Jeudi dernier, j’étais allé sur Annecy pour une intervention auprès d’étudiants. J’en ai profité un peu pour me balader. Certes, je n’ai pas beaucoup fait de photos, ce qui est dommage en effet car c’est une belle ville. Ce n’est pas appelé Venise des Alpes pour rien.
Château d’Annecy
J’ai eu de la chance d’avoir du beau soleil et j’aurai pu faire une grande balade, mais j’avais mon sac d’ordinateur qui était bien trop lourd. Cela une prochaine fois !
Et surtout lié au talent de la photographe. De m’avoir mis à l’aise. D’avoir débrouissailler le terrain avant.
J’ai répondu à l’appel d’un projet d’une exposition Sur les handicaps pour l’association Different is Beautiful.
Cela ne se voit pourtant pas que j’ai un handicap, n’est-ce pas ?
Bref, j’ai rejoint Francesca Clayton pour cette séance photo. J’ai pu prendre un temps pour échanger avec elle. Juste poser mes bagages, un peu lourd, en toute franchise.
Au début, je ne souriais pas, encore rempli d’émotions. Les clichés s’enchainaient malgré tout. Avec tout ce que j’étais, naturellement. Sans artifices.
Puis je m’étais détendu. Un sourire était venu. « Vivien, tu vas bien ».
Ce n’était pas une question. Mais bien une affirmation. Et c’était vrai. Je me sentais mieux.
Accepter de se prendre en photo Avec mes imperfections.
Mon sourire un peu de traviole. Mon trait blanc en plein milieu de mes cheveux. Une ancienne cicatrice plus précisément. Mon front un peu proéminent, élement visible de mon syndrome de CHARGE.
Tout cela ne m’empêche pas d’être visible dans les réseaux sociaux. Et encore plus sur scène.
Depuis cette séance, des choses se sont enclenchées en moi. Cela a apaisé mes angoisses, mon anxiété qui trainaient depuis trop longtemps.
Puis j’ai promis à Francesca de me lancer dans mon projet spectacle itinérant en vélo. Car c’est cela qui me fait avancer, vibrer et qui me fait sentir aligné avec ce que je suis.
J’en ai 9 exactement de ces photos, très variées dont certaines sans sourire et d’autres plus comiques. Juste moi tout simplement. Avec mes parts sombres et mes parts joyeuses.
Je vous les montrerai en illustrant d’autres posts.
Yuki m’aide à me détendre. A débrancher mon cerveau. A rester sourd aux rumeurs du monde.
Se mettre en posture de repos. Sentir ma respiration. Sentir l’air qui sort et rentre de ma narine.
Sentir mes pieds s’ancrer dans le sol, mes tendres fesses sur la chaise, Mon dos raide comme un balai.
Puis laisser passer mes pensées, Et des larmes montent, pleurer. Et si un sourire vient, jubiler. Vivre les émotions en paix.
Me laisser cueillir par un murmure, Un souffle, une vibration. Puis s’étirer, réveiller mon corps.
Cela vous dit de faire cette pause ?
PS : Yuki est une petite chatonne de 3 mois arrivée à la maison, il y a un mois ! Etant allergique, je prends de cachets de temps en temps quand mes yeux piquent et mon nez coule !
Mon séjour était exactement au domaine de Chadenac, près du Puy en Velay. Un super lieu très familial où j’ai pu passer de très bons moments en pleine campagne.
Et surtout je me suis régalé à faire des photos lors d’un coucher de soleil !
C’est ballot, va falloir que je fasse le tri dans mes photos du blog car je n’ai plus de place pour les prochaines photos. Est-ce que je supprime des articles les plus anciens avec photos ? Qu’en pensez-vous ?
En partant de Stavanger, je me sentais déjà sur le retour même s’il y avait encore 8 heures de route jusqu’à Oslo, puis deux heures après, j’enchainais sur le flixbus pour la France.
Mais ne grillons pas les étapes.
