Une rupture d’un amour d’adolescent

Au clair de lune, sur la plage

Auprès de l’océan qui rugit

Les écumes nous appellent ,sages .

La lune t’illumine, tu rougis.

 

Comme dans un rêve,

Où la brise douce se lève

Nous caressant nos visages

Et tes larmes qui sont de passage.

 

Il n’y aura rien entre nous.

Je sais ! Je ne fais pas la moue.

Je suis triste tout simplement.

J’ai envie de crier tout doucement.

 

Tu dis des mots qui réchauffent

Mon cœur qui s’est refroidit.

Baiser d’un rayon de lune sur les ondes.

Je me sens léger comme une bulle ronde.

 

Tu marches loin de moi.

Mais tu me souris quand même.

Gêné, je reste un peu blême.

Ton amour t’attend loin de toi.

 

Traînant dans le sable avec force,

J’essaie de pleurer, je m’efforce.

Mais loin, loin de toi

Pour ne pas avoir honte de moi.

 

Dans le silence léger de la nuit,

Avec les chants des vagues de l’océan,

Un mot sort de ta bouche, tout petit.

Un mot qui restera en moi tout le temps.

 

Un mot, plutôt des mots :

«  On reste amis, je t’embrasse »

Tu me laisses seul près de l’eau.

Les vagues m’enlèvent et me débarrassent.

 

 

Texte extrait d’une pièce écrite en 2004:  » Le bruit du silence », Copyright 2004. Vivien Laplane

 ( Déjà 10 ans)!

Un chemin?

Quêter

Enquêter

Examiner

 

Explorer

Quérir

 

Chiner

Essayer

Tâcher

Tenter

 

Rechercher

Farfouiller

Fouiller

Fouiner

Fureter

Scruter

 

Enquérir

Questionner

Supposer

Réfléchir

Calculer

Inventer

 

Trouver

 

Organiser

Anticiper

 

Equilibre et dynamique de vie

Persévérer et garder l’envie

De réussir

D’accomplir

D’atteindre un but.

 

 

Un sort bé!

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Sortir d’un enfer blanc

S’éloigner et contempler

Ou ne plus se retourner

Pour glisser vers un ailleurs

Et défier d’autres sorts.

T’écrire une lettre

J’aimerai t’écrire une lettre

Une certaine lettre

Pour mettre les choses à plat.

Comment t’atteindre sans que tu te fâches ?

Comment te rejoindre et que tu comprennes ?

J’aimerai te dire que tu n’es pas responsable.

Pas responsable de ce qui fait ma vie.

Pas responsable de qui fait mon handicap.

Que je sois aveugle, tu n’y es pour rien.

Que j’ai des pieds bots, tu n’y es pour rien.

Que j’ai une maladie génétique, tu n’y es pour rien.

Que je sois sourd, tu ne pouvais rien faire

Ni même changer le cours de mon histoire,

Qui fait bien sûr partie de ton histoire

Mais qui n’est pas ton histoire.

J’aimerai t’écrire cette lettre

Pour t’amener à ne plus souffrir pour moi.

Pas à ma place. Pitié, pas de lamentations.

La vie est ainsi faite malgré les deuils à vivre.

Le deuil d’avoir son enfant comme les autres.

Le deuil d’être une mère parfaite.

Le deuil d’une vie droite et paisible.

Jamais je ne t’en voudrais parce que tu m’as engendré

Avec des blessures génétiques, des petits ratés.

Ne porte pas trop le poids de la culpabilité.

Tu n’es pas coupable pour ce que je suis.

La vie est faite de cabossages et de fissures.

Je voudrais te dire ces mots pour être aimé

De façon le plus juste possible.

Mon handicap est le revers d’une médaille.

De l’autre côté, c’est la rage de vivre.

Alors, ne t’inquiète pas, aie confiance.

Comme pour mes frères dans la galère génétique,

Chacun même sa propre vie à son rythme

Avec l’énergie influée par l’entourage.

Je t’écris cette lettre pour tenter d’apaiser

Les maux causés par le handicap de tes fils.

 

C’est ainsi…

C’est ainsi qu’il voudrait jouer.

