some information according to visual, to my experience.
It seems that the taste is due to 80% of smell. I can confirm because I can’t enjoy some food. With my taste buds, I can only grasp the subtlety between the bitter, acid, salt and sugar. That is why the esthetics of a dish is very important to me.
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Le monde des odeurs m’est inconnu. C’est un pan de l’environnement qui m’échappe. Comment savoir si ça brûle dans la cuisine? Comment savoir si les vêtements sentent mauvais? Comment déceler la présence de gaz? Je peux capter certaines informations par le visuel, par expérience. Dans mon enfance, j’ai réagi par mimétisme quand une personne se bouchait le nez quand on voyait une crotte de chien tout chaud. Ou bien quand ma mère me montrait une fleur, me disant avec un grand sourire: « Sens cette odeur agréable ». Je ne pouvais que faire exprès d’humer et dire « mmmmh ». » Comme ça sent bon dans la cuisine! » Combien de fois ais-je dis cette phrase pour faire plaisir au cuisinier. Il y avait quand même une forte probabilité que ça sente bon. Je pouvais deviner les odeurs par les couleurs, par la présence de fumée, par la texture des objets. Je me souviens, en lycée, lors d’une étude, j’entendis un ploc et tous mes voisins faisaient » baaaah ». J’aperçus près de mon sac une tache jaunâtre et compris que c’était une boule puante. Je pris un air de dégoût pour ne pas me faire passer pour un plouc. Il parait que le goût se joue avec 80% d’odorat. Je confirme car je ne peux pas savourer certains mets. Avec mes papilles, je ne peux que saisir la subtilité entre l’amer, l’acide, la salé et le sucré. C’est pour cela que l’esthétique d’un plat est très important pour moi. En fait, l’esthétique est pour moi très important, entre autres, car cela démontre que c’est propre, que ça sent bon etc… Je n’ai jamais connu l’odorat et je n’ai compris que je n’en ai jamais eu à l’âge de 14 ans. Comme quoi, il n’est jamais trop tard pour apprendre une partie de soi.
Turquie, Tchéquie, Pologne, Lituanie ( Fêtes consulaires à Lyon, 2014)
En quoi les cultures très diverses pourraient cohabiter ?
Mais est-ce que c’est vraiment possible ? Quand on voit les violences inter-ethniques, inter-religieux et autres conflits identitaires. Des façons de voir le monde, de vivre la foi peuvent s’opposer. Elles pourraient s’opposer quand il y a ignorance de l’autre et la peur de la différence. Et bien même parfois, il peut y avoir le refus d’accepter que l’autre fasse autre chose ! C’est tabou ! C’est un sacrilège !
Je pense qu’il peut y avoir de la jalousie entre des différents modes de vies dont l’un est poussé par des puissants.
Je repense au livre d’Amin Maalouf qui a écrit « Les identités meurtrières ». [1]
Ce sont ces blessures qui déterminent, à chaque étape de la vie, l’attitude des hommes à l’égard de leurs appartenances, et la hiérarchie entre celles-ci. Lorsqu’on a été brimé à cause de sa religion, lorsqu’on a été humilié ou raillé à cause de sa peau, ou de son accent, ou de ses habits rapiécés, on ne l’oubliera pas.
Cette citation me parle et il me semble que c’est un peu comme ça que surgissent les intégristes, les radicaux, les extrémistes ! Plus ils ne se font pas comprendre, plus ils se retranchent dans leurs positions violentes.
Une seule réponse même plusieurs me viennent pour que le monde puisse trouver un certain équilibre. C’est la volonté de la connaissance de l’autre. C’est connaitre l’autre à travers les mots, la musique, la culture, les arts. Ce sont les relations commerciales qui peuvent changer la donne. Ce sont les échanges culturels. C’est l’idée de construire des partenariats et que chacun puisse être reconnu à sa juste valeur.
Bien sûr, c’est un idéal mais on peut y tendre vers et surpasser nos peurs et nos rancoeurs.
Alors, je vous souhaite de vous ouvrir à l’étranger, d’oser aller vers cet inconnu. Si vous saviez ce qu’il peut y avoir comme richesse.
[1] Maalouf, Amin, Les identités meurtrières. Paris : Grasset,1998