Le soin dans le social?

Le soin dans le social ?

 

C’est une question difficile à traiter car la démarche de soin passe d’abord par comprendre l’intérêt de se soigner, et de prendre soin de soi. C’est surtout comprendre que le soin n’est pas gratuit pour tout le monde. Comprendre la démarche de soin, c’est surtout prendre conscience de sa santé, de son corps. A travers ce que l’on me raconte à travers des séances chez le médecin ou chez l’orthophoniste, des personnes ne sentent pas responsables de leur santé et pensent que tout leur est dû. «  Tout est gratuit pour moi. C’est la sécu qui paye. ». «  C’est la vie. C’est Allah qui veut. »

Le soin, c’est une question d’éducation sur la compréhension de ce qui se passe dans son corps et de l’effet des médicaments et des aliments sur sa santé.

Les soins demandent de la rigueur telle que la prise des médicaments, la prise en charge thérapeutique avec des rendez-vous précis, dans un rythme convenu. Face aux vies explosées, comment le soin peut ne pas paraitre comme un élément incompréhensible ?

Prendre soin de soi.

Prendre soin de son corps.

Prendre soin de son sommeil.

Prendre soin de son alimentation.

Prendre soin de sa voix.

Prendre soin de que l’on boit.

Il n’y pas d’incompatibilité entre le soin et le social. Il doit y avoir un travail de partenariat entre les différents acteurs de soin.

 

La question a été largement abordée par Joseph Rouzel : http://www.psychasoc.com/Textes/Soin-et-travail-social-un-pari-sur-l-impossibe.

 

A vos claviers !

Journée d’une orthophoniste

Chloé, orthophoniste depuis quelques années dans un quartier populaire, arrive tranquillement dans son cabinet. Elle prépare sa journée dont ses séances de rééducation vont durer de 30 minutes à 45 minutes, c’est selon les besoins de chacun.

8h59 et quelques secondes. Son premier patient arrive. Marco, un petit de 6 ans avec sa mère. Chloé échange quelques informations avec la mère qui va patienter dans la salle d’attente.

Début de séance. On se dit bonjour avec une voix délicate et douce pour ne pas brusquer Marco qui est de tendance très anxieux. Elle sort un petit jeu de manipulation. Des cubes qui s’emboitent et qui sont de différentes couleurs. Explication de consigne. Marco se jette sur les cubes. Chloé le reprend doucement pour qu’il prenne le temps de réfléchir.  La séance se passe sans trop de difficultés.

La matinée passe et c’est ainsi que vers 12h30, alors que Chloé était en pleine séance, une femme rentre brusquement : «  Bonjour Madame, je viens prendre un rendez-vous pour mon fils ». Chloé lui demande de sortir et lui informe qu’il faut téléphoner pour prendre rendez-vous. Elle respire en elle-même. Tous les deux-trois jours, y a toujours des personnes qui déboulent sans prévenir. C’est fatiguant à la longue ! Comme elle n’a pas de secrétaire, elle est obligée de gérer les imprévus, les coups de téléphone.  

14h15. Chloé prend enfin une pause pour manger. Elle a dû téléphoner à des écoles, à des CMP qui, pour elle, ne foutent rien. Elle est en colère à cause du manque de coordination de soin. Et surtout que chacun campe sur ses théories, ses positions, ses méthodes.

14h30. Reprise de séance avec un ado pour un problème de logico-math. Chloé s’appuie sur des outils spécifiques et des objets qu’elle a construite elle-même.

De son cabinet, elle entend facilement des mères de famille  converser fort et crier quand elles ne sont pas contentes.

17h45. Après 7 séances de passées, un militaire arrive. Il vient pour un problème de posture de langue. Chloé l’invite à s’allonger sur un tapis  comme pour les autres séances. Elle utilise la méthode Feldenkrais[i]. Cela consiste à en prendre conscience de son corps et à relâcher les tensions.

