Vivre la coupe du monde autrement

Au début, je ne voulais pas regarder les matchs de la coupe du monde. Car je savais que c’était construit dans des conditions très défavorables et injustes envers les populations locales. Je sais que le sang a coulé et coulera encore malheureusement à cause du zèle des policiers, de la politique autoritaire de Dilma Rousseff. Par solidarité, je ne voulais pas regarder les matchs. Puis les propos de Platini pour calmer les brésiliens m’avaient bien agacé. Mais quel salaud, celui-là comme la FIFA considéré comme mafieuse.

Puis en me posant, les pays qui ont été sélectionnés pour la coupe du monde, je ne pense pas que certains soient de mèche avec les dirigeants et leurs mentalités. Certaines équipes se sont battues pour aller au Brésil, des petits pays dont on entend peu parler ou bien de manière négative. Je pense au Costa Rica, à l’Iran, aux pays africains, à la Bosnie, etc….  C’est aussi une occasion de mieux connaitre leurs pays à travers le foot, le sport comme on peut le voir à travers les jeux olympiques. Au lieu de boycotter, ne pourrait-on pas mieux sensibiliser les supporters ? J’idéalise un peu mais j’essaie de voir la coupe du monde autrement. C’est aussi une occasion de parler du Brésil avec tout ce qu’il porte de beau et laid comme la misère.

On ne peut pas mettre tout le monde dans le même sac. » Ouais, ceux qui regardent le football sont des salauds et n’ont pas conscience du sang qui coule ». « Les footeux sont des merdeux ». Nous avons le droit de ne pas aimer le foot mais nous avons le devoir d’accepter que d’autres aiment le foot.

Il est vrai que je préfère le rugby. Et pourtant, ce vendredi soir, j’ai regardé France-Suisse. Quand c’est bien joué, du rythme, cela peut-être beau à voir et apprécié. Je ne regrette. Je n’ai pas eu la sensation d’avoir trahi.

Nous pouvons très bien regarder les matchs et à côté de ça, soutenir les projets de développement. «  Ouais, c’est pour te donner bonne conscience ».  Appelez-ça, comme vous voulez !

J’essaie juste de voir comme vivre cet événement autrement pour ne pas être dans les extrêmes et dans des positions radicales.