Article du journal « Le Progrès » – 7 octobre 2025

Après mon spectacle du 3 octobre, un article est paru dans le Progrès, et je trouve que le correspondant a été au top.

Retour sur le spectacle à Francheville – 3 octobre 2025

Invité par le café associatif BaObel, j’ai passé un très bon moment auprès de 40 personnes, de tout horizon.

J’ai entendu rire, réagir tout au long du spectacle.

Un pur plaisir de témoigner, de sensibiliser sur la surdité dans ces conditions.

J’ai toujours à coeur de montrer la surdité sur l’angle de l’humour et dans sa diversité.

Le public s’est pris au jeu dans les questions-réponses.

N’ayant pas pu avoir mon micro-bluethooth pour cause de panne, j’ai du beaucoup circuler dans la salle pour mieux entendre les questions.

Les voici :

. Pourquoi as-tu un seul appareil ?

. Comment conduire en étant sourd ?

. Pourquoi pas d’implants ?

. Est-ce que c’est possible de percevoir la musique en étant sourd ?

. Vous avez été animateur en EHPAD, comment avez-vous communiqué avec les séniors ?

. Quelles populations avez-vous eu en tant qu’éducateur spécialisé ?

. Quand vous pensez, entendez-vous votre voix ?

. Seriez-vous d’accord pour préter votre appareil auditif à Lecornu ?

. Quel est votre vécu face au validisme ?

. Est-ce que les sourds sont bruyants ?

Et encore, je n’ai pas tout mis, y en avait beaucoup !

J’ai dû arreter à un moment donné vu l’heure passé.

Enfin, l’association a pu substenter le public avec de quoi boire et manger.

Et de mon côté, j’ai dédicacé mes livres « Sourd et certain » et « Qui ne tente rien n’a rien ».

J’ai eu le plaisir de retrouver une maman d’un pionnier que j’avais eu en tant que chef en 2008-2009 au Point du Jour, Lyon 5ème.

Voici quelques mots laissés sur le livre d’or :

. Quel beau parcours ! Pleins de dynamisme, d’espérance et de joie de vivre.

. Je vous remercie d’avoir partagé votre parcours avec nous ce soir. La joie de vivre pour toujours!

. Merci pour votre talent théatral qui fait passer de bons messages.

. Bravo ! Un spectacle indispensable !

. Merci infiniment pour votre récit, votre humour et encore plus c’est à dire… spectacle très puissant. Une belle dérision naturelle! Beaucoup d’humilité, bravo !

et y en a encore d’autres que je partagerai plus tard.

Merci pour cette belle soirée et avec grand plaisir.

Mes prochaines dates, pour le moment, seront fin novembre.

Pour le tout public, le vendredi 21 novembre près de Surgères.

Je noterai tout ça dans mon agenda, à mettre à jour d’ailleurs !

Comment Yuki m’aide à me détendre ?

Faire une pause est essentiel.

Yuki m’aide à me détendre.
A débrancher mon cerveau.
A rester sourd aux rumeurs du monde.

Se mettre en posture de repos.
Sentir ma respiration.
Sentir l’air qui sort et rentre de ma narine.

Sentir mes pieds s’ancrer dans le sol,
mes tendres fesses sur la chaise,
Mon dos raide comme un balai.

Puis laisser passer mes pensées,
Et des larmes montent, pleurer.
Et si un sourire vient, jubiler.
Vivre les émotions en paix.

Me laisser cueillir par un murmure,
Un souffle, une vibration.
Puis s’étirer, réveiller mon corps.

Cela vous dit de faire cette pause ?

PS : Yuki est une petite chatonne de 3 mois arrivée à la maison, il y a un mois ! Etant allergique, je prends de cachets de temps en temps quand mes yeux piquent et mon nez coule !

PS2 : Hâte de jouer ce soir à Francheville !
https://lnkd.in/dmnKHDk2

PS: Sauriez-vous reconnaitre les BD en arrière plan sur la droite, derrière Yuki ?

