Formation LSF en cours

Bonjour tout le monde,

Et voilà c’est parti pour ma semaine de formation LSF pour le niveau A1.4 ! (Oui avec les bases que j’avais, apprises sur le tas, sans aucune formation, j’avais déjà un niveau A1.3 d’après une évaluation).
Pendant 4 jours, je vais baigner dans la langue des signes …. et le silence. Et oui, pour apprendre, intégrer les gestes, c’est beaucoup mieux de ne pas parler. Vous parleriez français et anglais en même temps, vous ? Et bien, c’est la même chose!
Etant sourd bavard, cela me fera tout bizarre de ne pas parler mais je sais que cela ne pourra que me plaire.

En fin de semaine, je vous ferai un petit bilan de mon vécu.
Entre-temps, je continuerai d’alimenter mon blog avec des photos ou des poèmes, comme d’habitude car je ne résume pas ma vie à la surdité. 😉

Belle journée à vous !

Silent Sunday #181

[Projet 52-2021] #27 – Sur l’herbe

Bonjour tout le monde, pour ce samedi, le thème du projet de Ma’ est : « Sur l’herbe ».
Je vous proposerai bien un déjeuner mais je n’ai pas de « Monet » pour payer le pic-nic.
(Pour ce qui ne savent pas, le titre du tableau de Monet est « Déjeuner sur l’herbe »°
Bref, j’ai pensé à pleins d’insectes, ou bien des objets posés sur l’herbe.
Et bien, en rentrant du boulot, vers 21h, j’ai vu une belle lumière sur les brins d’herbe. Photo prise au levé en voiture; Je m’étais arrêté en plein milieu d’une petite route.

Que proposent donc les autres participants ? CLIC !

Un sourd en colère

Bonjour à tous,

Pourquoi je suis en colère ?

Je me révolte contre des personnes qui mettent les sourds dans des cases.

Je me révolte contre des sourds qui font aussi de la discrimination et font des généralités.

Je suis révolté contre les personnes eux-même entendants, qui signent et se permettent de catégoriser les sourds, genre cette personne ne signe pas donc elle n’est pas sourde.

 

Ouvrez grands vos yeux et vos oreilles.

Un sourd peut entendre avec ses aides auditives et signer.

Un sourd peut parler même s’il signe.

Un sourd peut parler sans signer.

Un sourd peut avoir un implant.

Un sourd peut coder ou pas.

Un sourd peut lire sur les lèvres ou pas.

Un sourd peut écrire super bien ou très mal.

Un sourd est un homme comme les autres avec ses qualités et ses défauts.

( Voici un schéma plus précis : Sourd ? Malentendant ? Au choix…)

 

Je considère qu’une personne est sourde quand elle est connait vraiment le monde du silence avec aides auditives ou pas.

 

Mais attention, nous ne nous résumons pas à notre surdité.

Nous avons une personnalité qui a été façonnée par notre histoire, par notre famille et nos amis, par l’école et la société. La surdité a bien sur un impact dans notre identité mais tout ce que l’on fait, tout ce que l’on est, n’est pas dû à notre surdité.

De quel droit juge t-on l’autre personne sourde avec ses moyens de communications ?

Si on a soi-même un cancer, juge t-on un cancéreux à différentes phases ? Est-ce qu’on lui impose notre façon de voir la maladie, le traitement à faire ?

Chacun est libre de son choix, et parfois même, il n’a pas eu le choix (Choix fait par les parents ou par des professionnels).

 

Arrêtons de généraliser et sachons écouter, entendre, surtout observer sans critiquer. Essayons de comprendre même si on n’est pas d’accord.

Mais je reconnais bien sur que ce n’est pas facile pour certains, à cause de leur histoire, à cause de leurs souffrances conscients ou inconscientes, à cause des déceptions, des désillusions.

 

Pour ce qui ne savent pas, je suis sourd appareillé oralisant et je parle très bien. Cela fait illusion souvent. Et quand j’enlève mes appareils, je n’entends vraiment rien. Je suis malentendant avec mes appareils. Je suis sourd sans mes appareils. Tout dépend du contexte.

Maintenant ce que c’est écrit, je ne suis plus en colère! Ouf ! Fallait que ça sorte et que surtout dialoguons et écoutons-nous pour comprendre nos différences et nos choix.

Little potager #5 Petite récolte

Bonjour tout le monde,
Ce matin, j’ai fait ma première récolte, certes modeste!
J’ai hâte que les tomates, en profusion, murissent !
Il a beaucoup plus (environ 30 mm). Vivement la chaleur pour que ça pousse et fasse murir 🙂

Haricots verts
Betteraves

Et vous ?

Chroniques d’un éducateur #19 Je te vouvoie ou je vous tutoie ?

Bonjour tout le monde, un débat qui pourrait ne pas en être une selon certaines personnes. Je parle bien de ce sujet dans le cadre de notre métier du social ou médico-social, et dans notre culture française. Même francophone, cela peut être bien différent.

