Vivien, a sourd-in work #3 Animateur BAFA

Durant mon année nantaise, pendant ma période sans activité rémunéré (chômage quoi! ), j’en ai profité pour passer le BAFA. Avec qui ? Avec le CEMEA Pays de la Loire ( Centre d’entraînement aux méthodes d’éducation active). Je me souviens très bien de ma formation d’une semaine à Pornic. J’avais monté un petit spectacle de marionnette avec une chaussette. J’avais fait pleurer tout le monde 😀 . J’avais une formatrice qui s’appelait Karine, qui m’avait bien soutenu. Ma surdité n’était pas un problème.
Pour le stage, je ne me souviens plus où. Si quelqu’un se souvient pour moi, c’est avec grand plaisir 😀 ! Et enfin, pour l’approfondissement, j’avais pris la spécialité handicap. Décidément, je ne me détachais jamais de ce milieu. Les formateurs ont beaucoup apprécié ma participation et ils m’ont même rappelé l’année d’après pour que je sois formateur (alors que j’étais sur Lille. Je faisais des aller-retour sur Orléans et Loches pour CEMEA Centre).

Pour mon premier travail en tant qu’animateur, c’était avec une association nantaise et le séjour était à Chauvigny près de Poitiers. J’ai pu utiliser ma casquette handicap car il y avait un jeune avec des difficultés motrices. Et le fameux centre était sur deux étages sans ascenseurs. Le bâtiment était sur une pente, donc on devait monté à l’extérieur sur un chemin pour acceder au dortoir. Epique ! Les escaliers intérieurs descendaient d’un seul trait, en plusieurs paliers évidemment. Tout en bas, se trouvait la salle des restauration. Une nuit, j’étais descendu pour vérifier si personne ne circulait. Et en entrant dans la salle, je pris peur en voyant une ombre. C’était mon reflet dans le miroir de l’autre côté de la salle. Je remontais me coucher dans un silence où les entendants pouvaient entendre battre mon coeur à cent à l’heure!
La gestion d’un groupe ne fut pas simple pour moi car ça parlait dans tous les sens. J’ai dû sensibiliser, mettre un cadre et cela fonctionnait à peu près. (Les enfants restent des enfants! ). Nous étions allés au Futuroscope. Il y avait une attraction qui n’était pas du tout adapté car cela allait trop vite et douloureux pour le jeune qui ne pouvait pas se tenir correctement sur son fauteuil.

Prochain métier ? Educateur spécialisé. Je vous parlerai de ma formation à Tourcoing avec mes différents stages !

Si vous avez des questions, n’hésitez pas!

Silent Sunday #94

[Projet 52-2020] #43 – Chiffre(s)

Ce samedi, le projet de Ma’ nous invite aux Chiffres (ça peut être au singulier). Moi qui n’aime pas les maths, je suis gâté 😅.

Étant en vacances, j’ai dû faire avec les moyens du bord et j’ai pris une photo à la chambre d’hôtes où nous sommes.

Quels sont donc les chiffres des autres participants et participantes ?

Photos à traiter

Ne revenant chez moi que samedi, je ne pourrai traiter mes photos que ce week-end ! Hâte de vous les partager !

Au Cézallier #3

La fin du séjour s’approche et j’en ai profité à fond malgré le vent de folie !

J’étais en apnée en prenant cette photo 😅. On se croirait en Ecosse, non ?
Église Saint Alyre ès montagne
Tourbière
Ponton sur une tourbière
Lac des Bordes près de Brion
Vue sur le massif du Sancy, où il y a eu 172km/h de rafale dans la nuit précédente 😱

D’autres photos viendront, ceux que j’ai pris avec mon Nikon !

Au Cézallier #2

En attendant de traiter mes photos prises avec mon Nikon, voici des clichés pris avec mon portable 😊

Un peu abusé les filtres j’avoue !
Le lac de la roche porcine
Vue sur le lac d’en bas et la Godivelle

Au Cézallier #1

En vacances pour trois jours, voici un aperçu des paysages ! Très venteux mais cela ne nous empêche pas de faire de la balade !!

A la Godivelle

Vivien, a sourd-in work #2 Professeur pour enfants sourds

Muni de ma licence de géographie et une petite base de langue des signes, je fis mes premiers pas dans un établissement pour jeunes sourds à Nantes. Je suivis les pas d’un professeur d’histoire-géo qui m’apprit les bases de l’enseignement. Il m’avait pas mal soutenu par la suite car j’étais, dès le premier jour, confronté aux moqueries des jeunes sourds (5èmes-4èmes). Pourquoi ? Car pour eux, j’étais un faux-sourd puisque je parlais et signais très peu. Ils en profitaient pour parler très vite malgré les mise en garde de leur professeur principal.

Une semaine après la rentrée, un mercredi après-midi, la direction me demanda de remplacer un professeur de français le lendemain avec des 5èmes. Je ne vous dis pas le gros stress que j’ai eu le soir. On m’avait dit: »Fais ce que tu veux »!
Ce fut un grand saut dans le vide, sans élastique.

N’ayant pas eu le permis, la direction m’obligea à acheter un scooter car je devais aller dans des classes hors de l’établissement à 30 km de Nantes. 3 fois par semaine, je fis 60 km en scooter par jour. Je me souviens que je m’étais assoupie en fin de journée sur une longue ligne droite et je m’étais retrouvé sur la voie de gauche. Heureusement, pas de voiture en face et je pus reprendre mes esprits.
J’ai fais des classes de primaire aussi, des CP jusqu’au CM2 de façon ponctuelle. J’ai préféré travaillé avec les élèves de CE2 !
Quelques semaines plus tard, je dus remplacer un professeur de technologie en 6ème/5ème SEGPA. J’étais épuisé et je n’eus aucune proposition pour me former en LSF. J’appris sur le tas.

Avant les vacances de Toussaient, je reçus un courrier stipulant que j’allais être licencié pour insuffisance professionnelle. J’eus très peu de soutien de la part du syndicat, même si j’avais eu une présence lors de la réunion de licenciement fin novembre.

Cette expérience m’a fait prendre de la distance par rapport au monde des sourds signants, au monde de la langue des signes.

Heureusement, j’habitais en colocation et j’eus beaucoup de soutien de mes amis et de ma famille. A peine un mois après, je postulais pour un concours d’éducateur spécialisé. Un seul, à Tourcoing !
Et je passais le BAFA, et créait une pièce de théâtre, un seul sur scène : « Le bruit du silence ». Pour se remettre d’un « échec », la meilleure remède est de se lancer dans des projets qui tiennent à coeur.

Mon prochain boulot ? Juste un job d’été : animateur BAFA !

Silent Sunday #93

[Projet 52-2020] #42 – Barrière

Pour le thème de ce samedi, c’est « barrière » pour le projet de Ma’. Est-ce que c’était prémonitoire avec les gestes barrières. Nous devrions dire les gestes protecteurs. Cela aurait plus de sens. Mais je n’aborderai pas ce sujet un peu épineux.


Je vais faire plus basique, plus nature quand il s’agit de se promener dans les landes basques. Plutôt les collines basques qui ressemblent à des montagnes.
Des barrières pour les moutons, mais pour les hommes ? Nous pouvons toujours les franchir quand il y a des plots de bois contre les poteaux!
Y a un truc que j’aurai pu prendre en photo, ce sont les barrières au sol avec les seuils américains. Des barres de métaux espacés pour empêcher les animaux de passer.

Et les barrières des autres participants ?