Durant la journée d’hier, je suis intervenu trois fois devant les lycéens et lycéennes. De la seconde à la terminale !
Dans une salle fraiche, j’ai pu témoigner de mon parcours et comment ma surdité m’a accompagné au quotidien.
J’ai bien sûr pris quelques extraits de mon spectacle puis j’ai approfondi, surtout mon côté professionnel et sur ce qui m’a amené à être conférencier-comédien.
J’ai été surpris de leur attention, de leur écoute même si bien sûr, il y a eu quelques apartés qui ne m’ont pas dérangé.
Pour les questions, j’ai fait circuler des morceaux de papier et des stylos. Je savais très bien que les mains ne se lèveront pas pour prendre la prendre la parole.
Allez, juste une exeption pour un gaillard de seconde. Chapeau à lui !
J’ai eu énormément de questions dont certaines se ressemblaient. Alors j’ai joué le jeu et parfois il me fallait décrypter avec parfois des mots qui manquaient.
Je ne vais pas toutes les écrire. J’en ai eu un sacré paquet.
Voici ma sélection :
🔹 Est-ce qu’être sourd impacte votre vie familaile ?
🔸 Est-ce que l’appareil auditif coûte cher ?
🔹 Lorsque vous rencontrez des nouvelles personnes, annoncez-vous votre surdité directement ?
🔸 Quelle est la différence de votre ouie avec ou sans votre appareil auditif ?
🔹 Pourquoi avoir choisi le Sénégal ?
🔸 Comment se passe votre vie de père avec votre handicap ?
Et curieusement, j’ai très peu eu de questions loufoques. Ce fut très correct.
Bref, ce fut une journée bien dense et riche.
J’en ai profité pour faire la sieste juste après car le soir, spectacle tout public. Cela sera l’objet de mon post demain matin.
Sur ce, belle journée à vous
PS : Pour info, j’ai le pass culture donc je peux intervenir dans les écoles 😁
PS2 : C’est la journée des aidants ! De tout coeur avec vous !
Dans les préparatifs, je n’en menais pas large. Pour le thème (re)cycles, il me fallait animer ce super après-midi avec les prises de parole et les performances musicales.
Stressé à fond, j’ai refait plusieurs fois mes fiches de transition. Pourtant, Anne Chaillan🌟m’a donné carte blanche pour que je saupoudre mes passages en sensibilisant sur la surdité.
Les bénévoles ont été extraordinaires par leur soutien, leur présence pour nous mettre à l’aise lors de cette journée. Et surtout dans un confortable cadre !
Lors de ma première prise de parole, j’avais ma fiche pour bien introduire la journée, pour ne rien oublier sur les mots que j’ai choisi de dire.
Puis après, j’ai laissé tombé mes fiches au fur et à mesure. Je n’ai pas été cueilli par ma fatigabilité.
Mon énergie gonflait au fur et à mesure, même si lors des temps calmes, j’en profitais pour me ressourcer.
J’ai hâte de pouvoir partager avec vous les vidéos prochainement, car il y en a eu des rires, des applaudissements.
Le week-end dernier, j’ai passé un très bon temps en famille dans un gite, situé sur la commune de Guillon-Terre-Plaine. La météo a été très mitigé entre soleil, averses, et grisailles.
Voici donc quelques souvenirs.
Voyez-vous le rougegorge ?
Puis pour une petite course, j’en ai profité pour visiter Avalon dans la grisaille !
Mon périple en train de Lyon à Surgères s’était très bien passé !
😍 J’ai eu une belle surprise avec un contrôleur, car j’avais éteint mon appareil et je lui avais signalé que j’étais sourd.
Après lui avoir montré mon billet, il m’avait dit merci en langue des signes. Cela m’avait touché !
Arrivé à Surgères, le soleil étant rasant, j’en avais profité pour visiter le château et l’église sous une belle lumière !
Puis direction à la salle des fêtes de Saint Saturnin du bois, avec Elodie Maurer de Communauté de Communes Aunis Sud.