Promouvoir la diversité sourde en vélo

J’ai un nouveau projet en vue !

Même si je suis las, fatigué,
Et que mes angoisses sont toujours là
Lié à l’incertitude de l’entreprenariat.
Et pourtant, j’ai décidé.

En relisant mes dernières années,
Et surtout mes périples vélos,
Cela me fait encore plus vibrer.
Et surtout avec une visée écolo.

En préparant à chaque fois mon projet les mois précédents, je revivais.
Mon mental résistait plus aux tempêtes.

Alors, j’ai décidé de me lancer dans un nouveau périple.
Comme j’avais fait pour la Loire en vélo en 2023.
La ViaRhôna avec La pause Brindille en 2024.


En selle pour s’entendre, troisième édition pour 2026 !

Mes objectifs sont :
– Promouvoir la diversité du monde des sourds.
– Apporter les outils pour s’entendre et communiquer
– Transmettre et témoigner qu’on peut kiffer notre handicap
Clin d’oeil à Virginie Delalande✨ :« Kiffe ton handicap »

Comment ?

En jouant mon spectacle « Un sourd rire vaut mieux qu’un mal entendu »
A chaque étape.

Et surtout trois choses me tiennent à coeur pour chaque étape :
🔸 Un interprétariat LSF
🔹 Un sous-titrage
🔸 Une présence d’une personne sourde signante pour témoigner en fin de spectacle et échanger avec lui et le public.

Cela pourrait être une personne sourde bilingue, qui sait signer et coder, le graal.

✳️ Où ?

Cela sera la Seine à Vélo, de Paris au Havre en 6 jours.
Un peu plus de kilomètres par jour que d’habitude mais ça va le faire !
J’ai déjà réflechi aux étapes.

Je commencerai à jouer à Paris, la veille de mon départ.
Je vous dirai les autres étapes bientôt.

📆 Quand ?

A définir selon mes premiers contacts tel que les associations de sourds à Rouen ou Havre, et même sur Paris pour débuter mon périple.
Entre mai et septembre 2026.

📠 Quel budget ?

Un contrat de co-réalisation avec les structures à chaque étape, avec billeterie ou un contrat de cession.
En cours d’affinage.
J’avais fait une campagne d’Ulule la première fois.
A peaufiner

Je vous en parle, c’est pour le mener à terme.
Je m’y engage, avec l’accord de ma femme !

Chiche pour me suivre dans cette aventure ?
J’ouvrirai une page sur ce projet sur mon site internet.

PS : Prochaine date, c’est le 3 octobre à Francheville

Mon retour sur scène : une soirée à Nivolas-Vermelle

Hier soir, ce fut ma rentrée.

J’ai donc joué ma première date en cette année scolaire 2025-2026 que j’espère riche.
Ce fut à la salle des fêtes de Nivolas-Vermelle.

Une jolie salle tout en parquet, en peu en pente avec une haute scène avec des lumières assez puissantes.

J’étais arrivé vers 16h30 pour installer les chaises avec deux bénévoles qui m’ont accueilli chaleureusement.
J’ai testé mon micro-casque sur la sono puis vérifié les lumières.

Puis j’ai pris mon temps pour répéter, faire de la relaxation, m’allonger sur scène dans le silence complet de la salle.
Enfin, vers 20h, les bénévoles sont revenus pour l’accueil du public.
Mon interpèrte LSF est venu me rejoindre pour traduire mon spectacle.

Hélas, il n’y avait aucune personne sourde dans la salle. Elle allait quand même faire la traduction pour le public. Puis c’est plus sympa d’être en duo.
Pendant toute ma conférence, je faisais des interactions avec elle tout en faisant jubiler les spectateurs et spectatrices.

Puis vinrent le temps des échanges sur mon spectacle, sur la surdité et non point sur la recette du gratin dauphinois.
Je dus me déplacer dans la salle car mon micro-bluethooh était en panne.

