Parc des oiseaux/ Bird’s Park/ al Parque de las Aves (5)

Parc des oiseaux (148) Parc des oiseaux (178) Parc des oiseaux (162) Parc des oiseaux (188) Parc des oiseaux (58)

Parc des oiseaux/ Bird’s Park/ al Parque de las Aves (4) Les pélicans

Parc des oiseaux (101) Parc des oiseaux (102) Parc des oiseaux (104) Parc des oiseaux (105) Parc des oiseaux (108)

Parc des oiseaux/ Bird’s Park/ al Parque de las Aves (3)

Parc des oiseaux (46) Parc des oiseaux (47) Parc des oiseaux (50) Parc des oiseaux (51) Parc des oiseaux (52) Parc des oiseaux (53) Parc des oiseaux (55)

 

J’arrête là pour ce soir! La suite demain! 😉

Parc des oiseaux/ Bird’s Park/ al Parque de las Aves (2) – Les Loris

Parc des oiseaux (15) Parc des oiseaux (16) Parc des oiseaux (19) Parc des oiseaux (26) Parc des oiseaux (30) Parc des oiseaux (36) Parc des oiseaux (27) Parc des oiseaux (35)

Parc des oiseaux/ Bird’s Park/ al Parque de las Aves (1)

_DSC0447 _DSC0448 _DSC0456 _DSC0464 Parc des oiseaux (10) Parc des oiseaux (7) Parc des oiseaux (18) Parc des oiseaux (20) Parc des oiseaux (31) Parc des oiseaux (32)

Journal à mon père inconnu – 11 – Epilogue

C’est ainsi que Rami est parti dans les rues de Saint Louis avec la famille Chiarre. Ils sont allés à l’hôpital. Ils ont bien une adresse. C’est dans le quartier Goxu Mbathié.

Ils longent en calèche le fleuve avec les immenses pirogues qui attendaient sagement pour partir vers le large. Rami est silencieux. Il observe quelques enfants jouer au ballon sur la plage parsemés de déchets de toutes sortes. Ils passent devant des boutiques où l’on trouve de tout. On entend des rires.

Enfin, ils arrivent à l’adresse. Ils sont à l’orée d’une grande place vide sableuse où jouent d’autres enfants. Dans la petite cour devant la maison, une femme fait le ménage avec un balai paille.

Salutations. Présentations. C’est la femme d’Arsène. Quand elle a entendu l’histoire de Rami. Elle se met dans un état de joie incroyable. Elle prend Rami dans ses bras. Elle crie : «  T’es vivant ! T’es vivant ! ». Puis elle appelle Arsène. Ce dernier arrive boitant avec une béquille. Il est en grand boubou bleu d’azur et porte un chèche bleu gris autour de son cou. Il reste immobile en observant Rami. «  Et ta mère ? ».

«  En prison ! »

« Elle la mérite » répond son père.

La femme d’Arsène invite tout le monde à s’assoir dans le salon. Elle part préparer le thé. Arsène reste encore impassible mais à l’intérieur de lui, il est tout chamboulé.

Quand le thé est servi, Arsène raconte enfin leur histoire.

Il a rencontré sa femme dans un centre de désintoxication. Il était infirmier. Elle, elle était de passage. Ils sont sortis ensemble et puis elle est tombé enceinte. Cela a été 9 mois de galère pour Arsène car sa famille le rejetait. Il était père d’un enfant illégitime. Pour sauver son honneur, ils se sont mariés à la mairie de Saint-Louis. A peine deux semaines après la naissance de Rami, sa femme a pété les plombs en battant son mari. Elle l’a laissé comme mort et elle est parti avec le bébé sans plus donné de nouvelles. Pour Arsène, ils n’existaient plus. Il est resté infirme depuis et peu juste travailler de ses mains en fabriquant des statuettes.

Rami sort son journal et le donne à son père.

Silence. Lecture.

Larmes d’Arsène.

