Mon retour sur scène : une soirée à Nivolas-Vermelle

Hier soir, ce fut ma rentrée.

J’ai donc joué ma première date en cette année scolaire 2025-2026 que j’espère riche.
Ce fut à la salle des fêtes de Nivolas-Vermelle.

Une jolie salle tout en parquet, en peu en pente avec une haute scène avec des lumières assez puissantes.

J’étais arrivé vers 16h30 pour installer les chaises avec deux bénévoles qui m’ont accueilli chaleureusement.
J’ai testé mon micro-casque sur la sono puis vérifié les lumières.

Puis j’ai pris mon temps pour répéter, faire de la relaxation, m’allonger sur scène dans le silence complet de la salle.
Enfin, vers 20h, les bénévoles sont revenus pour l’accueil du public.
Mon interpèrte LSF est venu me rejoindre pour traduire mon spectacle.

Hélas, il n’y avait aucune personne sourde dans la salle. Elle allait quand même faire la traduction pour le public. Puis c’est plus sympa d’être en duo.
Pendant toute ma conférence, je faisais des interactions avec elle tout en faisant jubiler les spectateurs et spectatrices.

Puis vinrent le temps des échanges sur mon spectacle, sur la surdité et non point sur la recette du gratin dauphinois.
Je dus me déplacer dans la salle car mon micro-bluethooh était en panne.

  • Comment vos parents se sont rendus compte de votre surdité ?
  • Racontez-vous les quiproquos les plus rigolos ?
  • Est-ce que vous en jouez de votre surdité ?
  • Est-ce que tu peux danser?
  • Vos amis sont principalement sourds ou entendants ?
  • Qu’entendez-vous avec vos appareils ?
  • As-tu un temps d’adaptation quand tu changes d’appareil ?
  • Quelle est la plus grande difficulté que tu as rencontré quand tu étais éducateur spécialisé ?
  • Quelle est la question la plus décalée que vous aimeriez qu’on vous pose ?

Beaucoup de rires ont résonné dans la salle et j’ai pris du plaisir à être avec le public.

Après les échanges, il y a eu un verre de l’amitié et le temps des dédicaces de mes livres « Sourd et certain » et « Qui ne tente rien n’a rien – dialogue avec un sourd »
J’ai eu pas mal de personnes qui sont venus me voir, me féliciter, me remercier.

Juste une légère déception car il n’y a pas eu autant de monde que nous aurions souhaité.

Bref, voici quelques mots laissés sur mon livre d’or :

 » Merci pour cette belle soirée. Très interessante et pleine d’humour. Quelle énergie ! A bientôt »

« Merci de nous avoir fait toucher du doigt la vie d’un sourd »

 » Avec ta passion, ton enthousiasme et ton humour, tu m’as permis de rêver, de rire et d’esperer. Merci milles fois. »

« Un grand merci pour la jovialité et la bonne humeur ! « 

« Une énergie et un « débit » scotchant, un sacré énergumène »

« Bravo pour ce spectacle drôle, émouvant, sincère ! C’est une belle expérience d’humanité ».

La rangement de la salle fut rapide et je pus reprendre ma voiture pour rentrer cher moi, avec 50 minutes de route à 23h !

Vous souhaitez que je vienne dans votre ville ?
Parlez-en à votre mairie, votre association et même votre entreprise puisque je sensibilise aussi auprès des professionnels :
Mon site pro : https://www.vivienapprendreaecouter.com/

Vivre avec une allergie et un chat : mon expérience

Six jours ont passés et Yuki est complètement à l’aise en m’accueillant avec plaisir au lever dans le salon. Elle ronronne, caresse mes pieds et demande des caresses sous sa tête.
Je prends l’habitude par la suite de me laver les mains.

Ce matin, je m’étais assis sur le canapé et je la sentais excité de devoir prendre ma main. elle se mettait sur le dos pour ensuite s’agripper à mon bras, puis la lecher, mordiller griffouiller.
Le problème est que quelques instants après, j’ai eu des crises d’éternuements et mes yeux ont rougi.
J’ai pu prendre des médocs pour calmer cette crise allergique.

Puis au retour de l’école, après avoir déposé ma fille, je m’étais posé devant l’ordi. Plusieurs fois, elle est venu me voir pour avoir des caresses.
Heureusement, j’ai eu du répit quand elle s’était allongé un peu plus loin pour dormir entre deux sacs.

