Regards d’équidés et un bouc

Me voici donc de retour d’un super week end avec ma famille dans un gite. Je vous partage quelques photos de chevaux qui étaient sur la propriété du gite.

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Ils sont fâchés ces deux là ? Le cheval blanc sent trop le bouc ?

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Ces compères me rassurent que non, ils s’entendent en silence.

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En effet, une amitié sans manichéisme, ni noir et blanc. Tout est dans la nuance!

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Souvenirs de Vélingara (Sénégal)

Aujourd’hui, j’avais envie de vous partager des photos de mon volontariat au Sénégal. Mes souvenirs du cadre de vie au collège Jean-Paul II à Vélingara. (2006-2007).

Le terrain de foot mythique où la poussière s’élevait très haut quand y a avait un match.
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La cour du collège.

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Le terrain de basket!

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La cour du collège vue de la classe hébergeant la petite bibliothèque.

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Me voici en plein action dans la gestion d’une petite bibliothèque, à dépoussiérer chaque jour !

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Même sourd, je parle

Etant sourd, on pourrait croire que j’ai une voix bizarre, comme un accent belge ou alsacien.

Les gens s’imagineraient que j’ai des petits pois dans la bouche.

Point du tout, je parle très bien. Et pour moi, la parole est vitale.

Le son qui sort de ma bouche me libère et extériorise ce que je ressens.

J’ai cette chance d’avoir eu au moins 13 ans d’orthophonie. J’ai vraiment commencé à parler à 5 ans. Je devais sans doute parler fort ou mal. J’ai beaucoup appris. Surtout pour l’articulation.

J’ai appris aussi à poser ma voix. Ce qui m’a beaucoup aidé, c’est le théâtre, la lecture.

C’est un pur plaisir pour moi de lire à haute voix, quand j’ai bien sur travaillé le texte avant.

Je ne vous cache pas qu’il y a des faiblesses quand je fatigue. Mes mots raccourcissent et je finis pas ma phrase.

La parole est primordiale pour moi. Elle m’aide à m’ouvrir, à être entendu, à être reconnu.

Non, je ne m’exprime pas en langue des signes. Ce n’est pas ma langue maternelle même si je suis sourd de naissance. Je m’en sers parfois comme pour ma femme quand mes piles tombent en panne. Mais je ne peux pas me passer des appareils.

J’ai besoin d’entendre et de m’entendre.

Je comprends que l’on ne veuille pas parler quand on n’entend pas sa voix ou quand ça dérange, ça titille, ça fait une voix de canard ou quand t’es enrhumé.

 

Cela me met en colère quand je lis des témoignages d’enfants sourds où des professionnelles disent aux parents, il ne parlera jamais etc… Qu’est-ce qu’ils en savent ?

N’ayez pas de peur de la voix car elle sort du ventre, lieu des émotions. Des sons sortent, elles sont nécessaires.

 

Je reconnais qu’il y a des personnes sourdes qui auront des difficultés à parler et qu’ils préfèreront la langue des signes. Et c’est tant mieux, heureusement.

Mais il ne faut pas oublier non plus qu’il y a des sourds oralistes, comme moi, qui existent et qui sont plus nombreux qu’on ne le pense. Parce qu’ils se fondent « plus facilement dans le monde des entendants ». C’est difficile de de différencier tellement les profils des personnes sont différents.

 

Je renvoie à un schéma que j’avais fait sur la diversité du monde des sourds : Sourd ? Malentendant ? Au choix !

 

N’ayons pas peur d’apprivoiser notre voix, quand c’est possible.

La dernière feuille

En me promenant dans les côteaux de Chaponost, j’ai pris quelques photos malgré la grisaille de la journée.

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Complètement givré

Pas moi, hein ? Les plantes plutôt. Quoique, je l’étais après, dans un brouillard givrant qui avait envahi la campagne.

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Lever de soleil givré / Sunrise

En vous souhaitant une très bonne journée.

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I wishes you all a very good day.

Sourd toujours… mais je reste à votre écoute.

Sourd toujours.

Même si je suis appareillé et que je parle bien, je reste sourd.

Y aura toujours des trous dans les phrases entendues dans un groupe.

