Come back / De retour

Bonjour à tous,

Me voici de retour, presque revigoré mais assez pour revenir dans la blogosphère!

Je vous offre mes premières photos que j’ai prises aujourd’hui après un mois et demi sans rien prendre (C’est long!!!).

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Cette arbre est un frêne pleureur. On peut bien imaginer ses larmes vues ses ramifications et son tronc.

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C’est pas les meilleures que j’ai faites mais ça signe la reprise de ma passion que je souhaite approfondir et vous le partager, surtout que j’habite enfin en campagne. Un véritable changement de vie !

A très bientôt de pour de nouvelles aventures !

 

La route d’Eddy- 3

Arrivé chez lui, à l’orée d’un petit village, il se met à ranger du fond en comble. Il fait du tri, jette, nettoie.

Ses voisins n’en reviennent pas de voir Eddy travailler comme un fou, lui qui paressait et buvait dans son transat usé. Ils voyaient même Eddy refaire le crépi, nettoyer ses volets puis les poncer, les repeindre. Un des voisins apportent une bouteille d’eau et des fruits à Eddy. Ce dernier accepte avec plaisir sans méfiance, alors que c’était le cas depuis des mois et des mois

De jour en jour, Eddy se transforme. Sa barbe devient moins hirsute aux couleurs poivre-sel. Il se rend au cimetière du village entouré de cyprès centenaires en pantalon en velours orange et une chemise claire.

Devant la tombe en pierre grise de sa femme, il se recueille.

Et voilà, Aline, je te demande encore pardon. Même si je n’y suis pour rien. Tu le sais bien. Je t’ai étouffé sans m’en rendre compte. Tu étais trop faible pour te débattre et me mettre à terre. Quel choc j’ai eu quand je me suis réveillé. J’avais appelé le médecin mais les policiers ont aussitôt répliqué car tu étais morte de façon non naturelle. J’ai été embarqué. En garde-à-vue. Interrogations interminables. J’ai été condamnée pour homicide involontaire. Ma fille Célia a été placée.  10 ans ont passé maintenant. J’ai pris rendez-vous avec l’assistance sociale.

Eddy sort du cimetière et déambule à travers la ville pour arriver enfin au tribunal d’instance. Le ventre noué, il monte les escaliers et demande à voir l’assistance sociale. Il a rendez-vous. Regard suspicieux de la dame de l’accueil qui lui semble se souvenir de cette homme.

Eddy aperçoit au loin le banc. Il ne veut pas se souvenir. Et pourtant, il se revoit perdu, hagard, hurlant de douleur et de peine. Puis par moments, complètement déconnecté emmené par deux gardiens de la paix vers la fourgonnette.

Monsieur Henisterg ?  Elle vous attend.

Reverrais-je ma fille ?

( A suivre…)

De passage – Blog en pause

Des Urgences – Convalescence .

Le temps d’une sortie, je profite d’internet pour vous saluer.

Vous ressortir une photo que j’aime beaucoup

Emergencies - Convalescence .

Time for an exit , I use the internet to greet you.

You highlight a picture that I love

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Le temps que je me retape et revienne avec de nouvelles photos.

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Merci d’avance pour vos soutiens

Thank you in advance for your support

 

Haiku -1

Un ciel orageux
Le bonheur d’un photographe
Un soleil qui rougit

N’ayant que mon mobile, je ne peux vous offrir que des courts poèmes
promis, vous aurez la suite de « la route d’Eddy » dés que j’aurai l’occasion.

Blog en pause

Pour des raisons de santé, je ne pas assurer, pour l’instant d’écrire la suite de l’histoire et alimenter le blog  pour un temps indéterminé. Rien de grave je vous rassure.
A très vite et merci d’avance pour votre soutien,

Le bloggeur

La route d’Eddy – 2

Douleur insoutenable au genou et à la tête. Il se retrouve au seuil de la tour, plié en trois, complètement groggy. Eddy essaie malgré tout de reprendre sa respiration avec des râles de temps en temps.

Je sais Aline. Je respire. Il me faut reprendre mon souffle. Ne pas se laisser aller. Je te promets ma douce de persévérer coûte que coûte.

Il rampe vers son sac malgré le sol sec et rocailleux. Il trouve sa trousse à pharmacie. Antalgiques et bandages pour caler son genou. Il n’a rien de cassé. Juste un énorme hématome. Malgré un lancement fulgurant au niveau de la rotule, il est rassuré. Ses mains tremblent et un sanglot lui prend à la gorge. Eddy tente de se contrôler, de reprendre souffle pour ne pas perdre pied.

Il lui semble apercevoir une ombre descendre de la tour.

Une peur l’envahit comme si un démon du passé veut le reprendre dans sa folie. Non, il n’est pas fou Eddy. Il était juste désespéré. Comment aurait-il pu vivre serein après ce qu’il a vécu ? Il a envie de crier et d’hurler sa rage pour le faire fuir. Reprendre raison, rester lucide.

