Merci ! Mais pourquoi ?

Merci.

Pourquoi, merci ?

C’est reconnaitre ce qui a été bon, satisfaisant, beau.

C’est reconnaitre l’autre dans ce qui l’est.

Je te remercie pour ton sourire.

Je te remercie pour cette parole qui m’a réconforté.

Je te remercie de m’avoir laissé la place parce que j’étais fatigué.

Merci parce que tu as été sincère, franc.

Merci pour ton message d’attention.

Merci de m’avoir laissé le passage en voiture ou en vélo.

Merci pour le travail que tu as fait.

Merci de t’être occupé du ménage ou de la vaisselle.

Merci d’avoir répondu au téléphone.

Gratifier, oui mais pas dans l’hypocrisie.

Certes, il y a de la politesse que nous avons apprise étant jeune.

La politesse, c’est permettre à l’autre d’exister.

Merci qui ? Merci Tante germaine. Nommer, c’est identifier la personne

Et reconnaitre qui elle est.

Il y a des enjeux diplomatiques, il est vrai pour ne pas froisser les caractères forts ou autre.

Mais il y a aussi des enjeux d’humanité, de solidarité, de communion entre les personnes.

Prendre l’habitude de dire merci pour ce que l’autre a fait,

C’est tenter de valoriser et de ne plus juger.

C’est tenter de construire un lien durable et juste

Et non une relation de défiance qui pourrait plomber l’ambiance.

Merci d’être venu me voir parce que j’étais seul.

Merci d’avoir veillé à ce que je comprenne la conversation.

Merci de m’avoir rendu visite alors que j’étais malade.

Et quand on me dit merci, je ne dis plus « De rien »

Car elle sous-entend que l’on ne reconnait pas que l’autre s’exprime.

Je réponds maintenant (quand ça s’y prête et que c’est sincère 😉 ) : « Avec plaisir ».

Je te remercie de penser autrement et de m’avoir remis en question.

Je te remercie pour ton écoute.

Je te remercie d’avoir regardé avec bienveillance, sans jugements.

Un merci gratuit.

C’est un doux fruit

Pour notre esprit

Et notre cœur parfois meurtri.

Vivien, a sourd-in work # Directeur de camps VTT

Pour cette chronique, je vous parlerai de mon expérience de directeur de camps VTT. Alors oui, j’ai fait du VTT (on ne rigole pas pour ceux qui me connaissent :-D). C’est grâce à l’association Camps Interjeunes de l’est que j’ai pu vivre cette expérience. En fait il y avait plutôt un directeur général qui pilotait 4 camps : Déclic (11-13 ans), VTT (13-16 ans) – Maintenant c’est Sac-Ado, Horizon (13-15 ans) et Cré-action (15-17 ans).
Donc j »étais le directeur du camp VTT en 2008 (Mens en Isère) et en 2012 (Goldbach en Alsace). et à chaque fois, j’ai eu une équipe de jeunes animateurs de chocs.
J’ai beaucoup apprécié les temps de réunion avec les animateurs après la veillée, pour débriefer, se dire les choses, dénouer les malentendues (Oui, avoir un directeur sourd, ça donne du piment aussi). Je pense que j’étais un peu trop exigeant au niveau hygiène, mes anciens collègues animateurs vous le confirmeront

Et bien sûr, j’ai vécu de très bons moments avec les jeunes avec des grandes balades en VTT, des jeux de pistes, les veillées et le must pour moi, ce fut le mot du soir. Un temps d’histoire, de spiritualité, de philosophie pour relire notre journée.
Je me souviens d’un défi avec trois jeunes : Observer le lever du soleil du haut du Châtel (1937m). Nous étions monté au sommet d’une montagne à 3h du matin (on nous avait déposé en voiture dans un chalet à mi-parcours la veille)
Pour info, j’ai quelques soucis d’équilibre dans l’obscurité, donc imaginez la frousse que j’avais avec mon sac à dos, sur le sentier menant au sommet. Je suis tombé trois fois du bon côté, sur l’herbe et non vers le vide. Au sommet, ce fut un vrai soulagement avec le soleil qui daignait enfin se montrer. On s’était caillé! Merci aux trois jeunes Alexandre surnommé Blu’, Valentin et Paul ! S’ils me lisent, ils se reconnaitront!
Je pense que les jeunes ont vraiment vécu de bons moments et qu’ils ont réussi à me supporter.