Il me faudra sans cesse inventer, m’adapter, innover quand des informations me manquent.

Gamin, j’adorais lire et je me régale toujours. C’est une chance car cela m’aide beaucoup à compenser.

L’écriture aussi. Je ne fais pas de la grande littérature mais cela m’aide à ouvrir les horizons.

Cela m’aide à échanger quand le message ne passe pas oralement ou mal.

Cela m’aide à poser les choses, à mieux m’exprimer, à prendre du recul.

La lecture et l’écriture ont été pour moi salvatrices.
Ma surdité me joue des tours à l’oral ou bien à l’écrit, j’ai toujours du mal avec les accords ou bien avec les propositions. Les lequel, auquel,duquel, dont etc… quel galère ! Les petits mots se faufilent à travers mes oreilles et je suis parfois obligé de faire des liens parfois insolites. C’est ce qui amène souvent à des malentendus. Plus souvent à l’oral bien entendu.

Sourd toujours.

Vaut mieux pas que j’oublie quand je veux prendre ma douche.

J’oublie souvent quand je fais du sport. Il me faut mettre un bandeau pour éviter la transpiration sur l’appareil. Sinon ça grésille et ça rouille.

Puis ça revient en pleine figure en groupe, quand les gens parlent bas.

Quand dans les transports en commun, ça parle aux haut-parleurs et que je n’y comprends rien.

Quand des inconnus, des commerçants ou autres parle dans leurs barbes ou tournent le dos.

Pourtant, je suis habitué mais parfois, ça devient barbant.

Je resterai toujours sourd mais cela ne m’empêche pas d’avoir une grande majorité d’amis entendants.

Cela ne m’empêchera pas d’accomplir mes projets de photographie, d’écriture et de théâtre.

 

J’aurais aimé être sourd quand des mots durs sont dit, hélas.

Même sourd, on peut ressentir des choses négatives à son égard. J’en ai fait l’amère expérience.

Je ne resterai jamais sourd aux encouragements, aux mots vrais et agréables.

 

Pleins de courage pour ceux qui galèrent et qui se battent.

Même si on baisse les bras parfois pour se poser, souffler, il faut toujours se relever.

Puiser dans ses ressources car chacun en a.

Et bien sûr trouver des personnes de confiance.

Sourd toujours… mais je reste à votre écoute.

Hasta la vie…

 

Expédition à la Roche Saint Martin

En regardant le site de l’office de tourisme de Saint Martin en Haut, j’avais repéré un site mégalithique. Nous décidâmes d’y jeter un coup d’œil pour une petite ballade.

Armé de mon GPS, nous fûmes malgré tout des détours et la route « blanche pour aller à un lieu dit se transformait en chemin très pierreux et boueux. Nous garâmes notre voiture près des chasseurs. Nous espérions ne pas être des gibiers car nous entrions dans une réserve de chasse.

150 mètres de dénivelés nous avaient soigneusement attendus et une énorme bourrasque de neige nous enveloppâmes avec douceur. (En fait, juste quelques petits flocons qui voltigeaient par ci, par là).

En fait, je pressentais que nous arrivions bientôt.

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Dans les indications, il y avait des murs en pierres laissés à l’abandon. Nous sommes sur la bonne piste.

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Oh de la neige !!! Si peu si peu!

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Enfin nous sortons de la forêt et nous avons une belle vue avec des ânes en prime! (pas nous, hein, les vrais sur le champ)

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Enfin la roche de Saint-Martin.

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Parait qu’il y avait un culte qui devait comporter des rituels d’initiation, et le bassin creusé à partir d’un trou naturel servir à des guérisons.

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Là, j’ai l’impression de voir un géant endormi avec un brin de sapin. Pas vous ?

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Voilà, ce fut une heure de ballade avec une rude montée. Le retour fut rapide : 20 mn!

Je vous souhaite une très bonne journée

A quelques kilomètres, la neige….

Première promenade dans le froid. Et la première neige que je vois au loin, à environ une dizaine de kilomètres environ dans les monts du Lyonnais.

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Nous irons nous balader dans les hauteurs dans l’après-midi. Photos à suivre demain ?

Dernier sursaut d’automne

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