Poème d’amour d’antan

Poème écrit en 2004 (bien avant de rencontrer ma femme ! 😀 )

 

Au clair de lune, sur la plage

Auprès de l’océan qui rugit

Les écumes nous appellent ,sages .

La lune t’illumine, tu rougis.

 

Comme dans un rêve,

Où la brise douce se lève

Nous caressant nos visages

Et tes larmes qui sont de passage.

 

Il n’y aura rien entre nous.

Je sais ! Je ne fais pas la moue.

Je suis triste tout simplement.

J’ai envie de crier tout doucement.

 

Tu dis des mots qui réchauffent

Mon cœur qui s’est refroidit.

Baiser d’un rayon de lune sur les ondes.

Je me sens léger comme une bulle ronde.

 

Tu marches loin de moi.

Mais tu me souris quand même.

Gêné, je reste un peu blême.

Ton amour t’attend loin de toi.

 

Traînant dans le sable avec force,

J’essaie de pleurer, je m’efforce.

Mais loin, loin de toi

Pour ne pas avoir honte de moi.

 

Dans le silence léger de la nuit,

Avec les chants des vagues de l’océan,

Un mot sort de ta bouche, tout petit.

Un mot qui restera en moi tout le temps.

 

Un mot, plutôt des mots :

«  On reste amis, je t’embrasse »

Tu me laisses seul près de l’eau.

Les vagues m’enlèvent et me débarrassent.

 

Copyright 2004 Vivien L

Poésie d’orage

L’orage

Avec rage

Fait ombrage

Au soleil sage.

Il engloutit la ville

Rafraîchit les cinéphiles,

Les automobiles,

Les locomobiles.

Le tonnerre

Fait frémir les verres,

Les octogénaires,

Les luminaires.

La foudre jette un sort

Aux cadors,

Aux matadors,

Aux gens dehors.

Et tombe la grêle,

la pluie point frêle

Des averses torrentielles

Une ambiance intemporelle.

Prudence les amis. !

 

Quatrain #4 – Choisir

J’ai choisi de parler

Et de rester appareillé.

Je suis sourd, point idiot.

L’implant n’est pas dans mes tuyaux.

 

Médecins, j’assume mon choix

Et je ne suis pas aux abois.

N’oubliez pas votre serment.

Incarnez-le bien ardemment.

 

Que mes paroles soient entendues

Et ma liberté, respecté.

J’appelle à la réciprocité.

Évitons les malentendus

 

Oser être décalé

Crier du fond du coeur

Dans un silence moqueur.

Sourire au grand air

Dans un souffle éphémère.

Rire à gorge déployée

Dans un regard balayé.

Respirer à fond la caisse

En pensant aux déesses.

Et s’en vont les angoisses

Qui portaient la poisse.

Et continuer d’avancer

Sans tergiverser.

Toujours oser

Se décaler.

 

 

Fatigue auditive

Quand une personne parle un certain temps,

Cela commence à être usant.

L’attention s’amoindrit,

La concentration s’effrite.

En fait, je décroche surtout quand la voix est monocorde ou très yoyo.

Surtout quand les blagues s’enchaînent sans que je ne comprennes rien.

Quand le brouhaha d’un repas de mariage persiste,

Je n’ai plus l’énergie pour échanger, discuter, et prêter l’oreille.

Juste l’énergie pour jouer ou danser.

Mes oreilles sont en stand-by.

Pour le reposer, je vais m’isoler loin du bruit

Et contempler le ciel étoilé, ou bien les lumières de la ville.

Me recharger dans le silence.

  • Pourquoi Vivien, n’éteins-tu pas ton appareil ?

Très bonne question. Pour ne pas me couper totalement de ceux qui m’entourent, être prêt à réagir si l’on m’appelle. C’est juste un choix personnel. Chacun le vit en fonction de ce qu’il est et comment il appréhende son environnement.

La fatigue auditive est insidieuse puisque qu’on ne la soupçonne pas, surtout si on ne vient pas de faire du sport, une activité physique ou manuel etc…

Cela peut devenir une fatigue psychique quand les frustrations de ne pas comprendre, de ne pas tout suivre s’accumulent et qu’on ose pas les exprimer.

Voilà ce que je souhaitais vous partager après un mariage vécu ce week-end.

Très bonne reprise de la semaine à vous !