Et à Godbach, en Alsace ? Mémorable aussi donc un camp près des cigognes vers Soultz-Haut-Rhin et de belles balades en vélo dans les plaines d’Alsace et vers le petit Ballon.

Camp en Alsace ! Ma tente au premier plan 😀
Photo prise au Quartier général des camps à Mens, en 2008 !
(J’ai malheureusement perdu mes photos de ce camp)

Bref, ma surdité ne m’a empêché de vivre pleinement ces expériences et d’avoir un poste à responsabilité. L’essentiel, c’est de pouvoir être reconnu dans ses compétences et d’évoluer dans la confiance et le dialogue. Merci à Sébastien qui m’a beaucoup appris, le fameux DG, frère salésien de Don Bosco !

Vivien, a sourd-in work #3 Animateur BAFA

Durant mon année nantaise, pendant ma période sans activité rémunéré (chômage quoi! ), j’en ai profité pour passer le BAFA. Avec qui ? Avec le CEMEA Pays de la Loire ( Centre d’entraînement aux méthodes d’éducation active). Je me souviens très bien de ma formation d’une semaine à Pornic. J’avais monté un petit spectacle de marionnette avec une chaussette. J’avais fait pleurer tout le monde 😀 . J’avais une formatrice qui s’appelait Karine, qui m’avait bien soutenu. Ma surdité n’était pas un problème.
Pour le stage, je ne me souviens plus où. Si quelqu’un se souvient pour moi, c’est avec grand plaisir 😀 ! Et enfin, pour l’approfondissement, j’avais pris la spécialité handicap. Décidément, je ne me détachais jamais de ce milieu. Les formateurs ont beaucoup apprécié ma participation et ils m’ont même rappelé l’année d’après pour que je sois formateur (alors que j’étais sur Lille. Je faisais des aller-retour sur Orléans et Loches pour CEMEA Centre).

Pour mon premier travail en tant qu’animateur, c’était avec une association nantaise et le séjour était à Chauvigny près de Poitiers. J’ai pu utiliser ma casquette handicap car il y avait un jeune avec des difficultés motrices. Et le fameux centre était sur deux étages sans ascenseurs. Le bâtiment était sur une pente, donc on devait monté à l’extérieur sur un chemin pour acceder au dortoir. Epique ! Les escaliers intérieurs descendaient d’un seul trait, en plusieurs paliers évidemment. Tout en bas, se trouvait la salle des restauration. Une nuit, j’étais descendu pour vérifier si personne ne circulait. Et en entrant dans la salle, je pris peur en voyant une ombre. C’était mon reflet dans le miroir de l’autre côté de la salle. Je remontais me coucher dans un silence où les entendants pouvaient entendre battre mon coeur à cent à l’heure!
La gestion d’un groupe ne fut pas simple pour moi car ça parlait dans tous les sens. J’ai dû sensibiliser, mettre un cadre et cela fonctionnait à peu près. (Les enfants restent des enfants! ). Nous étions allés au Futuroscope. Il y avait une attraction qui n’était pas du tout adapté car cela allait trop vite et douloureux pour le jeune qui ne pouvait pas se tenir correctement sur son fauteuil.

Prochain métier ? Educateur spécialisé. Je vous parlerai de ma formation à Tourcoing avec mes différents stages !

Si vous avez des questions, n’hésitez pas!

Vivien, a sourd-in work #2 Professeur pour enfants sourds

Muni de ma licence de géographie et une petite base de langue des signes, je fis mes premiers pas dans un établissement pour jeunes sourds à Nantes. Je suivis les pas d’un professeur d’histoire-géo qui m’apprit les bases de l’enseignement. Il m’avait pas mal soutenu par la suite car j’étais, dès le premier jour, confronté aux moqueries des jeunes sourds (5èmes-4èmes). Pourquoi ? Car pour eux, j’étais un faux-sourd puisque je parlais et signais très peu. Ils en profitaient pour parler très vite malgré les mise en garde de leur professeur principal.

