Une journée de marche à Oslo

Ce mercredi 23 juillet, j’étais donc bien arrivé à Oslo à 7h30 par le Flixbus.
Même avec les 35 heures de bus dans les pattes, j’ai décidé d’aller marcher, sans utiliser les transports en commun.

J’étais quand même allé à l’hôtel pour déposer une partie de mon sac à la bagagerie. Au moins, je pouvais gambader plus légèrement.
Après avoir bien rempli ma gourde et mis mon appareil photo, je partis à l’assaut de la capitale norvégienne.

J’ai tout d’abord commencé par la citadelle d’Akershus.
Il y avait peu de monde et j’ai pris un bon moment pour découvrir les moindres recoins de l’extérieur de la cidaelle.

Puis une belle vue sur Aker Brygge

Et au loin, en zoomant, j’ai vu l’Holmenkollbakken, le tremplin du saut à ski, l’un des plus vieux au monde qui date de 1892.

Puis je suis reparti vers le centre d’Oslo pour rejoindre le Karl Johan Gatan, une très longue avenue entre la Gare et le chateau Royal !

Le château royal

Puis j’ai continué ma route derrière le château jusqu’au Vigelandsparken, un parc où un artiste a crée beaucoup de sculptures sur la vie quotidenne des norvégiens.

Puis parfois je découvre des choses étranges comme ce bac à livres pour les brûler ensuite ?
De l’humour norvégien, sans doute !

Je m’étais quand même posé à l’ombre, sur un banc, car il faisait bien beau et chaud. J’avais pu trouver un autre endroit pour réemplir ma gourde. j’avais demandé à une personne, près d’une église. Elle m’a emmené dans le presbytère pour la remplir à la cuisine.
J’ai donc constaté qu’il n’y a de fontaine publique.
Puis au début du parc, j’avais une envie pressante et il fallait que je libère aussi ma carte bleue pour 15 couronnes suédoises, en gros 1 euros 5 pour acceder aux WC.

Bref, à partir du parc, j’ai pris mon élan pour faire un long trajet jusqu’à une rivière qui traverse Oslo, nommé Akerselva. Enfin, c’était plutôt un torrent qui dévalait les pentes d’Oslo avec pleins de cascades.

Je voulais rejoindre par la suite Grünerløkka, un quartier aux immeubles colorés. Bon, je n’ai pas été inspiré pour faire des photos.

J’ai ensuite galéré pour aller au jardin botanique, un lieu prisé par les habitants.

J’avais tenté d’y mangé mais c’était plein. Je m’étais donc installé sur un banc pour manger ma banane car j’en avais acheté dans un magasin appelé Niervesen juste après le château royal.
Je commencais à avoir bien mal aux jambes, déjà 20 kilomètres en tout.

A la sortie de Grønland, un quartier très multiculturel, je suis retombé sur la rivière Akerselva !

J’étais de retour au niveau du complexe commercial dans la gare routière et la gare ferroviaire, quand soudain, la pluie s’était mis à tomber fortement. J’avais laissé mon K-Way à l’hôtel avec l’assurance de mes hôtes que le soleil brillerait toujours.
Heureusement, j’étais bien à l’abri et j’en profitais pour chercher des timbres. J’avais galéré à en trouver, en vain !
Quand la pluie se calma, je pus ressortir pour aller voir la cathédrale d’Oslo.


Ensuite, j’étais revenu me poser à l’Hôtel pour m’installer dans un dortoir et ranger mes affaires dans un casier fermé avec un cadenas. Il y avait déjà un gars qui dormait, faisait sa sieste !

Puis je suis reparti marcher vers le port, malgré mes jambes douloureuses.

Je pus enfin voir l’opéra très moderne au loin mais j’étais trop épuisé pour y aller complètement.

Sur le retour, j’ai pu aller m’acheter mon seul repas de la journée, un poké bowl et m’installer près de la forteresse.

Il n’était que 18h30 quand je suis revenu dans ma chambre pour enfin m’endormir à 19h !

Le lendemain matin, réveil à 4h30 du matin. Je suis allé déjà me balader dans les rues vides d’Oslo. il faisait déjà bien jour !

Après un bon petit déjeuner, je pris la direction de la gare !

Objectif : train pour Bergen

De Lyon à Oslo en Flixbus

Lundi 21 juillet dernier, j’étais enfin parti en flixbus pour la Norvège.

Un voyage de 35 heures de bus avec un changement à Berlin.

