Ce fut très furtif! Photo prise avec mon smartphone !
Très bonne soirée et prenez bien soin de vous !
2000ème article, déjà ?
Et voilà, je passe le cap de 2000 articles et pour fêter ça, je vais vous l’écrire en 2000 caractères ! Mais pas avec 2000 photos.
Mais je vous en mettrai bien évidemment des photos. Des autoportraits inédits (ou pas). Des photos qui me tiennent à coeur.
J’aimerai vous dire 2000 mercis à ceux qui me suivent depuis si longtemps et à ceux qui viennent d’arriver.
Merci de me suivre avec la diversité de mon blog où je jongle entre les photos, des textes sur ma surdité, sur le handicap, sur la vie en générale, des poèmes, des vidéos.
J’apprécie de partager aussi avec vous mes réflexions, mes coups de coeur et mes coups de gueules. Et je ne serai jamais en manque d’inspiration pour dynamiser ce blog et vous offrir mes passions.
J’ai quand même des centres d’intérêt que je ne vous partage pas tant que ça.
Le saviez-vous ? Je me régale en lisant des anecdotes historiques, des curiosités géographiques ou géologiques.
Je m’informe aussi sur la politique et surtout sur la crise climatique. Je m’intéresse au jardinage vu que je fais pousser des légumes. J’ai oublié bien sûr les oiseaux, les animaux etc.
Je vous lance un défi pour fêter ça ! Comment ?
En partageant mon blog pour qu’il y ait 2000 vues en une journée.
Et pour donner envie, voici quelques photos alléchantes qui donne un aperçu de mon site internet !




















Et si c’est vraiment atteint, je vous ferai une danse signée ! Chiche ? Chiche….
Mais Vivien, t’as des projets pour la suite ?
Oh oui bien sûr !
. Monter une pièce de théâtre en duo
. Construire un lieu d’accueil alliant handicap et art
. Faire des soirées de sensibilisation handicap et cinéma, handicap et littérature, handicap et théâtre.
. Publier un recueil de poèmes et boucler mon roman Kim !
Mais pour le blog Vivien ?
Ah oui, faire de plus belles photos et pourquoi pas faire une autre exposition ?
Et continuer à vous faire plaisir et rêver à travers des photos et des poèmes.
Je crois que j’ai atteint mes 2000 caractères !!!
Vous pouvez les compter. Tout est calculé !!
Je vois une psy et j’assume
Depuis 25 ans, j’ai eu plusieurs thérapeutes pour un meilleur équilibre de vie mentale. En effet, j’en avais bavé avec ma surdité en relation avec mes pairs, puis avec mes multiples expériences professionnelles.
De nos jours encore, être suivi par un psy est mal vu car synonyme de faiblesse, de fragilité et même de folie.
Je dirai tout le contraire : voir un professionnel nous permet de ne pas tomber dans les extrêmes (addictions, conduites dangereuses, violences). Il est même nécessaire de pouvoir dire des choses à un tiers professionnel. Il est compliqué de confier des choses intimes à des proches de peur d’être jugé, d’être catégorisé. Parfois, la famille peut être source de mal-être, comme pour l’école ou le travail.
J’ai rencontré pour la première fois un psychologue vers 1995. C’était bien un gars je crois dans mes souvenirs. C’était suite à des harcèlements que j’avais vécus lors de mes années collèges. Il me fallait poser des mots sur mes maux. Bon, je reconnais que ce psychologue là ne m’a pas du tout aidé. Je l’ai même fui. Il marmonnait dans sa barbe et son cabinet était sombre, affalé dans un sofa. Le parfait cliché du psychanalyste. Je ne me sentais pas vraiment écouté. Il faisait « mmmh » tout en écrivant. Bref, raté pour ma première rencontre avec un psy.
Pendant mon adolescence qui a été très dure, j’avais lu une note d’un médecin qui disait « tendance dépressif ». Comment grandir avec cette étiquette ? C’est l’écrit qui m’a permis de tenir, pour ne pas rester seul face à mes maux.
