Pont du diable à Vérines

Quand sur la carte, j’ai vu « Pont du diable » avec une étoile. Je me suis dis « Chouette »! Ce n’est pas par tentation ou une volonté de donner mon âme au diable. Je savais juste que ça serait un joli pont en pierre. Et je n’ai pas été déçu.

Malgré les nombreux périls auxquels le village de St Marcellin en Forez a du faire face, le village recèle de trésors architecturaux comme le Pont du diable, classé monument historique depuis 1921. Il est l’un des ponts les mieux conservés du Forez.
Il se situe à quelques kilomètres du bourg, au lieu dit Vérines. C’est un pont haut et étroit à deux arches datant du XIVème siècle. La Mare est la petite rivière qu’il enjambe. Ce pont semble mener nulle part. Pourtant il a facilité les communications entre la plaine et la montagne car plusieurs voies convergeant vers lui. On pense qu’il facilitait le passage des mulets chargés de chaux extraite à Sury-le-Comtal, en direction du Velay. On n’explique pas autrement la présence d’un pont qui n’était pas vraiment nécessaire au franchissement d’une rivière de cette taille sauf en période de crues, la Mare est une rivière assez capricieuse.
Classé Monument Historique en 1921, le Pont de Vérines connu sous l’appellation « Pont du Diable » ou « Pont Peyrard » franchit La Mare, rivière à régime torrentiel, au débouché des Monts du Forez. Formant un dos d’âne et composé de deux arches, son élan au-dessus de l’eau est impressionnant . L’avant bec de la pile était destiné à réduire les remous et à dévier les corps flottants. Sa hauteur peut indiquer le niveau des crues autrefois.
Ce pont est mentionné dans une charte du Forez au XIVème siècle sous l’appellation ‘pont nouveau’ et devait donc remplacer un plus ancien. Des moulins existaient au même endroit, leur association avec des ponts étant très fréquente au Moyen-Age. Cependant, nous ignorons leur dispositif d’origine ainsi que leur relation avec le Pont de Vérines. Selon toute vraisemblance ce dernier assurait la mise au sec d’un chemin utilisé pour le commerce de la chaux entre Saint-Marcellin-en-Forez et le Velay

Source : https://www.loiretourisme.com/fiche/43542/le-pont-du-diable

Alors connaissez-vous d’autres pont du diable ? (Oui, j’en connais une en Ardèche déjà à Thueyts)

Expédition ratée au col de Béal

Notre objectif du matin, c’était d’aller marcher tranquille au col du Béal. Nous n’avions qu’un pull, juste des chaussures de marche et un bermuda. Nous montâmes donc dans les monts du Forez avec un ciel bien nuageux.
Et là, ce fut la poisse. Le col du Béal était noyé dans la brume avec une température de 10 degrés et du vent.

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Nous décidions donc de « redescendre dans la couleur », dixit mon petit frère quand il avait 5 ans au Mont Ventoux :-D. (Si mon frère lit ça, il ne va pas être content. C’est un secret familial, chut !)
Nous nous arrêtâmes à Saint Bonnet le Coureau et ce ne fut point un regret. Nous avons fait un joli tour de deux heures avec une magnifique vue sur la plaine de la Loire et les monts du Lyonnais.

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Vue vers la plaine du Forez

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Vue vers le Col du Béal

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Sentier tranquille dans les alentours

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A l’affût d’un champignon

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Mon premier champignon de « l’automne »

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Saint Bonnet le Coureau

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Eglise de Saint Bonnet le Coureau

Dès notre retour de balade, il a fallu partir rapidement avant que la route soit fermée à la circulation. En effet, une grande course de vélo s’annonçait.
Notre prochaine destination était Saint Romain le Puy ! Photos à venir dans le prochain article.

La volière du Forez

A la base, nous visions le château qui se trouvait en haut de Marcilly le Châtel. Ce n’est que sur place que nous avions compris que la volière se trouvait au sein du château.
Les spectacles de rapaces étaient complets mais nous avions pu monter jusqu’au fort!

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Pleins de bornes jalonnent la région sur les Chemins de l’Astrée, avec des extraits du livre d’Honoré d’Urfé! 

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Marcilly le Châtel

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Au loin, le prieuré de Montverdun, photos que vous verrez à la prochaine article 🙂

Jeudi photo #16 – Burdignes

Il y a deux semaines, j’ai découvert ce petit village et j’ai eu un coup de coeur. Situé dans un beau lieu entre la Loire et l’Ardèche, j’ai apprécié les belles pierres, le calme et le panorama.

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Et avec d’excellents produits locaux ! On a fait le plein carrément 😀

 

Château de la Roche – Gorges de la Loire

Voici la fin de notre périple dans la Loire avec la découverte de ce château. Comme nous étions début novembre, c’était hélas fermé. Nous avons pu le contempler de l’extérieur.

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Les premiers écrits sur le château datent de 1260. Il fut édifié sur un piton rocheux qui surplombait la Loire à plus de 40 mètres. Cette fortification assurait un point de guet et de péage pour la frontière du Comté du Forez. Mais cet édifice eut plus de fois à subir les crues de la Loire qu’une attaque ennemie.

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Au xviie siècle, à force de crues répétitives, le château perdit de ses attraits, ressemblant de plus en plus à une maison fortifiée pour devenir une ruine quelques siècles plus tard. Au début des années 1900 un industriel roannais racheta le château et le restaura dans le style gothique, pour en faire sa résidence secondaire.