Je m’étais préparé avec des munitions alimentaires, un coussin pour le cou et un masque pour les yeux. Pour le bruit, j’avais juste à éteindre mon appareil auditif.

Le bus était bien arrivé à l’heure et le voyage s’est passé sans trop de couacs jusqu’à Berlin, avec juste des papiers d’identité à montrer à la police allemande à Kehl.

J’étais situé complètement à l’avant du bus en hauteur. Hélas, j’ai eu froid aux jambes toute la nuit.

À la gare routière de Berlin, je voulais aller aux WC mais impossible car je n’avais pas de monnaie. J’ai tenté de chercher un distributeur. Mais rien. Mais heureusement, un jeune couple m’a donné une pièce de deux euros, prix du WC. Il était temps, j’avais un mal de chien au ventre.

Par la suite, j’ai pu allé manger un coup. Et pour prendre de l’eau, il n’y avait aucune fontaine. J’ai pu demandé à l’agence flixbus. Un agent m’a gentiment rempli la gourde.

Le deuxième bus est arrivé avec 10 mn de retard. nous nous sommes pris une grosse averse en attendant ! Un abri tout mince nous préservait à peine des gouttes.

Là, j’étais situé complètement à l’arrière du bus contre la vitre. Cela a été beaucoup mieux.

De Berlin à Rostock, je m’étais endormi puis réveillé par des grosses averses après Rostock.

Pour passer de l’Allemagne au Danemark, nous avons pris le ferry de Puttgarden et Rødby. 40 mn de traversée où on a le temps d’aller manger, boire, se détendre sur le bateau. Par contre, il faisait frais, bruineux et venteux.

À l’arrivée au Danemark, pendant que la police vérifiait nos identités, une sacrée tempête dévalait sur nous. Le trajet ensuite jusqu’à Copenhague fut bien agité.

Après Copenhague, alors qu’il faisait déjà bien nuit. Le bus va dans une zone étrange où il s’engouffre à moitié dans un fin hangar. Sans doute pour vider les sanitaires !

Ensuite, direction la Suède par un tunnel et un long pont jusqu’à Malmö ! Une superbe vue nocturne avec une brume éclairée au loin, et nous, survolant la mer noir d’encre.

Hélas, la contemplation fut rompu à la douane. Après vérifications d’identité, le bus a dû allé dans un hangar. Nous sommes tous descendus pour récupérer nos bagages, et se mettre en rang. Un policier accompagnait un chien renifleur de drogues. Quatre personnes ont été emmenés à part. Nous sommes repartis sans eux. Surtout un qui avait laissé à sa place son chargeur et quelques affaires.

Après avoir perdu une heure, le bus traçait sur les routes suédoises.

Vers 6h, Nous franchissions la frontière Norvégienne sur un grand viaduc surplombant un fjord. Le soleil s’était déjà bien levé !

Quelques minutes plus tard, le bus freinât un grand coup alors que nous étions sur la voie rapide. Ce fut un élan qui traversait la voie et tentait désespérément de trouver la sortie !

Et au même moment, j’aperçus dans un champ de blé, une biche et deux faons s’enfuir vers la forêt.

Vers 7h30, nous arrivions enfin sur Oslo !

Une journée de marche s’annonce !

Mais ça je vous le raconte demain !

Le sous-titrage jusqu’au bout !

Sous-titrez jusqu’au


Bout !

C’est comme écrire jusqu’à la
Sinon c’est casse-
Et apr
On aba

Allez, on se reconcentre !
Le sous-titrage doit être complet
Comme les phrases quand nous écrivons.

C’est logique, non !

Sinon, faites appel à des professionnels qui vous feront ça très bien !

Le sous-titrage automatique ?
Faut passer derrière et vérifier puis corriger.

Vou lèsserié cé fôtes ?

Un peu de rigueur, que diable !
Fichtre, un peu de sérieux et de respect envers les lecteurs.

Pitié,
Pas
de
mot
par
mot.

Mettez des phrases complètes et lisibles
Avec de forts contrastes.
Deux lignes maximum.

Ne faites pas comme Arte.
Ils mettent le sous-titrage sur le côté en fonction de la personne qui parle.
Nous n’avons pas des yeux de caméléon.

Je compte sur vous pour greiller au vin.
Euh, veiller au grain !


Comment gérez-vous vos sous-titrages ?

PS : Cela fait du bien cette fraicheur, n’est-ce pas ?

