De la couleur /Del color / Of color

 

Parc des oiseaux (207)

Un peu de couleur en ces temps gris

Un peu de douceur en ces jours rabougris.

Une pincée de joie malgré les douleurs

Une brassée d’humour malgré les malheurs.

Je ne t’oublie pas cher inconnu d’un jour

Je ne t’oublie pas ami de toujours.

De la puissance dans nos fragilités

Pour faire grandir nos rêves dans la réalité.

Verre vide en vain / Empty glass in vain / Vaso vacío en vano

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Verre vide en vain

Le remplir de vin

Ou d’un peu de levain.

S’éloigner d’un ravin

Où cent vingt

silhouettes de Calvin

expirent à Louvain.

Un délire divin

me faisant devin

Pour un monde chauvin.

Moult pots de vin

m’émeut comme un bovin.

Je continuerai à être écrivain.

Haiku – Bourgeons d’Automne

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Au seuil de l’hiver

S’éclosent nos désirs profondes

Offrande d’humanité

Haiku – Reflet d’un jour / Day’s reflect / Reflejo de dia

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Doux reflet d’un jour

Balayant nos galères

Une nuit paisible.

Eveil dans la nuit sénégalaise

C’est la nuit noire.
Le vent se lève
Et fait choir
Des sons brefs
De branches mortes.
Toute une cohorte
D’arbres murmure,
Chuchote sur les murs
Envahis par des coléoptères.
Des scorpions surgissent de terre
Et embrassent des mulots égarés.
Un grondement sourd fait vibrer
Les ailes des renards volants.
Des fresques d’éclairs
Illuminent la savane claire.
L’orage s’avance, bien lent
Dangereux sur le village endormi.
Et la nuit passe,
Des choses se trépassent
Dans l’ignorance.
Le soleil en transe
Se lève, rouge tomate
Et chasse les automates
Nocturnes carnivores.
Le silence est d’or.

Extrait de mon livre « Murmures de la brousse sénégalaise », Editions Bod, 2013.

Se souvenir / Remember / Recordar

Retraite Chalais (11)

Jour de souvenir

Pour ne pas oublier

Et chercher à devenir

Des artisans de paix.

 

 

Cent vingt six vers!

J’ai réalisé mon défi. J’ai eu 126 visiteurs donc j’ai du écrire 126 vers. Les voici donc!

Je m’élance
Sans nonchalance
Dans les vers à composer.
Mes neurones devront se reposer.
Voici qu’un mot m’échappe
Parti sous une chape
De silence fruité.
Puis une lettre
Sans guêtres
Fuit
Ici
Ou là.
J’entends son la.
Je lance la musique
Dans ma tête frénétique.
Des violons de syllabes me bercent.
Et un puissant tambour de grammaire perce
Mon imaginaire explosant des milles couleurs d’automne.
Une flûte traversière emmène loin mon vocabulaire monotone.
Une contrebasse d’encyclopédie me caresse avec énergie et vigueur.
Mes idées se libèrent et s’en vont tel des vapeurs de liqueurs.
Un chœur de baryton et soprano me bombarde de synonymes.
Une Alto me souffle quelques pléonasmes ou allégories.
Mais le chef d’orchestre me corrige et sourit.
Précision et justesse, veut-on m’inculquer.
Je respire, j’observe pour reluquer
Une magnifique pianiste de métaphores.
Mes yeux brillent comme un sémaphore.
Mes phrases s’embrouillent, n’ont plus de sens.
Le cor de brume m’apporte de l’essence.
Mais plus d’inspiration.
Saturation ?
Je lève les yeux.
Un adieu ?
Non, encore
Cent vers.
Mes pensées picorent
Dans un verre.
D’eau, bien sûr.
Quoique, un peu de mure.
Du sirop !
Un petit rot.
Une minuscule mars
Et ça repart.
Faux-départ.
Voilà bien !
Une guitare
De bohémien
Vibre sans tare.
Rythme de tonnerre.
Joie pleins de nerfs
Circulant hors des frontières
Pour toucher des pauvres hères.
Suspension du temps éphémère
Pour rompre les amours amères.
Venez donc danser sans mots
Avec vos rêves et vos maux.
Marchons en vérité
Et s’écouter en liberté
Dans un silence apaisant.
Un petit signe grisant
Pour rire sans préjugés
Sans vouloir se gruger.
Pourquoi se compliquer ?
Pourquoi écrire alambiqué ?
Tout simplement vivre.
Pour devenir ivre.
Ivre de petits bonheurs.
Maintenant, c’est la bonne heure.
Vivre ce qui nous semble essentiel
En ne comptant pas que sur le Ciel.
Faire un premier pas.
Les autres suivront sans trépas
Si tu continues avec confiance,
Sans peur de flancher
Et d’oser demander en conscience.
Savoir graver le plancher
Pleins de nos rêves et les réaliser.
J’arrête d’écrire.
Sans rire.
Mes doigts sont fatigués.
Vous m’alpaguez ?
Je suis un lâche ?
Un fainéant qui tache.
Diantre, c’est vache.
Mais dis donc je me fâche
Quel animal je suis ?
Un ours pleins de suie ?
Un cochon enrhumé ?
Un chameau enfumé ?
Ou bien un poulet bien rôti ?
Je rajouterai même
Que je suis un lézard
A tête de lion bizarre.
Avec des pattes de canards.
Au bec d’un perroquet pénard.
Je chante comme un crocodile
Et joue comme un pingouin qui deale.
Je débloque complètement ?
Oui, je deviens dément.
Dément pour jouer avec les sons.
Encore un dernier jet sans son
Où mes cris disparaîtront
Dans milles neutrons.
Ces molécules s’agiteront
Pour devenir des macarons.
Ou bien des macareux.
Splendide dessert
Ou piètre oiseau sans serres.
Vous me suivez encore ?
Vous voyez le décor ?
Il y en a guère.
Ou bien ça y était naguère.
Encore douze vers
A rédiger
Sans me mettre à l’envers.
Le ciel est mitigé.
A la fin de ma prose,
J’irai cueillir la rose
Pour ma belle.
Une fleur aux tendres décibels
Caressant ses oreilles
Pour lui dire sans pareil
Mes sentiments infinis.
Je crois
Que j’ai fini.

 

(Y en a bien 126, vous les avez recompté? 😉 )

Un petit verre, s’il vous plait

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Un petit verre pour rêver.
Un petit coup pour trinquer.
Une petite chope pour briquer
Un canon parti grever.

Hey, barman, s’il vous plaît !
Une tournée pour mes simplets
Neurones qui se battent
En duels avec des battes.

Allez, un dernier pour oublier
Mon mal de crâne de Blier
Qui veut me flinguer
De sommeil déglingué.

La der des der pour la route
Et je serai une statue de prout
Comme une larve en déroute
Vers sa mue qui déroute.

Allons, allons buvons en paix.
L’alcoolisme ! Mais à l’eau quoi !
C’est pour les paumés, les dérapés
Les parias comme plusieurs moi.

A la vôtre !

La route de l’inconnu / The road of unknow / El camino de desconocido

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Oser prendre la route

Vers un inconnu qui déroute

Pour un possible bonheur

Surprenant sonneur

De mystères, d’imprévus.

 

De l’union à la communion

Parc des oiseaux (284)

Ensemble, pour toujours

Se dire Oui chaque jour.

S’aimer de doux tendresse

D’une communion qui nous redresse

Pour rayonner autour de nous.

Affronter les tempêtes qui nous renouent

De plus belle, par la parole, en vérité.

S’aimer avec nos aspérités.

S’unir à nos vies toutes entières.