Se donner?

Comment se donner si l’on s’épuise à donner sans rien recevoir en retour?
Comment se donner quand on a rien dans le coeur ni dans l’âme?
Comment se donner gratuitement sans rien attendre alors que dans tout don, il y a tout un système d’échange de n’importe quel nature?
Peut-on donner gratuitement?
Pour ma part, je dirai que le don est une question de relation et de sensibilisation face à une personne, à une situation.
Le don est une question de liberté extérieur et/ou intérieur. 
Le don est un choix, une ligne de vie qui permet une harmonie dans ses valeurs.
Il y a tout un équilibre à trouver dans le don comme se donner soi-même.
Se donner soi-même mais pas en s’oubliant. 
Il y a tout un système de vases communicants, des fenêtres ouvertes par endroits, des miroirs qui reflètent des lumières, des couleurs.
Pour reprendre l’idée notre être est une maison, se donner, c’est partir de chez soi en prenant le soin que sa maison est rangé, fermé au cas où il y aurait des tempêtes. C’est s’arranger de pouvoir revenir chez soi quand la mission est fini. 
Dans tout don, il y a forcément une nécessité de de recentrer, de se préserver pour mieux se donner, pour mieux accueillir l’autre. 
Il y aurait encore pleines de choses à dire sur le don.

Choisir

‘ai choisi de me lancer dans un projet.
J’ai choisi de risquer et de faire un saut dans l’inconnu pour faire des expériences enrichissantes, sportives et humaines.
J’ai choisi parce que d’autres l’ont fait avant moi et certains m’ont encouragé, inspiré, motivé.
J’ai choisi mais je n’étais pas seul face à une décision importante.
Le discernement d’un choix prend du temps, se mûrit. 
Choisir, c’est poser un acte pour affirmer son identité et marquer ses repères. 
J’ai choisi pour aller de l’avant, pour me battre pour des jours épanouissantes à vivre avec de l’entrainement, des débriefing, des échanges amicaux et fraternelles.
J’ai pris une décision pour marquer le pas, pour faire le premier pas qui en appelle pleins d’autres.
Mais face aux choix, il ne faut jamais rester seul. Il l’alimenter par la parole, par des actes. 
Les plus petits choix sont tout aussi importants que les autres choix. 
Maintenant, je m’y lance et rien ne m’arrêtera.
Tout dans le réalisme et la tempérance, la motivation et l’énergie.

Le temps du silence intérieur

Je prends le temps dans un lieu tranquille pour faire silence.
Un silence intérieur pour faire le ménage de mes pensées parasites, qui me prennent le temps.
J’aime avoir un vrai silence avec mon appareil auditif où je pourrai saisir quelques petits bruits du vent, des gazouillements d’oiseaux.
Je sais que je ne perds pas mon temps car je serai plus efficace par la suite dans mes taches. 
C’est prouvé scientifiquement que la méditation est bénéfique pour la santé. En diminuant le stress, le cerveau est moins sollicité et moins fatigué. 
Je sais qu’il n’est pas souvent facile de faire une méditation mais cela vaut le coup de se laisser guider par une musique douce, une ambiance ressourçante avec une bougie allumée, des parfums d’huiles essentiels. 
Le silence intérieur me permet de faire le ménage intérieur et de saisir l’essentiel. 
Qu’est-ce qui est pour moi le plus important? 
Est-ce que l’objet de mes désirs va me satisfaire de manière paisible ou compulsif. Un bonheur éphémère ou un bonheur qui peut laisser une trace constructive.
Il n’est pas simple de faire silence en soi-même mais on peut se faire aider par des amis qui s’y connaissent en yoga ou d’autres techniques de bien-être. 
La recherche du bien-être n’est pas un luxe car elle est valable pour tout personne allant de devoir remplir son ventre affamé, se loger jusqu’à un cadre qui doit trouver un espace pour se détendre pour mieux être disponible aux autres. 
Je souhaite vraiment à chacun de pouvoir se ressourcer avec les moyens qu’il a dans la prière, ou bien la détente, la médiation, la marche dans la nature etc.

