Des souvenirs?

Que sont donc les souvenirs qui nous bercent
Et qui affirment nos identités sans cesse ?
J’aime voir l’histoire à travers les pierres,
Où peuvent jaillir des fleurs éphémères.
C’est une lutte constante entre l’éternité
Et le temps qui passe avec des aspérités. 
J’aime chercher des anecdotes croustillantes,
Pleines de richesses et expériences vivifiantes. 
J’aime les rencontres imprévus, enrichissantes
Même si elles peuvent être déconcertantes.
Merci pour les mains tendus, pour les sourires.
Merci pour les échanges vraies, constructifs.
Merci de croire et de continuer à rire
Malgré tout, malgré des ignorants actifs
Ne s’appuyant que sur les émotions primaires
En occultant la raison et l’humain sincère.
Merci à chacun de vivre selon ses convictions
Pour des causes justes, tournés vers la vie.

 

 

 

Copyright. VL 2012

Ne plus rien comprendre

Rien ne va plus.

Une impression que tout s’en va.

Que tout fout le camp.

Une envie de tout laisser tomber.

Désir de gueuler un bon coup

Et de partir sur un coup de tête.

Mais rien de tout cela ne va arranger les choses.

C’est humain de vouloir baisser les bras.

Humain de se sentir au bout de ses limites.

Humain d’être dans un profond sentiment d’impuissance.

C’est douloureux de reconnaitre ses fragilités.

Jusqu’où se blinder ? Jusqu’à s’épuiser ?

Difficile d’admettre que nous ne pourrons jamais comprendre tout le monde.

Difficile de se faire entendre et de se faire doubler au niveau intellectuel.

Nous n’avons pas tous les mêmes bases de connaissance,

Ni les mêmes rythmes de compréhension, ni les mêmes échelles de valeurs.

C’est déconcertant de se laisser déplacer et de se remettre en question.

Comment donc se comprendre ? S’entendre ?

Essayons tout de même de trouver un canal, un langage où l’on pourrait s’accorder.

Cela grincera sans doute comme un orchestre qui ne se connait pas et débute.

 

« Entre ce que je pense, ce que je veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis, ce que vous voulez entendre, ce que vous entendez, ce que vous croyez en comprendre, ce que vous voulez comprendre, et ce que vous comprenez, il y a au moins neuf possibilités de ne pas se comprendre. »

 

Essayons tout de même de se comprendre.

La justesse du mot

                                                                       Murmurer

                                                                 Bredouiller

                                                  

                                               Dire

                                                      Verbaliser

                                                                        Parler

                                                                                     Nier      

                                                                                               Communiquer

                                               

                                                                                                                                                Dévoiler

                                                                                               Confier

                                                                

                                                                                                                           

                                                                                     Avouer

                                                                      Révéler

                                                            &
nbsp;                  Relater

                                                                        Confesser

                                                                            Cafouiller

                                                                          Débiter

                                                                                 Jargonner

                                                      Raconter

                                                                        Rabâcher

                                                                                   Radoter

                                                       

 

                                       Crier                                                                      Gueuler   

                                                           

          Haranguer

 

 

                                                                                              Se taire

 

 

                                                                            Parlementer

                                                                                       Palabrer

                                                                                  

                                                                                        Dialoguer

           &
nbsp;                                                                               Papoter

                                                                                     Discuter

                                                                             S’accorder

                                                                             

                                                                           Conclure ?

 

 

 

Prendre sa place

Viens donc t’asseoir quelques instants.

Parlons du bon temps.

Regardons ce que tu as fait de manière positif.

Envisageons ce que tu as comme moyens.

Tu as des capacités que d’autres n’ont pas, ou bien différemment.

Tu as des atouts qui ne sont pas négligeables et que tu pourrais mettre en avant.

N’aie donc pas peur de prendre ta place.

Prendre sa place, ce n’est pas forcément écraser les autres.

