Little Potager #2

Deux semaines ont passé depuis le premier article sur mon potager. J’ai très peu eu l’occasion d’arroser car il a plu à chaque fois quand il fallait. Et hier, la pluie s’est bien installée avec 105 mm.

Depuis ce week-end, quelques pousses se sont pointées et des fleurs!

Pousses de haricot vert
(faut que j’en retire deux sur trois)
Première fleur d’un plant de tomate !
Pousses de carottes (à éclaircir, je sais)
Groseilles en devenir

Fleurs de bourrache ! Voyez l’abeille ?

Chroniques d’un éducateur #14 Fauteuil électrique, plaisir de travailler et Mexique

A force d’enchainer les missions dans un même lieu, je prends du plaisir à revoir les résidents et certains collègues. Les accompagnements aux soins, repas se font plus précis, efficaces et délicats. Mais il faut encore progresser pour certains car il faut de l’organisation pour ne pas se faire mal au dos, ni faire des gestes inutiles, des déplacements de palan pour rien etc…

Quand les personnes hébergées sont couchées, il me faut déplacer les fauteuils électriques et les recharger. C’est tout un art de manier la manette car je ne compte pas le nombre de fois où une roue a embrassé un de mes pieds. Un poids non négligeable. Hier, je me suis laissé surprendre par la sensibilité du fauteuil, avec la personne dessus. Le fauteuil est parti trop vite vers le lit. Plus de peur que de mal. Je m’étais excusé auprès du jeune. Il avait posé sa tête sur mon bras pour un temps de réconfort. Malgré cet évènement, le lendemain, quand il m’a revu, il s’est exclamé joyeusement en me revoyant. Toujours plaisant d’être bien accueilli, n’est-ce pas ? Et surtout quand le lien de confiance est resté malgré les bourdes.
Pour ceux qui peuvent utiliser le fauteuil électrique et qui n’ont que se moyen pour exprimer leur liberté de se déplacer, cela doit être jouissif. Certains ou certaines n’hésitent pas à déambuler dans les couloirs, à sortir dehors dans le parc, à faire des sprints.

Je reconnais que j’aurai bien aimé travailler sans la situation sanitaire que nous vivons parce que les masques me fatiguent lors des relèves, et bien même dans les échanges avec mes collègues. En même temps, je relativise et je suis satisfait des remplacements que je fais au foyer d’accueil médicalisé.

Toujours au même endroit, Vendredi dernier, j’ai la chance de pouvoir participer à une fête sous le thème du Mexique. Les femmes avaient des fleurs dans les cheveux et les gars, avec un sombrero. L’équipe avait fait décorer par les résidents puis préparer des mets mexicains. Et bien sûr, il y avait de la musique. Un jury devait passer par unité et récompenser les groupes. J’ai eu l’occasion d’emprunter l’appareil photo d’une collègue et ait pris pleins de photo avec plaisir.

Petite anecdote :
je terminais une soirée dans un FAM auprès d’adultes IMC. 21h30, mon dernier collègue venait de partir et je finissais de m’occuper d’un résident qui regardait la tv dans sa chambre. Je devais l’installer, mettre son oxygène, accrcoher sa sonde urinaire. Il avait appuyer plusieurs fois en 10 mn car j’avais oublié un détail, vu que c’était ma première soirée seul! Au bout de la énième fois, je reviens dans sa chambre et lui lance : »Dis tout de suite que je te manque! ». Eclats de rire de sa part!

Webinar Climat et territoire 18 mai 2021

Bonjour tout le monde,

C’est chose rare, je partage avec vous un webinar, d’une durée de 45 mn, sur le thème : Appréhender les enjeux du changement climatique dans l’animation d’une démarche de territoire

Le changement climatique concerne et impacte déjà chaque territoire. Ces territoires sont différemment exposés à ces dérèglements.
Comment intégrer ces enjeux en prenant en compte les spécificités de votre territoire ? Comment mobiliser les ressources pour engager l’action ? Et enfin, comment identifier les actions pertinentes à mener et leur évaluation ?
Ce webinaire présentera un large panel de démarches, d’outils et d’actions concrètes permettant la prise de conscience, la mesure des enjeux et la mise en action. Lucidité, responsabilité et détermination à agir guideront cette présentation et les échanges.