PS : J’ai envoyé ma première candidature hier pour un temps partiel, depuis des mois. Un poste qui me plairait fortement !

…………………………………………………………………………………………………………………………
Tu me découvres ?
Je suis conférencier-comédien pour aider tout public à mieux accueillir les handicaps invisibles et briser les préjugés.
Et surtout semeur d’énergie !

Rire et émotions : mon spectacle sur l’identité Sourde

Du rire et de l’étonnement !

Devant 70 professionnels de l’Institut Gustave Baguer,
j’ai joué mon spectacle « Un sourd rire vaut mieux qu’un mal entendu ».

C’était à l’occasion d’une réunion de fin d’année pour faire le point, pour penser à l’avenir des jeunes sourds accompagnés.

➡️ A travers ma conférence-témoignage, j’ai apporté mon regard de sourd appareillé oralisant.
Un autre type de point de vue sur la diversité du monde des sourds.

Et bien sûr, j’ai été secondé par deux interprètes en langue des signes.
Je me suis vraiment amusé avec elles.
Comme je connaissais mon texte par coeur, je me suis laissé emporté dans l’improvisation.

J’ai posé des questions au public.
Les mains ont levé pour répondre oui ou non.

Puis un moment, la scène bougeait comme un trampoline.
J’ai osé faire le clown en rebondissant plus.
L’interprète m’a rejoint dans le délire.
Rires dans le public.

💪 Un pur régal et j’étais triste en finissant mes propos.
Les applaudissements ont été denses avec beaucoup de bras levés en langue des signes.

Puis sont venus les questions.
Cela tournait énormément sur l’identité sourde.
Sur le choix de communication.
Sur la place des parents dans l’éducation.

Comment un jeune sourd oralisant pouvait arriver à prendre sa place entre le monde des sourds signants et des entendants ?

Alors j’ai apporté ma réponse et il peut y en avoir d’autres, car j’ai mon vecu, mon histoire, mes rencontres qui ont faconné mon identité.
Et surtout que cela a pris du temps.

🧡 Un bon moment passé avec les professionnels tel que des orthophonistes, des éducs spés, des profs specialisé.es etc.

Un truc à noter :
– Me poser des questions courtes car après j’oublie le début quand c’est trop long.
Cela vous arrive aussi ?

J’espère jouer encore plus l’année prochaine dans ces types de structures et c’est déjà prévu dans deux endroits !

PS1 : Place au week-end qui ne s’annonce pas reposant pour moi, car je vais animer un grand jeu avec 5 farfadets (scouts de huit ans) dont ma fille.
Oh joie ! 🤣

Pourquoi je décide d’intégrer une interprète LSF à mon spectacle !

J’ai 4 raisons pour vous convaincre :

🤝 1. Être cohérent avec mon message

Logique, je prône une accessibilité universelle.
Je parle de la LSF (Langue des signes française) à travers un de mes personnages.
C’est passer de la parole aux actes.

📈 2. Ouvrir mes portes à une nouvelle communauté

En France, des centaines de milliers de personnes sourdes pourraient apprécier mon spectacle sur un sujet qui les touche directement.
Pourquoi les priver de rire ensemble ?

💡 3. Transformer mon spectacle en démonstration vivante

Quoi de mieux que de montrer la beauté de la LSF en direct ?
Le public découvre concrètement cette langue riche et expressive, rendant mon message plus percutant.

🧡 4. Le plaisir de partager la scène

Fini le one-man show solitaire !
Avoir une interprète à mes côtés, c’est créer une vraie complicité sur scène.
Un duo artistique où nos deux formes d’expression se complètent et s’enrichissent mutuellement.

C’est plus vivant, plus dynamique, et franchement… plus enthousiasmant !

Hâte de pouvoir jouer demain en duo, ma dernière représentation avvant les vacances.

L’interprète qui est sur la photo, c’est Karine. Elle connait par coeur mon spectacle car elle a déjà interprété 7 fois.

Elle fera la huitième fois le 13 septembre à la salle des fêtes de Nivolas-Vermelle (38) à 20h30.

Si vous me faites appel, une interprète LSF sera inclus dans le devis !

▶️ Toute conférence, tout spectacle devrait être accessible avec une interprète LSF (cela peut un aussi, même si les gars sont moins nombreux), et du sous-titrage au minimum.
On pourrait aussi avoir de l’audiodescription et du codage LPC !

