Un gant fruit étrange

Un peu trop prématuré la récolte des pommes, non ?

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Le souffleur de mots en livre!

Bonjour à tous,

En attendant la publication de mon premier roman, je vous invite à découvrir mon dernier recueil de textes et de poèmes avec des photos originales de l’auteur :

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Pour vous l’offrir ou l’offrir à un ami, vous pouvez le trouver sur ces sites:

Au plaisir d’avoir vos retours si vous l’avez lu!

 

Le clash de Chloé

Chloé a cassé la console de jeu du foyer.

Par colère envers les gars qui l’embêtent.

Chloé a balancé tous les livres du salon par terre

A cause de ses copines qui lui cachent son journal intime.

Chloé est furieuse et se venge en menant le groupe vers le chaos.

Les éducateurs ont eu du mal à canaliser l’ado.

Chloé est une grande ado, avec une force énorme.

Elle avait contenue toute sa colère et elle explose.

La tornade passe dans le bureau des éducs et mets tout par terre.

Marie, une des éducs, a essayé de la contrôler. En vain.

Et là, Chloé se précipite dans le jardin vers Karima, sa référente qui l’avait appelé.

Bouillonnante, elle se rue vers l’adulte et la plaque.

Allongé à côté de l’éduc, elle éclate en sanglots.

Des grosses larmes. Elle tombe dans les bras de Karima.

Pleurs. Silence. Les jeunes qui en ont après Chloé sont contenus par l’équipe.

L’ado lance des mots sur ses maux. Karima écoute tout simplement.

 

Sans jugement sur ce qui vient de se passer.

Le temps des réparations viendra plus tard.

C’est le temps de l’écoute du mal-être.

C’est le temps de l’attention, de la confiance qui se renoue dans le dialogue.

 

Les autres jeunes ont fait tomber leurs colères.

Un éduc leur a fait passer un message pour ne pas condamner Chloé, pour ne pas la juger :

«  Que celui ou celle qui ne s’est jamais mis en colère lui lance cette balle ».

Aucun jeune n’a bougé.
Bien sûr que Chloé a commis des fautes mais ce n’est pas une raison pour l’enfoncer plus.

Un temps après, ils se sont réunis dans le salon après avoir rangé les dégâts causés par Chloé.

Ils ont discuté, en faisant en sorte que le climat soit apaisé, que chacun puisse parler et être entendu.

Demande de pardon de Chloé.

 

Le pardon n’est pas une démarche où l’on demande à l’autre d’oublier, de faire comme si rien ne s’était passé. C’est plutôt de choisir d’avancer avec ce que nous sommes malgré nos actes, et de croire en chacun de nous que nous pouvons évoluer, progresser.

 

Les jeunes sont surpris. Les éducs sourient. Ces derniers savent bien que cela se reproduira mais veulent croire que tout est possible en chacun d’eux. N’est-ce pas le sens du métier ? Relever et accompagner l’autre dans sa dignité ?

 

Que se passe-t-il par la suite ? A vous de l’imaginer….

The blue rocker / Le rocker bleu

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Choeur floral

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Plus fort que la pierre

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Son altesse le Coq

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M’enfin, connecte-moi!

Dans la vie de tous les jours, j’ai toujours besoin de faire répéter les gens parce que j’entends rarement les débuts de phrases. Comment comprendre l’autre personne dans ce cas-là ?

Au lieu de de dire : « Peux-tu répéter s’il te plait ? », surtout dans une situation où la personne me parle sans avoir prévenu, loin ou de dos.

Je préfère dire : « M’enfin, connecte-moi ! ». Cette phrase marche bien avec mon entourage, surtout avec un groupe avec qui je travaille.

Pourquoi ? Je peux considérer que ma surdité est l’équivalent d’une absence d’un mode wifi ou Bluetooth. J’ai besoin d’être câblé, connecté par un fil comme en me prévenant que l’on va me parler.