Ne pas prendre sa place telle que tu le mérites, c’est prendre le risque de ne plus exister et de ne pas t’épanouir.

Ose être toi-même. Je sais, c’est difficile mais l’aventure en vaut la peine.

Prendre ta place peut te permettre d’avoir des initiatives et que tu sois reconnu à ta juste valeur.

Je t’invite cher ami à envisager ton avenir sous un autre angle. Un autre point de vue qui implique de se laisser déplacer, de décoincer ses rigidités.

Surtout, n’attends rien de plus des autres que toi, tu ne pourrais pas répondre exactement aux attentes de l’autre.

Je ne veux rien attendre de toi et n’attends rien de moi.

Je souhaite juste que tu puisses t’épanouir avec tes réponses qui vont plus te convenir que les réponses des autres.

Baisse la barre de tes exigences, tu éviteras bien des tracas et la vie sera plus douce et simple.

Je te dis tout ça alors que je sais que rien n’est simple. Mais nous sommes amenés à vivre vers cet idéal de la simplicité, de la liberté intérieur.

Viens oser prendre ta place sans te préoccuper des regards des autres.

 

Je souhaite à chacun de prendre sa juste place qui lui convient, qui lui semble bien et non la meilleure place ou pire place dans le jugement des autres.

Que sera demain?

Alors, d’après vous, quelle sera l’image de demain ?

 

. Quel temps fera –t-il ?

 

. Qu’est-ce que je vais pouvoir bien mettre ?

 

. Est-ce que j’aurai le temps de finir ma mission ?

 

. Qu’est-ce que je vais pouvoir faire comme cours ?

 

. Est-ce que j’aurai un boulot ?

 

. Trouverais-je un abri ?

 

. Vais-je pouvoir manger ?

 

. Vais-je vivre ?

 

L’avenir que nous projetons est façonné en fonction des risques d’aujourd’hui. On envisage autrement le lendemain au regard des risques que nous prenons ou pas.

Oserais-je regarder ailleurs pour décoincer mes routines, la monotonie de ma vie si j’en ai ?

Oserais-je dire oui ou non, d’engager ma personne et se mouiller la chemise pour une cause qui en vaut la peine ?

Oserai-je la rigueur pour apprendre à bien faire jusqu’au bout et que l’autre puisse avoir confiance, et réciproquement ?

Oserais-je m’affirmer et dire la vérité  pour que nous puissions avancer selon le rythme de chacun ?

 

Je vous souhaite de vivre chaque temps et de savourer la chance que vous avez de vivre à l’instant où vous lirez ce billet ! Un petit ou un grand sourire se dessine sur votre visage ?

Vivez pour que demain ne soit pas le dernier jour !

 

 

Juste un petit mot à vous dire

Allez, encore juste un petit mot.

Bref, pour faire court.

Un petit mot malgré la masse des informations qui nous noient.

Pour une seconde.

Rien qu’une seconde.

Cela n’engendre pas de maux, hein ?

Cela ne fait de mal à personne un petit mot.

Enfin, tout dépend quelle intention on a.

Juste un murmure pour qu’il soit cri d’un instant.
Pour dire : Présent !

Chut.

Vous m’écoutez ?

Vous êtes connecté ?

Pour ma part, je vous regarde.

J’envisage de vous dire un mot.

Pas n’importe quel mot.

Pas une parole en l’air

Ni une injure qui vous évente lourdement.

Mais comment le comprendrez-vous ce mot ?

Qu’allez-vous projetez ?

Mais est-ce mon problème ?

Non.

Je voudrais vous dire un mot avec bienveillance.

En toute confiance.

Tout est question de lien

Pour se faire bien entendre,

Pour être sur la même longueur d’onde.

Alors, un petit mot.

Euh…

Je ne me souviens plus.

Ce qui compte c’est que vous ayez compris.

Qu’un mot peut avoir toute son importance ou pas.

