Il y a 20 ans, je partais au Sénégal

La chaleur en France me renvoie 20 ans en arrière !

En 2006, je partais un an au Sénégal tant que volontaire de la Délégation Catholique pour la Coopération.

J’étais animateur socio-culturel dans un petit collège de brousse, à 12h de route de Dakar, la capitale.

Bref, je me souviens d’être arrivé en pleine saison humide, en septembre.
Il faisait chaud mais surtout humide !
Je dégoulinais sans cesse.

Un bon ventilateur était apprécié, sauf si la panne survenait.
Et souvent c’était deux heures par jour, à des horaires très aléatoires.

J’avais mon gobelet de séchage pour mettre mon appareil auditif chaque soir.
Et je ne suis jamais tombé en panne, ouf !

Nous commencions à travailler tôt jusqu’à 13h puis après sieste ou temps calme jusqu’à 16h.
Lors de la saison séche, la température pouvait monter jusqu’à 45 degrés.

Je me souviens de la traversée de la cour, entre ma chambre qui était au sein du collège, jusqu’à la classe faisant office de bibliothèque.
Je prenais au maximum les ombres des arbres, quitte à faire un détour !

J’avais toujours avec moi une petite serviette pour m’essuyer car dans la classe, je n’avais pas de ventilateur.
J’avais juste de l’air qui traversait les grilles en métal vert.

Je ne vous dit pas l’état des livres entre la chaleur, l’humidité et surtout, surtout le sable qui s’inflitrait dans les moindres interstices.

Chaque matin, je devais passer le balai et époussierer les étagères et les livres.

Deux fois, j’ai des soucis de santé à cause de la chaleur :
. Une poussée de boutons, la barbouille il me semble.
. Le KO total après avoir bu un grog la veille, car j’avais un rhume. J’avais un peu trop mis du rhum.
🤣 Ne dites rien, j’étais jeune à l’époque !

Je ne me plaignais pas car je savais que des élèves pouvaient venir de loin, à pied, pour venir en classe.

J’en garde toujours de très bons souvenirs de mon année au Sénégal.
J’en parle même brièvement dans mon spectacle « Un sourd rire vaut mieux qu’un mal entendu »

Mais ici, en France, nous ne sommes pas habitués à ce type de climat, ni même adaptés.
De tout coeur avec les personnes vulnérables, les agriculteurs, les personnels soignants, les cuisiniers, les ouvriers BTP, etc…

Comment vivez-vous la chaleur ?

[projet 52-2020] semaine 21 – Bibliothèque

Quand j’ai vu le prochain thème, cela semblait une évidence pour moi de quelle bibliothèque j’allais aborder.

Pendant un an, je l’ai désablé (avec un gros pinceau), rangé, renouvelé le stocks de livres pour remplacer les livres années 50 (Bibliothèque verte et rose) pour les remplacer par des livres d’éditions africaine. Non mais ! Il me semblait important de favoriser la culture locale. C’est comme si dans nos médiathèques, nous trouvions que des bouquins d’Angleterre des années 30. (Je ne sais pas ce que ça donnerait d’ailleurs 😀 )

Alors voici la fameuse bibliothèque que j’ai tant parcourue (facile, juste un fond de classe! ). Ce n’est pas sans émotion que je revois la photo. Hélas, je crains qu’elle soit oubliée, sous le sable au fond de cette classe ou dans des cartons. En 2009, les livres étaient inutilisés quand je suis revenu quelques jours. Le sable avait envahi les pages!

Photo 019

C’était en 2006-2007 quand j’étais au Sénégal, en tant que volontaire de la DCC (Délégation Catholique pour la Coopération). Je devais gérer une petite bibliothèque d’un collège privé catholique à Vélingara et assurer une présence auprès des élèves. (Ateliers lectures, tournois de scrabble, surveillance des devoirs…).

Puis au passage, je ne pourrai pas dormir une seule nuit dans un lieu où il n’y pas de bibliothèque (petite ou grande).

Pour découvrir les autres photos des participants à ce projet, c’est sur le site du coté de chez Ma.