Ce webinar, d’une durée de 45 minutes, sera animé par Olivier Brunner et organisé en deux temps : 15 minutes de présentation du sujet et 30 minutes d’échanges avec les participants.

Pour ma part, j’y serai, ça tombe bien, je suis dispo ! Et vous ?

[Projet 52-2021] #16 – Lever les yeux

Pour ce samedi avec le projet de Ma’, le thème est « Lever les yeux ».
Pleins d’idées me viennent et surtout un couplet :
« Lève-les yeux et regarde au loin.
Que ton coeur tressaille d’allegresse
« 
Comprendrons ceux qui comprendrons 😀 !
Bref, lever les yeux, certes mais à partir d’où ?
Du sol ? Alors notre regard se doit partir vers un horizon plein d’espoir.
Ou bien lever les yeux vers le ciel, vers les nuages ou les oiseaux qui voltigent, symbole de la liberté.
Ce thème nous laisse plus de choix par rapport au thème precedent.
Lever les yeux, c’est très bien mais tout en restant ancré sur la terre.
Ne pas perdre pied tout en rêvant, tout en se projetant
Allez, voici la photo d’un oiseau que j’ai vu, en levant les yeux, si près avec mon appareil photo !

Comment les autres participants et participantes ont levés les yeux ? CLIC !

Vendredi lecture #4 BD Tara Kabé de Pavo

Etant un assidu lecteur de la Page de Pavo sur Facebook, il me fallait acheter ses BD publiées très récemment. Son héroïne Tara est attachante, une gamine de 8 ans ayant une mère un peu folle et légèrement poétesse, et suivi par un éducateur, Pavo. Le dessinateur est lui-même un ancien éducateur spécialisé en AEMO (Action éducative en milieu ouvert). Il publie ses dessins dans la revue hebdomadaire ASH (Actualités sociales Hebdomadaires). La vie de Tara se passe à Kremlin-bicètre, magnifique ville perdue entre le périphérique parisien, une autoroute et la N7.


J’aime beaucoup son humour et son regard sur notre société, et surtout comment les adultes accompagnent les enfants dans le champ du social.
Tara tient des propos décoiffants, pertinents face à sa mère qui peine à être…. mère puis avec son éducateur un peu blasé et une juge procédurière. Elle a des potes cassos, à croire qu’elle les attire. Et j’allais oublié, une perruche philosophe comme amie imaginaire !
J’ai ri à chaque page et je le relis même, retrouvant bien les mécanismes par moment foireux de l’accompagnement judiciaire et éducatif.

Pour acheter ses bande-dessinées, vous pouvez aller les commander sur son site : https://lapagedepavoshop.myshopify.com/

Bref, je me suis régalé avec ces deux BD et je le partage avec vous !

Little Potager #1

Comme vous l’aviez remarqué, j’ai commencé un potager ! Tout est prêt pour que ça pousse grâce au fumier et engrais naturel que j’ai mis sous le paillage. J’ai juste merdouillé sur les distances de sécurité entre les rangs de carottes puis entre les haricots verts. Cela ne faut que la deuxième année que j’apprends à m’occuper d’un potager !

Voici donc une photo d’ensemble !

Devinette : quels autres légumes ais-je rajouter ? 😁 vous pouvez cliquez sur la photo et zoomer !

Chroniques d’un éducateur #13 Humour, délicatesse et sport adapté

La semaine dernière, j’ai bossé dans un foyer d’accueil médicalisé que je connaissais bien, pendant trois jours d’affilée. Ce fut très appréciable car j’ai pu mieux accompagner les résidents dans leur quotidien avec leurs levers, repas et couchers, et des temps libres pour jouer, échanger. Cela m’a permis aussi de gagner en fluidité dans mes gestes en maniant le palan (ça s’écrit comme ça ?) pour soulever les personnes, puis aussi de mieux comprendre les personnes qui n’ont que leurs visages, leurs regards pour s’exprimer, et parfois leurs gestes parfois saccadés dus à leurs pathologies neurologiques.

En connaissant mieux chacun et chacune, j’ai pu utiliser l’humour même pendant les soins pour dédramatiser la situation, pour alléger le quotidien. Alors évidemment, tout est toujours dans le respect de la dignité de la personne, jamais dégradant.
Mercredi dernier, au coucher, un résident veillait sur son lit tard et j’ai du revenir plusieurs fois venir le voir car un truc le gênait. J’étais déjà tout seul en attendant d’aller à la relève. A la énième fois, je lui lance : »Dis tout de suite que je te manque, hein! ». Fou rire de sa part !