Jouer avec ses mains sans danger

Prendre des risques en rêvant

Et créer en grandissant, s’élevant

Pour atteindre une joie jubilatoire.

Je vis. Ce n’est pas rédhibitoire.

C’est ainsi qu’il voudrait courir.

Courir avec ses jambes tordues

Sans risquer de tomber et souffrir,

Sous des regards détendus.  

Dylan est son nom à vie

Déjà connoté loin des envies.

Il voudrait bien s’appeler autrement

Pour fuir des préjugés, des gens

Qui ne veulent pas accepter la différence.

C’est ainsi qu’il voudrait chanter.

Chanter avec ses logorrhées

Et ses bruits de bouche courbée.

C’est ainsi qu’on voudrait le regarder.

Le regarder à travers ses yeux.

Et son sourire malicieux

Je respire. C’est une nécessité.

C’est ainsi qu’il voudrait faire de la musique.

Composer dans sa tête et diriger

Si on lui donne des outils basiques

Pour ne plus être déranger.

Ne baissez pas les bras.

Continuez, persévérer.

Je vaux la peine d’être aimé.

Merci. Tout le temps je vous le dirai.

Je vous souhaite…

A l’orée de la semaine, je voudrais vous souhaiter

Des joies à n’en plus finir et du courage à revendre.

Si la galère vous plombe, je voudrais vous souhaiter

De croiser des regards encourageants et tendres.

C’est pour vous les vacances ? De bien se reposer

Et de profiter de vous changer les idées loin des maux.

Je vous souhaite de respirer et sourire, de positiver.

Je vous souhaite d’écrire, de chanter, crier vos mots.

Que votre intérieur soit plus léger chassant des remords.

N’ayez pas peur de vivre en ayant des petites morts,

Des renoncements pour un mieux-être et être  disponible

A son entourage, aux évènements, aux rencontres.

Je vous souhaite de ne pas être mis à l’écart, invisible

Et de croire en vos capacités, en vos décisions qui contrent

Les mauvaises langues, les jugements absurdes et faux.

Je vous souhaite d’entendre, d’écouter et de comprendre

Et d’avoir des instants de sérénité et moins d’esclandre.

Je vous souhaite de vivre tout simplement, de l’endurance

Pour persévérer et accomplir vos projets, vos rêves.

Je vous souhaite la rage de la liberté intérieure, sans trêve

Et pleins d’espoirs et de solidarité à outrance.

 

 

 

Des souvenirs?

Que sont donc les souvenirs qui nous bercent
Et qui affirment nos identités sans cesse ?
J’aime voir l’histoire à travers les pierres,
Où peuvent jaillir des fleurs éphémères.
C’est une lutte constante entre l’éternité
Et le temps qui passe avec des aspérités. 
J’aime chercher des anecdotes croustillantes,
Pleines de richesses et expériences vivifiantes. 
J’aime les rencontres imprévus, enrichissantes
Même si elles peuvent être déconcertantes.
Merci pour les mains tendus, pour les sourires.
Merci pour les échanges vraies, constructifs.
Merci de croire et de continuer à rire
Malgré tout, malgré des ignorants actifs
Ne s’appuyant que sur les émotions primaires
En occultant la raison et l’humain sincère.
Merci à chacun de vivre selon ses convictions
Pour des causes justes, tournés vers la vie.

 

 

 

Copyright. VL 2012

Le soin dans le social?

Le soin dans le social ?

 

C’est une question difficile à traiter car la démarche de soin passe d’abord par comprendre l’intérêt de se soigner, et de prendre soin de soi. C’est surtout comprendre que le soin n’est pas gratuit pour tout le monde. Comprendre la démarche de soin, c’est surtout prendre conscience de sa santé, de son corps. A travers ce que l’on me raconte à travers des séances chez le médecin ou chez l’orthophoniste, des personnes ne sentent pas responsables de leur santé et pensent que tout leur est dû. «  Tout est gratuit pour moi. C’est la sécu qui paye. ». «  C’est la vie. C’est Allah qui veut. »

Le soin, c’est une question d’éducation sur la compréhension de ce qui se passe dans son corps et de l’effet des médicaments et des aliments sur sa santé.