Le début du voyage se passait énormément dans les fjords, avec des routes sinueuses mais non ennuyeuses. Une petite ville m’a interpellé : MOI ! Pas ma personne, hein ? Cela devait bien se dire M…O….I Elle était au bout d’un grand fjord, étroit aussi par endroits.
Je fus surpris de voir un gué de chemin de fer coupant le fjord. Par manque de budget ?
Evidemment, il y a eu beaucoup de tunnels. Et le plus etonnant, nous avons eu droit à un enchainement tunnel – viaduc – tunnel sans transition. Nous avions franchi un fjord très étroit et abrupt. Je n’avais même pas eu le temps de prendre une photo. D’ailleurs, je n’en ai pris aucun.
Nous nous arretions dans pas mal de villages, de villes. Un endroit m’a surpris, ce fut le départ d’un vélorail avec beaucoup d’enfants avec des gilets jaunes. le départ commencait direct dans un tunnel. Ce fut à Flekkefjord exactement !
Dans la continuité du voyage, je pris conscience que la route était peu adapté pour les vélos même si nous avons croisés deux cyclotouristes en 8h. Il y a eu un changement de chauffeur à Kristiansand au bout de 4h de route.
Comment pendant tout le voyage, j’avais éteint mon appreil, je voyais parfois le chauffeur parler dans le micro, je ne pouvais de toute façon rien comprendre vu qu’il parlait le norvégien.
Bref, arrivée à Oslo à la nuit tombante vers 22h, je descendais à la gare routière pour reprendre le flixbus à 23h55. J’en profitais pour me dégourdir les jambes et surtout de grignoter. J’étais allé dans un magasin toujours ouvert et j’étais toujours démuni devant la multitude de confiseries et de barres chocolatées. Pour changer un peu, je pris une barre un peu fine, avec un emballage noir appellé Nero. En sortant du magasin, je croquais dedans et tout de suite, un gpût infect envahissait mon palais. J’avalais le morceau avec dégout. C’était genre de la réglisse enrobé de chocolat. Je jetais avec dépit le reste à la poubelle. Pour me débarrasser du goût, j’achetais une valeur sure dans un distributeur : des snikers.
L’heure du départ, je montais dans le bus après avoir montré mes papiers et m’installé au fond du bus. Je m’étais bien équipé pour passer un bon voyage, en éteignant mon appareil auditif et en mettant un masque pour les yeux.
A l’aube, je voulus rallumer mon appareil auditif et là, le drame, rien ! Je serai donc dans le silence complet jusqu’en France.
Lors d’une étape à Copenhague, je pus échanger en anglais avec ma voisine de bus, par écrit sur mon portable. Par la suite, elle me transmettait par écrit les informations, et surtout à Rostock où elle me disait au revoir en tapotant sur son portable. J’ai beaucoup apprécié cette flexbilité.
Nous avons pu avoir un beau soleil tout en traversant le Danemark et sur le ferry pour l’Allemagne
Début de l’Allemagne après le ferry, vers Puttgarden
Changement à Berlin où mon deuxième flixbus a eu 40 mn de retard. Le reste du voyage se passa sans encombres même si je fus reveillé plusieurs fois lors des escales en plein coeur de l’Allemagne.
Fin de journée après être parti de Berlin !
Je pourrai vous avouer que le silence subit me pesait un peu. J’avais finalement de drôles d’acouphènes comme une radio au loin. J’avais l’impression d’entendre une voix feminine qui chantait sans s’arreter sur une seule note, et par derrière, un tenor ! Je n’avais pas de télécommande pour changer la station radio.
Bref, nous fûmes controlés qu’une seule fois, c’était à Belfort, étonnant, non ?
Enfin, j’avais hâte d’arriver sur Lyon.
Si on me pose la question si je me suis bien reposé pendant mes vacances en Norvège. Je vous dirai que non mais j’en ai bien profité.
Mon périple prit donc fin et sans photos pour une fois ! C’est ballot, je sais !
Une question pour vous : Qu’avez-vous le plus apprécié dans mon récit de voyage en Norvège ?