Pourquoi survivre dans le titre ?
Tout simplement, je dois composer avec mon allergie et le fait de devoir travailler avec une boule de poils.

Je suis juste un peu inquiet au niveau de l’eau car elle boit peu. Va falloir absolument que j’achète un filtre pour mon robinet car c’est possible que l’eau ne soit pas très bonne.
Elle boit du lait spécial chaton et à petites doses ses croquettes.
Affaire à suivre donc…

Spectacle à Nivolas-Vermelle (38) : 13 septembre 2025

Amis de la région lyonnaise,

Cela sera ma première date de la rentrée scolaire 2025-2026.
Le samedi 13 septembre à 20h30.

Il y aura une interprète LSF !
Une billeterie sera présente avec une entrée à 10 euros !

Je compte sur vous pour faire du bruit,
De faire venir du monde
Et de venir si vous ne l’avez toujours pas vu.

Et bien sûr, j’apporterai mes livres pour les dédicacer.

Nous passerons un excellent moment, c’est une vraie promesse !

C’est trop loin de chez toi ?
Alors parle en à ton association, ta mairie pour m’inviter :
vivien@apprendreaecouter.com

Oser animer : mon défi au coin du feu

J’ai osé me lancer !

Un appel a été faite la veille pour animer le dernier soir au coin du feu !

🛑 Ces derniers jours, j’étais traversé par beaucoup de doutes !
Et pourtant !

Au sein d’un centre de vacances très familial, j’avais donc accepté le défi.

Il me fallait trouver :
▶️ Un fil rouge
▶️ Récolter auprès des groupes des animations
▶️ Une ambiance avec un déguisement et un accessoire !
Tout cela devant 70 personnes de tout âge et horizons différents.

⚠️ Et surtout veiller ne pas me mettre en difficulté pour éviter les malentendus !

J’ai donc eu 18h pour tout écrire et me préparer !

❗️Après une courte nuit car des idées me sont venus quand je m’endormais, j’ai pu commencé à écrire une histoire !

Dans cette histoire, j’ai intégré les animations proposées par des stagiaires :
✅ Trois danses dont deux participatives
✅ Un poème
✅ Mime en cascade
✅ Un chant par un chœur

J’en ai profité dans l’histoire pour sensibiliser sur la langue des signes et la diversité du monde des sourds.

😁En 30 secondes pour ne pas couper le rythme du conte.

La soirée s’est très bien déroulée, avec beaucoup de rires, quelques improvisations.

🤣Vous m’auriez vu galoper autour du feu.

Tout le monde a pu entendre avec ma voix qui porte, selon le retour d’une spectatrice.

Pari gagné !

Et vous, vous êtes sorti.e de votre zone de confort cet été ?

PS: ce matin, rangements et départ pour la maison !

PS: Sauriez-vous deviner dans quelle région j’étais au vu du type de mur ?

Voyage en train d’Oslo à Bergen

En ce jeudi 24 juillet, j’ai pris le train pour Bergen à 9h30.
Un beau train vert nous a emmené vers de supers paysages, entre les forêts, les fjords, les lacs, les montages et même un glacier.

Nous sommes même passés à Finse, haut-lieu de tournage de la Guerre des Etoiles, l’épisode « L’empire contre-attaque ».
C’étaient pour les scènes de bataille sur la planête Hoth.

Voici la vidéo complète :

Bon voyage !

Prochainement, récit de mon séjour à Bergen !

Une journée de marche à Oslo

Ce mercredi 23 juillet, j’étais donc bien arrivé à Oslo à 7h30 par le Flixbus.
Même avec les 35 heures de bus dans les pattes, j’ai décidé d’aller marcher, sans utiliser les transports en commun.

J’étais quand même allé à l’hôtel pour déposer une partie de mon sac à la bagagerie. Au moins, je pouvais gambader plus légèrement.
Après avoir bien rempli ma gourde et mis mon appareil photo, je partis à l’assaut de la capitale norvégienne.

J’ai tout d’abord commencé par la citadelle d’Akershus.
Il y avait peu de monde et j’ai pris un bon moment pour découvrir les moindres recoins de l’extérieur de la cidaelle.

Puis une belle vue sur Aker Brygge

Et au loin, en zoomant, j’ai vu l’Holmenkollbakken, le tremplin du saut à ski, l’un des plus vieux au monde qui date de 1892.

