Sourd-oraliste muet

Je vous avais dit que j’étais sourd oraliste mais aussi muet.

C’est vrai que je parle beaucoup mais dans ma tête. Je parle dans tous les sens avec mes mains au fur et à mesure que mes idées défilent.

Une vraie cacophonie.

Ma bouche est souvent fermée. Seul mon nez respire.

Mes seuls sons sont inaudibles.

Alors je signe, j’imite, je singe et je fais comme si je façonnais l’air qui m’entoure. J’arrive même à faire des tourbillons, à créer des courants d’airs. De sacrés vents pour mes partenaires aveugles.

J’ai un ami aveugle qui voit très bien ce que je fais. Il sent la différence d’odeur sur chacune de mes expressions. Il a le sens du détail et je peux lui dire tout ce que je veux. Nous sommes les meilleurs amis au monde même si on  s’engueule parfois comme du poisson pourri.

Il me reproche souvent d’être muet comme une carpe du Groenland. Je ne l’entends pas souvent de cette oreille et ça m’énerve parfois. Nous nageons parfois en plein délire, dans des métaphores inimaginables.

Plus muet que moi, c’est pas possible. Je suis imbattable.

 

Pour continuer à rire :  » Je bouge les mains mais ça n’a aucun sens »

Macro Flower – 2

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Macro flower – 1

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Fleur rouge / Red flower / For roja

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Photo réalisée en 2012! En attendant d’autres photos que je vais prendre au même endroit que cette fleur en ce jour!

Narcisse / Narcissus / Narcisco

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Ballotage au sommet

Toute ressemblance à l’actualité française est presque fortuite!

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Pyrrhocore est le nom scientifique d’une punaise appelée communément Gendarme. Ce dernier nom vient du fait que ses couleurs et ses motifs rappellent les habits rouge et noir des gendarmes à partir de la fin du XVIIe siècle. Pour les mêmes raisons, on l’appelle aussi Soldat ou Suisse. Et parce qu’il affectionne les lieux ensoleillés il est également appelé  Cherche-midi ou Diable cherche-midi.
Une curiosité : regardez le en plaçant sa tête vers le bas et vous verrez que les motifs de son dos évoquent une tête ou une sorte de masque très convaincant !

( Source : http://www.insectes.org/insectes/questions-reponses.html?id_quest=514 )

Je suis sourd, ou de la reconnaissance

Nous oublions parfois que la reconnaissance de l’autre peut apporter beaucoup.

Et réciproquement, aussi.

Nous avons tous besoin de reconnaissance dans nos choix.

Le besoin d’être reconnu dans ce qu’on est apporte énormément de la confiance, de se sentir exister pour soi et pour l’autre.

 

Dans le monde de la surdité, la reconnaissance est parfois difficile pour certains. Ne pas être reconnu comme sourd m’est difficile car cela fait partie de mon identité. Surtout ne pas être reconnu comme sourd par d’autres sourds, c’est blessant et révoltant. Cela peut être vécu, je pense, pour chacun d’entre nous qui est tiraillé entre le monde des sourds et le monde des entendant. Deux mondes ? C’est beaucoup plus compliqué que ça, bien sur.

 

Être reconnu dans son choix d’entendre ou bien de signer, ou de coder etc… , c’est la possibilité de pouvoir s’affirmer encore plus dans son identité.

En fait, depuis une semaine, à travers mon texte « Un sourd en colère », je suis toujours aussi énervé, exaspéré par des positions tranchées, fermées qui donne très peu de place au dialogue.

 

Est-ce que se sentir accepter tel qu’on est en vérité peut nous permettre d’accepter l’autre dans sa différence ? Il me semble que cela peut contribuer.

 

J’aimerai pouvoir dire, signer, coder à chacun d’essayer d’accepter l’autre dans sa différence, dans ce qu’il est. Et surtout, de pouvoir l’inviter à s’exprimer.

Dire un mot, un geste ou même un simple sourire pour l’autre, cela peut -être un grand pas vers la reconnaissance de l’autre, et de ne pas en avoir peur. La réciprocité, c’est tellement important qu’on oublie souvent de le faire régulièrement.

 

Cette recherche de reconnaissance fonctionne pour tout le monde, dans tous les handicaps, dans tous les catégories sociaux, chez tous les peuples du monde. Nous n’avons pas le droit de rabaisser l’autre même s’il est différent.

En rabaissant l’autre, on se rabaisse. En faisant grandir l’autre, on en ressort grandit avec humilité et modestie bien sur.

 

(P.S: Je ne parle pas des choix radicaux bien sûr qui vise à se détruire et à détruire l’autre etc…)

Fleurs du Sénégal / Flores de Senegal / Senegal’s flowers

Voici quelques fleurs que j’avais pu prendre au Sénégal (2006-2007). C’est sur que ce n’est pas les mêmes styles de photos que je prends aujourd’hui. Cela me, donne envie d’y repartir et d’en refaire. Mais c’est une autre paire de manches vu les projets en cours pour les prochaines années!

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La beauté pour s’apaiser ?

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J’ai saisi cet instant

Malgré un fort vent.

Peut-on s’apaiser en s’alliant

Avec  les  galères et les tourments ?

Concerto visuel sénégalais pour un hommage

En hommage à un ami, je voulais vous partager une mosaïque de photos du Sénégal où j’ai vécu lors de mon volontariat au Sénégal (2006-2007) et qu’il a sans doute connu certains coins où je suis allé.

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Dans le Fouladou, au sud de Kounkané

 

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Dans le Fouladou, au sud de Kounkané

 

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A la sortie de Vélingara

 

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Village pas loin de Vélingara

 

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Dans la région de Pakour

 

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Sur la route de Popenguine

 

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Popenguine

 

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Joal-Fadiouth – L’île aux coquillages

 

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Joal-Fadiouth – L’île aux coquillages

 

D137b W Gambie bord
Dans le parc de Niokola Koba

 

Voyage Sénégal Avril 2009 027
Yoff, au nord de Dakar

 

Voyage Sénégal Avril 2009 041
Quelque part au nord de Dakar

 

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Près de Vélingara

 

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Vélingara

 

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Vélingara