Et quand je suis fatigué, je suis en position modem 56K. Pour ceux qui ont plus de 25 ans doivent connaitre. Les informations mettent du temps à arriver, surtout à se connecter. Non, je vous rassure, il n’y a pas ce bruit dans mon cerveau pour me connecter à vous. (Par ici, le fameux son du modem 56K). J’avoue, j’exagère un peu sur le modem.

 

Récemment, je servais le repas pour un grand groupe de jeunes. C’était épuisant car ils me sollicitaient et je ne pouvais pas leur répondre du tac au tac. Ils ne savaient pas que j’étais sourd oralisant appareillé. Ils étaient juste de passage.

Je leur disais : « »Attendez, je suis malentendant. Je ne peux savoir qui me parle dans le bruit. Qui m’a parlé ? ». Et quand je repartais, j’entendais des piaffements et des rires. Oh misère ! Ces jeunes !

 

Pour que je sois bien connecté, il faut s’assurer que je vois bien la personne, pas en contre-jour par exemple.

Et bien sûr, dans un environnement non bruyant. Je fais répéter aussi quand lors de la conversation, une horloge sonne ou une voiture qui klaxonne etc…

 

Puis la connexion marche aussi entre deux entendants pour qu’il y ait une meilleure écoute, un dialogue plus ajusté. La Wifi ne suffit pas parfois à rétablir des liens,  à travailler ou discuter dans de bonnes connexions.

 

Pour ma part, être connecté demande de l’attention, de l’énergie, de la disponibilité. Au bout de 20 minutes de téléphone, je sature. Et pour des réunions, ma vigilance baisse au bout d’une heure et demie. Si la personne a une voix monocorde ou une fréquence inaudible, c’est divisé par moitié, ou pire.

 

Alors, on se connecte ?

Bataille des petits

  • T’es prêt Arthur ?
  • Je ne le sens pas trop là!
  • Mais si, mais si!

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  • Attention, j’arriiiive!
  • Oooooh là là!

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  • (PAF) Aaaaaaaaiiiieuh!

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8 mars -Journée des droits de la femme

Aujourd’hui, c’est la journée des droits de la femme.

Normalement, il ne devrait pas y en avoir car c’est logique que les femmes aient les mêmes droits que les hommes. Et pourtant, malheureusement, il y a du boulot.

 

Article 1er de la déclaration des droits de l’homme et de la femme

Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

 

Alors, tous les êtres humains, cela implique bien les hommes et les femmes. Nous sommes différents mais complémentaires. Nous avons nos forces et nos faiblesses en fonction de ce que nous sommes et nos histoires respectives.

 

Femmes, vous avez le droit de vous révolter en cas d’injustice.

Femmes, vous avez le droit de dire non et surtout le devoir de vous exprimer et dire stop.

Nous aussi, les hommes, avons le devoir de respecter nos moitiés même si elles ne sont pas nos femmes, nos sœurs et surtout nos mères.

Sans les femmes, nous ne pourrions pas transmettre la vie.

Sans nous, les femmes ne pourraient pas porter la vie.

Puis les femmes, ce ne sont pas des poules porteuses d’enfants mais des personnes à part entière qui ont le courage et la force d’enfanter. Comment, nous les hommes, pouvons-nous juger ce qu’elles vivent et de leurs choix de porter ou non un enfant ?

Nous avons tous le droit, sans exception au respect sans discrimination soit notre couleur de peau, avec notre origine, avec notre handicap ou pas, avec notre niveau de vie.

Nous avons le devoir de respecter l’autre, pas l’autre qui est étranger mais l’autre qui peut être notre frère, notre sœur, notre amie etc…

 

Soyez comme vous êtes les femmes.

Soyez sans crainte de vous exprimer car tous les hommes ne sont pas machos, ni misogynes, ni indifférents. Si vous le pensez, vous avez malheureusement fait de mauvaises rencontres.

Je vous souhaite de faire de belles rencontres et de trouver des appuis qui soient à la hauteur de vos attentes.