19h00. Elle entame sa dernière séance avec une ado complètement perdu dans ses mots. Chloé lui fait donc des exercices pour approprier son langage. L’ado est bloqué, presque en larmes. Chloé essaie de la rassurer, de lui apprendre à avoir confiance.  La séance passe sans succès. Elle part chercher la mère pour faire le point sur la suite. La mère ne comprend pas l’état de sa fille. Elle considère que sa fille est idiote, et espère que l’orthophonie arrangera cela. Chloé se redresse et reprend les choses calmement. La mère reste rigide, froide. Après 10 minutes, Chloé arrive à désamorcer la tension en invitant l’ado de réfléchir sur ce qu’elle souhaite pour les prochaines séances. Fin de l’entretien.

20h00. Elle jette un coup d’œil à la salle d’attente et voit que tout est en bazar. Les chaises ont été déplacées n’importe comment. Du papier traine et des cubes en mousse sont à moitié dévorés. Chloé se dit qu’elle a plus de chance car elle connait une de ses collègues où des gens ont balancé les chaises par la fenêtre pour les emmener chez eux.

Dans le quartier où elle est, elle fait souvent office d’assistante-sociale, de psychologue, d’infirmière malgré elle.  Il y a tellement de boulot, de misère sociale qu’elle a l’impression qu’elle ne s’en sortira jamais. Elle se sent impuissante face à la galère des familles.

Dire qu’en centre-ville, c’est un autre-monde où les orthophonistes ont affaire des gens plus aisés. Ce n’est pas mieux car elles peuvent se faire critiquer, surtout par des médecins assez imbus d’eux-mêmes. Ces derniers savent ce qu’il vaudrait mieux faire pour leurs enfants.

 

Bon courage aux orthophonistes, aux professions libérales, aux travailleurs sociaux qui font face à l’augmentation de la précarité.

 

PS : Inspirés de faits réels !

Ne desespérons pas de nos jeunes

Ne désespérons pas de la jeunesse !

Malgré la crise que nous traversons, malgré les chamboulements de la société avec l’évolution des technologies de la communication, nous devons garder confiance en nos jeunes. Garder confiance et les aimer avec ce qu’ils sont, reconnaitre leurs talents, les accompagner vers le meilleur d’eux-mêmes.

Nous avons été aussi jeunes, n’oublions pas. N’oublions pas que nous avons eu la chance, du moins, j’espère, d’avoir eu des adultes qui nous ont fait confiance, qui ont comptés sur nous. Et bien, sachons transmettre cette flamme de la confiance.

Comme disait Don Bosco : « Sans affection pas de confiance : sans confiance pas d’éducation ».

Continuez toujours à espérer contre toute espérance en chaque jeune. Même si un des jeunes semble partir à la dérive, sachons garder le lien coute que coute. Il reviendra un jour où l’autre. Ne désespérons pas de semer des paroles de confiance, des paroles de sagesse, des paroles de douceur ferme si besoin. On ne saura jamais ce qui qui va germer, fleurir ni quand dans le cœur du jeune. Il a sa propre liberté que nous ne pouvons qu’accepter.

Ne lâchons pas notre présence plus ou moins discrète mais visible pour celui ou celle que nous accompagnons.

Je me souviens d’un témoignage d’un  collègue éducateur. Il avait foutu une baffe à un jeune ado qui déconnait, dans une maison d’enfants à caractère social. Il a revu par hasard ce jeune 15 ans plus. Ce dernier lui a remercié pour cette baffe qui lui a permis de rester à la surface. C’est vrai que la baffe n’était pas la solution. Ce qui comptait, c’est la présence ferme et sûr de l’adulte qui accompagnait le jeune.

 

« Pense à ceux qui te seront confiés,

Si tu ralentis, ils s’arrêtent.

Si tu faiblis, ils flanchent.

Si tu t’assieds, ils se couchent.

Si tu critiques, ils démolissent.

 

Mais…

Si tu marches devant, ils te dépasseront.

Si tu donnes la main, ils donneront leur peau.

Et si tu pries, alors, ils seront des saints. »

 

Michel Menu

Texte récupéré sur la toile scoute 

 

Alors je souhaite à chacun de ne pas désespérer des jeunes et de croire toujours en eux magré des hauts et des bas.

 

 

Et Il voudrait partir…

Luc voudrait partir, claquer la porte

A son boulot, à ses collègues.