Une semaine après la rentrée, un mercredi après-midi, la direction me demanda de remplacer un professeur de français le lendemain avec des 5èmes. Je ne vous dis pas le gros stress que j’ai eu le soir. On m’avait dit: »Fais ce que tu veux »!
Ce fut un grand saut dans le vide, sans élastique.

N’ayant pas eu le permis, la direction m’obligea à acheter un scooter car je devais aller dans des classes hors de l’établissement à 30 km de Nantes. 3 fois par semaine, je fis 60 km en scooter par jour. Je me souviens que je m’étais assoupie en fin de journée sur une longue ligne droite et je m’étais retrouvé sur la voie de gauche. Heureusement, pas de voiture en face et je pus reprendre mes esprits.
J’ai fais des classes de primaire aussi, des CP jusqu’au CM2 de façon ponctuelle. J’ai préféré travaillé avec les élèves de CE2 !
Quelques semaines plus tard, je dus remplacer un professeur de technologie en 6ème/5ème SEGPA. J’étais épuisé et je n’eus aucune proposition pour me former en LSF. J’appris sur le tas.

Avant les vacances de Toussaient, je reçus un courrier stipulant que j’allais être licencié pour insuffisance professionnelle. J’eus très peu de soutien de la part du syndicat, même si j’avais eu une présence lors de la réunion de licenciement fin novembre.

Cette expérience m’a fait prendre de la distance par rapport au monde des sourds signants, au monde de la langue des signes.

Heureusement, j’habitais en colocation et j’eus beaucoup de soutien de mes amis et de ma famille. A peine un mois après, je postulais pour un concours d’éducateur spécialisé. Un seul, à Tourcoing !
Et je passais le BAFA, et créait une pièce de théâtre, un seul sur scène : « Le bruit du silence ». Pour se remettre d’un « échec », la meilleure remède est de se lancer dans des projets qui tiennent à coeur.

Mon prochain boulot ? Juste un job d’été : animateur BAFA !

Octobre rose

Même si je ne suis pas directement concerné, je peux quand même en parler. Ce n’est pas parce que je suis un homme que je ne peux pas parler de cancer du sein !
Certes le cancer du sein touche principalement des femmes. Pour les hommes, le plus tabou, cela serait celui de la prostate.

Y a un clip en Langue des signes ! (même si elle date de deux ans 😀 )

Il y a beaucoup d’autres initiatives pour sensibiliser et inviter les femmes à se faire dépister, de façon original même !
Je vous invite à aller voir le reportage de M6 avec Caroline le Flour et sur d’autres artistes : https://www.facebook.com/695778231/videos/10158677737078232/

Il y a eu Christophe Maleau, 12 ans, qui a réalisé la traversée à la nage de 40 km entre Saint-Lucie et la Martinique. Le jeune Martiniquais a effectué cet exploit dans le cadre de l’opération Octobre Rose, pour soutenir la Ligue contre le cancer et sa mère malade. Il a réalisé son exploit en 13h50 de nage. ❤

« Il y a des moments où j’ai douté mais comme c’était pour la bonne cause, je me suis dit qu’il fallait que je continue » 🙏

Il y a aussi cette association qui a crée cet image :


Alors, est-ce que vous avez eu d’autres aventures, projets pour sensibiliser ?

Et j’ajoute ma touche de rose avec une de mes photos 🙂

[les états d’esprit du vendredi] 2 octobre 2020

Les états d’esprit du vendredi sont un exercice de style lancé par Zenopia et The Postman (qui ne bloguent plus maintenant). La règle est simple : on complète les différentes rubriques le vendredi.

[Vendredi 2 octobre 2020] – [début 10h23]

Fatigue : ça va tranquille même si je me suis couché plus tard que d’habitude.

Humeur : serein

Estomac : il réclame beaucoup de chocolats en ce moment ! Je devrais me diriger vers des pommes que j’ai encore! Cela serait raisonnable! Bref, j’ai tout le temps faim en ce moment !

Condition physique : Pas trop mal même si je souhaiterai bouger, marcher malgré le vent et la pluie.

Esprit : en recherche d’inspiration pour mon avenir, pour avoir d’autres rêves à réaliser

Boulot : Ayant fini mon contrat ce mercredi, je suis donc sans emploi. Me voici donc au repos avec des semaines bien denses. Je ferai une chronique sur le départ de mon poste d’aninmateur lundi !

