Vivre avec le silence

Un silence apaisant pour me reposer.

Une musique sans son pour faire danser au repos mes neurones.

Un vrai silence où je peux entendre à peine un bruit avec mon appareil.

Un silence où les couleurs du monde prennent forme.

Un silence où les silhouettes se détachent de mon horizon.

Une harmonie du vide sonore pour mieux percevoir d’autres sens.

Pour mieux sentir les odeurs des fleurs ou le parfum d’une femme.

Pour mieux sentir une peau douce, un bois travaillé, une peluche d’un enfant.

Pour mieux saisir les saveurs subtiles d’un curry d’agneau, d’un dessert au chocolat.

Pour mieux voir les détails d’un tableau ou les insectes dans l’herbe.

 

C’est vrai que l’on peut avoir peur du silence, pour ne pas se retrouver.

Peur de se laisser déborder par des émotions ou des idées noires.

Crainte de s’ouvrir à l’inconnu et de se laisser surprendre par des bruits inattendus.

Crainte de perdre des informations et de se sentir en décalage.

 

Y a-t-il des vrais silences ?

Dans le désert ? Dans la campagne profonde sans âme qui vive ?

Puis y a du bruit dans la tête avec toutes nos idées qui se bousculent, nos mots qui s’entrechoquent.

 

Dans le silence extérieur, on peut entendre notre corps.

Comme le corps qui bat rapidement pensant que l’on marche dans le grenier.

Comme le ventre qui gargouille croyant que c’est le parquet qui grince.

Pour ma part, je peux l’entendre avec mon appareil auditif. Sans ce dernier, rien du tout.

 

Le silence s’apprivoise.

C’est notre état intérieur qui fait que le silence est pesant ou pas.

Le silence a son propre langage.

Il est parfois plus important que la parole comme utiliser le regard, les gestes, la posture.

 

Je préfère des sons harmonieux, distincts, sans grésillements, sans accrocs.

Le bruit m’est insupportable avec mon appareil auditif.

J’apprécie le silence quand c’est moi qui le choisis, qui le décide comme quand j’éteins mon appareil dans un métro où des gens parlent fort, ou bien en sortant d’une salle où il a une fête bruyante.

 

Et vous ? Quelle est votre rapport avec le silence ? Avec le bruit ?

Papillon albinos

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Et c’est parti pour la semaine….

L’ABEILLE XYLOCOPE vous souhaite une bonne journée et un bon courage pour la semaine à venir.

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Quand la frustration devient acceptable: une expérience d’éduc

Je me souviens d’une expérience auprès des jeunes ayant des « troubles de la personnalité et du comportement » (Vocabulaire de l’époque).

Surtout avec un jeune que j’appellerai Casper.

Il avait 12 ans et s’emportait violement quand mes collègues et moi lui répondaient non. Il frappait contre les murs et claquait la porte de sa chambre. Régulièrement, je reprenais avec lui sur ses « emportements », ses colères.

Il était libre, bien sûr de pouvoir s’exprimer mais qu’il y avait des limites à ne pas franchir. Rappel du respect du matériel et des personnes. Hé oui, s’il y avait une personne qui se trouvait sur sa route, il se faisait taper ou crier dessus.

Avant de lui donner une réponse différente à ce qu’il voulait entendre, on regardait si le parcours vers sa chambre était libre. Au cas où !

Un jour, la porte de sa chambre lui est restée entre ses bras. Au fond de moi, je me marrais. J’ai pu aller le voir calmement. Comment réparer sa bêtise ?

Un autre jour, après un non, il sortit un mot inattendu : « Pouilleux ».

Bigre ! Diantre ! D’où sortait-il ce mot ? J’en étais surpris avec un sourire.  Je suis allé le voir pour le reprendre car c’était pour lui une injure. Etonnant Casper. J’avais noté qu’il n’avait plus frappé les murs ni claqué sa porte.

Enfin, le jour arriva où il ne s’était plus mis en colère après une frustration. Il était resté calme en repartant dans sa chambre. Je suis allé le voir pour le féliciter et il en était ravi.

J’ai vécu ces instants de vie il y a 11 ans. C’est comme si c’était hier. En 3 mois, il avait beaucoup évolué. Comme quoi, il faut toujours y croire et persévérer, se réajuster au cas où.

C’est le printemps / It’s the spring

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Au Sept-Chemins, une croix pour un concours photo.

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Photo choisie pour mon premier concours photo: « Croix et calvaires en vallée du Garon » dont le dépôt-limite était hier.

Pourquoi Sept-Chemins ? C’est le nom de la commune où se trouve cette croix, au sud de Brignais.

Résultat du concours le dimanche 27 mars. Affaire à suivre!

Le Robert lève sa patte

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Ou bien aussi appelé le Diable ou le Gamma.

Une photo sans image

Photo sans photo

Bigre, un groupe d’analyse de la pratique

Et si je vous parlais du groupe d’analyse de la pratique.

Ou bien une supervision. C’est selon le vocabulaire de chacun pour désigner la même chose.

Qu’est-ce donc ? C’est une relecture de sa pratique professionnelle avec une psychologue ou un coach.

Mais ça, c’est en théorie.

C’est souvent un lieu où l’on étale ses déboires sans se remettre en question.

Un lieu où l’on critique l’institution, où on râle, où on se défoule.

Mais tout dépend comment le groupe est mené, puis tout dépend aussi de la dynamique de l’équipe.

Je me souviens de ma dernière expérience d’éduc : mes collègues ne parlaient pas du tout d’eux mais surtout des jeunes. Cela en devenait presque une réunion de synthèse bis mais en version affect multiplié par 10. Il n’y avait aucune remise en question. C’était plombant et épuisant. Nous n’avancions pas. Je me disais franchement si la psychologue présente était utile.

 

Sérieusement, heureusement, il y a une grande majorité de groupes où cela fonctionne bien.

C’est essentiel pour souffler, pour prendre de la distance face à des situations complexes, difficiles avec un jeune, un parent ou un partenaire.

Essentiel pour mettre des mots sur un mal-être (ou pas) et de se dire les choses.

Essentiel pour se sentir moins seul.

Essentiel pour s’exprimer et avoir des appuis pour pouvoir avancer plus sereinement.

Un lieu de parole pour désamorcer les conflits dans une équipe si besoin, pour lever des incompréhensions, des malentendus.

Un lieu nécessaire pour chacun. Vital pour la vie d’une équipe, de l’institution.

 

Et vous ? En avez-vous sur votre lieu de travail ?  Quels sont vos expériences de ce type de groupe ?

La quête du Kangourou

Parc des oiseaux (224)_01

Sûrement une piste pour revoir son pays natal, situé à plus de 12 000 kilomètres environ ?