Le sommeil en éveil

Lors de mes nuits où mes pensées s’agitent,
Morphée me réveille sans cesse dans le noir
Où il me murmure dans mon oreille sans espoir
Pour que je m’endorme serein dans mon gîte.
Lors de mes jours où mon cerveau s’endort,
Ma muse me chante une berceuse des Tudors,
Souhaitant que je m’éveille tout bien excité.
Mon sommeil me joue des tours déjantés.
Lors de mes rêves ou songes sans pareil,

Ma femme me fait revenir à la réalité
Espérant qu’à sa vue je m’émerveille
Et me mette au boulot avec vitalité. 
Lors de mes proses et de mes rimes,
L’imaginaire me pousse vers les cimes
De l’invraisemblable et les vallées
Où sont cultivés les vies décalées.

La peur au boulot

Tu vas au boulot la peur au ventre.
Tu te prépares à affronter l’antre
De l’institution qui te harcèle,
Qui te culpabilise avec zèle.
Lors des réunions, tu bouillonnes
De colère et de tristesse mêlées.
Tu accompagnes tes gones
Qui s’agitent, qui détonnent.
Tu ne peux plus rien faire

Tant tu te retrouves seul ère,
Les autres en arrêt maladie 
Ou bien qui sont en pause, fuient.
Tu essaies de recoller les morceaux
Mais ta direction font encore un saut
Dans la recherche de rentabilité.
Pour eux, l’humain, c’est une futilité.
Tu te bats contre le vent, épuisé.
Jusqu’à quand tenir, rester debout?
Ton dos te fait courber l’échine. 
Comment sortir de l’impasse fou
Avec des murs hérissés d’épines
De reproches, de non-reconnaissance.
Courage collège, trouve-toi des appuis
Qui te comprenne, soulage ton fardeau.