«  Mon fils ! »

«  Papa »

FIN

Rowan Atkinson – Invisible Drum Kit

Pic de midi de Bigorre

_DSC0112 _DSC0106 _DSC0100 _DSC0113 _DSC0152 _DSC0159 _DSC0148 _DSC0155 _DSC0124 _DSC0118 _DSC0102 _DSC0108

Journal à mon père inconnu – 10

Vendredi 12 janvier

                J’ai réussi Papa ! Je suis dans l’avion. J’arrive dans 5 heures à Dakar. Mais comment ? tu me diras.  C’est génial. C’est complètement dingue. Tu sais que j’étais dans le camion en direction de Marseille. Le conducteur m’a découvert à l’arrivée parce que j’étais coincée. Je n’avais pas pu ressortir discrètement de ma cachette. Il avait appelé son patron dans un énorme dépôt de marchandises. Le chef m’a amené dans son bureau qui surplombait le hangar. Il avait pris le temps d’écouter mon histoire. Il m’a vraiment cru et m’avait annoncé que ça tombait bien car il partait avec sa famille au Sénégal la semaine d’après. Un coup de bol énorme. Un de ses fils ne pouvait plus venir car il s’était cassé une jambe. Alors je pourrai le remplacer. Mais pour ça, il a dû téléphoner à ma famille d’accueil pour la rassurer, puis à mon tuteur pour organiser tout ça. Le chef s’appelle Mr Chiarré. J’ai été très bien accueilli par sa famille. Sa femme m’a choyé, a bien pris soin de moi. Ils ont trois enfants. Ils ont tous fait pour que je sois accueilli dans les meilleures conditions. Ils m’ont acheté des vêtements. Je jubile Papa ! Je suis à côté du hublot et j’ai encore du mal à réaliser tout cela. Nous survolons l’Espagne.

Normalement, ils avaient prévu d’aller à Nianing sur la côte au sud de Dakar. Nous irons donc dans un hôtel avec piscine à Saint Louis.  Mr Chiarre m’accompagnera dans ma recherche. Nous te retrouverons, je suis sûr et certain, Papa !

Samedi 13 janvier

                Nous sommes à l’hôtel Mermoz sur la langue de Barbarie, au sud de Saint Louis. Nous avons une vue énorme sur l’océan, avec du sable à perte de vue du nord au sud. Nous sommes abrités par des palmiers et des bougainvilliers. Les chambres sont dans des bâtiments rectangulaires jaunes ou oranges. Je pensais qu’il ferait chaud et humide. Mais non, il fait frais, pas mal de vent et il fait gris. Peu importe. Je ne suis pas loin de toi Papa. Je t’écris du bar où je bois mon premier bissap. Trop bon.

Mme Chiarre m’annonce à l’instant que nous partons pour la ville.

J’arrive Papa !

( A suivre…. Epiloque et fin demain)

Journal à mon père inconnu – 9

Vendredi 31 décembre

                Papa, j’ai pris ma décision. Ma famille d’accueil ne veut pas entendre parler de mon projet. Ils me disent que je doive faire le deuil d’un père absent. Pour eux, je dois t’oublier et me construire un avenir pour partir sur de bonnes bases. Ils m’imposent des règles que je refuse. Ils sont en train de faire leur réveillon. Je me suis enfermé dans une petite chambre qui donne sur une petite cour, avec une vue sur le métro. Sur mon soi-disant bureau, j’ai mes économies. 250 euros. Je ne me rends pas vraiment compte si c’est beaucoup ou pas. Mais je veux prendre le risque de partir à ta recherche. Mais par où commencer ? Dehors, il fait nuit. Il fait doux pour la saison.

J’y vais.

Lundi 1er janvier

                Je suis gelé mais heureux de ma décision. J’ai pu prendre le dernier métro cette nuit. Puis j’ai tout fait pour atterrir sur une aire de péage à la recherche d’un camion en direction de Marseille. J’avais tenté d’écouter des conversations. Puis j’ai pu trouver. Je me suis faufilé dans une remarque où un morceau de bâche était mal fixé. Tout roule pour l’instant. J’ai dans mon sac à dos, juste une bonne bouteille d’eau, des barres de céréales, mes sous, ma carte d’identité. Je suis coincé entre deux caisses mais assez pour m’asseoir. Cela m’a rappelé des souvenirs de cave. Mais là, c’est pour une bonne cause. Avec ma lampe de pose, j’arrive à t’écrire Papa. J’espère que tu ne m’en voudras pas. Mon objectif est de prendre le ferry en direction du Maroc puis après le Sénégal à travers le désert. Je suis fou ? Peut-être. Je n’ai plus rien à perdre. Mon but, c’est toi Papa.

( A suivre…)