En ce jeudi 24 juillet, j’ai pris le train pour Bergen à 9h30. Un beau train vert nous a emmené vers de supers paysages, entre les forêts, les fjords, les lacs, les montages et même un glacier.
Nous sommes même passés à Finse, haut-lieu de tournage de la Guerre des Etoiles, l’épisode « L’empire contre-attaque ». C’étaient pour les scènes de bataille sur la planête Hoth.
Ce mercredi 23 juillet, j’étais donc bien arrivé à Oslo à 7h30 par le Flixbus. Même avec les 35 heures de bus dans les pattes, j’ai décidé d’aller marcher, sans utiliser les transports en commun.
J’étais quand même allé à l’hôtel pour déposer une partie de mon sac à la bagagerie. Au moins, je pouvais gambader plus légèrement. Après avoir bien rempli ma gourde et mis mon appareil photo, je partis à l’assaut de la capitale norvégienne.
J’ai tout d’abord commencé par la citadelle d’Akershus. Il y avait peu de monde et j’ai pris un bon moment pour découvrir les moindres recoins de l’extérieur de la cidaelle.
Puis une belle vue sur Aker Brygge
Et au loin, en zoomant, j’ai vu l’Holmenkollbakken, le tremplin du saut à ski, l’un des plus vieux au monde qui date de 1892.
Puis je suis reparti vers le centre d’Oslo pour rejoindre le Karl Johan Gatan, une très longue avenue entre la Gare et le chateau Royal !
Un élan empaillé, fichtre !Le château royal
Puis j’ai continué ma route derrière le château jusqu’au Vigelandsparken, un parc où un artiste a crée beaucoup de sculptures sur la vie quotidenne des norvégiens.
Puis parfois je découvre des choses étranges comme ce bac à livres pour les brûler ensuite ? De l’humour norvégien, sans doute !
Je m’étais quand même posé à l’ombre, sur un banc, car il faisait bien beau et chaud. J’avais pu trouver un autre endroit pour réemplir ma gourde. j’avais demandé à une personne, près d’une église. Elle m’a emmené dans le presbytère pour la remplir à la cuisine. J’ai donc constaté qu’il n’y a de fontaine publique. Puis au début du parc, j’avais une envie pressante et il fallait que je libère aussi ma carte bleue pour 15 couronnes suédoises, en gros 1 euros 5 pour acceder aux WC.
Bref, à partir du parc, j’ai pris mon élan pour faire un long trajet jusqu’à une rivière qui traverse Oslo, nommé Akerselva. Enfin, c’était plutôt un torrent qui dévalait les pentes d’Oslo avec pleins de cascades.
Je voulais rejoindre par la suite Grünerløkka, un quartier aux immeubles colorés. Bon, je n’ai pas été inspiré pour faire des photos.
J’ai ensuite galéré pour aller au jardin botanique, un lieu prisé par les habitants.
J’avais tenté d’y mangé mais c’était plein. Je m’étais donc installé sur un banc pour manger ma banane car j’en avais acheté dans un magasin appelé Niervesen juste après le château royal. Je commencais à avoir bien mal aux jambes, déjà 20 kilomètres en tout.
A la sortie de Grønland, un quartier très multiculturel, je suis retombé sur la rivière Akerselva !
J’étais de retour au niveau du complexe commercial dans la gare routière et la gare ferroviaire, quand soudain, la pluie s’était mis à tomber fortement. J’avais laissé mon K-Way à l’hôtel avec l’assurance de mes hôtes que le soleil brillerait toujours. Heureusement, j’étais bien à l’abri et j’en profitais pour chercher des timbres. J’avais galéré à en trouver, en vain ! Quand la pluie se calma, je pus ressortir pour aller voir la cathédrale d’Oslo.
Ensuite, j’étais revenu me poser à l’Hôtel pour m’installer dans un dortoir et ranger mes affaires dans un casier fermé avec un cadenas. Il y avait déjà un gars qui dormait, faisait sa sieste !
Puis je suis reparti marcher vers le port, malgré mes jambes douloureuses.
Je pus enfin voir l’opéra très moderne au loin mais j’étais trop épuisé pour y aller complètement.
Sur le retour, j’ai pu aller m’acheter mon seul repas de la journée, un poké bowl et m’installer près de la forteresse.
Il n’était que 18h30 quand je suis revenu dans ma chambre pour enfin m’endormir à 19h !
Le lendemain matin, réveil à 4h30 du matin. Je suis allé déjà me balader dans les rues vides d’Oslo. il faisait déjà bien jour !
Après un bon petit déjeuner, je pris la direction de la gare !
Lundi 21 juillet dernier, j’étais enfin parti en flixbus pour la Norvège.