Tout abandonner sans legs

Tout jeter. Peu lui importe.

 

Il est fatigué des hurlements,

Des tensions en réunions

Et qui durent éternellement.

Par des mots, il se prend des gnons.

Des coups bas, des non-dits.

Parfois des trahisons et des interdits

Sans la moindre raison, arbitrairement. 

Puis des normes pleuvent sans sommation

Entravant tout dynamisme d’innovation.

 

Et il voudrait partir, claquer la porte

A la société qui excluent les faibles,

Les méprisant tel des cloportes.

Il se sent comme une piètre yèble.

 

L’un change d’avis, l’autre ne dit rien.

Ils sont cantonnés à leurs rituels

Pour ne pas sortir de leurs ruelles.

Ils sont dans leur système épicurien.

Bien rigides pour une efficacité sans faille.

Luc s’épuise pour garder le cap, tenir

Pour accompagner ses « canailles ».

Il perd confiance car tout reste à venir

Tel que reconnaitre son travail, sa folie

D’être auprès de ceux qui galèrent.

Il est dégouté, rongé par la colère

De voir tout ce qui est démoli

Par l’argent, la soif de pouvoir.

Qui veut bien l’entendre et le voir ?

 

Luc voudrait hurler sa rage sourde

Et tout laisser tomber, fuir.

Et il sait très  bien, sans flétrir

Ce qui fait sa vie et qu’elle est bien lourde.

 

Mais voici que des sourires lui rappellent

Pourquoi il est là. Ce n’est pas par hasard.

Des petites voix comptent sur lui, sans fard

Avec confiance et sincérité, pleins avec zèle.

Il prend du recul pour discerner, pour choisir

Avec du temps qu’il s’est imposé sans férir

Pour ne pas craquer, ni se faire virer.

Il ne sera pas un lâche, un dégénéré.

C’est ainsi que Luc prendra sa décision

Quoiqu’en disent les mauvaises langues.

Avec courage, il fera que rien ne tangue

Et être cohérent entre ses actes et sa vision.

Grace aux soutiens, il prendra une autre posture

Pour se faire entendre le plus justement possible.

Vraiment, rien pour lui n’est impossible

Même si les coups de bambous reviendront.

 

Alors Luc ne perd pas le nord

En s’entourant de ténors

Qui ont de l’énergie, de l’envie.

Il y a toujours un sens dans toute vie.

 

 

 

 

 

 

 

L’engagement dans le social?

A quoi tient l’engagement dans le social ?

En qui tient mon engagement dans le travail ou bien quand je suis bénévole ?

En quoi je m’engage et qui me fait tenir vers l’avant ?

Ce ne sont pas mes désirs qui m’entraînent hors de mes entraves pour une longue durée. Les désirs ont une courte espérance de vie. La motivation ? Elle oscille selon nos humeurs, selon les aléas de la vie quotidienne.

De nos jours, nous sommes dans l’immédiat des résultats, dans une volonté de maîtriser ce que nous allons semer et récolter. Et pourtant, dans le social, c’est semer en croyant à ce que l’on fait et les fruits porteront bien plus tard et ce qui génèrent beaucoup de frustrations, ce qui freinent l’enthousiasme des premiers pas dans le travail ou dans le bénévolat.

Avons-nous peur de nos valeurs et de se laisser déconcerter par ceux qui pensent autrement ?

Comment tenir l’engagement quand ceux qui débutent leur métier par des séries de remplacements, de petits CDD ? Comment peuvent-ils se sentir en sécurité et croire en ce qu’ils font ? Ils ne verront jamais les fruits de leurs labeurs. C’est un combat permanent pour se motiver, pour construire son identité professionnelle.

Au de la crise économique et des choix de la politique sociale, il y a de quoi être désœuvré.

Certains ne s’engagent pas car ils sont seuls, ont l’impression qu’ils ne peuvent rien faire.

A quoi tient l’engagement ? Je dirai le courage d’être, de faire route avec d’autres personnes avec qui on partage les mêmes valeurs, ou avec qui on peut confronter nos idées, construire.

C’est vrai qu’il est difficile de tenir le rythme dans notre engagement face aux aléas de l’emploi, des lois qui apparaissent.

