Les rêves de Dylan, jeune en fauteuil roulant

C’est ainsi qu’il voudrait jouer.

Jouer avec ses mains sans danger

Prendre des risques en rêvant

Et créer en grandissant, s’élevant

Pour atteindre une joie jubilatoire.

Je vis. Ce n’est pas rédhibitoire.

C’est ainsi qu’il voudrait courir.

Courir avec ses jambes tordues

Sans risquer de tomber et souffrir,

Sous des regards détendus.

Dylan est son nom à vie

Déjà connoté loin des envies.

Il voudrait bien s’appeler autrement

Pour fuir des préjugés, des gens

Qui ne veulent pas accepter la différence.

C’est ainsi qu’il voudrait chanter.

Chanter avec ses logorrhées

Et ses bruits de bouche courbée.

C’est ainsi qu’on voudrait le regarder.

Le regarder à travers ses yeux.

Et son sourire malicieux

Je respire. C’est une nécessité.

C’est ainsi qu’il voudrait faire de la musique.

Composer dans sa tête et diriger

Si on lui donne des outils basiques

Pour ne plus être dérangé.

Ne baissez pas les bras.

Continuez, persévérer.

Je vaux la peine d’être aimé.

Merci. Tout le temps je vous le dirai.

Ne desespérons pas de nos jeunes

Ne désespérons pas de la jeunesse !

Malgré la crise que nous traversons, malgré les chamboulements de la société avec l’évolution des technologies de la communication, nous devons garder confiance en nos jeunes. Garder confiance et les aimer avec ce qu’ils sont, reconnaitre leurs talents, les accompagner vers le meilleur d’eux-mêmes.

Nous avons été aussi jeunes, n’oublions pas. N’oublions pas que nous avons eu la chance, du moins, j’espère, d’avoir eu des adultes qui nous ont fait confiance, qui ont comptés sur nous. Et bien, sachons transmettre cette flamme de la confiance.

Comme disait Don Bosco : « Sans affection pas de confiance : sans confiance pas d’éducation ».

Continuez toujours à espérer contre toute espérance en chaque jeune. Même si un des jeunes semble partir à la dérive, sachons garder le lien coute que coute. Il reviendra un jour où l’autre. Ne désespérons pas de semer des paroles de confiance, des paroles de sagesse, des paroles de douceur ferme si besoin. On ne saura jamais ce qui qui va germer, fleurir ni quand dans le cœur du jeune. Il a sa propre liberté que nous ne pouvons qu’accepter.

Ne lâchons pas notre présence plus ou moins discrète mais visible pour celui ou celle que nous accompagnons.

Je me souviens d’un témoignage d’un  collègue éducateur. Il avait foutu une baffe à un jeune ado qui déconnait, dans une maison d’enfants à caractère social. Il a revu par hasard ce jeune 15 ans plus. Ce dernier lui a remercié pour cette baffe qui lui a permis de rester à la surface. C’est vrai que la baffe n’était pas la solution. Ce qui comptait, c’est la présence ferme et sûr de l’adulte qui accompagnait le jeune.

 

« Pense à ceux qui te seront confiés,

Si tu ralentis, ils s’arrêtent.

Si tu faiblis, ils flanchent.

Si tu t’assieds, ils se couchent.

Si tu critiques, ils démolissent.

 

Mais…

Si tu marches devant, ils te dépasseront.

Si tu donnes la main, ils donneront leur peau.

Et si tu pries, alors, ils seront des saints. »

 

Michel Menu

Texte récupéré sur la toile scoute 

 

Alors je souhaite à chacun de ne pas désespérer des jeunes et de croire toujours en eux magré des hauts et des bas.