Tout est histoire de jonglage avec le vocabulaire

Dans tous types de milieux familiaux, sociaux ou professionnels.

Allez, un petit mot pour la fin.

 

Merci.

 

 

Les trésors de nos vie?

Qu’est ce qui le plus important à vos yeux ?

Qu’est-ce qui compte dans nos vies ?

Que souhaites-tu vivre au plus profond de ton cœur ?

Que faire de ma vie pour que je ne sois pas envahi par des remords, ni des regrets ?

Pour chacun de nous, quel geste ? Quelle parole ? Quelle présence  a du sens ?

Quels sont nos trésors que nous aimerions déployer pour notre plus grand plaisir ?

Quelles sont nos  lumières que nous n’osons pas le faire jaillir de peur d’être moqué, d’être incompris ?

Quelles sont vos petits moments de bonheur qui peuvent rayonner votre journée ?

Chacun a ses secrets pour vivre et déployer son souffle, en fonction de l’entourage qui l’aiderait à s’épanouir.

Devrions-nous avoir honte de confier que nous aimons faire du bien autour de nous ? Est-ce le monde des bisounours que de vouloir aimer chacun comme il est et de vouloir vivre en toute simplicité ?

Je voudrais vous partager la joie que j’ai à faire plaisir à l’autre, tout gratuitement. Et la peine que cela me fait quand je prends conscience d’avoir été odieux, d’avoir été désagréable. Je ne pense pas être le seul à vivre cela.

Quel bonheur, n’est-ce pas, de vivre ses talents et de les partager, non ?

On ne peut pas tout se donner au risque de se bruler, de se griller.

Prendre conscience ce qui fait notre force, notre être, on peut être mieux à supporter nos tempêtes, intérieurs ou extérieurs.

Je nous souhaite de nous faire du bien, d’être doux avec nous-même, pour qu’ensuite nous puissions vivre avec les autres le plus simplement possible.

Il y a un livre qui m’a beaucoup inspiré et que j’ai beaucoup apprécié. C’est «  Carrément Cramé » de Gilles Legardinier. La lecture en vaut vraiment le coup.  

Accusés, levez-vous!

Silence dans la salle.

Accusés, levez-vous.

Le jury vient de rendre son verdict.

Vous êtes coupable d’atteinte à la sureté de la nation

En proclamant vos petits bonheurs dans les métros.

Vous êtes coupable de détournements de fonds publics

En récoltant des dons pour vos associations caritatives.

Vous êtes coupables d’avoir rompu les secrets défenses

A propos de la maltraitance, l’abus des biens sociaux par les puissants,

Le harcèlement financier des banques envers les élus.

Vous êtes coupable de délit de parole et de solidarité.

Vous êtes coupable délit d’initiés du rire et de la joie.

Ici on se meurt, on coule dans la crise et on se tait.

Vous êtes coupable de délit d’éducation et d’attention.

Vous êtes sous le joug de la loi protégeant les multinationales,

Vous êtes coupables de tentative de déstabilisation d’entreprises

Œuvrant pour l’industrie et le commerce international à outrance.

Toutes les charges ont été retenues contre vous.

Vous êtes condamnés à perpétuité à vivre, à vous battre ensemble

Pour le pire et le meilleur.

Je vous invite à continuer à lutter pour le meilleur de l’humain.

La loi est faite pour servir l’homme

Et non pas l’homme qui doit se servir de la loi pour son propre intérêt.  

Il parait que…

Marcel s’agite et panique un peu.

Il a lu qu’on allait supprimer les congés payés.

Marcel réagit à chaud sur un forum.

Il lit aussi que le gouvernement va augmenter les impôts de feu.  

Il se met en colère et peste devant l’écran de son ordi.

Il reçoit un coup de téléphone d’un ami.

Nouvelles. Son ami lui annonce que le cannabis sera légalisé.

Marcel s’emporte. Mais où va le monde ?

