Venez découvrir les textes de Pandora touchant, revigorant! Vous ne regretterez pas!
Billets d’humeur
Bribes de vie sénégalaise
De l’air.
Un bruit de fer.
Des cris d’enfants fiers.
Un oiseau jaune de lumière
S’envole vers un clair horizon
Flamboyant. Finies les dures saisons.
Une goutte d’eau inonde les cœurs asséchés.
Oubliées les querelles, les disputes entachées
De larmes et de sang. Douceur de vie
Qui caresse un amour inassouvi
Entre des hommes, des femmes.
Paix et bonté des âmes.
Respect et fraternité.
Agréable liberté.
Légère utopie.
Un espoir
D’un soir.
Sourires.
Rires.
Même un seul de tes pas
Même un seul regard, un seul de tes mots
Reconnaissant son être et ses maux,
Sa mémoire ne l’oubliera pas de sitôt.
Il continuera à espérer sans être pataud.
Même une seule caresse sur son visage figé,
Il continuera à sentir, à aimer, à piger
Ta présence à ses côtés, immobile.
Son sens de la vie aura toujours un mobile.
Même si tu l’as à peine parlé, à peine croisé,
S’il a été touché, il se souviendra de toi.
Le temps n’a pas de prise sur nos joies prisées
Gardées au fond de nos mémoires qui se déploient.
Même si l’âge nous cueille dans la faiblesse,
Notre corps restera marqué de nos victoires
De nos quotidiens, de nos belles histoires,
Même si des trous viennent et nous blessent.
Continue à semer avec ce que tu es, avec ce que tu fais.
Des mercis inattendus viendront dans un certain temps.
Plus nous nous laissons surprendre, plus c’est un bienfait
Qui nous aidera à croire, à avancer dans l’instant.
N’aie donc pas peur de faire le premier pas
Même s’il est tout petit, presque insignifiant.
En mettant toute ton énergie, il deviendra vivifiant
Et jaillira plus loin que tes rêves sans trépas.
Lettre d’un ami
Alors que nous nous connaissons à peine,
Oserais-je te le dire sans te faire de peine ?
Alors que nous nous ne reverrons sans doute pas,
Oserais-je te dire de continuer ensemble nos pas.
Que vaut l’amitié si nous ne partageons rien ?
Que vaut le silence si nous parlons pour rien ?
Oserais-je me dévoiler sans trop me découvrir
Sans te mettre à mal à l’aise et ne plus sourire ?
Où peut-on mettre la vérité en respectant notre liberté ?
J’ose encore aller à ta rencontre pour défier ma fierté.
J’ose prendre le risque de la confiance et de la simplicité.
Essayons malgré nos différences vers une certaine complicité.
Je t’invite à oser la rencontre, d’accepter d’être décontenancé
Puis d’aller plus loin dans les échanges fraternels sans se forcer.
Même si parfois l’on ne se donne plus de nouvelles un temps,
Cela ne signifie pas que notre amitié se perd pour mille printemps.
Allez, j’ose te le dire : Merci pour tout ce que tu fais. Merci.
Les yeux de Satya
A chaque rencontre, ses yeux se posent dans un doux regard.
Son doux regard apporte chez l’autre une joie d’être reconnu.
Ses yeux bleus s’illuminent à travers son visage des Afars.
Quand on le voit, nous sommes délicieusement mis à nu.
Satya respire la vie, la confiance à travers ses gestes tendres.
Un homme fier et droit qui hante les rêves des adolescentes.
Nous aurions du plaisir à marcher avec lui sur des sentes,
A travers la savane ou les montagnes loin des cendres.
Sa façon de regarder avec les traits de ses joues ridées
Transmet son art de vivre dans la simplicité et la joie.
Avec lui, tout peut fourmiller d’énergies, pleins d’idées
Pour relever chacun de la détresse loin des rabat-joie.
Il sème
Pour que chacun s’aime.
Il écoute en profondeur
Pour accepter nos laideurs.
Les yeux de Satya sont uniques
Comme chacun de nos regards
Qui peut porter sur le monde hagard
Une attention plus bénéfique.
Ethique d’écriture
Bonjour à tous,
Je voulais informer que chaque histoire est une fiction qui sont inspirés de faits réels. Les prénoms sont imaginaires mais les noms de ville, de lieux sont réels. Je vous souhaite un bon voyage à travers les mots en lisant chacun des histoires!