  • Comment vos parents se sont rendus compte de votre surdité ?
  • Racontez-vous les quiproquos les plus rigolos ?
  • Est-ce que vous en jouez de votre surdité ?
  • Est-ce que tu peux danser?
  • Vos amis sont principalement sourds ou entendants ?
  • Qu’entendez-vous avec vos appareils ?
  • As-tu un temps d’adaptation quand tu changes d’appareil ?
  • Quelle est la plus grande difficulté que tu as rencontré quand tu étais éducateur spécialisé ?
  • Quelle est la question la plus décalée que vous aimeriez qu’on vous pose ?

Beaucoup de rires ont résonné dans la salle et j’ai pris du plaisir à être avec le public.

Après les échanges, il y a eu un verre de l’amitié et le temps des dédicaces de mes livres « Sourd et certain » et « Qui ne tente rien n’a rien – dialogue avec un sourd »
J’ai eu pas mal de personnes qui sont venus me voir, me féliciter, me remercier.

Juste une légère déception car il n’y a pas eu autant de monde que nous aurions souhaité.

Bref, voici quelques mots laissés sur mon livre d’or :

 » Merci pour cette belle soirée. Très interessante et pleine d’humour. Quelle énergie ! A bientôt »

« Merci de nous avoir fait toucher du doigt la vie d’un sourd »

 » Avec ta passion, ton enthousiasme et ton humour, tu m’as permis de rêver, de rire et d’esperer. Merci milles fois. »

« Un grand merci pour la jovialité et la bonne humeur ! « 

« Une énergie et un « débit » scotchant, un sacré énergumène »

« Bravo pour ce spectacle drôle, émouvant, sincère ! C’est une belle expérience d’humanité ».

La rangement de la salle fut rapide et je pus reprendre ma voiture pour rentrer cher moi, avec 50 minutes de route à 23h !

Vous souhaitez que je vienne dans votre ville ?
Parlez-en à votre mairie, votre association et même votre entreprise puisque je sensibilise aussi auprès des professionnels :
Mon site pro : https://www.vivienapprendreaecouter.com/

Une journée de marche à Oslo

Ce mercredi 23 juillet, j’étais donc bien arrivé à Oslo à 7h30 par le Flixbus.
Même avec les 35 heures de bus dans les pattes, j’ai décidé d’aller marcher, sans utiliser les transports en commun.

J’étais quand même allé à l’hôtel pour déposer une partie de mon sac à la bagagerie. Au moins, je pouvais gambader plus légèrement.
Après avoir bien rempli ma gourde et mis mon appareil photo, je partis à l’assaut de la capitale norvégienne.

J’ai tout d’abord commencé par la citadelle d’Akershus.
Il y avait peu de monde et j’ai pris un bon moment pour découvrir les moindres recoins de l’extérieur de la cidaelle.

Puis une belle vue sur Aker Brygge

Et au loin, en zoomant, j’ai vu l’Holmenkollbakken, le tremplin du saut à ski, l’un des plus vieux au monde qui date de 1892.

Puis je suis reparti vers le centre d’Oslo pour rejoindre le Karl Johan Gatan, une très longue avenue entre la Gare et le chateau Royal !

Le château royal

Puis j’ai continué ma route derrière le château jusqu’au Vigelandsparken, un parc où un artiste a crée beaucoup de sculptures sur la vie quotidenne des norvégiens.

Puis parfois je découvre des choses étranges comme ce bac à livres pour les brûler ensuite ?
De l’humour norvégien, sans doute !

Je m’étais quand même posé à l’ombre, sur un banc, car il faisait bien beau et chaud. J’avais pu trouver un autre endroit pour réemplir ma gourde. j’avais demandé à une personne, près d’une église. Elle m’a emmené dans le presbytère pour la remplir à la cuisine.
J’ai donc constaté qu’il n’y a de fontaine publique.
Puis au début du parc, j’avais une envie pressante et il fallait que je libère aussi ma carte bleue pour 15 couronnes suédoises, en gros 1 euros 5 pour acceder aux WC.