Un voyage de 35 heures de bus avec un changement à Berlin.
Je m’étais préparé avec des munitions alimentaires, un coussin pour le cou et un masque pour les yeux. Pour le bruit, j’avais juste à éteindre mon appareil auditif.
Le bus était bien arrivé à l’heure et le voyage s’est passé sans trop de couacs jusqu’à Berlin, avec juste des papiers d’identité à montrer à la police allemande à Kehl.
J’étais situé complètement à l’avant du bus en hauteur. Hélas, j’ai eu froid aux jambes toute la nuit.
À la gare routière de Berlin, je voulais aller aux WC mais impossible car je n’avais pas de monnaie. J’ai tenté de chercher un distributeur. Mais rien. Mais heureusement, un jeune couple m’a donné une pièce de deux euros, prix du WC. Il était temps, j’avais un mal de chien au ventre.
Par la suite, j’ai pu allé manger un coup. Et pour prendre de l’eau, il n’y avait aucune fontaine. J’ai pu demandé à l’agence flixbus. Un agent m’a gentiment rempli la gourde.
Le deuxième bus est arrivé avec 10 mn de retard. nous nous sommes pris une grosse averse en attendant ! Un abri tout mince nous préservait à peine des gouttes.
Là, j’étais situé complètement à l’arrière du bus contre la vitre. Cela a été beaucoup mieux.
De Berlin à Rostock, je m’étais endormi puis réveillé par des grosses averses après Rostock.
Pour passer de l’Allemagne au Danemark, nous avons pris le ferry de Puttgarden et Rødby. 40 mn de traversée où on a le temps d’aller manger, boire, se détendre sur le bateau. Par contre, il faisait frais, bruineux et venteux.
À l’arrivée au Danemark, pendant que la police vérifiait nos identités, une sacrée tempête dévalait sur nous. Le trajet ensuite jusqu’à Copenhague fut bien agité.
Après Copenhague, alors qu’il faisait déjà bien nuit. Le bus va dans une zone étrange où il s’engouffre à moitié dans un fin hangar. Sans doute pour vider les sanitaires !
Ensuite, direction la Suède par un tunnel et un long pont jusqu’à Malmö ! Une superbe vue nocturne avec une brume éclairée au loin, et nous, survolant la mer noir d’encre.
Hélas, la contemplation fut rompu à la douane. Après vérifications d’identité, le bus a dû allé dans un hangar. Nous sommes tous descendus pour récupérer nos bagages, et se mettre en rang. Un policier accompagnait un chien renifleur de drogues. Quatre personnes ont été emmenés à part. Nous sommes repartis sans eux. Surtout un qui avait laissé à sa place son chargeur et quelques affaires.
Après avoir perdu une heure, le bus traçait sur les routes suédoises.
Vers 6h, Nous franchissions la frontière Norvégienne sur un grand viaduc surplombant un fjord. Le soleil s’était déjà bien levé !
Quelques minutes plus tard, le bus freinât un grand coup alors que nous étions sur la voie rapide. Ce fut un élan qui traversait la voie et tentait désespérément de trouver la sortie !
Et au même moment, j’aperçus dans un champ de blé, une biche et deux faons s’enfuir vers la forêt.
La norme existe-t-elle vraiment ? Elle évolue selon les cultures et selon les époques. Elle change selon les usages, les modes.
Un point de repère ? Mais comment la situer dans toute la diversité humaine ?
Je suis hors norme. Ce n’est pas négatif. Je suis vivant, point barre.
Comme toi, tu es hors norme. Tu rayonnes tel que tu es avec ton vécu, tes talents, ta vulnérabilité, tes forces.
La norme, cela serait la moyenne, le médian ? Nous ne sommes pas des formules mathématiques.
Juste un repère qui ne doit pas nous catégoriser, nous faire sentir que nous ne sommes pas à notre place. Allons donc, et pourquoi ?
Nous sommes vivants. Nous respirons. Nous agissons et nous avons le droit d’être ce que nous sommes. D’avoir les outils pour compenser nos fragilités et exploiter nos pouvoirs.
Pourquoi cette volonté de nuire à l’autre ? Pourquoi cette volonté d’écraser ce qui nous ressemble pas ?
C’est surtout passer à comment.
Comment ne pas se laisser embarquer par des discours discriminatoires, des discours de rejets, de haine ?
Comment ne pas passer aux actes qui nuisent et même tuent tant au niveau physique que psychologique ?
La seule normalité qui doit exister, c’est trois choses : – Le respect de soi – Le respect de l’autre – Le respect de l’environnement
Et bien sûr la justice en toute chose pour faire respecter la dignité de chaque personne.
