Floraison en décembre

DSC_0423

L’image du père

Le père, qu’en est-il de sa place au sein de la famille, dans la société d’aujourd’hui ?

Quelle image du père se représente-t-on souvent ? Y a-t-il un père idéal ?

Cela peut-aussi nous questionner en tant que père. Quelle image je veux donner à mes enfants ?

Ce que nous transmettons, c’est notre histoire personnel, nos valeurs, notre vécu, notre éducation. Sans le vouloir, on reproduit les mêmes gestes ou sinon, c’est l’inverse parce que le père que nous avions était maltraitant dans tous les sens du terme (Physique, psychologique, sexuel).

Nous pourrions avoir peur d’être peur car c’est une énorme responsabilité. Elle implique d’insuffler la vie, de l’accompagner et de lâcher-prise sur ce que nous avions transmis pendant des années.

Quand je serai père

Je n’ai pas d’enfants mais je peux ressentir ce que ça pourrait être d’être père. La joie de la paternité quand c’est voulu, choisi en couple bien sûr. Quand je suis avec des enfants comme mes neveux, nièces, je me projette et agis comme j’agirai avec mon futur enfant. Avec tendresse et justesse, apporter un cadre sécurisant et vivre au quotidien l’épanouissement de l’enfant. J’ai bien conscience des revers de la médaille avec les nuits troublés, les inquiétudes, les agacements, les impatiences.

Je ne souhaiterai jamais lever la main sur un enfant et faire attention aux mots qu’on emploie. J’ai bien conscience des séquelles qu’il pourrait y avoir.

Mais mon rôle de père que j’imagine aurait vraiment sa place quand la mère est aussi présente. Surtout quand le couple dialogue, trouve un équilibre dans les rôles de chacun pour apporter des repères plus cohérents et ajustés envers l’enfant. Y peut y avoir des loupés. L’essentiel, c’est d’en parler et de ne pas avoir honte.

C’est bien sur l’idéal sur lequel je tends et pour cela, il faut un travail sur soi. Le pire ennemi pour accomplir ce que l’on souhaite c’est soi-même.

 

La fragilité du père

Je pense à la situation des pères qui sont dans une situation difficile tell que le chômage. Surtout le chômage. Le père pourrait se sentir humilié, honteux de ne pas pouvoir rapporter de l’argent à la maison, de ne pas pouvoir se rendre utile.

Est-ce que sa légitimité paternelle est remise en cause ? Je ne parle pas du paternalisme qui est complètement l’extrême.

J’ai en mémoire un père qui se sentait indigne d’être père car il n’avait plus d’argent, plus de cadeaux à offrir à ses enfants. C’était lors de mon premier stage d’éducateur spécialisé en MECS. (Maison d’Enfants à Caractère Social) en 2004. (Gloups, 11 ans déjà).

 

Y aurait encore à développer, à dire, à peaufiner.

 

L’amour paternel

J’aimerai finir sur la question de l’amour paternel. Elle n’est possible que si l’homme en a déjà fait l’expérience dans son enfance, ou vécu des rencontres d’amour, de confiance, d’amitié etc…

Je reconnais que c’est un peu raccourci mais c’est dans l’idée que l’Amour est essentiel pour tisser des relations de confiance. Cela marche en général aussi partout en dehors de la paternité.

 

Je nous souhaite d’être bien dans son rôle de père, peu importe si on est père géniteur ou père adoptif. (C’est aussi un long cheminement, de questionnement quand on ne peut pas être père géniteur).

Des liens pour approfondir la question :

 

 

 

 

 

Alors, on se met à table ?

DSC_0445

Contre-jour givré

Givre avec un beau soleil qui se lève. j’en ai profité pour faire un tour.

Belle journée à vous.

DSC_0429

DSC_0435

DSC_0437

DSC_0425

Le regard du chat / The regard of cat

Aux environs de la Halte du Pélerin (20)

Et pourquoi pas ?

Peu importe qui je suis. Je me disais que je pourrai être différent de toi.

Je me disais que je pourrai être unique et accepter mes limites, mes forces.

Je pourrai exprimer mes émotions sans éprouver de la honte,

Sans me faire passer pour un faible, un moins-que rien.

Et pourquoi pas ? Je peux ne pas penser comme toi ni te suivre

Comme un mouton, comme un disciple qui fait une totale confiance.

Et si je ne suis pas d’accord avec toi, est-ce la fin du monde ?

Je peux changer de route sans devoir me comparer aux autres.

Tu n’es pas meilleure que moi ni plus mauvais que moi.

Tu as une autre façon d’agir, de vivre, de faire les choses au quotidien.

Moi aussi, je peux vivre autrement et être authentique.

Et pourquoi pas ? Je peux être en cohérence entre ce que je peux faire

Et ce que je souhaiterai vivre, seul ou avec les autres.

Je suis différent comme toi aussi, tu l’es par rapport aux autres.

C’est ce qui fait la richesse de notre relation. Nous sommes complémentaires.