Bref, à partir du parc, j’ai pris mon élan pour faire un long trajet jusqu’à une rivière qui traverse Oslo, nommé Akerselva. Enfin, c’était plutôt un torrent qui dévalait les pentes d’Oslo avec pleins de cascades.

Je voulais rejoindre par la suite Grünerløkka, un quartier aux immeubles colorés. Bon, je n’ai pas été inspiré pour faire des photos.

J’ai ensuite galéré pour aller au jardin botanique, un lieu prisé par les habitants.

J’avais tenté d’y mangé mais c’était plein. Je m’étais donc installé sur un banc pour manger ma banane car j’en avais acheté dans un magasin appelé Niervesen juste après le château royal.
Je commencais à avoir bien mal aux jambes, déjà 20 kilomètres en tout.

A la sortie de Grønland, un quartier très multiculturel, je suis retombé sur la rivière Akerselva !

J’étais de retour au niveau du complexe commercial dans la gare routière et la gare ferroviaire, quand soudain, la pluie s’était mis à tomber fortement. J’avais laissé mon K-Way à l’hôtel avec l’assurance de mes hôtes que le soleil brillerait toujours.
Heureusement, j’étais bien à l’abri et j’en profitais pour chercher des timbres. J’avais galéré à en trouver, en vain !
Quand la pluie se calma, je pus ressortir pour aller voir la cathédrale d’Oslo.


Ensuite, j’étais revenu me poser à l’Hôtel pour m’installer dans un dortoir et ranger mes affaires dans un casier fermé avec un cadenas. Il y avait déjà un gars qui dormait, faisait sa sieste !

Puis je suis reparti marcher vers le port, malgré mes jambes douloureuses.

Je pus enfin voir l’opéra très moderne au loin mais j’étais trop épuisé pour y aller complètement.

Sur le retour, j’ai pu aller m’acheter mon seul repas de la journée, un poké bowl et m’installer près de la forteresse.

Il n’était que 18h30 quand je suis revenu dans ma chambre pour enfin m’endormir à 19h !

Le lendemain matin, réveil à 4h30 du matin. Je suis allé déjà me balader dans les rues vides d’Oslo. il faisait déjà bien jour !

Après un bon petit déjeuner, je pris la direction de la gare !

Objectif : train pour Bergen

De Lyon à Oslo en Flixbus

Lundi 21 juillet dernier, j’étais enfin parti en flixbus pour la Norvège.

Un voyage de 35 heures de bus avec un changement à Berlin.

Je m’étais préparé avec des munitions alimentaires, un coussin pour le cou et un masque pour les yeux. Pour le bruit, j’avais juste à éteindre mon appareil auditif.

Le bus était bien arrivé à l’heure et le voyage s’est passé sans trop de couacs jusqu’à Berlin, avec juste des papiers d’identité à montrer à la police allemande à Kehl.

J’étais situé complètement à l’avant du bus en hauteur. Hélas, j’ai eu froid aux jambes toute la nuit.

À la gare routière de Berlin, je voulais aller aux WC mais impossible car je n’avais pas de monnaie. J’ai tenté de chercher un distributeur. Mais rien. Mais heureusement, un jeune couple m’a donné une pièce de deux euros, prix du WC. Il était temps, j’avais un mal de chien au ventre.

Par la suite, j’ai pu allé manger un coup. Et pour prendre de l’eau, il n’y avait aucune fontaine. J’ai pu demandé à l’agence flixbus. Un agent m’a gentiment rempli la gourde.

Le deuxième bus est arrivé avec 10 mn de retard. nous nous sommes pris une grosse averse en attendant ! Un abri tout mince nous préservait à peine des gouttes.

Là, j’étais situé complètement à l’arrière du bus contre la vitre. Cela a été beaucoup mieux.

