Aux portes du désert

Aux portes du désert,
On perd ses repères
Avec le temps qui se libère.
Pas de place pour les ères
Insouciants sans ressources.
C’est un combat aux sources
De la vie éprouvant le corps.
L’âme en est pris au vif d’or.
Pas de place pour les futilités.
C’est un voyage vers une liberté
Sans nom, singulier à chacun.
Un délicieux risque bien taquin
qui nous saisit, nous fait frémir.
Il ne faut pas avoir peur de gémir
De vertige, de stupeur, de plaisir
d’éternité dans l’immensité.
On est confronté à l’adversité.

Osez Ecrire

Osez écrire des mots qu’on ne sait pas dire
L’exprimer à haute voix pour moins pâlir
De honte devant une assemblée incertaine.
Le stylo dessine le coeur de l’âme reine
Des pensées qui se profilent et disparaissent. 
Ecrire, c’est ralentir le temps qui presse
Et de nos idées qui veulent se chevaucher.
Rien de pire que de se laisser faucher
Par ses ruminations et ses remords. 

Ecrire, c’est savoir oser se poser 
Et prendre soin de son corps.
Venez cueillir la fine rosée
De vos rêves et l’encrer
Dans vos projets.

Souvenirs

Que sont donc les souvenirs qui nous bercent
Et qui affirment nos identités sans cesse?
J’aime voir l’histoire à travers les pierres,
Où peuvent jaillir des fleurs éphémères.
C’est une lutte constante entre l’éternité
Et le temps qui passe avec des aspérités. 
J’aime chercher des anecdotes croustillantes,
Pleines de richesses et expériences vivifiantes. 
J’aime les rencontres imprévus, enrichissantes

Même si elles peuvent être déconcertantes.
Merci pour les mains tendus, pour les sourires.
Merci pour les échanges vraies, constructifs.
Merci de croire et de continuer à rire
Malgré tout, malgré des ignorants actifs
Ne s’appuyant que sur les émotions primaires
En occultant la raison et l’humain sincère.
Merci à chacun de vivre selon ses convictions
Pour des causes justes, tournés vers la vie.

Un rêve à réaliser?

Juste un regard sur une photo de paysage
Et son esprit se met en route, faire un voyage
Par dessus les montagnes et les vallées.
Tel un oiseau, il observe des ballets
D’aigles, de vautours autour des cimes.
Il aperçoit une avalanche qui décime
Une parcelle de forêt de conifères.
Il survole des rivières noires de fer

Parcourant à travers des gorges.
Il voit une cascade qui égorge
Une falaise rouge et ocre flamboyant.
Soudain, un chien le poursuit, aboyant.
Son songe est rompu. Son chien a faim.
Il fit un sourire et connaitra la fin
Quand un jour il réalisera son rêve
En prenant les moyens sans trêve.
Il faut arroser son rêve, l’enrichir
Pour qu’il devienne réalité sans rire.
Prenez soin de vos désirs, vos envies.
Peut-être qu’un jour cueilleront votre vie
Vos rêves d’enfants, vos passions d’antan.

A fond la musique

A fond la musique dans mes oreilles,
Pour que mon cerveau se réveille.
Le silence de la nuit s’est brisé
Pour laisser place aux sons frisés.
Bercé par une mélodie rythmée, pure,
Je respire avec un grand sourire 
Et mes pensées s’évadent sans ire.
L’harmonie m’emporte au delà des murs.
La folie me guette mais la raison résiste.
Je me fais une cure de l’anthésiste
Et c’est partie pour une journée riche
En imprévues, en papiers en friche.

Le sommeil en éveil

Lors de mes nuits où mes pensées s’agitent,
Morphée me réveille sans cesse dans le noir
Où il me murmure dans mon oreille sans espoir
Pour que je m’endorme serein dans mon gîte.
Lors de mes jours où mon cerveau s’endort,
Ma muse me chante une berceuse des Tudors,
Souhaitant que je m’éveille tout bien excité.
Mon sommeil me joue des tours déjantés.
Lors de mes rêves ou songes sans pareil,

Ma femme me fait revenir à la réalité
Espérant qu’à sa vue je m’émerveille
Et me mette au boulot avec vitalité. 
Lors de mes proses et de mes rimes,
L’imaginaire me pousse vers les cimes
De l’invraisemblable et les vallées
Où sont cultivés les vies décalées.

La peur au boulot

Tu vas au boulot la peur au ventre.
Tu te prépares à affronter l’antre
De l’institution qui te harcèle,
Qui te culpabilise avec zèle.
Lors des réunions, tu bouillonnes
De colère et de tristesse mêlées.
Tu accompagnes tes gones
Qui s’agitent, qui détonnent.
Tu ne peux plus rien faire

Tant tu te retrouves seul ère,
Les autres en arrêt maladie 
Ou bien qui sont en pause, fuient.
Tu essaies de recoller les morceaux
Mais ta direction font encore un saut
Dans la recherche de rentabilité.
Pour eux, l’humain, c’est une futilité.
Tu te bats contre le vent, épuisé.
Jusqu’à quand tenir, rester debout?
Ton dos te fait courber l’échine. 
Comment sortir de l’impasse fou
Avec des murs hérissés d’épines
De reproches, de non-reconnaissance.
Courage collège, trouve-toi des appuis
Qui te comprenne, soulage ton fardeau.

Accueil du clown

Je lâche prise et mets mon nez rouge,

Mon humanité se dilate, mon âme bouge.
Mon corps dessine, peint l’espace vide
Caresse des sons inconnus, limpides.
Un pur bonheur m’envahit sans cesse
Et mon visage se détend sans stress.
Un véritable voyage extraordinaire
Dans l’humain sans ses chimères. 
Une expédition aux tréfonds des émotions

Où je vis à travers des sensations.
Merci pour cette aventure à savourer
Pour repartir dans le quotidien, aéré.
Vivement pour un nouveau départ.