Les soins demandent de la rigueur telle que la prise des médicaments, la prise en charge thérapeutique avec des rendez-vous précis, dans un rythme convenu. Face aux vies explosées, comment le soin peut ne pas paraitre comme un élément incompréhensible ?

Prendre soin de soi.

Prendre soin de son corps.

Prendre soin de son sommeil.

Prendre soin de son alimentation.

Prendre soin de sa voix.

Prendre soin de que l’on boit.

Il n’y pas d’incompatibilité entre le soin et le social. Il doit y avoir un travail de partenariat entre les différents acteurs de soin.

 

La question a été largement abordée par Joseph Rouzel : http://www.psychasoc.com/Textes/Soin-et-travail-social-un-pari-sur-l-impossibe.

 

A vos claviers !

La révolution est en route

Peu importe

La révolution est en route.

Mais laquelle ?

Boris ne sait pas encore.

Mais il se tient prêt avec son drapeau,

Sur la place du village déserte.

Il arbore fièrement son écharpe jaune et bleu.

Les couleurs de son doux comté.

Il se met en garde à vous

Au milieu des feuilles mortes

Qui chatouillent ses godasses en cuir usé.

Son casque en métal chante au gré du vent.

Boris observe la rue vide, droit devant lui.

Au loin, il devine le château-d ‘eau grisâtre.

Il prend sa respiration pour répondre au moindre appel.

Il attend dans le silence à jamais endormi dans son contrée.

Puis d’un seul coup, c’est la charge.

De multitudes silhouettes s’élèvent des murs.

Un son de cor envahit la place de plein fouet.

Boris s’élance en s’époumonant, brandissant son drapeau.

C’est une vraie cohue qui s’installe dans le village à flanc de falaise.

Des blocs de rochers se brisent en milles plumes

Et inondent la place. Pure folie de la nature.

C’est la révolution des rêves et des illusions.

Boris se bat contre une ombre aux multiples visages.

Avec bravoure, il se dresse fièrement contre l’ennemi

Juché sur une plume d’acier et d’ébène.

Puis il attrape au vol un magnifique ballon de rugby d’or,

Et le transforme en un superbe essai d’argent.

C’est la lutte finale. Il crie victoire.

Un coq chante, rompant le bruit de la révolution.

Assommé par la fatigue, il s’allonge sur un banc

Avec un grand sourire aux lèvres fier d’avoir vaincu.

 

Boris dort paisiblement dans son lit.

Sa femme a observé ses mimiques.

Elle a beaucoup ri en voyant son mari rêver.

Elle en profite comme un cadeau.

En face du lit, une photo d’équipe de rugby

Sur un courrier de l’hôpital.

 

 

Ne plus rien comprendre

Rien ne va plus.

Une impression que tout s’en va.

Que tout fout le camp.

Une envie de tout laisser tomber.

Désir de gueuler un bon coup

Et de partir sur un coup de tête.

Mais rien de tout cela ne va arranger les choses.

C’est humain de vouloir baisser les bras.

Humain de se sentir au bout de ses limites.

Humain d’être dans un profond sentiment d’impuissance.

C’est douloureux de reconnaitre ses fragilités.

Jusqu’où se blinder ? Jusqu’à s’épuiser ?

Difficile d’admettre que nous ne pourrons jamais comprendre tout le monde.

Difficile de se faire entendre et de se faire doubler au niveau intellectuel.

Nous n’avons pas tous les mêmes bases de connaissance,

Ni les mêmes rythmes de compréhension, ni les mêmes échelles de valeurs.

C’est déconcertant de se laisser déplacer et de se remettre en question.

Comment donc se comprendre ? S’entendre ?

Essayons tout de même de trouver un canal, un langage où l’on pourrait s’accorder.

Cela grincera sans doute comme un orchestre qui ne se connait pas et débute.

 

« Entre ce que je pense, ce que je veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis, ce que vous voulez entendre, ce que vous entendez, ce que vous croyez en comprendre, ce que vous voulez comprendre, et ce que vous comprenez, il y a au moins neuf possibilités de ne pas se comprendre. »

 

Essayons tout de même de se comprendre.