💪 un sourd rire partagé vaut définitivement mieux qu’un mal entendu !

Allez, on se fait une date à la rentrée ?
vivien@apprendreaecouter.com

PS : Pendant que j’écrivais ce post, un magnifique orage a dévalé sur ma commune. Nous avons perdu 15 degrés en 30 minutes. Un bien fou !

Le handicap n’est pas un problème

Je ne suis pas un problème.

C’est votre regard qui nous rejette.
C’est votre posture qui nous discrimine.
C’est votre inaction qui nous exclue.

Vous restez sourds à nos droits.
Vous êtes aveugles aux solutions.

Stop aux discriminations !
Stop au validisme qui peut tuer !

Nous faisons partie de la société.

Nous sommes 12 millions environ avec un handicap.
Des forces vives qui peuvent s’accomplir.
Des personnalités qui peuvent s’investir.
Des voix qui peuvent porter loin.

Nous ne sommes pas des erreurs de la création !
Nous n’avons pas choisi d’être imparfaits.
La perfection n’existe pas d’ailleurs.

Nous choisissons de vivre
Avec ce que nous sommes,
Pour faire ensemble le vivre ensemble !

Ensemble, agissons vraiment !
Vive l’accessibilité universelle !

Depuis hier, 1er juillet, a commencé le mois des fiertés handies.

J’ai appris cela grâce à Lydie Raër.
Je reprends son texte qui est très clair :

« Créé aux États-Unis en mémoire de l’anniversaire de la promulgation, le 26 juillet 1990, de l’ADA (Americans with disabilities Act),

ce mois célèbre les personnes handicapées, leurs diversités et promeut l’accessibilité universelle, dénonce le validisme :
– le système d’oppression subi par les personnes handicapées.

Il s’agit également d’un mois de commémoration des personnes handicapées décédées du fait des violences validistes.

Vous connaissez ce drapeau ?

Il s’agit du drapeau de la fierté des personnes handicapées créé en 2019 par Ann Magill, autrice présentant une paralysie cérébrale.

À l’origine, ce drapeau comportait des motifs en zigzag, ce qui le rendait peu accessible aux personnes malvoyante. Il a donc été modifié en 2021 et comprend aujourd’hui des couleurs plus douces et des rayures diagonales droites.

Voici la signification du drapeau :

Les six couleurs du drapeau : Le handicap traverse les frontières entre les nations
Fond noir : Deuil pour les victimes de violence et d’abus validistes
Bande diagonale : Franchir les murs et les barrières qui séparent les personnes handicapées de la société
bande rouge : Handicapées physiques
Bande dorée : Neurodivergence
Bande blanche : Handicaps invisibles et non diagnostiqués
Bande bleue : Handicap psychiatrique
Bande verte : Handicaps sensoriels

Je vous souhaite à toustes un très beau mois des fiertés handies ✊ 🌈


Pardon, j’ai perdu mon humour ?
Point du tout, j’ai bien le droit d’être en colère aussi 😁

Mais c’est vrai que je préfère sensibiliser avec le rire, le message passe différement !

Alors, quelle est le problème ?

Dialoguer avec un sourd, c’est possible ?

4 questions pour s’entendre !

4 réponses en toute simplicité autour de la surdité.

🔹 Que faites-vous si vous tombez en panne d’appareil auditif, alors que vous êtes en groupe ?

Je serai bien embété. Soit j’échange en langue des signes si d’autres personnes la connaissent. Ou bien, je prends un support ou sort mon application de
sous-titrage.

Mais à l’improviste, ce n’est jamais simple. Tout dépend de la bienveillance du groupe.

🔹 Est-ce que des professionnels de santé ont empêché vos parents de vous faire apprendre la langue des signes ?

Très bonne question. J’ai rien entendu.

C’est plus les pouvoirs publics qui n’ont pas soutenu la création d’une association par mes parents, en vue d’une éducation bilingue entre la langue des signes et le français écrit/oral.

J’ai donc intégré une école ordinaire avec des séances d’orthophonie.

🔸 Que diriez-vous à une personne qui perd de l’audition et qui ne veut pas se faire appareillé ?

Je lui parle de mon expérience d’appareillage qui a lieu tous les 5 ans.
Au bout de quelques jours d’adaptation et de réglages, c’est toujours un régal de bien entendre et de comprendre.

C’est comme pour les lunettes, c’est du confort auditif comme pour du confort visuel. C’est dommage de pouvoir s’en priver. Et les relations avec nos proches peuvent s’apaiser.

