La sensibilité, une force?

Etre sensible n’est pas une faiblesse, ou être de petite nature. C’est être facilement touché par ce qui nous entoure. La misère, la précarité jusqu’à la joie, la beauté peuvent nous atteindre au plus profond sans que l’autre puisse comprendre.

Même si la sensibilité nous joue parfois des tours, elle est une force.

Nous avons plusieurs degrés de sensibilités. Ceux qui ont en énormément, c’est le plus difficile à vivre. Je veux dire par là, que parfois, nous sommes tellement touchés par l’autre, par ce que l’on voit que l’on risque de s’oublier de vivre, en se culpabilisant.

Être trop sensible, nous pouvons étouffer l’autre car on peut prendre de la place par nos émotions.

Cela peut aussi nous faire mal d’être touché et surtout sentir un décalage entre ce que l’on vit et ce qu’on ne peut pas faire. Le sentiment d’impuissance est énorme.

Bien sûr, il y a différentes façons de la vivre comme à travers les arts. Ces derniers peuvent canaliser notre sensibilité.

Nous évoquons parfois des personnes qui sont des durs, alors qu’au fond, ce sont des êtres sensibles qui souffrent en restant blindés.

                N’ayons pas honte d’être sensible. Se laisser toucher dans une mesure le plus juste possible peut nous ouvrir un horizon insoupçonnable.

                « Dieu sait que nous n’avons jamais à rougir de nos larmes, car elles sont comme une pluie sur la poussière aveuglante de la terre qui recouvre nos cœurs endurcis.  » De Charles Dickens, extrait de Les grandes espérances.