Culture : Je suis plutôt dans la nature, en savoir plus sur les oiseaux, leurs chants, comment mieux les prendre en photo. Je me cultive de ce côté-là. Ah oui, j’ai repris le théâtre mardi soir et j’étais très heureux avec 8 autres personnes et l’animatrice. Un vrai plaisir de jouer, d’improviser.
Ah oui, avec ma femme, on découvre la série en DVD « Peaky Blinders ». Vraiment bien fait et instructifs!

Penser à : Payer la nounou ! Cela serait pas mal de ne pas être en retard dès le premier mois !

Avis perso : vivement la fin des masques ! Cela fout le bazar dans les relations humaines!

Message perso : Faudrait que j’évite de rester devant l’écran toute la journée, j’en serai bien capable vu le temps ! Lisons, rêvons, regardons dehors, respirons !

Loulous : J’en ai qu’une et elle vaut 10 ! Je ne m’ennuie pas et c’est satisfaisant quand le départ à l’école se passe bien. Cela peut être sportif parfois, n’est-ce pas ?

Amitiés : Les amis me manquent c’est sûr même si on a pu se faire une sortie dans une ferme samedi dernier avec les enfants. Une bonne soirée d’échanges et de rigolades me diraient bien !

Sorties :  Pour l’instant, c’est compliqué car je n’aime pas sortir dans les foule avec un masque. J’évite comme je peux les transports en commun. Je privilégie les sorties natures avec photos.

Divers : On est en automne, pas en hiver. Ah ? Divers? Ah oui, rien à voir ! J’aime bien l’automne. Vivement les champignons pour les prendre en photo.

Courses : Rien ne nous manque. On a notre marché local le dimanche matin ! Puis je ferai le vrac euh… quand je pourrai ! 😀

Envie de :  rejoindre un projet motivant dans le social et la solidarité, de faire des photos et de communiquer autour de ce projet. C’est possible ?

Pic : Les nuages passent à une sacrée vitesse ! Le vent va souffler de plus en plus fort, et la pluie se déverser à flots! Je dirai que nous aurons 40 mm minimum !

Je mets une photo qui illustre mon état du jour 🙂

[Fin : 10h49]

Page blanche

Ceci n’est plus une page blanche

😁🤪🤓🧐🥳

Hommage au peuple libanais

Bretagne (425)

Je ne suis jamais allé au Liban, donc pas de photos de là-bas ! J’ai des amis libanais et des amis qui sont allés au Liban et je pense très fort à eux !

Pourquoi j’ai pris cette photo ? Je ne sais pas trop mais ça va bien avec le thème! Le soleil qui se couche sur des rochers tailladées par des épreuves. Puis attendre que la nuit passe et que le soleil revienne et illuminer ceux qui restent encore en vie, meurtris pour panser leurs plaies.

Cette photo a été prise en Bretagne à Guissény exactement !

Alerte au potager !

Ce matin, je découvre avec dépit des feuilles marrons, des taches noires et des pucerons ! Bon sang de bonsoir! Où ais-ce que j’ai merdouillé ? 
Est-ce que j’arrose trop ? Je le fais chaque soir mais j’ai lu qu’il fallait que soit une fois par semaine. De temps en temps, je les traite au purin d’ortie . 

S’il y a des experts qui lisent cette article, je suis preneur d’information. 

En tout cas,  ce matin, j’ai taillé et enlevé toutes les branches où les feuilles étaient marrons et secs! Les tomates vont mieux respirer. 

Puis les courges se dessèchent à vue d’oeil, pourtant ils sont bien arrosés! 

Affaire à suivre donc !

400 abonné.es.

400 personnes de WordPress se sont abonnées à mon blog, avec en plus 57 personnes par mail.

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Un énorme merci ! Thank you very much! Muchas Gracias ! 

Et sur les réseaux sociaux : 2 966 personnes ! (Bientôt les 3 000 ?)
Et oui, je suis sur Facebook : https://www.facebook.com/Vivienapprendreaecouter/
Puis sur Twitter : https://twitter.com/Vivienalecoute
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Enfin ma chaine YouTube : Vivien Apprendre à écouter

Mais je reconnais que je suis plus actif sur mon blog wordpress 😀