De Berlin à Rostock, je m’étais endormi puis réveillé par des grosses averses après Rostock.

Pour passer de l’Allemagne au Danemark, nous avons pris le ferry de Puttgarden et Rødby. 40 mn de traversée où on a le temps d’aller manger, boire, se détendre sur le bateau. Par contre, il faisait frais, bruineux et venteux.

À l’arrivée au Danemark, pendant que la police vérifiait nos identités, une sacrée tempête dévalait sur nous. Le trajet ensuite jusqu’à Copenhague fut bien agité.

Après Copenhague, alors qu’il faisait déjà bien nuit. Le bus va dans une zone étrange où il s’engouffre à moitié dans un fin hangar. Sans doute pour vider les sanitaires !

Ensuite, direction la Suède par un tunnel et un long pont jusqu’à Malmö ! Une superbe vue nocturne avec une brume éclairée au loin, et nous, survolant la mer noir d’encre.

Hélas, la contemplation fut rompu à la douane. Après vérifications d’identité, le bus a dû allé dans un hangar. Nous sommes tous descendus pour récupérer nos bagages, et se mettre en rang. Un policier accompagnait un chien renifleur de drogues. Quatre personnes ont été emmenés à part. Nous sommes repartis sans eux. Surtout un qui avait laissé à sa place son chargeur et quelques affaires.

Après avoir perdu une heure, le bus traçait sur les routes suédoises.

Vers 6h, Nous franchissions la frontière Norvégienne sur un grand viaduc surplombant un fjord. Le soleil s’était déjà bien levé !

Quelques minutes plus tard, le bus freinât un grand coup alors que nous étions sur la voie rapide. Ce fut un élan qui traversait la voie et tentait désespérément de trouver la sortie !

Et au même moment, j’aperçus dans un champ de blé, une biche et deux faons s’enfuir vers la forêt.

Vers 7h30, nous arrivions enfin sur Oslo !

Une journée de marche s’annonce !

Mais ça je vous le raconte demain !

Le sous-titrage jusqu’au bout !

Sous-titrez jusqu’au


Bout !

C’est comme écrire jusqu’à la
Sinon c’est casse-
Et apr
On aba

Allez, on se reconcentre !
Le sous-titrage doit être complet
Comme les phrases quand nous écrivons.

C’est logique, non !

Sinon, faites appel à des professionnels qui vous feront ça très bien !

Le sous-titrage automatique ?
Faut passer derrière et vérifier puis corriger.

Vou lèsserié cé fôtes ?

Un peu de rigueur, que diable !
Fichtre, un peu de sérieux et de respect envers les lecteurs.

Pitié,
Pas
de
mot
par
mot.

Mettez des phrases complètes et lisibles
Avec de forts contrastes.
Deux lignes maximum.

Ne faites pas comme Arte.
Ils mettent le sous-titrage sur le côté en fonction de la personne qui parle.
Nous n’avons pas des yeux de caméléon.

Je compte sur vous pour greiller au vin.
Euh, veiller au grain !


Comment gérez-vous vos sous-titrages ?

PS : Cela fait du bien cette fraicheur, n’est-ce pas ?

PS : J’ai envoyé ma première candidature hier pour un temps partiel, depuis des mois. Un poste qui me plairait fortement !

…………………………………………………………………………………………………………………………
Tu me découvres ?
Je suis conférencier-comédien pour aider tout public à mieux accueillir les handicaps invisibles et briser les préjugés.
Et surtout semeur d’énergie !

Rire et émotions : mon spectacle sur l’identité Sourde

Du rire et de l’étonnement !

Devant 70 professionnels de l’Institut Gustave Baguer,
j’ai joué mon spectacle « Un sourd rire vaut mieux qu’un mal entendu ».

C’était à l’occasion d’une réunion de fin d’année pour faire le point, pour penser à l’avenir des jeunes sourds accompagnés.

