J’inaugure un petit jeu, le mercredi, pour laisser votre imagination vagabonder !
Il n’y a pas de mauvaise ou bonne réponse!
Amusez-vous bien 🙂


Au hasard d’une rencontre dans les bois ☺️
Bonjour tout le monde, je voudrais évoquer avec vous la violence des mots que nous employons envers les personnes que nous accompagnons. Et de la violence en général dans nos institutions.
Comment doit-on parler d’eux ?
Est-ce que ce sont des patients ? Non, certes nous ne sommes pas des soignants.
Des usagers ? Cela fait comme des usagers de transports en commun. Des personnes qui utilisent un service de manière passager.
Des clients ? Bof, pas vraiment. Le service après-vente laisse à désirer parfois. Puis ils ne choisissent pas ce que nous leur proposons dans une très grande partie de la population concernée.
Des résidents ? Cela fonctionne bien pour ceux qui sont en foyer, c’est neutre, pas stigmatisant. Enfin, il me semble.
La manière comment nous nommons ceux qui nous sont confiés influence notre regard et notre vocabulaire.
Ensuite, cela peut paraitre évident, comment nous leur parlons ?
Pour certains, on pourrait croire qu’ils ne comprennent rien à ce qu’on leur dit et on pourrait se permettre des phrases dures comme pour évacuer une impuissance que nous avons face à la situation.
Dans le domaine de la déficience intellectuelle, on peut tomber dans des mots dures face à des situations de crise : « Arrête de faire l’imbécile ». « Tu fais chier ».
Comment doit-on se positionner face la violence ?
Il est clair qu’il est hors de questionner de l’utiliser à des fins éducatifs ou non. La violence n’est jamais justifiable. Même sous le coup de la colère, de la fatigue, de l’épuisement. Et si cela se produit, il ne faut pas avoir honte, en parler, comment prévenir ces gestes ? Se passer le relais, certes mains encore ?
Mais il ne faut pas oublier que nous sommes des êtres humains. L’éducateur spécialisé n’est pas superman. Je ne suis pas superman. Nous ne sommes pas rodés contre la violence.
C’est un travail de toute une vie d’éviter la violence, de passer par les mots, par des gestes pour contenir cette violence. Pour protéger le jeune, pour protéger l’entourage du jeune et pour se protéger.
La violence de toute forme doit être sanctionnée mais de manière proportionnée en fonction du contexte. Nous ne devons jamais être seuls face à la violence. L’équipe est là pour ça. Pour résoudre les conflits, dégonfler les abcès, mettre des mots sur des maux.
Pour ma part, j’en ai fait l’expérience et j’en ai fait les frais. Des circonstances atténuantes et une direction qui ne m’a pas du tout soutenue. Un licenciement pour faute grave à cause d’un parent bien placé dans les sphères du pouvoir. C’est ballot, c’est tombé sur son fils. Comme si je l’avais fait exprès. (Voir « Mon histoire de Burn-out, y a 10 ans pile-poil)
La responsabilité n’incombe pas qu’à une seule personne. L’équipe est responsable aussi de chacun des membres qui travaille du mieux qu’il peut, avec ses capacités, compétences, son histoire et son énergie qui peut avoir hélas des limites.
Y a plusieurs types de violences auquel nous sommes confrontés en fonction du public.
Des violences physiques volontaires par des jeunes ou adultes en colère, conscients de leurs actes ou bien en crise.
Des violences verbales et psychologiques.
Puis des violences physiques par des jeunes qui n’ont pas conscience du mal qu’ils font, comme certains enfants avec des troubles autistiques ou d’autres types de handicap. Là, c’est l’impuissance face à cette violence qui peut être déroutant, nous désarmer la plupart du temps.
Je sais bien qu’ils y a des structures qui dysfonctionnent avec des violences institutionnels qui engendrent souvent de la violence, une insécurité chez les jeunes et au sein de l’équipe.
Et heureusement, ils existent des structures qui fonctionnent très bien et en cela, il est important de croire que des solutions existent pour faire face la violence, pour l’endiguer, la canaliser en des énergies positives. La violence n’est jamais gratuite et elle ne vient jamais de nulle part.
Nous avons chacun notre part de responsabilité dans l’ambiance, l’énergie qui en découle entre les différents acteurs (jeunes, éducateurs, personnels, direction, partenaires et parents).
Pouvoir réguler cette violence entre certains de ces acteurs, c’est un véritable jonglage diplomatique et un équilibre sans cesse à retrouver entre nos choix professionnels, notre raison et nos convictions, notre cœur d’homme ou de femme.
La violence ne doit être jamais une réponse, ni un moyen éducatif. Elle est pourtant là et on doit la dompter, l’apprivoiser.
Bon courage à chacun et chacune.