J’ai découvert un chouette jeu adapté apporté par l’éducatrice sportive et l’animateur du foyer. Un jeu de fléchettes relié à une ficelle que la personne doit lâcher avec son doigt. Bien sûr la flèche se balance et doit être lâché au dernier moment. Un sacré challenge ! C’est du matériel qui prend de la place mais nécessaire pour permettre aux résidents de s’adonner aux activités qui leur corresponde.


Ce n’est pas parce qu’une personne est très dépendante, ne peut pas parler ni se servir de ses mains qu’il ne peut pas avoir du loisir. Cela demande de la créativité certes mais tout est possible. Je me souviens qu’avec l’un deux, je lui avais mis une comédie musicale : « Mozart l’opéra Rock ». Il avait beaucoup apprécié et cela se voyait avec son sourire.
Puis pour une autre personne, j’ai fait de la lecture car elle ne pouvait pas tenir un livre. Elle avait dans sa chambre, une jolie petite bibliothèque.


Ne jamais oublier, en tant que professionnel, que c’est leur lieu de vie, leur quotidien et qu’ils ont droit au plus de confort possible, de délicatesse, de tendresse, de chaleur humaine. Même si par moments, leurs comportements peuvent nous agacer, nous fatiguer.
Je souhaite pleins de courage à mes collègues qui accompagnent ce public au quotidien. (Même ceux qui travaillent avec d’autres publics difficiles aussi 😉

Alors, quels sont vos jeux, sports que vous avez les plus adaptés ?

Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme

Comme dirait un certain dessinateur humouristique, Peter Patfawl : « L’autisme n’est pas un bug, c’est juste qu’ils sont sous mac et vous sous windows »

Pour cette journée, nous sommes invités à porter du bleu pour rendre plus visible cette journée !
#TOUSENBLEU

Cela tombe bien, je suis en bleu ! 😀

Je vous invite à découvrir la fresque collaborative de l’association 2 p’tits pour demain, réalisée par tous les enfants concernés de près ou de loin.
Accessoirement, je travaille avec eux au sein du collectif Gr’hand’ir !

Petite note d’information

L’ autisme est un terme apparu vers le XXe siècle. C’est un trouble qui atteint le système biologique et immunitaire, et plus loin le bon fonctionnement du cerveau. Il influence les capacités de reconnaissance des codes affectifs et sociaux, des expressions, provoque des troubles de comportement et l’hypersensibilité émotionnelle.
En France, un pour cent des enfants souffre de ce handicap. L’autisme est qualifié par différentes terminologies : trouble autistique, TSA (Troubles du Spectre Autistique), spectre autistique, ASD (Autism Spectre Discorders), et TED (Troubles envahissants du développement).

Sésame Autisme

Certains ne le savent pas, l’Autisme est très divers et peut être très différent d’une personne à une autre. Certaines personnes ont été diagnostiqués jeunes et d’autres beaucoup plus tard.
Je vous invite à découvrir quelques personnalités et blogs: (Cliquez sur les images)

Et bien sûr je vous invite à découvrir le livre de Peter Patfawl (Oui, je vous le confirme, c’est bien lui qui a dessiné la couverture de mon livre « Sourd et certain » 😉

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le site du Centre de Ressources Autisme (Du Rhône-Alpes)
Je vous conseille aussi le livre « Accueillir un jeune enfant autiste » d’Aurore Chanrion, édité par l’association Une souris verte.

Et on finit avec des petites notes bleues que nous trouvons dans la nature!

[Projet 52-2021] #7 – Fleur(s) séchée(s)

Bonjour à chacune et chacun, c’est samedi avec le projet de Ma’. Le Thème est « Fleur(s) séchée(s)« .
Je vous avous que mon inspiration fut un peu sec. Ma source photographique s’est tarie sur ce sujet là. Mais heureusement, ma femme m’annonca qu’il y avait des fleurs séchées dans l’appartement. Une information que j’ai eu ce vendredi soir à 20h! Raté pour la lumière du jour. Je sais, j’anticipe énormément.
Alors, sans grande ambition, voici une photo de ces fameuses fleurs séchées.

