Rien à dire / To say nothing

Je n’ai rien à dire.

Je manque d’air.

Pas de commentaires.

Rien à estourbir.

Je manque de souffle.

Pas d’inspiration.

Tout dans l’aspiration

De mots qui s’essoufflent.

Rien que des regards.

Ou bien des couleurs

Pour apaiser la douleur.

Mon sourire se bagarre.

Et puis vient le sens

D’une idée murmurée

Par une voix point déchirée

Pleins d’effervescence.

Fixation d’image

Pour un long voyage

Dans un temps suspendu

A mes heures perdues.

Enfin, mes doigts défilent

A travers l’imaginaire

Qui me distille

Des rimes apollinaires.

Plaisir de jouer / Pleasure of game

Jeu

Jouer pour se laisser emporter

Par ses émotions et le plaisir.

Jouer pour se prouver et prouver

Et se laisser cueillir par le rire.

Un choix crucial

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Face à un choix,

Il prend une mine,

Un air d’anchois.

Il boit une bibine.

Il doit se décider.

Il respire lentement

Pour se dérider.

Un certain renoncement ?

Fuir ou affronter les vents.

Il demande des avis, des conseils.

Rien n’est en jeu. Pas d’oseilles.

Mais lui seul sait ce qui est bon pour lui.

Alors quoi ? ll dévêt ses peurs en pluie

Il regarde le positif et le négatif.

Maintenant, il faut choisir sans soutif.

Il rit nerveusement et s’émerveille

Devant la mer bleu vermeille.

Ses pas le mènent vers un panorama.

C’est décidé. Il prendra du tarama.

Défi rimique

C’est ce matin que nous allons assaillir

Au-dessus des gerbes végétales qui font jaillir

Moult pollens. Ils nous lanceront des quolibets,

Ces sagouins. Nous riposterons par des sorbets.

 

Grâce à nos armes, ils s’en iront s’ivrogner.

De joie et de victoire, nous pourrons grogner

Et restaurer nos œuvres, faire des Réchampis.[i]

Nous dégusterons des crevettes et des scampis[ii]

 

Nous dresserons notre drapeau sur une projecture[iii]

Aux quatre coins innombrables de la Préfecture.

Nous ferons monter en nous pleins d’adrénaline

Pour aller conquérir les terres merveilleuses d’Alcaline.

 

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[i] c’est-à-dire du relief par deux tons de peinture différents et juxtaposés.

[ii] Variété de langoustines frites. (Cuisine italienne.)

[iii]  Avancée horizontale d’un élément architectural

 

(Par défi,  J’ai composé un poème avec chaque dernier mot de chaque vers!)

Haiku 7

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Une ombre surgit

Un rayon de soleil luit

Un vampire penaud.

Dialogue de sourds

  • Partons vers d’autres horizons

Au-delà de nos désespoirs

  • Je veux bien prendre une poire

Et la manger sans raison.

 

  • Luttons contre toutes les haines

Avec nos joies et nos rires.

  • Je prendrai bien une petite laine

Il fait froid à faire frémir.

 

  • Et si tu m’écoutais pour une fois

Et me répondais sérieusement.

  • Mais je n’ai pas de crise de Foi

Oh que nenni ! Point je ne mens !

 

  • Bigre de rage, écoute-moi

  • Vas-y parle sans émoi.

  • Je te proposai de partir.

  • Je ne veux pas mourir.

 

  • D’aller gravir les montagnes

  • Je ne veux pas prendre de castagnes.

  • D’aller voguer dans les eaux vives.

  • Je ne veux pas échouer sur les rives.

 

  • Allons faire mille voyages.

  • Je n’irai pas en cage.

  • Bon, restons ici s’ennuyer !

  • Juste vivre avec sérénité

Et profiter de chaque seconde

Entre nous, en ce monde

Qui bouge sans arrêt, s’ignore.

–         Tu es malade ? Tu t’endors ?

–         Juste un brin d’intelligence
dans mes abîmes d’ignorance.

 

( Texte écrit en 2006)

Haïku 6

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L’oie se dépouille.

L’orage essore sa robe.

Une jolie fresque.

Haiku 5

Ce qui peut paraitre

Comme de l’évidence

C’est l’expérience

Qui l’a vu naitre.

Donc ayons de l’indulgence

Envers les engeances

qui semblent ignares.

Le bon sens est art.

 

Haiku 4

Un mercredi au collège 111

Foot poussiéreux

En sueurs des fièvreux

Fier de leur maillot

Jouant avec leurs boyaux.

 

 

( Jouant avec leurs boyaux = Jouant avec leurs tripes => Qui jouent à fond sans baisser les bras)

Haiku 3

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Musicien enflammé

Ou fumeur affamé?

Une énergie de fer

Ou une vie d’enfer?