Au lieu de râler, agissons et soyons cohérent entre nos paroles, nos écrits, nos pensées et nos actes. Pour ma part, je fais de mon mieux avec les circonstances, avec ce que je suis.
Quand je suis sur scène ou quand j’échange avec le public, je fais mon maxium pour être dans ce mouvement !
J’ai envie de croire malgré tout, malgré les actualités atroces dans le monde et même chez nous en France.
Ne baissons pas les bras. Restons bienveillants et lucides à la fois. Même si la colère est là, et c’est ok !
Après un affût infructueux entre bois et prairie, je suis descendu dans le bois que j’apprécie, près de chez moi. Alors que je m’appretais à partir, je jette un coup d’oeil sur un arbre qui a été déchiqueté au sommet par un tempête. Et là, je vis pleins d’oiseaux virevolter. Je prends mon téléobjectif et c’était tout pleins d’oisillons.
Trois mésanges charbonières juvéniles. Ils étaient 5 environ à se chamailler, à chercher les meilleurs coins pour attraper des petites insectes. Un jeune rouge-gorge tente de s’immiscer mais il se fait chasser sans ménagement par les mésangesCela furete dans tous les sens , au sommet de l’arbre complètement éclaté. Les parents mésanges sont là aussi pour veiller au grain. Toute la famille mésange étant partie, un petit grimpereau grapille discretement. Arrivez-vous à l’apercevoir ? Le voyez-vous mieux ? C’est subtil, je sais ! Dommage qu’il soit flou. J’attendais qu’il monte au sommet et bien visible avec sa silhouette typique. C’est bon, vous l’apercevez ?
Tout ce cirque a duré même pas 10 minutes. Très court finalement car après plus rien, plus d’oiseaux !
C’est comme écrire jusqu’à la Sinon c’est casse- Et apr On aba
Allez, on se reconcentre ! Le sous-titrage doit être complet Comme les phrases quand nous écrivons.
C’est logique, non !
Sinon, faites appel à des professionnels qui vous feront ça très bien !
Le sous-titrage automatique ? Faut passer derrière et vérifier puis corriger.
Vou lèsserié cé fôtes ?
Un peu de rigueur, que diable ! Fichtre, un peu de sérieux et de respect envers les lecteurs.
Pitié, Pas de mot par mot.
Mettez des phrases complètes et lisibles Avec de forts contrastes. Deux lignes maximum.
Ne faites pas comme Arte. Ils mettent le sous-titrage sur le côté en fonction de la personne qui parle. Nous n’avons pas des yeux de caméléon.
Je compte sur vous pour greiller au vin. Euh, veiller au grain !
Comment gérez-vous vos sous-titrages ?
PS : Cela fait du bien cette fraicheur, n’est-ce pas ?
PS : J’ai envoyé ma première candidature hier pour un temps partiel, depuis des mois. Un poste qui me plairait fortement !
………………………………………………………………………………………………………………………… Tu me découvres ? Je suis conférencier-comédien pour aider tout public à mieux accueillir les handicaps invisibles et briser les préjugés. Et surtout semeur d’énergie !
Devant 70 professionnels de l’Institut Gustave Baguer, j’ai joué mon spectacle « Un sourd rire vaut mieux qu’un mal entendu ».
C’était à l’occasion d’une réunion de fin d’année pour faire le point, pour penser à l’avenir des jeunes sourds accompagnés.
➡️ A travers ma conférence-témoignage, j’ai apporté mon regard de sourd appareillé oralisant. Un autre type de point de vue sur la diversité du monde des sourds.
Et bien sûr, j’ai été secondé par deux interprètes en langue des signes. Je me suis vraiment amusé avec elles. Comme je connaissais mon texte par coeur, je me suis laissé emporté dans l’improvisation.
J’ai posé des questions au public. Les mains ont levé pour répondre oui ou non.
Puis un moment, la scène bougeait comme un trampoline. J’ai osé faire le clown en rebondissant plus. L’interprète m’a rejoint dans le délire. Rires dans le public.
💪 Un pur régal et j’étais triste en finissant mes propos. Les applaudissements ont été denses avec beaucoup de bras levés en langue des signes.
Puis sont venus les questions. Cela tournait énormément sur l’identité sourde. Sur le choix de communication. Sur la place des parents dans l’éducation.
Comment un jeune sourd oralisant pouvait arriver à prendre sa place entre le monde des sourds signants et des entendants ?
Alors j’ai apporté ma réponse et il peut y en avoir d’autres, car j’ai mon vecu, mon histoire, mes rencontres qui ont faconné mon identité. Et surtout que cela a pris du temps.
🧡 Un bon moment passé avec les professionnels tel que des orthophonistes, des éducs spés, des profs specialisé.es etc.