Lors de mes années d’éducateur spécialisé (2004-2006), j’ai eu besoin d’échanger avec une psychologue. Je me souviens que c’était une jeune et qu’elle était surnommée « pitbull ». C’est elle-même qui le disait. J’ai beaucoup apprécié son franc-parler. On abordait vraiment le quotidien, des astuces pour surmonter les angoisses…
Cela me faisait beaucoup de bien de poser les choses, de me recentrer, et en parlant, je pouvais prendre conscience des mécanismes de défense que j’avais, de faire des liens entre ce que je vivais et mon passé. (Oui, cela arrive parfois et c’est important de pouvoir prendre soin de son enfant intérieur = oui notion un peu bizarre quand on sait pas ce que c’est… et pourtant qui a toute son importance).
Par la suite, au fil des déménagements, j’ai suivi une thérapie selon mes besoins et mes finances.
C’est une psychiatre qui m’a permis de poser le pied et de freiner quand je faisais un burn-out en juillet 2015. Oui, je le dis et j’assume, j’ai été hospitalisé car j’étais épuisé psychiquement. Ce n’est pas seulement la psychothérapie qui m’a aidé à rebondir. C’est aussi mon environnement familial et amical mais surtout auss mes balades quotidiennes dans la nature avec mon appareil photo. Je pourrai vous en parler dans un autre article.
– Mais Vivien, fais gaffe, tout de suite, on va croire que t’es instable, fragile. Tu te grilles complètement ! Que va-t-on penser de toi ? Comment vas tu être perçu ?
Comment telle personne va me percevoir ? C’est son problème. Bon j’avoue que ce n’est pas facile le regard des autres. On ne peut pas grandir si on s’appuie seulement sur le regard des autres. On a son propre chemin, sa propre perception de son vécu.
La thérapie m’a permis de prendre du recul face à la diversité des expériences vécues : géographe, comédien, écrivain, volontaire de solidarité internationale, directeur de camps, documentaliste, évaluateur de « Tourisme et handicap » , formateur sur les handicaps, coordinateur de classes de découvertes sur l’Afrique, organisateur d’évènements et bien sûr éducateur spécialisé. On pourrait croire que je me disperse. Pas du tout, je me diversifie. Et cela implique parfois de vivre des expériences un peu ratées comme quand j’étais documentaliste ou bien professeur pour enfants sourds.
Ce n’est que très récemment que j’ai compris que j’étais hypersensible et très certainement multipotentiel. Cela s’exprime par la créativité, la variété et l’adaptabilité. C’est grâce à la vidéo d’Emilie Wapnink que j’ai découvert cette notion.
– Vivien, tu t’égares ! Tu juxtaposes tes idées sans faire les liens nécessaire à la compréhension pour ton ami lecteur !
Je m’égare ? J’ai tellement de choses à dire, je souhaite tellement m’exprimer, partager mes idées qui fusent … et me fatiguent parfois.
« Un multipotentialiste est une personne curieuse, créative et passionnée ayant une multitude de centres d’intérêts et une créativité effervescente. Le multipotentiel n’a pas de vocation clairement définie, c’est un grand explorateur, un véritable petit « Ninja ». Au sens fort, lorsque la personne est bien alignée, elle est douée dans divers domaines d’activités différents et elle est performante. Au sens faible, elle cultive un large champs d’intérêts dans des domaines indépendants, sans pour autant que cet intérêt soit accompagné d’un haut niveau de performance. » Source : Elaine Brière, Coach
Au final, je vois régulièrement une psy et je n’ai pas honte. Je suis satisfait parce que je me sens vraiment écouté.
Se sentir en confiance avec un professionnel de l’écoute est primordial. Et vivement que ça soit remboursé par la sécu car la santé mentale n’est pas à brider.
Merci de m’avoir lu jusqu’au bout !
Et vous ? Quel vision avez-vous de la psychothérapie ?
Source d’inspiration : http://www.slate.fr/story/211166/pourquoi-tabou-aller-voir-psychologue-therapies-confinement-patient
Hypolaïs polyglotte
Silent Sunday #179
[Projet 52-2021] #25 – L’été
Bonjour tout le monde, pour ce samedi, le thème du projet de Ma’ est l’été.
Première chose, note à moi-même, d’arrêter de répondre au thème la veille à 23h, surtout après avoir bu une bonne bière et mangé une délicieuse glace devant la finale de rugby.
Bref, c’est l’été et la chaleur s’est déjà invitée dans nos contrées ainsi que les orages. Mais que vous montrer ?
De la verdure et de la fraicheur à l’ombre !