Comment oser s’engager quand on voit le manque de motivation autour de soi ?

Il faut oser se parler, contacter d’autres personnes qu peuvent nous comprendre.

S’engager, c’est participer à une dynamique qui correspond à nos valeurs, qui se rapproche en partie de nos idéaux. C’est s’investir dans des actions concrètes qui permet à l’institution, à l’association, au groupe de fonctionner.

S’engager, c’est risquer de se conformer aux règles qui régissent nos actions dans une structure. Est-ce pour cela que certains ont peur de se lancer, de peur de perdre leur liberté, leur indépendance ?

S’engager ne peut que nous faire grandir en humanité, de s’ouvrir à l’adversité.

 

Je vous souhaite de vous engager, de ne pas avoir peur de se lancer en fonction de vos forces, de vos capacités.

Chacun est capable de s’engager dans la mesure de leurs vraies possibilités d’actions.

Bon courage dans tout ce que vous entreprenez, dans tout ce que vous estimez justes et légitimes.

 

 

 

Les petits bonheurs d’éduc spé ?

(D’après mes expériences)

 

        Après des semaines de cris, de boucan, une matinée calme après avoir instauré un cadre sécurisant, apaisant auprès des jeunes.

        Quand un de tes jeunes autistes arrive à s’exprimer par un geste ce qu’il ressent après plusieurs semaines de frustrations.

        Quand un jeune ne part plus en colère quand on lui dit non.

        Lors d’un atelier musique, un jeune arrive enfin à produire un rythme et qu’il est attentif au aux autres. Le must, c’est quand la psy vient et dit : « C’est énorme, il n’a jamais fait ça ! »

        Qu’après plusieurs semaines de contact avec les jeunes tu arrives enfin à établir un lien de confiance avec leurs parents.

        Quand un jeune te redemande de faire un jeu alors que t’avais galéré pour le préparer.

        Quand ce matin-là, la jeune déficiente intellectuelle n’a pas mis ses crottes dans toute sa salle de bain.

        Quand un jeune polyhandicapé arrive à se détendre après des jours de douleurs, et par la suite, il fait un petit sourire.

        Quand un jeune rend un service et que c’est énorme pour lui de le faire.

        Quand entre collègues, on se comprend et que nous posons des actions qui apportent ses fruits.

        Quand on sent une vraie cohésion de groupe qui s’établit dans l’équipe.

        Quand notre hiérarchie nous dit merci pour telle action.

         

Y aurait encore pleins de choses à dire, tellement les petites victoires sont parfois insignifiants mais essentiels pour notre boulot.

Tout est dans l’endurance, la persévérance dans notre passion du métier.

J’invite vraiment chacun à relire régulièrement sa pratique, en le partageant avec ses collègues ou autres éducateurs qui peuvent comprendre et entendre.

Je souhaite à chacun d’oser être ce qu’il est, avec ses convictions pour faire émerger des petits victoires, et d’y toujours y croire.

Et vous, quelles sont vos petites victoires ?

Comment être éduc spé? ( humour)

Comment être un éducateur spécialisé ?

Tout d’abord, ne pas se former et ne se fier qu’à ses intuitions.

Ne jamais faire de lien entre la théorie et la pratique. Les livres, c’est pour les intellos.

Ne jamais se remettre en question et de ne pas tenir compte des critiques, peu importe s’il est positif ou négatif. Il n’y que toi qui te connais et tu ne te fies qu’à tes propres jugements de valeurs.

Tu imposes tes règles sans devoir te préoccuper du bien être et de la dignité de la personne que tu accompagnes.

La loi, c’est pour les coincés, les tordus. Tu sais ce qu’il faut faire.

Ne travaille pas en équipe. L’équipe ne peut que poser des problèmes.

Évite les conflits, cela ne sert à rien et tiens-toi sur ce que tu as décidé.

Ne tiens pas compte de ta fatigue, des sauts d’humeur, c’est du pipeau.

Quand tu dois être têtu et obstiné, c’est la seule façon de réussir et de faire carrière.

N’essaie jamais d’écrire et si tu écris, utilise ton propre langage de crainte qu’on te découvre.

