Se dire les choses

Se dire des choses

Pour se remettre au clair,

Pour être en vérité et avancer.

Se dire des choses

Et risquer d’entendre des mots difficiles à écouter,

Des idées rudes à comprendre, à emmagasiner.

Se dire des choses

Pour ne pas ruminer,

Pour ne pas encaisser sans arrêt,

Pour ne pas rester sur des malentendus

Ou pour ne pas rester sur des rancunes

Ou des colères, des amertumes.

Se dire des choses

Au risque d’être bousculé dans ses principes,

Au risque d’être secoué dans ses tripes.

Mais se dire des choses

Pour avancer, grandir, construire

Une relation plus juste.

Lyon (14)

Se dire des choses

Est nécessaire dans une relation conjugale ou familiale.

Elle est primordiale.

Se dire des mots pour construire la confiance.

Aller en profondeur de nos pensées

Pour être au clair avec soi-même et avec l’autre.

Tout cela n’est pas confortable

Mais cela ne peut qu’être profitable

Pour la suite à venir.

Mais tout dépend bien sur des mots qu’on emploie.

Tout dépend de l’intention qu’on donne dans ses propos.

Tout dépend de l’attitude et de l’égard porté à l’autre.

Se dire des choses

N’est pas facile car c’est un risque à prendre,

Pour aller au-devant des tempêtes verbales, idéologiques ou émotionnelles.

Une aventure qui peut valoir le coup selon certaines circonstances.

A la recherche de la Paix

Mais c’est quoi d’abord, la paix ?

La paix est-elle vraiment l’absence de tout conflit ? C’est l’absence de toute forme de violence physique et psychique. La paix pourrait être une posture à avoir envers soi-même et envers les autres.

Ce terme peut faire réagir car elle pourrait évoquer le monde des bisounours où l’on nierait complètement les réalités complexes de l’homme. On pourrait croire que c’est pour essayer de fuir les conflits, étouffer les problèmes. C’est tout le contraire. C’est aller jusque dans les racines pour résoudre toute sorte de conflits. Et c’est parfois, mission impossible avec des complexités historiques, culturels etc… Mais essayons quand même.

La paix est utilisée dans de multiples mouvements spirituels, religieux, de développement personnel. Il faudrait prendre garde à la multitude des outils et de ce qu’on en fait essentiellement. A en vouloir faire le bien pour l’autre ou pour soi, cela peut créer des effets inverses et faire ressurgir des zones de tensions.

La paix est sans cesse en mouvement entre la parole, les gestes que l’on pose et bien sur les postures, nos places que nous avons dans chacun de nos groupes familiales, sociales, associatifs et même professionnel.

Selon la définition des Nations Unies, la culture de la paix est un ensemble de valeurs, attitudes, comportements et modes de vie qui rejettent la violence et préviennent les conflits en s’attaquant à leurs racines par le dialogue et la négociation entre les individus, les groupes et les Nations.

«  Fous-moi la paix ». C’est la première expression qui m’est venu avec le thème abordé. Très paradoxal, non ? Cette phrase appelle à l’exclusion de l’autre.

Parler de paix, c’est quand même parler sur un sujet très vague. L’éducation à la paix. Cela serait plutôt l’éducation à vivre ensemble, avec nos différences, à jongler avec nos cultures qui peuvent paraître opposées à travers les habitudes culinaires, les gestes que l’on porte que l’autre, le regard ou pas. C’est apprendre à connaître l’autre et voir l’autre comme un homme porteur de projet. Ne pas voir l’autre comme un ennemi, ni comme un pestiféré.

Pour parler de paix, faudrait le vivre intérieurement. Cela serait plus cohérent et crédible. Cela a du sens vraiment quand un lien de confiance, de respect se fait.

La paix, cela s’apprend tous les jours, pour toute une vie et l’aventure en vaut la chandelle.