De manière générale, on utilise le tutoiement pour nos familles, nos amis, nos proches et des collègues.
il est clair que nous nous adressons pas de la même manière selon le public que nous accompagnons, et selon l’âge du public, et de notre âge. Quoique !
Pour les enfants, pour ma part, cela n’a pas de sens de les vouvoyer. Les tutoyer mais avec respect, cela va de soi. Car le tutoiement est perçu comme familier dans certaines situations.

Le recours au vouvoiement manifeste souvent une démarche de respect. Le vous est le pronom de la politesse et s’implique souvent que nous ne connaissons pas les personnes.

Pour ma part, lors de mes intérims, je commence à tutoyer quand la personne me donne l’autorisation, et quand il y a un lien de confiance qui s’est établi. Je parle surtout dans des foyers de vie ou des foyers d’accueils médicalisés où j’y vais depuis quelques temps. Oui, je sais, le vouvoiement permet de garder une distance professionnel. Pour ma part, le tutoiement n’est pas de l’infantilisation, enfin, quand je l’utilise. Je sais que le vouvoiement permet aussi de ne pas créer d’intimité dans la relation éducative, et je le conçois parfaitement.
Il y a aussi une question hiérarchique. Je comprends parfaitement que les coordinateurs / coordinatrices, chefs de services vouvoient les personnes accompagnées.

Le vouvoiement garantit alors une neutralité émotionnelle alors que le tutoiement nous implique plus dans la relation. Nous prenons le risque du lien. Alors que dans notre métier, il est important de pouvoir garder une distance professionnelle tout en gardant une chaleur humaine et respectueuse de la personne.
Par moment, je trouve que le vouvoiement impersonnalise trop et que le tutoiement permet de reconnaitre la personne dans son intégrité, et d’être dans une relation égalitaire. Tout dépend bien sûr de la posture que nous avons, de quel public nous accompagnons.

Alors, et vous ? Comment fonctionnez-vous avec le tutoiement et le vouvoiement ?

PS : J’ai du me concentrer pour écrire le titre de cet article 😀 !

Subtile instant

Une légère brise
Un sourire qui frise
le bonheur d’être là.
Juste un instant d’éternité
Où les pensées d’été
font la hola.
Je me laisse porter
Par la joie de ma fille.
Vers le haut, mon âme oscille.
J’observe son innocence,
Sa joie pleine d’insouciance.
Plaisir de savourer ce moment.
Plus de tracas, ni d’inquiétudes.
Balayé la solitude
Juste en ce doux rayonnement.


Silent Sunday #180

[Projet 52-2021] #26 – Dans un pot de fleurs

Bonjour tout le monde, pour ce samedi avec le projet de Ma’, le thème est : « Dans un pot de fleurs ».
C’est tout simple, on y trouve des …. Fleurs ! Mais …. ça serait trop simple. Cela doit être subtile que ça.
Je vais vous faire une fleur au risque de me faire envoyer sur les roses.
Et bien, dans ce pot que j’ai trouvé, il n’y a rien. Au ras des pâquerettes, je sais. Juste une grosse sauterelle qui a failli être rouge pivoine et qui est hilare, pas au point d’être Narcisse.
Trêve de pensées, je vais droit au but, pas de soucis. Voici la photo, prise cette nuit à 00h54 sur la terrasse !
Ce qui est donc à l’intérieur, dans le pot de fleurs, je vous laisse imaginer.

Allez donc voir les autres participants ! CLIC !

Connaissez-vous… La Pause Brindille ?

Bonjour tout le monde,

Je souhaitais vous présenter la Pause Brindille !
Mais qu’est-ce donc ?
C’est un réseau de jeunes aidantes et aidantes qui propose un service d’écoute, des temps conviviaux, des temps de sensibilisation. Sur leur site, vous pourrez trouver des vidéos témoignages pour mieux comprendre le quotidien des jeunes aidantes, aidants.
Mais qui sont ces jeunes ? Ce sont des enfants, des adolescents ou jeunes adultes qui prend soin d’un proche malade ou en situation d’handicap. Ils sont invisibles et ils agissent au détriment de leur jeunesse, de leur vie mentale et vie sociale.

Et pourtant ces jeunes ont aussi le droit d’avoir du répit, du temps pour eux, pour penser à leur vie.

La Pause Brindille est reconnu par le ministère comme le deuxième réseau des jeunes aidants et aidantes, après Jade.
Je connais très bien la directrice qui est maman de deux enfants, dont une en situation d’handicap. Elle a vécu les situations d’isolement, de fatigue extrême et d’inquiétude que peuvent vivre les jeunes aidantes et aidants.

Mais Vivien, pour ceux et celles qui accompagnent des proches lourdement malades et lourdement handicapées ?
Cela veut dire quoi lourdement ? Chaque situation est vécue différemment et on ne peut pas comparer la lourdeur du quotidien en fonction du niveau du handicap (mental, psychique, physique, cognitif, sensoriel). Tant que ça impacte le quotidien, ça a son importance. Et surtout comment ils vivent aussi sous le regard des parents ou des grands parents.

Allez donc consulter leur site : https://lapausebrindille.org/
Et puis leur page facebook pour leur actualité très riche : https://www.facebook.com/lapausebrindille

Je les soutiens bien évidemment et souhaite aux jeunes de pouvoir se reconnaitre en tant qu’aidants, aidantes et de souffler.