Cela ne se voit pas mais c’est bien sec. Je n’ai que ma parole à vous donner.

Alors quelles fleurs séchées nous ont réservées les autres participants ?

Chroniques d’un éducateur #4 De la disponibilité et en électron libre (ou presque)

Bonjour à tout le monde, j’ai eu une semaine tellement dense et tellement hétéroclite que je ne sais pas par où commencer.
Tout d’abord, je suis intervenu une semaine entière dans un même établissement. Un lieu que je connaissais déjà. J’avais déjà échangé avec les responsables et certains éducateurs / éducatrices. (Non, je ne ferai pas d’écriture inclusive, illisible pour la reconnaissance vocale à destination des nons-voyants).
Le lundi, j’ai démarré sur les chapeaux de roue. J’ai découvert que les jeunes étaient différents pour chaque temps de la journée et pour chaque activité. Ah oui, c’était le secteur ados. Toujours déficients intellectuels et certains avec des troubles autistiques.
Le matin, je me suis retrouvé avec trois jeunes d’un autre groupe pour de la détente-relaxation. Trois jeunes aux profils très différents et j’ai eu un peu de mal à poser un moment tranquille. J’avais mis de la musique douce (du Bach, puis du René Aubry et du Ludovico Einaudi). A la fin de la matinée, j’étais très agacée par mon impuissance face aux jeunes qui ne se posaient pas. Normal, ils ne me connaissent pas dont leurs angoisses s’est traduites par de l’agitation. Le lendemain, celle que je remplaçais m’avait assurée que la séance était souvent difficile.
L’après-midi, j’ai animé un atelier arts plastiques avec 5 jeunes d’autres groupes. Vous me voyez avec des pinceaux ou autres outils manuelles ? On m’a donné champ libre. Donc je leur ai fait du coloriage.
En fin de journée, j’étais à la limite de ne pas vouloir revenir pour la suite de la semaine tellement j’étais énervé.

Finalement, je m’étais rendu compte, après relecture, que je n’étais pas disponible intérieurement pour d’autres raisons. Alors chez moi, après le coucher de ma fille (vaut mieux après, pas avant sinon, ça annule tout), j’ai fait un bon temps de méditation, de recentrage. La nuit porte conseil. Toujours.
Faire le ménage en soi pour se rendre disponible aux autres, c’est essentiel. C’est une évidence mais parfois on l’oublie quand on a la tête dans le guidon.

C’est ainsi que j’ai pu continuer la semaine avec le mardi qui fut plus calme et dynamique avec des temps en duo avec d’autres éducateurs. J’ai beaucoup apprécié les échanges sur nos pratiques éducatives et parfois sur nos passions que nous pouvons transmettre aux jeunes.
Le mercredi fut particulier car j’ai remplacé deux fois une heure des éducateurs qui étaient en entretien familiale. Pour une jeune, ce ne fut pas simple car elle ne me connaissait pas donc parfois se réfugiait dans un bureau d’un éduc qui a accepté de la prendre pour l’apaiser. Ce fut entendu.
Le jeudi, ce fut plus posé. J’ai pu être en électron libre et intervenir dans un groupe où il y avait besoin. J’ai eu l’occasion d’échanger avec d’autres éducatrices. Puis anecdote, des hommes d’entretien avaient besoin d’un quatrième paire de bras pour transporter une machine à laver avec un diable. On ne ricane, merci. J’ai donc aidé avec plaisir dans le quotidien de cet établissement.

Et le vendredi, j’ai découvert un nouveau secteur, les jeunes adultes qui vont aller en ESAT. Et là, très bon moment avec les éducateurs spécialisés techniques et une éducatrice coordinatrice. Ce fut très appréciable avec des jeunes bien autonomes (presque). Du bon boulot éducative a été fait. (Je fais attention à ce que je dis, ils vont sans doute me lire. Nan, je rigole. C’est sincère).

Bref, une semaine bien riche, très variée, pas facile avec l’organisation des groupes pour un remplaçant que j’étais.

Alors, la suite ? Je pars une semaine en vacances bien méritées. (sous la pression de ma femme, si si, je vous assure ! ) Faudra attendre deux semaines pour avoir une prochaine chronique.

Pourquoi ce canard pour illustrer cette chronique ? Je vous laisse libre d’interpreter 😀