Encore un grand merci aux trois jeunes qui m’ont ouvert leurs portes! Il reste encore des parties que je n’ai pas partagé et surtout malheureusement pas prises! 😦
Etre sensible n’est pas une faiblesse, ou être de petite nature. C’est être facilement touché par ce qui nous entoure. La misère, la précarité jusqu’à la joie, la beauté peuvent nous atteindre au plus profond sans que l’autre puisse comprendre.
Même si la sensibilité nous joue parfois des tours, elle est une force.
Nous avons plusieurs degrés de sensibilités. Ceux qui ont en énormément, c’est le plus difficile à vivre. Je veux dire par là, que parfois, nous sommes tellement touchés par l’autre, par ce que l’on voit que l’on risque de s’oublier de vivre, en se culpabilisant.
Être trop sensible, nous pouvons étouffer l’autre car on peut prendre de la place par nos émotions.
Cela peut aussi nous faire mal d’être touché et surtout sentir un décalage entre ce que l’on vit et ce qu’on ne peut pas faire. Le sentiment d’impuissance est énorme.
Bien sûr, il y a différentes façons de la vivre comme à travers les arts. Ces derniers peuvent canaliser notre sensibilité.
Nous évoquons parfois des personnes qui sont des durs, alors qu’au fond, ce sont des êtres sensibles qui souffrent en restant blindés.
N’ayons pas honte d’être sensible. Se laisser toucher dans une mesure le plus juste possible peut nous ouvrir un horizon insoupçonnable.
« Dieu sait que nous n’avons jamais à rougir de nos larmes, car elles sont comme une pluie sur la poussière aveuglante de la terre qui recouvre nos cœurs endurcis. » De Charles Dickens, extrait de Les grandes espérances.
My scent world?
I don’t know the scent world?
How do I smell something burning in the kitchen?
How can I know if my sweat had an unpleasant smell?
How point to presence of gas?
I can understand some information according to visual, to my experience.
It seems that the taste is due to 80% of smell. I can confirm because I can’t enjoy some food. With my taste buds, I can only grasp the subtlety between the bitter, acid, salt and sugar. That is why the esthetics of a dish is very important to me.
……………………………………………………………………….
Le monde des odeurs m’est inconnu.
C’est un pan de l’environnement qui m’échappe.
Comment savoir si ça brûle dans la cuisine?
Comment savoir si les vêtements sentent mauvais?
Comment déceler la présence de gaz?
Je peux capter certaines informations par le visuel, par expérience. Dans mon enfance, j’ai réagi par mimétisme quand une personne se bouchait le nez quand on voyait une crotte de chien tout chaud. Ou bien quand ma mère me montrait une fleur, me disant avec un grand sourire: « Sens cette odeur agréable ». Je ne pouvais que faire exprès d’humer et dire « mmmmh ».
» Comme ça sent bon dans la cuisine! » Combien de fois ais-je dis cette phrase pour faire plaisir au cuisinier. Il y avait quand même une forte probabilité que ça sente bon.
Je pouvais deviner les odeurs par les couleurs, par la présence de fumée, par la texture des objets.
Je me souviens, en lycée, lors d’une étude, j’entendis un ploc et tous mes voisins faisaient » baaaah ». J’aperçus près de mon sac une tache jaunâtre et compris que c’était une boule puante. Je pris un air de dégoût pour ne pas me faire passer pour un plouc.
Il parait que le goût se joue avec 80% d’odorat. Je confirme car je ne peux pas savourer certains mets. Avec mes papilles, je ne peux que saisir la subtilité entre l’amer, l’acide, la salé et le sucré. C’est pour cela que l’esthétique d’un plat est très important pour moi.
En fait, l’esthétique est pour moi très important, entre autres, car cela démontre que c’est propre, que ça sent bon etc…
Je n’ai jamais connu l’odorat et je n’ai compris que je n’en ai jamais eu à l’âge de 14 ans. Comme quoi, il n’est jamais trop tard pour apprendre une partie de soi.