Pour finir, quelques citations :

La paix n’est pas l’absence de guerre, c’est une vertu, un état d’esprit, une volonté de bienveillance, de confiance, de justice.                                                                                                Spinoza, Philosophe (1632 – 1677)

Pour faire la paix avec un ennemi, on doit travailler avec cet ennemi, et cet ennemi devient votre associé.                                                                                                                              Nelson Mandela

Et une citation humoristique :

Le ministère des Finances devrait s’appeler ministère de la Misère puisque le ministère de la Guerre ne s’appelle pas ministère de la Paix.                                                           Prévert

Une association promouvant la paix (y en a pleins d’autres bien sûr) :

Mouvement pour une alternative non violente : http://nonviolence.fr/

Pour se révolter et agir concrêtement

Nous devons dénoncer les injustices

Mais ensemble pour mieux convaincre la justice

De faire valoir les droits de la dignité de chaque homme.

Mais faisons aussi des propositions claires et précis

Au lieu de râler et de point du doigt en boucle.

N’ayons pas peur d’agir en pleine conscience

Pour aller contre une loi qui va à l’encontre de notre liberté.

Favorisons la prévention, l’éducation au lieu de la répression.

Ne nous leurrons pas, malheureusement, l’Esprit du 11 janvier a été récupéré

Même si une grande partie qui sont allés manifestés ont été sincères.

Nous serons surveillés si nous avons quelque chose à nous reprocher.

Je continuerai à vivre au quotidien, sans peur ni méfiance

Mais avec vigilance, prudence et une juste coopération si besoin.

Ne tombons pas dans l’extrême bien sur. La radicalisation ne mène à rien et nous renferme.

Diffusons des informations justes, fiables et qui n’amènent pas de la haine,

Ni des colères non constructives genre des photos d’une députée qui dort à l’assemblée nationale.

Connaissez-vous vraiment le contexte de la photo ? Que faisais t-elle avant ?

Dénonçons sur des faits précis où l’on peut argumenter et avancer des solutions justes et réalisables.

Je trouve ça aberrant de voir des informations erronés circuler qui ne font pas avancer les choses.

Mais réfléchissons vraiment et ayons vraiment un sens critique pour agir dans le bon sens.

Courage à ceux qui se battent pour plus de dignité, pour ceux qui peinent à vivre,

Pour ceux qui galèrent, pour ceux qui ont traversé des dangers pour trouver une vie meilleure.

Courage à ceux qui apportent de la vraie joie, une vraie dynamique de vie porteur de sens.

Je continue à dire que tout est toujours possible si nous sommes cohérents entre ce que l’on dit et ce que l’ont fait.

Andrei le jeune accordéoniste

Andreï monte dans le métro bondé avec son accordéon.

Son copain Nelu le suit avec un gobelet à la main.

A peine quelques regards se posent sur eux.

Andreï commence à jouer et Nelu entonne un chant.

Une belle musique tzigane embaume les voyageurs.

Certains en ont le frisson, d’autres sont excédés.

Andreï fait corps avec son instrument pour oublier sa faim.

Le chanteur parcourt à travers la rame en chantant.

Il montre son gobelet vide, bien usé, couleur marron.

Arrivé à une station, une certaine danse des voyageurs

Se met en mouvement. Des nouveaux visages pour un centime.

Les deux amis entonnent plus fort leur chant de tous les jours.

A deux stations plus loin, ils descendent sur le quai.

Ils ont eu une maigre récolte : 1 euro 25 centimes.

Ils se font rabrouer par un agent du métro.

Ils sortent à l’air libre en courant, en riant.

Puis partent vers leur campement en jubilant.

Ils retrouvent leur mère dans leur caravane bien rangée.

Un travailleur social passe dans les ruelles jonchées de lino.

Il aperçoit les jeunes et entame la discussion avec eux.

Certains veulent s’en sortir mais ne trouvent que méfiance.

D’autres savourent de braver les interdits, de défier la loi.

Andreï a rejoint sa grand-mère malade et lui joue un morceau

Dans la pénombre d’une cabane aux couleurs vives.

Peut-être qu’un jour Andrei deviendra célèbre et ira à l’Olympia.