Ce fut une belle salle très rustique avec un chauffage étrange ! Sur scène, il faisait bien chaud alors que pour le public en bas, il faisait frais!
Tout était installé, allumé Et là, je voulais recharger mon portable !
🔌Et paf, j’ai fait sauté les plombs. Il y avait juste les lumières des sorties de secours pour nous guider.
Heureusement, des bénévoles ont pu résoudre le problème.
J’ai eu le plaisir d’accueillir une traductrice en langue des signes pour interpréter mon spectacle.
La salle s’est bien remplie et nous avons commencé avec à peine 5 minutes de retard.
J’ai passé un très bon moment sur scène et ça s’est passé trop vite.
Le temps des questions a été un pur régal !
🔸Comment favoriser les relations entre parents sourds et les enfants entendants ?
🔹 Comment on peut devenir sourd ?
🔸 Êtes-vous musicien ?
Pour l’anecdote, j’ai parlé d’œil absolu au lieu de l’oreille absolu 😂
🔹 La branlette rend sourd ! Est-ce vrai ?
🔸 Quand t’étais tout petit, comment tu communiquais avec les autres enfants ?
🔹 Comment vous entendez les sons ?
Bref, nous avons beaucoup ri !
Pendant la dédicace de mes livres, j’ai eu de très bons retards et ce fut très agréable.
Quelques mots sur le livre d’or :
🧡 Étant moi-même handicapé et faisant face à la discrimination des employeurs, votre discours, votre spectacle m’a redonné un coup de boost. Courage à vous pour la suite !
🤎 Merci pour ce moment drôle et de partage !
💙 Merci pour ce moment. Encore des petites graines de semées.
Pour l’organisatrice, la soirée fut une réussite avec des gens qui venaient de tout horizon, et même à 30 km ! Et des futurs partenaires pour elle !
Je vais pouvoir dormir dans le train, même si je dois m’entraîner pour le Tedx à Saint-Etienne le 29 novembre.
J’ai l’impression qu’à chaque intervention, il m’arrive des trucs loufoques ! C’est le charme de ce métier, n’est-ce pas ?
Je jouerai donc mon spectacle ce vendredi 21 novembre au soir ! J’apporterai aussi des exemplaires de mes livres « Qui ne tente rien n’a rien – dialogue avec un sourd » et « Sourd et Certain » pour les dédicacer.
Ce spectacle sera traduit en LSF !
Pour info, j’ai aussi pleins d’autres dates tout public en 2025 ;
. Jeudi 4 décembre à Villefranche de Rouergue (12) . Samedi 5 décembre à Aurillac (15)
Puis en 2026 :
. Mardi 3 février à Vaugneray (69) . Vendredi 27 février à Rouen (76)
Après 28 ans de théâtre, voici ce que je pourrai vous partager avec 7 raisons de le vivre :
1️⃣ L’affirmation de soi
Au collège, j’avais beaucoup de mal à m’exprimer. Je ne prenais pas du tout la parole, ou peu. J’étais souvent avec les adultes.
Et c’est au lycée que j’ai découvert le théâtre. Pour la première fois, avec du texte, j’ai pu m’affirmer devant mes camarades.
2️⃣ Poser sa voix
Avec ma surdité, je ne me rendais pas compte que je pouvais parler fort. On aurait dit que j’étais agressif. En parrallèle de l’orthophonie, la scène m’a aidé à canaliser ma voix et à jouer avec.
3️⃣ Vivre les émotions pleinement sans être jugé
C’était génial pour moi. Je profitais de la scène pour vivre tous les états d’émotions, à travers les personnages.
❌ Attention bien sûr, ne pas remuer trop dans ses blessures.
4️⃣ Le corps en mouvement
N’étant pas sportif, c’est un super lieu pour utiliser son corps et respirer. Surtout qu’avant le jeu, un temps de relaxation est primordial pour aider à se concentrer et être disponible pour le jeu.
