Un rêve à réaliser?

Juste un regard sur une photo de paysage
Et son esprit se met en route, faire un voyage
Par dessus les montagnes et les vallées.
Tel un oiseau, il observe des ballets
D’aigles, de vautours autour des cimes.
Il aperçoit une avalanche qui décime
Une parcelle de forêt de conifères.
Il survole des rivières noires de fer

Parcourant à travers des gorges.
Il voit une cascade qui égorge
Une falaise rouge et ocre flamboyant.
Soudain, un chien le poursuit, aboyant.
Son songe est rompu. Son chien a faim.
Il fit un sourire et connaitra la fin
Quand un jour il réalisera son rêve
En prenant les moyens sans trêve.
Il faut arroser son rêve, l’enrichir
Pour qu’il devienne réalité sans rire.
Prenez soin de vos désirs, vos envies.
Peut-être qu’un jour cueilleront votre vie
Vos rêves d’enfants, vos passions d’antan.

A fond la musique

A fond la musique dans mes oreilles,
Pour que mon cerveau se réveille.
Le silence de la nuit s’est brisé
Pour laisser place aux sons frisés.
Bercé par une mélodie rythmée, pure,
Je respire avec un grand sourire 
Et mes pensées s’évadent sans ire.
L’harmonie m’emporte au delà des murs.
La folie me guette mais la raison résiste.
Je me fais une cure de l’anthésiste
Et c’est partie pour une journée riche
En imprévues, en papiers en friche.

Le sommeil en éveil

Lors de mes nuits où mes pensées s’agitent,
Morphée me réveille sans cesse dans le noir
Où il me murmure dans mon oreille sans espoir
Pour que je m’endorme serein dans mon gîte.
Lors de mes jours où mon cerveau s’endort,
Ma muse me chante une berceuse des Tudors,
Souhaitant que je m’éveille tout bien excité.
Mon sommeil me joue des tours déjantés.
Lors de mes rêves ou songes sans pareil,

Ma femme me fait revenir à la réalité
Espérant qu’à sa vue je m’émerveille
Et me mette au boulot avec vitalité. 
Lors de mes proses et de mes rimes,
L’imaginaire me pousse vers les cimes
De l’invraisemblable et les vallées
Où sont cultivés les vies décalées.

La peur au boulot

Tu vas au boulot la peur au ventre.
Tu te prépares à affronter l’antre
De l’institution qui te harcèle,
Qui te culpabilise avec zèle.
Lors des réunions, tu bouillonnes
De colère et de tristesse mêlées.
Tu accompagnes tes gones
Qui s’agitent, qui détonnent.
Tu ne peux plus rien faire

Tant tu te retrouves seul ère,
Les autres en arrêt maladie 
Ou bien qui sont en pause, fuient.
Tu essaies de recoller les morceaux
Mais ta direction font encore un saut
Dans la recherche de rentabilité.
Pour eux, l’humain, c’est une futilité.
Tu te bats contre le vent, épuisé.
Jusqu’à quand tenir, rester debout?
Ton dos te fait courber l’échine. 
Comment sortir de l’impasse fou
Avec des murs hérissés d’épines
De reproches, de non-reconnaissance.
Courage collège, trouve-toi des appuis
Qui te comprenne, soulage ton fardeau.

Accueil du clown

Je lâche prise et mets mon nez rouge,

Mon humanité se dilate, mon âme bouge.
Mon corps dessine, peint l’espace vide
Caresse des sons inconnus, limpides.
Un pur bonheur m’envahit sans cesse
Et mon visage se détend sans stress.
Un véritable voyage extraordinaire
Dans l’humain sans ses chimères. 
Une expédition aux tréfonds des émotions

Où je vis à travers des sensations.
Merci pour cette aventure à savourer
Pour repartir dans le quotidien, aéré.
Vivement pour un nouveau départ.