➡️ A travers ma conférence-témoignage, j’ai apporté mon regard de sourd appareillé oralisant.
Un autre type de point de vue sur la diversité du monde des sourds.

Et bien sûr, j’ai été secondé par deux interprètes en langue des signes.
Je me suis vraiment amusé avec elles.
Comme je connaissais mon texte par coeur, je me suis laissé emporté dans l’improvisation.

J’ai posé des questions au public.
Les mains ont levé pour répondre oui ou non.

Puis un moment, la scène bougeait comme un trampoline.
J’ai osé faire le clown en rebondissant plus.
L’interprète m’a rejoint dans le délire.
Rires dans le public.

💪 Un pur régal et j’étais triste en finissant mes propos.
Les applaudissements ont été denses avec beaucoup de bras levés en langue des signes.

Puis sont venus les questions.
Cela tournait énormément sur l’identité sourde.
Sur le choix de communication.
Sur la place des parents dans l’éducation.

Comment un jeune sourd oralisant pouvait arriver à prendre sa place entre le monde des sourds signants et des entendants ?

Alors j’ai apporté ma réponse et il peut y en avoir d’autres, car j’ai mon vecu, mon histoire, mes rencontres qui ont faconné mon identité.
Et surtout que cela a pris du temps.

🧡 Un bon moment passé avec les professionnels tel que des orthophonistes, des éducs spés, des profs specialisé.es etc.

Un truc à noter :
– Me poser des questions courtes car après j’oublie le début quand c’est trop long.
Cela vous arrive aussi ?

J’espère jouer encore plus l’année prochaine dans ces types de structures et c’est déjà prévu dans deux endroits !

PS1 : Place au week-end qui ne s’annonce pas reposant pour moi, car je vais animer un grand jeu avec 5 farfadets (scouts de huit ans) dont ma fille.
Oh joie ! 🤣

Pourquoi je décide d’intégrer une interprète LSF à mon spectacle !

J’ai 4 raisons pour vous convaincre :

🤝 1. Être cohérent avec mon message

Logique, je prône une accessibilité universelle.
Je parle de la LSF (Langue des signes française) à travers un de mes personnages.
C’est passer de la parole aux actes.

📈 2. Ouvrir mes portes à une nouvelle communauté

En France, des centaines de milliers de personnes sourdes pourraient apprécier mon spectacle sur un sujet qui les touche directement.
Pourquoi les priver de rire ensemble ?

💡 3. Transformer mon spectacle en démonstration vivante

Quoi de mieux que de montrer la beauté de la LSF en direct ?
Le public découvre concrètement cette langue riche et expressive, rendant mon message plus percutant.

🧡 4. Le plaisir de partager la scène

Fini le one-man show solitaire !
Avoir une interprète à mes côtés, c’est créer une vraie complicité sur scène.
Un duo artistique où nos deux formes d’expression se complètent et s’enrichissent mutuellement.

C’est plus vivant, plus dynamique, et franchement… plus enthousiasmant !

Hâte de pouvoir jouer demain en duo, ma dernière représentation avvant les vacances.

L’interprète qui est sur la photo, c’est Karine. Elle connait par coeur mon spectacle car elle a déjà interprété 7 fois.

Elle fera la huitième fois le 13 septembre à la salle des fêtes de Nivolas-Vermelle (38) à 20h30.

Si vous me faites appel, une interprète LSF sera inclus dans le devis !

▶️ Toute conférence, tout spectacle devrait être accessible avec une interprète LSF (cela peut un aussi, même si les gars sont moins nombreux), et du sous-titrage au minimum.
On pourrait aussi avoir de l’audiodescription et du codage LPC !

💪 un sourd rire partagé vaut définitivement mieux qu’un mal entendu !

Allez, on se fait une date à la rentrée ?
vivien@apprendreaecouter.com

PS : Pendant que j’écrivais ce post, un magnifique orage a dévalé sur ma commune. Nous avons perdu 15 degrés en 30 minutes. Un bien fou !