A nous de trouver sur ce qui est pour nous complémentaire et non sur la différence.

Je suis fait pour aimer, comme toi. Je suis fait pour entendre, parler, échanger comme toi.

Je suis fait pour respirer, manger, marcher, observer comme toi.

Et pourquoi pas ? D’écouter nos tristesses et nos colères, avouer nos peurs

Pour avancer sur ce que nous pouvons construire ensemble.

On peut agir pour l’autre avec nos possibilités du moment,

Soit par l’écriture, l’action, la parole, les gestes au quotidien.

Personne ne doit être négligé pour ce qu’il fait, à sa manière

Pour faire grandir l’humanité en chacun de nous.

Et pourquoi pas ? Toujours croire en l’autre malgré tout

Pour ne pas être envahi par la haine et la violence.

 

Je vous souhaite pleins de courage dans ce que tu as vivre, dans ce que tu vis. Bonne semaine à toi qui m’auras lu jusqu’au bout! 😉

Regard au delà du possible

Même si l’avenir semble flou ou aveuglant,

Regarde toujours en toi tout ton être.

Tu as une force insoupçonnable.

DSC_0428

Regarde au-delà des limites où tout est possible

Pour accomplir tes rêves, tes projets les plus fous.

Regards d’équidés et un bouc

Me voici donc de retour d’un super week end avec ma famille dans un gite. Je vous partage quelques photos de chevaux qui étaient sur la propriété du gite.

DSC_0442

Ils sont fâchés ces deux là ? Le cheval blanc sent trop le bouc ?

DSC_0446

Ces compères me rassurent que non, ils s’entendent en silence.

DSC_0448

En effet, une amitié sans manichéisme, ni noir et blanc. Tout est dans la nuance!

DSC_0458

Souvenirs de Vélingara (Sénégal)

Aujourd’hui, j’avais envie de vous partager des photos de mon volontariat au Sénégal. Mes souvenirs du cadre de vie au collège Jean-Paul II à Vélingara. (2006-2007).

Le terrain de foot mythique où la poussière s’élevait très haut quand y a avait un match.
Un mercredi au collège 111_01

La cour du collège.

Un mercredi au collège 102_01

Le terrain de basket!

Un mercredi au collège 110_01

La cour du collège vue de la classe hébergeant la petite bibliothèque.

Un mercredi au collège 061_01

Me voici en plein action dans la gestion d’une petite bibliothèque, à dépoussiérer chaque jour !

IMG_0178_01

Même sourd, je parle

Etant sourd, on pourrait croire que j’ai une voix bizarre, comme un accent belge ou alsacien.

Les gens s’imagineraient que j’ai des petits pois dans la bouche.

Point du tout, je parle très bien. Et pour moi, la parole est vitale.

Le son qui sort de ma bouche me libère et extériorise ce que je ressens.

J’ai cette chance d’avoir eu au moins 13 ans d’orthophonie. J’ai vraiment commencé à parler à 5 ans. Je devais sans doute parler fort ou mal. J’ai beaucoup appris. Surtout pour l’articulation.

J’ai appris aussi à poser ma voix. Ce qui m’a beaucoup aidé, c’est le théâtre, la lecture.

C’est un pur plaisir pour moi de lire à haute voix, quand j’ai bien sur travaillé le texte avant.

Je ne vous cache pas qu’il y a des faiblesses quand je fatigue. Mes mots raccourcissent et je finis pas ma phrase.

La parole est primordiale pour moi. Elle m’aide à m’ouvrir, à être entendu, à être reconnu.

Non, je ne m’exprime pas en langue des signes. Ce n’est pas ma langue maternelle même si je suis sourd de naissance. Je m’en sers parfois comme pour ma femme quand mes piles tombent en panne. Mais je ne peux pas me passer des appareils.

J’ai besoin d’entendre et de m’entendre.

Je comprends que l’on ne veuille pas parler quand on n’entend pas sa voix ou quand ça dérange, ça titille, ça fait une voix de canard ou quand t’es enrhumé.

 

Cela me met en colère quand je lis des témoignages d’enfants sourds où des professionnelles disent aux parents, il ne parlera jamais etc… Qu’est-ce qu’ils en savent ?

N’ayez pas de peur de la voix car elle sort du ventre, lieu des émotions. Des sons sortent, elles sont nécessaires.

 

Je reconnais qu’il y a des personnes sourdes qui auront des difficultés à parler et qu’ils préfèreront la langue des signes. Et c’est tant mieux, heureusement.

Mais il ne faut pas oublier non plus qu’il y a des sourds oralistes, comme moi, qui existent et qui sont plus nombreux qu’on ne le pense. Parce qu’ils se fondent « plus facilement dans le monde des entendants ». C’est difficile de de différencier tellement les profils des personnes sont différents.

 

Je renvoie à un schéma que j’avais fait sur la diversité du monde des sourds : Sourd ? Malentendant ? Au choix !

 

N’ayons pas peur d’apprivoiser notre voix, quand c’est possible.