Puis je suis reparti vers le centre d’Oslo pour rejoindre le Karl Johan Gatan, une très longue avenue entre la Gare et le chateau Royal !

Le château royal

Puis j’ai continué ma route derrière le château jusqu’au Vigelandsparken, un parc où un artiste a crée beaucoup de sculptures sur la vie quotidenne des norvégiens.

Puis parfois je découvre des choses étranges comme ce bac à livres pour les brûler ensuite ?
De l’humour norvégien, sans doute !

Je m’étais quand même posé à l’ombre, sur un banc, car il faisait bien beau et chaud. J’avais pu trouver un autre endroit pour réemplir ma gourde. j’avais demandé à une personne, près d’une église. Elle m’a emmené dans le presbytère pour la remplir à la cuisine.
J’ai donc constaté qu’il n’y a de fontaine publique.
Puis au début du parc, j’avais une envie pressante et il fallait que je libère aussi ma carte bleue pour 15 couronnes suédoises, en gros 1 euros 5 pour acceder aux WC.

Bref, à partir du parc, j’ai pris mon élan pour faire un long trajet jusqu’à une rivière qui traverse Oslo, nommé Akerselva. Enfin, c’était plutôt un torrent qui dévalait les pentes d’Oslo avec pleins de cascades.

Je voulais rejoindre par la suite Grünerløkka, un quartier aux immeubles colorés. Bon, je n’ai pas été inspiré pour faire des photos.

J’ai ensuite galéré pour aller au jardin botanique, un lieu prisé par les habitants.

J’avais tenté d’y mangé mais c’était plein. Je m’étais donc installé sur un banc pour manger ma banane car j’en avais acheté dans un magasin appelé Niervesen juste après le château royal.
Je commencais à avoir bien mal aux jambes, déjà 20 kilomètres en tout.

A la sortie de Grønland, un quartier très multiculturel, je suis retombé sur la rivière Akerselva !

J’étais de retour au niveau du complexe commercial dans la gare routière et la gare ferroviaire, quand soudain, la pluie s’était mis à tomber fortement. J’avais laissé mon K-Way à l’hôtel avec l’assurance de mes hôtes que le soleil brillerait toujours.
Heureusement, j’étais bien à l’abri et j’en profitais pour chercher des timbres. J’avais galéré à en trouver, en vain !
Quand la pluie se calma, je pus ressortir pour aller voir la cathédrale d’Oslo.


Ensuite, j’étais revenu me poser à l’Hôtel pour m’installer dans un dortoir et ranger mes affaires dans un casier fermé avec un cadenas. Il y avait déjà un gars qui dormait, faisait sa sieste !

Puis je suis reparti marcher vers le port, malgré mes jambes douloureuses.

Je pus enfin voir l’opéra très moderne au loin mais j’étais trop épuisé pour y aller complètement.

Sur le retour, j’ai pu aller m’acheter mon seul repas de la journée, un poké bowl et m’installer près de la forteresse.

Il n’était que 18h30 quand je suis revenu dans ma chambre pour enfin m’endormir à 19h !

Le lendemain matin, réveil à 4h30 du matin. Je suis allé déjà me balader dans les rues vides d’Oslo. il faisait déjà bien jour !

Après un bon petit déjeuner, je pris la direction de la gare !

Objectif : train pour Bergen

De Lyon à Oslo en Flixbus

Lundi 21 juillet dernier, j’étais enfin parti en flixbus pour la Norvège.

Un voyage de 35 heures de bus avec un changement à Berlin.

Je m’étais préparé avec des munitions alimentaires, un coussin pour le cou et un masque pour les yeux. Pour le bruit, j’avais juste à éteindre mon appareil auditif.

Le bus était bien arrivé à l’heure et le voyage s’est passé sans trop de couacs jusqu’à Berlin, avec juste des papiers d’identité à montrer à la police allemande à Kehl.

J’étais situé complètement à l’avant du bus en hauteur. Hélas, j’ai eu froid aux jambes toute la nuit.

À la gare routière de Berlin, je voulais aller aux WC mais impossible car je n’avais pas de monnaie. J’ai tenté de chercher un distributeur. Mais rien. Mais heureusement, un jeune couple m’a donné une pièce de deux euros, prix du WC. Il était temps, j’avais un mal de chien au ventre.