Allons-y Aline. Je refuse de retomber une fois pour toutes. Je sais que je suis coupable mais il faut tourner la page une fois pour toute. Coupable mais pas responsable. Comment les autres ont-ils pu comprendre, juger ce que j’ai vécu ? Que savent-t-ils de mes douleurs, du poids que je porte ?

Aline, j’aurai tant voulu que tu vives. J’aurai tant voulu entendre tes cris pendant que je dormais.

Eddy reprend son bâton, se redresse difficilement. La douleur passe doucement. Eddy arrive à avancer malgré tout. Il boite tout en délicatesse. Son sac à dos lui semble moins lourd. Etrange sensation.

Un cerf surgit de la forêt, majestueux avec ses bois ramifiés. L’animal s’arrête, fixe du regard Eddy. Fier, il reprend sa route tel Artaban*.

Oui, Aline, de la mesure en toute chose. Redevenir fier mais pas prétentieux. J’ai pris ma décision.

(A suivre…)

*Fier comme Artaban : Cette expression est une référence au roman historique « Cléopâtre », paru au XVIIe siècle. Un des personnages, Artaban, était un individu extrêmement arrogant et fier. Depuis cette époque, « fier comme Artaban » est restée et désigne une personne trop prétentieuse. Source : L’internaute.

Episode précédant : La route d’Eddy – 1

Triple bulles

Jeu de bulles de savon par un jeune lors d’un anniversaire !

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Pour ceux qui ne sauraient pas, j’écris une histoire au fur et à mesure sur mon autre blog : La route d’Eddy – 1

La route d’Eddy – 1

Eddy est tout simplement là, en train d’observer la vallée. Juste assis sur un banc pour essayer d’oublier ses galères, ses échecs, ses désillusions. Eddy est un homme d’une quarantaine d’année, au visage marqué par la vie. Et pourtant ses rides portent la joie de vivre. Malgré les coups et les trahisons vécues, il ne désespère pas. Il est bien conscient de la réalité et qu’il ne peut pas la fuir, quand bien même elle le pèse lourdement. Déjà veuf et père d’une fille qu’il n’a plus revue depuis la mort de son épouse.

Il prend son bâton et reprend sa marche. Une marche au gré de ses envies, en fonction de son état physique. Il a coupé tout lien avec sa famille, ses amis pour un temps. Le temps de se retrouver, le temps de revenir plus juste avec lui-même et avec les autres. Marcher pour ne rien attendre des autres. Marcher pour ne plus se tracasser et s’épuiser pour l’autre et se sentir libre. Marcher pour trouver cette liberté intérieure qu’il cherche depuis si longtemps.

Une biche lui coupe la route et s’arrête à l’orée du bois. La biche se retourne puis repart. Eddy s’émerveille puis aperçoit une meute de sangliers. Une flopée de faisans se survole sans crier gare. Tout étourdi, il continue sa route vers des ruines d’un château aux roches volcaniques.

Ses pieds se posent délicatement sur le chemin herboré parsemés de digitales et de marguerites. Le vent du nord souffle et caresse ses joues bouffées par une grosse barbe roussâtre.

Aline, ma chère épouse. J’aimerai tant que tu sois là à marcher à mes côtés, pour admirer ses ruines que tu aurais aimé dessiner. Tu es là, en fait. Je sens ton parfum. Tu me souris à chaque instant et me souffle ton rire en évoquant nos nuits chaudes dans notre camping-car. Qu’est-ce qu’on a fait comme folie, dis ? Tu dois être en train de veiller en même temps sur Célia. Elle doit avoir 10 ans maintenant dans une famille d’accueil. On n’a jamais voulu me donner son adresse.  Tu dois savoir pourquoi.

Tout en parlant à voix haute, il grimpe dans une tour en ruine. La montée est étroite et sombre. Il parvient au sommet et jouit d’une vue extraordinaire sur le plateau désertique et la vallée. Soudain, un vertige lui prend et manque de basculer. Son sac passe par-dessus sa tête. Il s’agrippe à un créneau. Son cœur bat à cent à l’heure et ses jambes tremblent.

Aline, je t’assure. Je n’ai pas voulu. 

Reprenant ses esprits, il tente de redescendre mais une force le pousse dans l’escalier….

(A suivre…)

Vivre le plus longtemps possible….

Chamalière sur Loire (18)

Un castor dans la Loire

Aux abords de Chamalières-sur Loire, alors que je regardais tranquillement le cours d’eau. Un filet d’eau mouvant m’intriguât.

Je saisis mon appareil photo et zooma.

Chamalière sur Loire (15)

C’est bien un castor et non un ragondin. Enfin, je crois ! Pas un rat ni même un hippopotame.

Chamalière sur Loire (13)

Alors, pas mal, non ?

Chamalière sur Loire (14)