Le blues du chomeur

Sans boulot, lors d’une journée grise quand il n’a pas de rendez-vous, la solitude le pèse comme les angoisses qui le paralysent.
C’est une journée sans où il tourne en rond. Il n’arrive à rien faire car aucune motivation.
Les émotions lui prennent trop de place et doit respirer fortement pour récupérer de l’air.
Est-ce les gens peuvent le comprendre, l’entendre s’ils n’ont jamais vécu cette situation?
Tous ses amis bossent sauf lui. 
Il fait froid dehors et veut rester au chaud.
Mais la chaleur humaine lui manque mais à petites doses, car se retrouver dans une grande foule, il aurait une crise de panique. 
Il a honte des ses larmes. Il a honte de ses troubles qui l’empêchent d’être bien. 
Il voudrait bien téléphoner à quelqu’un mais qui? 
Il voudrait bien lire mais quoi?
Il voudrait regarder un film mais lequel?
Il voudrait bien dormir mais comment?
Il voudrait bien manger mais pourquoi?
Sans boulot, lors d’une journée grise et froide, sans lumière dans l’appartement, il erre telle une mouche ayant perdu ses ailes.
C’est une journée sans.
Le lendemain est un jour et pourtant, il s’inquiète.
C’est ainsi qu’un jour, on lui téléphone.
Il commence à vivre.
Il a un nouveau travail. Temporaire certes mais un travail où il peut se sentir utile.

L’artiste

L’artiste est sur sa toile. 
Elle trace des lignes courbes ou des estompages sinueuses.
Elle étale de la gouache ou de la peinture à l’huile.
Avec son pinceau, elle exprime ses émotions à travers les couleurs, les reliefs.
L’artiste est sur sa toile.
Elle use de la pastel, de l’aquarelle, de l’acrylique pour faire jaillir sa vie, ce qu’elle est.
Son imagination transparaît dans les formes les plus réalistes ou abstraites.
Elle étale sa quiétude en utilisant de la matière comme du papier maché, de l’aluminium, du papier crépon, ou des feuilles d’érables. 
L’artiste est sur sa toile.
Ses mains dansent au rythme de son inspiration, selon ses désirs, ses envies.
Ses bras ondulent pour décontracter son corps selon son humeur du jour.
L’artiste est sur sa toile.
Son visage s’assouplit selon les écumes de ses couleurs. 
Son regard caresse le marron au jaune, ou bien de l’orange au magenta, l’indigo au bleu cyan. 
L’artiste est sur son étoile.
Une étoile particulière, unique qui apporte tout un sens à sa vie parsemées d’oeuvres et d’essais créatrices. 

Début de sénilité

Elle perd la tête.
D’un seul regard, elle cherche son sac alors accroché à son bras.
Elle rumine ses pensées songeant à un homme lui ayant surement volé son collier. 
Elle écrit moult courriers au voisin du palier pour réclamer son vase alors que ce dernier s’était cassé il y a un mois.
Elle perd la tête.
Dans ses moments de lucidité, elle raconte ses souvenirs de battante ouvrière à son pharmacien ou à son boucher.
Elle parcourt ses vieilles photos en noirs et blancs. Elle se voit jeune, fine et éclatante de beauté.
Elle perd la tête.
Elle mélange ses rêves et la réalité.
Elle parle toujours à son mari alors décédé depuis huit ans. Son mari cheminot en train de patienter à ses cotés en attendant qu’elle le rejoigne au ciel.
Elle tricote son monde, son univers avec ses machinations, complots et supercheries. 
Sa force paisible qui faisait sa renommée ne peut plus faire face à ses colères, ses peurs, ses joies. 
Elle ne contient plus rien. Tout se dilate.
Elle perd la tete.
Qui l’accompagnera jusqu’au bout?
Et quand je deviendrai une vieille pimbêche qui radote, qui m’accompagnera jusqu’au bout?

Moment de détente

Un petit moment de détente pour vous murmurer des calembours ou vous déclamer des blagues à deux balles ou à deux cents balles. Frapper sur des mots dénués de sens hors de son contexte ou les amortir pour les peser, soupeser.
Des pléonasmes, des oxymores, des palindromes, des litotes pour alléger l’atmosphère, assouplir les muscles zygomatiques. 
Je pourrai vous chambrer, vous taquiner, vous titiller pour rire, s’esclaffer en bon joueur.
Croisons nos regards et faire des petits sourires et nous nous comprenons au moindre souffle, au moindre allusion. L’hilarité vient et on s’emballe en gesticulant, en prenant de la voix en trouvant une voie d’un bonheur à partager.
Quelle volupté de pouvoir se comprendre.
Quel régal de pouvoir rire de nos étourderies, de nos erreurs de langages, de nos bourdes quotidiennes. 
Rien nous empêche de jongler entre les moments d’excitation et les moments où l’on se partage de plus essentiel, de ce que nous vivons avec nos joies et nos peines. 
Et nous faisons du coq à l’âne et même jusqu’à la mère vache sans dénigrer nos échanges profondes. 
Quand la tourmente des jours vous prend, n’hésitez surtout pas à vous entourer d’amis pour vous changer d’idées, aérer votre tête.