Fais-toi de la pub pour dire que tes actions sont les meilleurs.

Fais à la place des autres qui ont besoin d’aide, tu iras plus vite.

Si un jeune t’énerve, tu lui fous une baffe et tu fais croire à tes collègues que c’est de la légitime défense.

 

En gros, si tu te retrouves dans un de ces items, tu te goures de métier.

Je souhaite à chaque étudiant et jeune professionnel un bon courage, de se faire confiance et de trouver des appuis extérieurs à qui vous pouvez faire confiance et qu’ils vous font confiance.

Ne vous mettez pas la barre trop haute au niveau du public auprès de qui vous souhaitez travailler.

Respectez-vous, avec vos limites et vos talents pour mieux respecter ceux que vous accompagnez et vos collègues.

Pleins de courage à vous tous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Boite à outils du travailleur social

        Téléphone portable, avec répertoire des contacts nécessaires dont le samu… on ne sait jamais

        Pansements, cotons et alcools pour soigner petits et gros bobos.

        Un micro HF pour moins tendre l’oreille et écouter de manière confortable

        Un crayon et bloc notes… pas la peine de dire pourquoi, hein ?

        Une canne à pêche pour attraper les gamins ou les adultes fugueurs… ah non, cela ne rentrera pas dans la boite à outils

        Un couteau suisse évidement pour des réparations de dernière minute (Bricolage, voiture qui tombe en panne)

        Une gourde d’eau ou un thermos de café pour se déshydrater et tenir jusqu’au bout de notre intervention.

        Des baskets inusables pour pouvoir courir dans tous les sens

        Un coussin transportable pour nos pauvres fessiers lors des réunions d’équipe, des réunions institutionnels, etc.

        Un petit mémo des sigles au cas où on aurait un trou de mémoire.

        Un télécommande pour faire baisser le volume des personnes qui hurlent à longueur de journée.

 

                                               Tout cela dans un sac à dos aux multi-poches, aux tissus indéchirables, imperméables.

Avec, en bonus : Un masque de cire reprenant exactement la forme de votre visage avec un grand sourire :

Souriez même si vous êtes déprimé.

 

La boite à outils vous est offerte*

 

sous conditions : paiement d’une somme de 1.152.145 euros soumis à la TVA.

 

 

 

 

 

 

 

 

Se former?

Se former ?

Apprendre, réapprendre ce que l’on croyait savoir et qu’on a oublié.

Se remettre à jour pour prendre de la distance et interroger notre pratique dans la vie quotidienne.

Se former, c’est une hygiène de vie tant au niveau professionnel que personnel.

Apprendre de nouvelles choses, c’est jubilatoire, surtout si le formateur est passionné et pédagogue.

Se former, c’est oser se laisser déplacer dans nos certitudes. Le savoir est un atout non négligeable dans le lien social. Dire que l’on sait certaines choses apportent une meilleure image de soi. Je rectifie : Il ne suffit pas de tout savoir pour maîtriser les événements et les personnes. Il faudrait essayer d’être et non dans le paraître.

L’apport de connaissances peut nous faire grandir, nous épanouir et mieux comprendre certaines choses de la vie, sur ce qui nous entoure.

Se former, c’est vouloir dépasser nos préjugés, nos idées préconçues et de mettre des mots sur ce qu’on aimerait comprendre.

Je reprends les études après 7 ans d’activité professionnel. Je vous assure que c’est une vraie aventure dans les méandres de l’apprentissage d’un domaine qui m’est complètement inconnue.

Ce matin, j’ai savouré un cours, d’une part, c’était intéressant et d’autre part, la prof était clair, net, précis. Un pur régal.

 

Je comprends mieux l’angoisse des élèves face à l’inconnu, aux savoirs qu’ils doivent emmagasiner, comprendre, décortiquer. Peur de rien comprendre. C’est l’adulte, entre autre, qui doit mettre en confiance l’élève, chaque élève. Chacun à ses propres capacités d’apprentissages, de mémorisation soit de manière visuelle ou auditif , ou bien de manière…. euh… communicatif ou comportemental. (Il me semble qu’il y a un mot plus pointu que ça!)