Bonjour tout le monde, c’est le projet de Ma’ en ce samedi, avec comme thème : Un petit peu de…
Avec un petit peu d’effort d’imagination, je vous dégotterai bien une photo :
Avec un petit peu de fantaisie
( une goutte de plaisir)
Avec un petit peu de poésie
(Une larme de sourire)
Avec un petit peu de printemps
(Un soupçon chantant)
Avec un petit peu d’air du temps.
(Un presque rien éclatant)

Que nous réservent donc les autres participant sur « Un petit peu de… » ?

Voici une photo inédite d’un temps où j’ai du égorger ce coq innocent , à la suite de cette photo, pour un repas dominical!
C’était en avril 2007 en Guinée-Bissau, à Gabù !
J’étais jeune et insouciant à l’époque ! 😀
L’égorgement s’est mal passé car à peine fini avec la tête coupé, le reste du corps est parti à travers la cour.
Sans le son, bien évidemment !
Et la viande était dur par la suite.
Ca a bien confirmé que je ne serai jamais boucher !
Je parle très bien.
J’entends correctement.
Il n’y a rien qui puisse penser qu’il y a un truc qui cloche.
Et pourtant je fais illusion.
Cela me demande de l’énergie d’entendre.
J’ai souvent besoin d’une pause auditive.
Je réponds au téléphone,
J’entends les oiseaux et la musique.
Je comprends ce que l’on me dit.
Et pourtant je fais illusion.
Car sans mon appareil auditif,
Je serai dans un silence total.
J’ai fait pleins d’études,
réalisé pleins de projets.
Tout a semblé facile.
Et pourtant je fais illusion.
On n’imagine pas mon vécu
Entre les larmes et les rires.
Entre les échecs et les réussites.
Puissance 10 !
Parfois, on pense que je fais exprès de ne pas entendre.
Parfois, on pense que je joue la comédie.
« C’est dans ta tête »
Je fais bien illusion.
Et pourtant c’est tout autre chose.
Je suis vraiment sourd
Avec tous ces inconvénients.
Je ne fais plus illusion
Quand je tombe à côté de la plaque
Dans une conversation.
Je ne fais plus illusion
Quand la fatigue me prend
Et que j’articule mal.
Heureusement, un avantage de ma singularité
C’est de rester sourd aux paroles négatives.


Bonjour à tout le monde, cela fait deux ans que j’ai fait imprimé le livre « Sourd et certain » à 500 exemplaires + 200 exemplaires l’année d’après. Il m’en reste 65 exemplaires.
Les livres se sont retrouvés en Belgique et au Québec, et bien sûr en France dans toutes les régions.
Ce projet de publication s’est fait grâce à la campagne Ulule et qui a été un succès grâce, en partie à l’APIRJSO puis un de mes partenaires Talentéo pour la communication de mon projet (Il a fêté ses neufs ans fin février! ).
Mon livre a permis de faire de belles rencontres à travers des salons, mes conférences-théâtralisées « Au secours, j’ai un collègue sourd », des colloques.
Voici quelques photos souvenirs :-).