Petite réflexion sur la douleur

Hier, en pleine ballade dans la neige en forêt, j’ai glissé et mon genou droit a plié. Cris. Sur le coup, c’était une douleur intolérable ensuite j’ai bougé ma jambe délicatement puis je m’étais relevé prudemment. La douleur était vive et sourde. Je boitais avec des respirations profondes. J’ai du rebrousser chemin pour éviter un sentier glissant et pentu. La marche fut rapide pour chauffer le genou car je savais que si je m’arrêtais, j’aurais encore plus mal. La nuit tombait. Appréhension dans la foret mais je n’étais pas loin de la civilisation, heureusement. 
Tout s’est bien terminé malgré mon genou qui me fait encore mal. Si j’avais paniqué, la douleur aurait pu s’intensifier.
Quand la douleur se diffuse dans le corps, les pensées sont figées par cette douleur. C’est souvent lors d’un terrible effort que l’on peut s’avancer, se lever, agir pour oublier cette douleur.
La douleur est très subjective selon les personnes car elle est vécu selon leurs histoires, leur façon de gérer leurs douleurs. Face à cela, il est primordiale d’être en lien avec des amis, de pouvoir en parler, de respirer et de pleurer parfois pour lâcher les crispations, les colères. 
Ne nous crispons pas sur nos douleurs, prenons les moyens pour les apaiser.
Je pense très fort à ces personnes qui vivent quotidiennement dans la douleur et suis unis avec eux par la pensée. N’ayez pas peur de pleurer, de vous lâcher et de vous laisser entourer par des personnes de confiance. Ce n’est qu’un passage même si cela peut paraitre très long.

A la recherche de la simplicité

Si je cherche la perfection, l’absolu dans mes relations, dans tout ce que j’entreprends, je cours à ma perte.
C’est comme pour mon audition, jamais je n’entendrai complètement alors je me contente de ce que je peux entendre en compensant sur la vue, le toucher et le ressenti émotionnel.
Comme dirait Alexandre JOLLIEN:  » Ce n’est pas quand j’aurai réglé tous les comptes avec la vie que je serai heureux. C’est ici et maintenant avec mes 1000 blessures, que je suis déjà dans la joie » ( Petit traité de l’abandon, pensées pour accueillir la vie telle qu’elle se propose).
Cette parole me parle énormément. C’est ainsi que je peux faire face à mon impuissance, en l’acceptant et l’accueillir pour me réjouir pour les petites victoires. Et quand une grande victoire arrive comme une obtention d’un diplôme, d’un boulot décroché ou le progrès d’un enfant, la joie sera plus grande et diffuse.  
La vie n’est pas simple mais rien n’est compliqué. C’est en croyant que ça va être dur, que ce n’est pas possible que nous nous compliquons notre chemin. 
Je vous souhaite pleins de légéretés malgré vos fardeaux. 
Je vous souhaite pleins de simplicités malgré vos exigences. 
La réalité est déjà assez dure comme ça que ce n’est pas la peine d’être dure envers nous-même et d’aller à la course de la perfection.
Douceur d’allégresse.
Délicatesse.
Spontanéité.
Volupté.

Cher(e) ami(e)

Mon ami(e),
Venons échanger nos rires et nos peines.
Soutenons-nous dans tout ce que nous traversons, dans tout ce que nous entreprenons.
N’ayons pas peur de se dire au risque de froisser l’autre et que l’on sait se pardonner car on se reconnait entièrement. Nous sommes des hommes, des femmes façonnés avec des failles, des écorchures mais aussi des lumières. Nous serons jamais parfaits et je voudrais tant de jamais me projeter sur toi sur ce que tu penserais de moi. Nous éviterons bien des malentendus, des incompréhensions. 
Nous osons nous chambrer, nous secouer avec gentillesse en vérité pour que chacun puisse avancer, s’épanouir.
Mon ami(e), choisissons toujours la vie même si elle nous donne des coups de massue certains jours plus ou moins longs. 
Tu sais que ma porte sera toujours grande ouverte même si je suis fatigué, et réciproquement.
Si parfois, mon silence dure, c’est que je suis emporté par le quotidien mais je ne t’oublie pas. N’hésite pas à me laisser un petit message même court et je ferai de même. 
Il y a toujours un ami sur qui nous pouvons nous appuyer pour peu qu’on ait pris soin d’entretenir les liens, prendre soin des personnes qui nous entourent. Comme en prenant des temps de détente, de rire ou des temps de partage de questionnement, de partages de rires ou de pleurs lors d’un coup de téléphone.
Un ami, c’est toujours précieux et il faut en prendre soin.