Vendredi lecture #3 La Cartographie des Indes boréales d’Olivier Truc

Stockholm, 1628. Alors que le magnifique Vasa s’enfonce dans les eaux sombres du Mälaren, Izko est témoin d’une scène étrange : un homme est tué, une femme en fuite met au monde un enfant. Elle fait un geste. Malédiction ou prémonition ?

Comme tous les jeunes Basques, Izko rêvait de chasse à la baleine dans les eaux glacées des confins du monde sur les pas de son père, un harponneur de légende. Mais une force mystérieuse a changé le cours de son destin, le vouant au service de Dieu et du roi : il sera espion de Richelieu.

Après avoir étudié la cartographie à Lisbonne et Stockholm, Izko part explorer les Indes boréales, où les Suédois espèrent trouver des mines d’argent pour financer leurs guerres tandis que des prêtres fanatiques convertissent les Lapons par la force. Tenu par un terrible chantage, Izko devra frôler mille morts, endurer cent cachots pour conjurer le sort et trouver sa liberté, aux côtés des Lapons fiers et rebelles et d’une femme qui l’a toujours aimé. Un extraordinaire roman d’aventures, porté par un héros courageux, dans l’Europe tourmentée des guerres de religion et de l’Inquisition. On embarque sans hésiter pour le Grand Nord du monde.
(Source : Babelio)

Quand j’ai vu ce livre posé sur la table acheté par ma femme, j’eus un coup de coeur avec le titre. Géographe dans l’âme et fan des cartes, je l’ai entamé le soir même. Je l’ai dévoré et lu quand j’avais des pauses. Je me suis laissé emporté par l’histoire et je me suis attaché aux personnages.
Il lui arrive tellement d’emmerdes au héros (pardon, pour le gros mot, je ne savais pas quoi dire d’autre) quand on lui mettait encore les bâtons dans les roues pour l’empêcher de vivre, je voulus m’adresser aux personnages : « Mais enfin, laissez le vivre ! » En même temps, si on le laissait vivre, il n’y aurait pas d’aventures.
J’ai savouré chaque page et à la dernière page, j’étais triste de le finir.

J’ai beaucoup aimé les descriptions de paysages, de travail de cartographe, de pèche. Cela m’a donné envie de découvrir par la suite les paysages suédois sur google maps ! Il était vraiment allé sur place. Logique, puisque l’auteur a déjà écrit des polars avec des Samis (Lapon est un terme péjoratif!) comme personnages.

Le seul hic, c’est le manque de profondeurs des émotions du héros alors que ceux des « méchants » sont très réussis. C’est à peu près ce que pense aussi un autre bloggeur sur ce livre : Actu du Noir.

Bref, c’est un des rares livres qui restera longtemps dans ma mémoire car il a répondu à mes passions de lecture : Roman d’aventures sur fond historique et cartographique, et sur fond religieux. D’ailleurs petite nuance à apporter dans le résumé au-dessus, ce sont des pasteurs luthériens fanatiques qui oeuvraient en Suède et non des prêtres! 😉

Bref, un livre incontournable à découvrir !