Dans quoi je me suis embarqué pour vous raconter mes souvenirs d’éducateur spécialisé en peu de mots, de la formation à mes expériences professionnelles qui ont duré 3 ans – . En 2004, quand j’ai intégré la formation pour être éducateur spécialisé, j’étais dans une promo spéciale, intensif pour deux ans car j’avais un bac+3. Nous étions donc 15 exactement. Ces deux années d’études furent pour moi un vrai régal, avec une ambiance très cordiale, solidaire malgré quelques couacs. Je me souviens de la formatrice référente qui m’a beaucoup soutenu, surtout quand je passais des caps difficiles lors des stages. (Malentendues avec une salariée par exemple). Au niveau de ma surdité, je suis très peu intervenu au sein du groupe pour demander de parler un peu plus fort. Je ne l’ai fait qu’une fois. Et cette fois-là, j’ai eu droit à une note d’un formateur sur mon bulletin : « Parle trop de son handicap ». Faut pas chercher à comprendre. Il y avait deux matières qui furent plus difficiles pour moi : Le droit et l’économie. J’avais galéré pour faire les dossiers. Lors d’un cours, je me souviens d’avoir confondu en écoutant le mot constitution, j’avais entendu prostitution ! Mes matières préférées ? La psychologie du développement, le GAP (Groupe d’analyse de la pratique), psychosociologie et pédagogie.
Quels stages j’avais fait ? J’ai été dans une MECS (Maison d’Enfants à Caractère Sociale) pendant 3 mois, et pendant 9 mois, dans un ITEP (Institut Thérapeuthique Educatif et Pédagogique). J’ai mis le sigle de l’époque. Cela a changé entre temps. Mon mémoire était sur « le jeu chez l’enfant ayant des troubles de la personnalité et du comportement ». Le titre exact était : « Viens…. Laisse-moi jouer ». J’avais créer des jeux coopératifs, ou adapté des jeux pour aider les jeunes à se concentrer et finir la partie. Un pur régal même si j’ai galéré pour l’écriture du dossier. L’oral en fin de cursus s’était très bien passé et les examinateurs avaient bien pris en compte ma surdité. Les seules difficultés que j’ai eu, c’est de pouvoir gérer les conflits en groupe car je ne pouvais pas comprendre (j’entendais un mot sur deux) les jeunes dans un brouhaha. Puis je ne pouvais pas répondre aux insultes. Je pouvais juste deviner à travers les regards et les gestes. Ces difficultés se sont retrouvées quand j’ai été éducateur de rue pendant 6 mois en 2008-2009.
Au niveau professionnel, auprès de quels publics j’ai travaillé ? Tout d’abord auprès des jeunes de quartier puis auprès d’ados ayant des troubles de la personnalités et du comportement dans un ITEP. J’ai bien compris par la suite que c’était pas un public pour moi car j’ai eu un burn-out en avril 2010. Ne jamais se mettre en situation difficile ! Ne jamais aller au delà de ses capacités. J’ai expérimenté auprès des adultes déficients intellectuels (un vrai plaisir) et enfin auprès des enfants ayant des troubles autistiques. C’est cette dernière expérience qui m’a valu le coup de grâce sur mon métier. J’avais beaucoup apprécié travaillé avec ce public mais les conditions de travail m’ont achevé.
– Vivien, c’est un peu déprimant ton témoignage là ! Un message positif à faire passer malgré tout ? Ne jamais abandonner ses rêves, ses convictions ! J’ai continué à oeuvrer pour le social autrement, sur les handicaps à travers les écrits, divers petits boulots. Il m’a fallu du temps c’est sûr pour rebondir mais j’ai pu avancer, expérimenter.
Prochain boulot ? Je reviens un peu dans le temps car juste après mon diplôme d’éducateur spécialisé, j’avais décidé de partir en volontariat. Je suis donc parti un an au Sénégal en tant qu’animateur socio-culturel dans un collège privé catholique.
Lors d’un atelier Expression artistique pendant ma formation d’éduc spé
En cette semaine un peu spéciale, on essaye de se divertir et se changer les idées grâce au Projet de Ma’. Et là, cela sera « Un peu de moi« . Que vous montrez puisque je me dévoile pas mal quand même à travers mes témoignages, vidéos et autoportraits.
Pourquoi ce sujet d’ailleurs ? Pour permettre à certains de sortir un peu de leur anonymat. La plupart des bloggeurs ont des pseudonymes, d’autres leurs prénoms mais c’est tout. On est invité un peu à se mettre en avant, comme une manière d’exister autrement que par les photos et les écrits. (Ok, oui ça sera à travers une photo et un peu d’écrit, certes mais vous m’avez compris. Enfin, je crois ! ) En écrivant ces mots, je ne sais pas encore vous montrer d’original. Et je ne ferai pas sur le thème d’Halloween! Un peu de moi inédit, dans le passé, cela serait rigolo, non ? C’est en retrouvant hier, un CD de 2005 que j’ai pu récupérer des photos 😀
Photo prise en octobre 2002
Alors les autres, que vont-ils montrer un peu d’eux ?
Il y a des photos inattendues, que nous prenons par hasard car parfois, il suffit de quelques millièmes de secondes pour avoir un cliché intéressant ! Je ne me souviens plus comment je l’ai eu mais j’ai pas mal suivi cet oiseau qui virevoltait entre le poteau et un rocher.
Une splendide balade à refaire sans tempête, avec le soleil. Je ne vous dévoile pas tout pour laisser des surprises à découvrir si jamais vous venez dans ce beau coin. Ce tour est faisable en 4h30 ! Voici le lien: https://www.visorando.com/randonnee-grand-tour-de-la-godivelle/
Lors de ma petite balade journalière, je jubilais car j’entendais partout des oiseaux, et j’en voyais qui virevoltaient. J’en avais jamais vu autant en peu de temps, vers 15h dans le coin où je vais d’habitude. Un pur régal ! J’ai vu des mésanges à longue queue, un merle, plusieurs rougegorge, un geai des chênes, un verdier. Il me semble avoir entendu un bouvreuil pivoine, des mésanges charbonnières et mésanges bleues. Je vous laisse voir la suite en photo. Je n’ai pas pu tous les prendre, cela aurait été trop beau!
Mésange à longue queueVerdier, à trouver dans le feuillage ! 😀L’envol du Rouge-gorgeJ’ai gardé cette photo car je trouve sympa de voir les ailes du rouge-gorge ! Troglodyte Mignon
Là, pour le pouillot siffleur, il s’était approché tout proche dans le feuillage. J’ai mitraillé en zoomant bien. Je jubilais !
Mon grand rêve, cela serait d’avoir un objectif de 600 mm. On peut rêver non ?
Ah oui, ce matin, le gros boulet que j’étais. De ma fenêtre, un pic vert s’était posé très prêt, 10 mètres environ sur le toit plat d’un garage! Je pris mon appareil photo et je mitraillais….. sans carte SD ! Snif! Il était reparti trop vite pour que je corrige mon erreur!