🔹 Peut-on évoquer autrement le handicap ?

Le mot handicap n’est pas un gros mot. Appelons un chat un chat. Tout dépend de l’intention qu’on met derrière. C’est surtout ne pas résumer la personne à son handicap.

Nous pouvons parler de nos besoins spécifiques au quotidien, de nos singularités. Cela se fait dans le dialogue et dans la bienveillance, sans s’apitoyer surtout !

Nous sommes avant tout des personnes avec nos passions, nos défauts, nos délires, nos rêves.
………………………

😱 Cela m’est déjà arrivé de ne pas pouvoir répondre à une question trop technique !
Pour cela, je demande si dans la salle, quelqu’un peut y répondre !

Pour en savoir plus, mon spectacle « Un sourd rire vaut mieux qu’un mal entendu » vous offre un grand panel de mon expérience autour de la surdité et du handicap invisible.
Et tout cela avec humour et légéreté !

Hâte de venir jouer chez vous à la rentrée scolaire !

PS : Post écrit dans la fraicheur matinale entre 5h30 et 6h30 ! Bon courage avec la chaleur !
J’ai réussi à faire baisser la température de l’appart de 29°2 à 26°9, youpi !

PS2 : Ma dernière date avant les vacances sera ce vendredi 4 juillet près de Paris. 😁

Quête pour des piles auditives

Que de péripéties, je vous assure !

Je m’en serais bien passé.

Depuis quelques jours, je savais que j’étais en rupture de sotck de piles auditives.

Plusieurs fois, j’étais passé devant des audioprothésistes.

« Oui, oui, faut que je me réaprovisionne » !

Et cela n’avait pas loupé.

Mon appareil auditif fit un délicieux signal,

m’avertissant que je n’allais plus rien entendre :

« Biiiiip biiiiip biiiiiiip »

Traduction : « Change de piles ou tombe dans un silence éternel »

Tout fut sous contrôle, ça va !

On était samedi matin.

Je savais qu’il y avait deux audioprothésistes dans ma ville.

A ce moment là, j’étais à une fête du centre social, en vélo avec ma famille.

Nous repartions comme d’habitude chez nous, dans une douceur relative.

Je laissais ma famille rentrer et pour ma part, je bifurquais pour descendre dans la fameuse rue où se trouvait les deux audioprothésistes, à 50 mètres entre les deux.

J’attachais mon vélo puis je me pointais chez le premier audio.

Fermé le samedi matin, sur rdv.

Diantre !

Je repris ma marche pour aller au deuxième.

Ouvet du mardi au vendredi.

Fichtre !

Comment ça ?

C’était un nouveau et je n’avais pas fait gaffe à leurs horaires d’ouverture.

Mais la plupart sont ouvert le samedi matin, m’écriais-je !

Bon, je fis 153 mètres jusqu’à la pharmacie en espérant trouver des piles auditives.

Cela peut arriver, je vous assure.

Des clous, des cacahuettes, que dalle !

Mazette de mazette.

Bon, je décidais de rentrer chez moi avec mon vélo.

Arrivé chez moi, ma femme me conseilla d’aller chez l’opticien.

Mais oui, je n’y avais pas pensé.

Comme j’étais déjà un peu fatigué, je pris la voiture.

Vous allez ricaner, l’opticien était à côté de la pharmacie où j’y étais 10 mn avant.

Il avait bien des piles, mais périmé depuis 2023.

Il me donna 2 boites de 6 et je repartis chez moi dans la fournaise de ma voiture.

Dans ma demeure un peu fraiche, je changais ma pile.

Nada.

Une deuxième nouvelle.

Silence radio.

Une troisième.

Toujours rien.

Et même une quatrième, hein, au cas où.

Dans mes rêves les plus profondes.

Il était déjà 12h06 !

Mon audioprothésiste habituel dans la commune voisine fermait à 12h30.

C’était décidé.

Alors que j’étais dans un silence complet.

A part un petit bruit de fond.

C’était mes acouphènes qui me tenaient compagnie.

Je repris ma voiture brulante

En espérant arriver avant la fermeture.

Je dévalais une petite route sinueuse, ombrageuse

Pour ensuite dévaler une grande rue.

Sur place, j’y étais à 12h20.

Ouf, mon audioprothésiste m’accueillit avec un grand sourire.

Je pris 3 boites.

Et elle me proposa de changer le tuyau de mon appareil.