5️⃣ Etre à l’écoute des autres
Pour ma part, ce fut un sacré défi, cela m’a demandé énormement d’efforts. Mais c’est un super exercice d’écoute pour vivre les scènes pleinement.
6️⃣ Etre en lien différement
🅾️ A l’époque de mon lycée, j’avais beaucoup de mal à avoir des camarades. Les conversations n’étaient pas aisés. Je préferais largement aller au CDI ou aller voir l’infirmière pour échanger.
Mais grâce à la scène, cela m’a permis d’être en lien avec les autres, de travailler ensemble lors des répétitions, et de se faire confiance en se donnant les textes sur scène.
7️⃣ Stimule l’imagination
Le théâtre peut nous emmener loin à travers les pièces écrites, mais aussi dans les improvisations. On peut se laisser surprendre par les idées qui viennent à nous et être force de proposition.
On peut rajouter aussi l’humour, la présence scénique, l’énergie, la prononciation, la prosodie, l’authenticité, et puis s’éclater tout simplement😍
▶️ Vois-tu d’autres raisons de pratiquer le théâtre ?
Sur cette photo, c’était en 2004, mon premier seul sur scène à Nantes. Cela s’appelait « Le bruit du silence ». J’avais écrit ma pièce après un licenciement, durant mon chômage pour ne pas sombrer dans la solitude.
Depuis, le théâtre me fait vibrer et surtout je le vis autrement comme support de sensibilisation, de témoignage.
C’est pourquoi je prends toujours du plaisir et me forge à chaque intervention !
D’ailleurs, je reprends ce lundi 17 novembre et pendant trois semaines, je ferai 10 interventions !
J’ai donc fini mon stage d’immersion dans le maraichage.
Ma matinée de récoltes s’est à peu près bien passé malgré des coups durs physiques. Nous avons effectué des petites recoltes dans divers terrains, pour pouvoir garnir un point de vente cet après-midi. Nous avons d’abord commencé par les haricots. Cela monte haut les plants ! Là, pas trop de problèmes.
Ensuite, j’ai récolté des carottes où il me fallait les mettre en botte !
Enfin, cela a été des salades, de la moutarde pour la salade mélangée, des blettes, des épinards, des poireaux, de la mache. Cela a été une grosse matinée et j’étais bien content d’avoir terminé.
En échangeant, je me suis rendu compte que c’était trop physique si je devais trouver un mi-temps. Pour la bonne raison que si je devais jouer un de mes spectacles le lendemain, cela serait bien délicat et ardu.
En tout cas, je suis bien satisfait d’être allé jusqu’au bout. Je continue mes recherches pour trouver un autre stage, dans un autre type de métier.
La journée fut plus rude qu’hier. Ce matin, ce fut plantations de maches, de salades toute la matinée. Et mallheureusement, mon corps n’a pas apprécié. J’étais trop maladroit dans mes gestes, normal, quand on a pas l’habitude.
Heureusement, entre temps, j’ai fait une séance arrachage de plants de pommes de terre qui poussaient en trop entre les salades et les blettes.
Au bout de deux heures, mon ventre me faisait un mal d’enfer, ma poitrine douloureuse, ma nuque qui se raidissait complètement et mon bas du dos qui criait « Pause ». J’ai dû me reposer bein avant l’heure du repas.
J’avoue que j’avais envie d’abandonner, de me dire que ce n’était pas fait pour moi. Bref, des questions qui reviennent souvent quand le corps lâche.
Finalement, pendant ma pause déjeuner, je décidais de continuer.
Ce fut une après-midi nettoyage de tunnel. Ce fut assez costaud avec : . Récupération des gros tuteurs en bois comme si c’étaient des excaliburs. . Arrachage de plants d’aubergines dont certains avec des pelles tellement les racines étaient bien ancrés dans le sol . Retrait de grosses agrafes en métal qui bloquaient les bâches en plastique noir. . Arrachage des bâches . Rangement des tuyaux en rouleaux
Comment je l’ai vécu physiquement ? C’était un peu mieux, surtout que j’ai pris le pli d’aller boire régulièrement, et de m’étirer.