Pardon ? vous ne savez pas de quoi parle le livre ? Voici une piqure de rappel (pas douloureuse !)
Vous hésitez à l’acheter ?
Voici quelques retours que j’ai pu avoir 🙂
« Sourd et certain » de Vivien Laplane. La surdité est simplement et joliment mise en mots. Pour mieux comprendre et surtout mieux communiquer 😉
Catherine S
Je confirme sûr et certain, très bon livre
Séverine
Bravo Vivien enfin dans la lumière qui s’oralise comme un rayon de soleil
Aurélie
Ton livre est très clair, très accessible avec des mots simples.Très agréable au niveau lecture
Secret confidentiel 😀
Je viens de terminer la lecture du livre « Sourd et certain » de Vivien Laplane. Un livre constitué de plusieurs petits textes, que je recommande grandement et que l’on devrait mettre entre les mains du plus grand nombre. Un livre qui apporte un regard fort intéressant sur la vie d’un sourd entendant dans sa vie personnelle et professionnelle et qui nous ouvre les yeux sur les difficultés qu’il peut rencontrer dans son quotidien et ses relations aux autres. Un livre qui rappelle que c’est à nous, entendants, de nous adapter au handicap par de petites actions simples, qui faciliteront la vie des personnes vivant avec, comme par exemple : s’exprimer face à la personne qui n’entend pas bien ou encore ne pas parler tous ensemble lorsqu’on est en groupe. Bravo Vivien Laplane pour cet ouvrage !
Nicolas M.
J’ai lu votre livre avec plaisir et j’ai découvert que ce n’était pas si simple de vivre avec la surdité ! j’aurai eu tendance à penser que la fait d’être appareillé permettait de tout résoudre. Autant pour moi. Mais on sort de ce livre avec le sourire grâce à la poésie et l’humour. Donc le message passe tout seul . .
Myriam P.
Merci pour ce livre qui m’a permis d’effleurer le monde du handicap, de comprendre le parcours, la volonté qui amène à l’espérance . C’est un livre pédagogique à diffuser, avec un beau message d’amour pour ses parents à la clé. Bravo
Anonyme
Cela vous tente ? N’hésitez pas à le commander et à en parler autour de vous, à votre médiathèque etc.
Pour le commander, cliquer sur l’image 🙂 et je vous ferai une dédicace !
Bonjour à tout le monde,
Même si j’ai bien passé 4 jours de travail en intérim la semaine dernière et au lieu de raconter mon quotidien , j’ai souhaité faire le point sur mon choix de travailler en tant que remplaçant, et de voir avec vous quels sont les avantages et les inconvénients.
Les avantages ?
. Liberté d’action
Tout d’abord, c’est pouvoir travailler à mon rythme avec les missions que je réalise aussi en libéral.
C’est la satisfaction aussi de pouvoir choisir les lieux de travail et répondre aux besoins des structures.
Je n’accepte pas n’importe quelle mission car je ne peux pas travailler avec tous les publics, pour ne pas me mettre dans des situations difficiles.
Variété de missions
Ensuite, c’est découvrir la richesse de la diversité des structures, et faire de belles rencontres tant au niveau des collègues et des résidents / jeunes.
. Agrandissement du portefeuille de compétences.
Cela me permet aussi d’élargir mes compétences et de pouvoir faire preuve d’adaptabilité et de créativité avec des publics très diverses. J’ai pu travaillé alors avec des adultes autistes sévères, des adultes IMC, des adolescents et jeunes déficients intellectuels soit en journée ou en internat.
. Mieux payé
Et bien sûr, si je passe par une agence d’intérim, j’ai des primes de précarité avec l’IFM (‘indemnité de fin de mission) et l’ICCP (indemnité compensatrice de congés payés).
Mais Vivien, et la relation éducative ? Qu’en fais-tu ?
Effectivement, cela fait partie des inconvénients dans l’intérim en tant que travailleur social !
Les inconvénients
. Précarité
logique car on ne sait jamais quelles missions j’aurai dans le mois suivant, c’est toujours de l’imprevu. Cela m’est arrivé d’avoir une semaine sans rien, mais cela devient rare car je commence à me faire connaitre. Mais ce qui est sûr, je n’ai pas de projets de faire carrière ni de décrocher un CDI à temps plein. Ce qu’il me faudrait, c’est d’avoir 3 fois 20% car pas mal d’éducateurs / éducatrices souhaitent travailler à 80%. Non, pas vous ?
. Relation éducative très passagère
C’est sûr que ce n’est pas très bénéfique pour les résidents, usagers quand il y a un remplaçant. Et pour ma part, il me faut ingurgiter pas mal d’informations pour ne pas commettre d’impairs. C’est pour cela que j’apprécie les lieux où ils ont un classeur pour les remplaçants, avec les récapitulatifs de chaque jeune et le déroulement de la journée type. J’apprécie quand c’est écrit car cela m’arrive de ne pas tout retenir auditivement.
Alors, pour ceux qui ont travaillé en intérim ? Comment le vivez vous ?
Et ceux qui accueillent des remplaçants, comment les recevez-vous ?