Bien sûr, avec plaisir !

Tout est bien qui finit bien.

Une heure pour avoir tenté mes piles auditives.

Un geste nécessaire pour que je puisse entendre, et être en lien avec mon entourage.

Et surtout bien entendre et bien comprendre.

« Ah, quelle aventure » comme dirait Bebel.

Vous avez la ref ?

Cela vous ait déjà arrivé des mésaventures de ce style ?

Je ne suis pas courageux

Je n’ai pas le choix.
Je n’ai pas choisi d’être sourd.
Je n’ai pas choisi d’avoir une grande fatigabilité.
Je n’ai pas choisi d’avoir d’autres tracas du quotidien.
Je n’ai pas choisi d’être atypique et d’avoir un relationnel particulier.

Et pourtant il me faut perséverer, avancer si je veux vivre.
Je fais face à mes vagues d’humeur, très fluctuantes.
Je surfe si possible et j’en profite quand l’énergie remonte.
Il me faut accueillir les moments très creux .

Je n’ai pas le choix d’ailleurs.
Je ne suis pour rien.
Ni responsable, ni coupable.

Par contre, je suis responsable de comment je veux me relever,
Comment j’ose danser sous la pluie,
Comment sourire malgré tout
Et pleurer quand il y a besoin
Pour évacuer le trop plein,
Quand les angoisses sont là.

Mais jamais je n’irai me jeter dans l’étang.
Ni m’enfoncer dans les ronces,
Ni me mettre sous les roues d’un camion.

Des idées noires, juste des pensées.
Les laisser couler, ne pas les laisser s’ancer.

J’ai toujours cette lueur en moi.
Une lumière vive qui veux toujours croire.
Que la vie en vaut toujours la peine.

Avancer avec la peur,
Oser sortir de sa zone de confort,
Et surtout oser recevoir de la tendresse,
Les mots doux, les sourds rires.

J’ai choisi de vivre, c’est certain !
Avec ce que je suis, avec mes fragilités.
Cela ne m’empêche pas de vivre des projets,
D’avoir des rêves, de les concrétiser.

Tout dépend aussi dans quel environnement je suis.
Je suis très sensible à l’environnement,
A l’ambiance qui peut me porter,
Me faire aller plus loin
Sans jugements, sans préjugés.

Je ne suis pas courageux.
Je suis juste résilient !

Alors je persévère pour témoigner, inspirer, sensibiliser
Jouer avec humour.

Je continue parce que vous êtes là!

Merci !

Ecouter, un sacré défi !

Cela me demande une énergie de dingue !
Savoir différencier les sons, les discerner.

❌ Les sons B, D et P se confondent souvent
tel que Bain, Daim ou Pain.
❌ Ou bien les F et les V
comme feu et voeu !

Deux exemples parmi tant d’autres.
Parfois, je fais de la suppléance mentale,
je devine selon le contexte.

C’est la roulette russe
non létale, heureusement !

⚠️ Puis le temps que je traite les informations.

Quand c’est une longue question, j’oublie rapidement le début de la phrase.
Et je fais répéter.

😱 Le pire, c’est quand il y a un peu de bruits dans les alentours.
Mon appareil auditif ne filtre pas les sons.
Tout est au même niveau.

✅ Ce n’est pas pour rien que j’utilise mon micro-bluethooth, et que je fais circuler dans le public.
Cela me permet d’entendre le son directement dans mon appareil auditif.
Et réduit les bruits ambiants.

Cela arrive qu’une personne veuille me parler sans micro.
Mais le problème, c’est quand le bluethooth est activé, je n’entends plus l’environnement.
Le micro est donc nécessaire dans ce cas-là !

Ecouter me pompe beaucoup d’énergie.
Au bout d’un certain temps, je perds en efficacité.
Une grosse fatigue auditive s’installe.

✅ J’apprécie quand les questions sont clairs, brefs.
✅ Le must, c’est quand les questions sont écrites.

Lors de certaines interventions, on a pu utiliser une application pour projeter les questions sur grand écran.
Un sacré régal.

J’adore écouter mais dans de bonnes conditions.

Et vous ?
Comment ça se passe pour écouter?

Hâte de vous écouter en commentaire,
😁 enfin, vous lire plutôt !

PS : Pour rappel, je joue à Saint-Etienne (42) à 20h, au café remue-méninges ce vendredi 6 juin !

PS2: Photo de Noémie Allardet