Finalement, j’ai opté pour la plage (je ne suis pas très fan). C’est bien ma fille à l’âge d’un an et demi sur une plage du Pays Basque l’été 2018 ! Je préfère surtout la campagne ou la moyenne montagne.
(Notez que c’est très rare que je mettes des personnes sur mon blog 😀 )
Allez voir les autres participants ! CLIC !
Oh punaise ! Je m’en vais…
Témoigner, ce n’est pas niais !
Ce mardi et mercredi, j’ai participé à une formation avec l’Association Sarahca, en tant que formateur dans le domaine du handicap auditif.

Nous étions quatre formateurs de chaque famille de handicap et une animatrice avec 6 stagiaires de tout horizon.
Notre but est de pouvoir sensibiliser à travers des témoignages, des mises en situation, du théâtre forum et bien sûr un peu de théorie. (Histoire et Droit).
Chaque formateur a témoigné de son parcours de vie, comment il a vécu son handicap, dans quel environnement, son vécu professionnel et familial. Et à chaque formation, les témoignages font mouche et questionnent beaucoup les stagiaires. J’apprécie mes collègues car leurs témoignages sont sincères, toujours juste et ne gomment pas les difficultés au quotidien.
Pour ma part, je ne fais pas vraiment un témoignage car je joue ma conférence-théâtralisée « Au secours, j’ai un collègue sourd ». C’est dans les questions-réponses que j’apporte plus de précisions dans mon parcours.
Je me souviens d’un retour d’une stagiaire :
« – Vivien, tu pourrais témoigner sans faire de l’humour ? «
Moi : – Bien sûr, je peux….. Je peux même vous faire pleurer….. » (Rires dans l’assemblée)
Alors pourquoi un témoignage est important ? Car cela peut rejoindre chacun, une part intime de chacun de nous. Cela peut nous relativiser aussi dans nos quotidien ou être rejoint dans nos difficultés sécrètes.
Un témoignage, c’est un cadeau et chacun le reçoit comme il veut selon sa disponibilité et sa perception du monde. Et souvent, un témoignage peut changer un regard, faire évoluer des mentalités, briser des préjugés.
Je repense à cette initiative danoise en proposant une bibliothèque humaine. On propose au public de rencontrer une personne qui raconte son histoire comme si c’était un livre. Cela peut être une personne réfugié, une personne homosexuel, une personne aveugle, une personne qui est ouvrier etc…
La rencontre, c’est ce qu’il y a de mieux pour faire grandir chacun et chacune de nous. Une vraie rencontre où on se laisse saisir par l’imprévu, l’inattendu.
Avez-vous déjà eu l’occasion de témoigner devant un public ?
Du vide ou peu
Rien.
Si, si, je vous assure, il n’y a rien.
Enfin presque rien.
Juste quelques mots.
Un vide au niveau sujet.
Pas inspiré.
Un grand saut dans le vide ?
Cela dépend ce qu’il y en dessous.
Y a forcément quelque chose dans le rien.
Le vide est bien composé de petits riens qui lui donne une consistance.
Tenez, ce mardi matin, j’ai joué ma première conférence théâtralisée depuis 18 mois.
Au bout de trois phrases, j’ai eu un blanc. Un vide. J’ai cru que ça avait duré une éternité ce vide.
Un silence interminable. Suspendu sans un souffle.
Et sans crier gare du vide, un mot est revenu puis plusieurs.
Du vide, j’ai réussi à avoir un peu d’inspiration.
Ma mémoire était enfin revenue.
J’étais vidée et au fur et à mesure, j’ai réussi à me remplir d’énergie, à me batailler pour garder mes personnages, à garder le fil conducteur, à dire l’essentiel.
Dans le vide, il y a forcément quelque chose qui nous faire dire qu’il n’y a rien. Et ce n’est pas rien.
Je vous la joue Devos, j’avoue. C’est trois fois rien pourtant.
Bref, je m’égare, je m’égare.
Le vide peut faire peur et pourtant, il est source d’inspiration, comme la page blanche. Cela fait partie de la vie, comme les vagues avec ses creux et ses hauts.
Allez, j’arrête de philosopher.
Je vous laisse et vous souhaite une très bonne journée.
C’est la fête de la musique : je chante !
Je vous chante un extrait de mon livre « sourd et certain » https://vivienapprendreaecouter.com/index.php/produit/sourd-et-certain-version-papier/
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