Un truc à noter : – Me poser des questions courtes car après j’oublie le début quand c’est trop long. Cela vous arrive aussi ?
J’espère jouer encore plus l’année prochaine dans ces types de structures et c’est déjà prévu dans deux endroits !
PS1 : Place au week-end qui ne s’annonce pas reposant pour moi, car je vais animer un grand jeu avec 5 farfadets (scouts de huit ans) dont ma fille. Oh joie ! 🤣
Logique, je prône une accessibilité universelle. Je parle de la LSF (Langue des signes française) à travers un de mes personnages. C’est passer de la parole aux actes.
📈 2. Ouvrir mes portes à une nouvelle communauté
En France, des centaines de milliers de personnes sourdes pourraient apprécier mon spectacle sur un sujet qui les touche directement. Pourquoi les priver de rire ensemble ?
💡 3. Transformer mon spectacle en démonstration vivante
Quoi de mieux que de montrer la beauté de la LSF en direct ? Le public découvre concrètement cette langue riche et expressive, rendant mon message plus percutant.
🧡 4. Le plaisir de partager la scène
Fini le one-man show solitaire ! Avoir une interprète à mes côtés, c’est créer une vraie complicité sur scène. Un duo artistique où nos deux formes d’expression se complètent et s’enrichissent mutuellement.
C’est plus vivant, plus dynamique, et franchement… plus enthousiasmant !
Hâte de pouvoir jouer demain en duo, ma dernière représentation avvant les vacances.
L’interprète qui est sur la photo, c’est Karine. Elle connait par coeur mon spectacle car elle a déjà interprété 7 fois.
Elle fera la huitième fois le 13 septembre à la salle des fêtes de Nivolas-Vermelle (38) à 20h30.
Si vous me faites appel, une interprète LSF sera inclus dans le devis !
▶️ Toute conférence, tout spectacle devrait être accessible avec une interprète LSF (cela peut un aussi, même si les gars sont moins nombreux), et du sous-titrage au minimum. On pourrait aussi avoir de l’audiodescription et du codage LPC !
💪 un sourd rire partagé vaut définitivement mieux qu’un mal entendu !
C’est votre regard qui nous rejette. C’est votre posture qui nous discrimine. C’est votre inaction qui nous exclue.
Vous restez sourds à nos droits. Vous êtes aveugles aux solutions.
Stop aux discriminations ! Stop au validisme qui peut tuer !
Nous faisons partie de la société.
Nous sommes 12 millions environ avec un handicap. Des forces vives qui peuvent s’accomplir. Des personnalités qui peuvent s’investir. Des voix qui peuvent porter loin.
Nous ne sommes pas des erreurs de la création ! Nous n’avons pas choisi d’être imparfaits. La perfection n’existe pas d’ailleurs.
Nous choisissons de vivre Avec ce que nous sommes, Pour faire ensemble le vivre ensemble !
Depuis hier, 1er juillet, a commencé le mois des fiertés handies.
J’ai appris cela grâce à Lydie Raër. Je reprends son texte qui est très clair :
« Créé aux États-Unis en mémoire de l’anniversaire de la promulgation, le 26 juillet 1990, de l’ADA (Americans with disabilities Act),
ce mois célèbre les personnes handicapées, leurs diversités et promeut l’accessibilité universelle, dénonce le validisme : – le système d’oppression subi par les personnes handicapées.
Il s’agit également d’un mois de commémoration des personnes handicapées décédées du fait des violences validistes.
Vous connaissez ce drapeau ?
Il s’agit du drapeau de la fierté des personnes handicapées créé en 2019 par Ann Magill, autrice présentant une paralysie cérébrale.
À l’origine, ce drapeau comportait des motifs en zigzag, ce qui le rendait peu accessible aux personnes malvoyante. Il a donc été modifié en 2021 et comprend aujourd’hui des couleurs plus douces et des rayures diagonales droites.
Voici la signification du drapeau :
Les six couleurs du drapeau : Le handicap traverse les frontières entre les nations Fond noir : Deuil pour les victimes de violence et d’abus validistes Bande diagonale : Franchir les murs et les barrières qui séparent les personnes handicapées de la société bande rouge : Handicapées physiques Bande dorée : Neurodivergence Bande blanche : Handicaps invisibles et non diagnostiqués Bande bleue : Handicap psychiatrique Bande verte : Handicaps sensoriels
Je vous souhaite à toustes un très beau mois des fiertés handies ✊ 🌈
Pardon, j’ai perdu mon humour ? Point du tout, j’ai bien le droit d’être en colère aussi 😁
Mais c’est vrai que je préfère sensibiliser avec le rire, le message passe différement !