Vivien, L’auteur
Avec des si, on peut…
Avec des si, si, si,
On peut changer le monde
Avec des si, si, si,
Plus rien ne sera immonde.
Avec des silhouettes,
On peut concevoir un théâtre
Avec des syllabes bellâtres
On peut dynamiser nos luettes.
Si nous brisons notre silence
Nous pourrons trouver un sens
A ce qui nous anime, nous pulse.
Osons trouver des consensus.
Si nous croyons en l’homme,
Alors pourquoi désespérer ?
Pleins de Salam à Shalom
A chacun sans préjugés.
Si je crois en toi ainsi qu’en moi,
Nous signerons pour un chemin
Riche en rencontres pour moult mois.
La haine n’aura plus de lendemain.
Alors avec des si, si, si sans passé
Nous pouvons regarder l’avenir
En concrétisant sans simuler.
Nous serons des sages en devenir.
La révolte des sans-voix
Jusqu’à maintenant, ils étaient muets.
Ils subissaient les violences verbales.
Ils se renfermaient telle une pierre tombale.
Le vacarme venait les secouer, les remuer.
Et voici que se lève une flottille
De sans-voix pour prendre la Bastille
Aux mille maux dans un profond silence.
Aux moult regards assurés, ils s’élancent.
Leurs respirations rythmées pulvérisent
Les verbiages boiteux. Ils cautérisent
Leurs dignité, leur identité, leur liberté
Sur les pacotilles des déculottés.
Entendez-vous leurs cris harmonieux
Sans haine mais avec une sourde colère ?
Ressentez-vous leur rage révolutionnaire ?
Leurs gestes deviennent chirurgicaux, précieux
Pour dire avec sincérité leur véritable humanité.
Ils veulent rompre toute violence, toute vanité.
Par leur solidarité et leur endurance à la joie,
Ils affronteront les douleurs sans les rabats joies
Pour un horizon d’humour et de plénitude.
Ils fructifieront leur énergie avec certitude.
Le petit Gulliver
Sur le rebord d’une fenêtre,
Rêvait un petit être
Avec une veste et des guêtres.
Il envoyait paître
Son ombrelle noire
Sur la vitre du soir.
Avec son chapeau de velours,
Il en faisait un abat-jour
Et éclaira son visage
Meurtri par les voyages.
Il s’appelait Gulliver.
Un comble pour un nain vert
Lui qui songeait à grandir
Avec ses pieds de cire.
Alors il se met à imaginer
Tel un géant au gros nez
Franchissant avec merveille
Les abîmes du sommeil,
Gravissant avec panache
Les sommets des vaches.
Mais Gulliver se réveillait
Parcourant ses papiers,
Relatant ses périples lointains.
Pour se noyer, il prend du thym
Et en fait de l’alcool très fort.
Il boit pour ne plus boire
Ses souvenirs du dehors
Et pour ne plus avoir d’espoir.
Soudain, une goutte d’eau
Heurta lourdement son dos.
Un parfum de rose se dégagea
Et une silhouette se dévisagea.
Une petite fée
Toute décoiffée
S’approcha sans tarder
De Gulliver hébété.
Ce dernier brisa la vitre
Avec son vieux pupitre
Et s’envola tout en riant
Avec la fée en criant
Les milles amours
Pour toujours.
Extrait de « Murmures de la brousse sénégalaise, Copyright VL
La magie de la nuit
La nuit sera belle ce soir
Quand la lune dévoilera sa robe d’ivoire.
Mille feux caresseront nos regards.
Nos pensées s’en iront vers la gare
Des rêves et des songes d’éternité.
Une bise soufflera avec sérénité.
Le jour s’en ira dormir à l’horizon
Avec ses couleurs, ses frénésies.
Qu’il emporte nos soucis à foison
Et que ce soir restent nos poésies.
Que les astres aspirent nos angoisses
Et mettent en déroutent nos poisses.
Que le vide cosmique nous allège
Pour ne plus avoir peur des sortilèges.
Que la nuit chaude nous berce
De ses tendres silences sonores.
L’obscurité discrète, tel un ténor,
Fera pleuvoir le sommeil à verse.