Dans les années 1930 le projet de construction du Barrage de Villerest par EDFcondamne le château à disparaitre sous l’eau. EDF en fait l’acquisition en 1965 mais le château se dégrade alors très rapidement avec de nombreux pillages. Il sera finalement racheté en 1993 pour un francsymbolique par la commune de Saint-Priest .

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Lors de la mise en service du barrage en Avril1984, le château sera le seul édifice épargné par les eaux. Il est désormais situé sur une île. En 1996, le château est entièrement restauré et la cote d’eau du barrage est revue à la baisse pour permettre d’accéder au château tout au long de l’année.

La régulation du cours de la Loire n’empêche cependant toujours pas le château de rester inondable : il a été d’ailleurs touché par des crues en 2003 et 2008.

Source : Wikipédia

Mégalithe de la Tête de Tortue

Malgré le deuil, la vie continue. Je continuerai mes écrits sur mon autre blog : http://apprendreaecouter.com

Voici donc la mégalithe de la Tortue que nous avons découvert en plein milieu d’un champ.

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Les gorges du Corbillon

Après le château des Cornes d’Urfé, nous avons essayé de découvrir les gorges du Corbillon.

Elle est très discrète et le chemin pour y accéder demande du courage.  En effet, deux chiens dont un enchaîné barraient la route en aboyant, car le chemin longeait une grange. J’ai du les amadouer et nous avons pu passer.

Et voilà ce que nous avons découvert.

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Cascade du Corbillon (13)

Cascade du Corbillon (11)

Le retour fut plus facile car les chiens nous avaient reconnu. Ils étaient même contents car je les avais caressés. En les quittant, ils étaient allongés en nous regardant partir vers notre voiture garée plus loin.

Demain, vous verrez les photos d’une mégalithe spéciale!

Ambierle

Dominant la plaine roannaise, Ambierle doit sa renommée à une abbaye bénédictine fondée au Moyen-Age. Village de Caractère établi sur un promontoire (400 m). Prieuré du XIVe, église du XVe, rétable de la Passion du Christ, toiture aux tuiles vernissées.

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Située à 18 km de Roanne, dans le nord du département de la Loire, à la croisée des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle et de Saint Martin, la commune d’Ambierle doit sa renommée à une abbaye bénédictine fondée au haut Moyen Age. En 1011, elle devient prieuré de l’Ordre de Cluny. Les bâtiments subsistant permettent de comprendre l’organisation de la vie monastique laquelle réglait la majeure partie des activités du village construit autour du Prieuré.

Le Prieuré :
L’ensemble prieural comprend des parties édifiées au XIVe siècle des tourelles du XVe siècle et une porte de la même époque. C’est entre 1753 et 1757 que fut construite la façade principale abritant la communauté bénédictine.

L’Eglise :
Placée sous le vocable de saint Martin, l’église prieurale est de style gothique fl amboyant. (construite en calcaire jaune de Charlieu).
Monument Historique depuis 1840, elle possède encore ses superbes vitraux du XVe siècle représentant entre autres les saints patrons des paroisses voisines. Le choeur monastique est composé de 36 stalles qui font face au Retable.

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Le Retable de la Passion :
Michel de Chaugy seigneur et chambellan des ducs de Bourgogne a fait don à l’église d’Ambierle de ce Retable polyptyque fl amand en
1476. Les scènes de la Passion sont sculptées en bois polychrome et les peintures sont attribuées à l’atelier du peintre bruxellois Roger Van der Weyden.

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Source :  Office du tourisme du Roannais

Ambierle est aussi réputé pour ses nombreuses librairies. Malheureusement,elles étaient fermées quand nous étions passées.

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Demain, nous découvrirons Le Crozet, l’un de nos coups de coeur!

Saint Haon-le-Châtel

Occupant un piton rocheux sur les Monts de la Madeleine, Saint-Haon-le-Châtel est classé « Village de caractère » par le Département de la Loire. Son histoire débute à l’époque gallo-romaine avec la présence d’un donjon, mais c’est à partir du Xe siècle que le site se développe véritablement, avec la construction d’un château fort, propriété des Comtes du Forez.

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En 1270, Renaud, Comte du Forez, signe une charte de franchise pour les habitants de Saint-Haon-le-Châtel et marque un tournant dans l’histoire de la cité. Ainsi, à partir de la fin du XIIe siècle, Saint-Haon-le-Châtel gagne en puissance et devient la capitale du Roannais.
Cette époque signe le début d’une longue période d’essor ponctuée de quelques événements retentissants, dont l’épisode de la « Praguerie »* qui oppose en 1440, le roi Charles VII au dauphin, futur Louis XI.
On pense que François Ier est passé par Saint-Haon-le-Châtel lorsqu’il vint prendre possession de son Comté de Forez après la trahison du connétable de Bourbon.
Cette période inscrit alors le début du déclin de Saint-Haon-le-Châtel au profit de Roanne qui devient nouveau pôle d’attraction et se trouve gratifié du titre de ville.

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Saint-Haon-le-Châtel perd ses prérogatives ainsi qu’une grande partie de sa population et voit toutes ses activités ralentir pour devenir progressivement, au fil des XIXe et XXe siècles, la commune rurale qu’elle est aujourd’hui.

 

 

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*La Praguerie (1440) est une révolte menée par les grands vassaux de France contre les réformes militaires du roi Charles VII. Le dauphin, futur Louis XI, fait partie des révoltés. La fronde est nommée « Praguerie » en allusion à la révolte des Hussites à Prague, au début du XVe siècle.

Source : Tourisme de la Loire

Nous avons malheureusement manqué les remparts et d’autres belles demeures que nous n’avions pas vu, par manque d’indication.

Demain, vous découvrirez le village d’Ambierle.