Par la suite, j’ai pu allé manger un coup. Et pour prendre de l’eau, il n’y avait aucune fontaine. J’ai pu demandé à l’agence flixbus. Un agent m’a gentiment rempli la gourde.

Le deuxième bus est arrivé avec 10 mn de retard. nous nous sommes pris une grosse averse en attendant ! Un abri tout mince nous préservait à peine des gouttes.

Là, j’étais situé complètement à l’arrière du bus contre la vitre. Cela a été beaucoup mieux.

De Berlin à Rostock, je m’étais endormi puis réveillé par des grosses averses après Rostock.

Pour passer de l’Allemagne au Danemark, nous avons pris le ferry de Puttgarden et Rødby. 40 mn de traversée où on a le temps d’aller manger, boire, se détendre sur le bateau. Par contre, il faisait frais, bruineux et venteux.

À l’arrivée au Danemark, pendant que la police vérifiait nos identités, une sacrée tempête dévalait sur nous. Le trajet ensuite jusqu’à Copenhague fut bien agité.

Après Copenhague, alors qu’il faisait déjà bien nuit. Le bus va dans une zone étrange où il s’engouffre à moitié dans un fin hangar. Sans doute pour vider les sanitaires !

Ensuite, direction la Suède par un tunnel et un long pont jusqu’à Malmö ! Une superbe vue nocturne avec une brume éclairée au loin, et nous, survolant la mer noir d’encre.

Hélas, la contemplation fut rompu à la douane. Après vérifications d’identité, le bus a dû allé dans un hangar. Nous sommes tous descendus pour récupérer nos bagages, et se mettre en rang. Un policier accompagnait un chien renifleur de drogues. Quatre personnes ont été emmenés à part. Nous sommes repartis sans eux. Surtout un qui avait laissé à sa place son chargeur et quelques affaires.

Après avoir perdu une heure, le bus traçait sur les routes suédoises.

Vers 6h, Nous franchissions la frontière Norvégienne sur un grand viaduc surplombant un fjord. Le soleil s’était déjà bien levé !

Quelques minutes plus tard, le bus freinât un grand coup alors que nous étions sur la voie rapide. Ce fut un élan qui traversait la voie et tentait désespérément de trouver la sortie !

Et au même moment, j’aperçus dans un champ de blé, une biche et deux faons s’enfuir vers la forêt.

Vers 7h30, nous arrivions enfin sur Oslo !

Une journée de marche s’annonce !

Mais ça je vous le raconte demain !

Lever de soleil du 4 avril

Juste de bonne heure,
Saisir l’instant de bonheur
A contempler sans heurts
Ces douces couleurs.

Un vrai plaisir de capter l’éphémère,
Au delà des montagnes et des mers.
Juste jubiler en cette délicate minute
Et rêver, se projeter en tout azimut.

Longue pause

Juste quelques mots

Sur mon absence des réseaux sociaux !

Une pause pour recharger mes batteries.

Pour mieux apprendre à gérer ma fatigue chronique !

Allez, sauriez-vous me dire où je suis ? 😁

Réponse en fin de semaine avec d’autres photos !

Vivre avec le syndrome de charge : mon témoignage

Il était temps que je vous narre
Une maladie qui me laisse goguenard.

Une maladie qui met bien le bazar.
Je pensais continuer ma vie peinard.

Et bien non, c’est une maladie rare
Invisible, digne d’un mauvais polar.

Vous pourriez croire que c’est un canular
Et pourtant, c’est un vrai traquenard
Qui me guette quand je sors du plumard.

Le syndrome de charge, une tare
Qui m’a cueilli à la naissance, au hasard.
Des symptomes varient comme un tintamarre.

Je ne suis pas que sourd, pour ma part.
Je n’ai pas d’odorat, une fatigabilité hilare.
Je ne suis point fragile, surtout pas faiblard.

Cela pourrait être pire, je suis un veinard.
Malgré tout cela, je vous le déclare
Que tout est toujours possible, sans fard.

Sans me cramer, j’oserai encore larguer les amarres.
Toujours à oser, vivre, être débrouillard
Mais autrement pour témoigner, rire des barres.

PS : Je ne pouvais pas attendre pour partager avec vous ce poème.
Promis, j’ai prévu de couper complètement des réseaux sociaux du 1er mars au 24 mars. J’ai largement réduit bien sûr !

PS2 : Photo prise par Benjamin AIR