Il parait que les boucheries seront tous hallal.

Il parait que la mutuelle va être supprimée pour combler le trou de la sécu.

Il parait que ce sont des anciens militaires qui vont faire les cours de sports.

Marcel est très scandalisé. Mais vraiment outré.

Il raccroche et va voir les infos.

Images de violence dans une manifestation.

Marcel est ahuri de voir des policiers charger sur  les gens.

Ah si on ne peut plus faire confiance à la police !

Puis il entend une explosion dans la rue.

Une voix surgit : «  Ce sont encore les djeuns ».

Marcel se redresse, furieux, puis se dirige vers la rue

Pour en découdre avec la racaille qui ne font qu’emmerder le monde.

En descendant les escaliers,

Il prend le temps quand même de discuter avec une vieille voisine :

« Il parait que nous allons être euthanasiés à 80 ans pour faire des économies.

Il parait qu’on va obliger les gens à choisir leur sexe.

Il parait que des moutons vont nous envahir et que des escargots vont nous gouverner. »

Des cris dehors.

Marcel est poussé à bout, prend un balai

Et sort sur le trottoir pour vociférer.

Mais à peine sorti,

Il voit deux jeunes basanées aider un vieux à sortir d’une cabane en flamme,

Alors qu’un groupe fait la chaine pour éteindre l’incendie.

Enfin, les pompiers arrivent.

Là, Marcel se sent vraiment con.

Tétanisé, il prend conscience de son raisonnement,

De ses raccourcis. Il lâche le balai.

Un jeune s’approche de lui pour s’assurer qu’il va bien.

Un cataclysme s’est produit dans sa tête.

Marcel sait plus où il en est.

Ne desespérons pas de nos jeunes

Ne désespérons pas de la jeunesse !

Malgré la crise que nous traversons, malgré les chamboulements de la société avec l’évolution des technologies de la communication, nous devons garder confiance en nos jeunes. Garder confiance et les aimer avec ce qu’ils sont, reconnaitre leurs talents, les accompagner vers le meilleur d’eux-mêmes.

Nous avons été aussi jeunes, n’oublions pas. N’oublions pas que nous avons eu la chance, du moins, j’espère, d’avoir eu des adultes qui nous ont fait confiance, qui ont comptés sur nous. Et bien, sachons transmettre cette flamme de la confiance.

Comme disait Don Bosco : « Sans affection pas de confiance : sans confiance pas d’éducation ».

Continuez toujours à espérer contre toute espérance en chaque jeune. Même si un des jeunes semble partir à la dérive, sachons garder le lien coute que coute. Il reviendra un jour où l’autre. Ne désespérons pas de semer des paroles de confiance, des paroles de sagesse, des paroles de douceur ferme si besoin. On ne saura jamais ce qui qui va germer, fleurir ni quand dans le cœur du jeune. Il a sa propre liberté que nous ne pouvons qu’accepter.

Ne lâchons pas notre présence plus ou moins discrète mais visible pour celui ou celle que nous accompagnons.

Je me souviens d’un témoignage d’un  collègue éducateur. Il avait foutu une baffe à un jeune ado qui déconnait, dans une maison d’enfants à caractère social. Il a revu par hasard ce jeune 15 ans plus. Ce dernier lui a remercié pour cette baffe qui lui a permis de rester à la surface. C’est vrai que la baffe n’était pas la solution. Ce qui comptait, c’est la présence ferme et sûr de l’adulte qui accompagnait le jeune.

 

« Pense à ceux qui te seront confiés,

Si tu ralentis, ils s’arrêtent.

Si tu faiblis, ils flanchent.

Si tu t’assieds, ils se couchent.

Si tu critiques, ils démolissent.

 

Mais…

Si tu marches devant, ils te dépasseront.

Si tu donnes la main, ils donneront leur peau.

Et si tu pries, alors, ils seront des saints. »

 

Michel Menu

Texte récupéré sur la toile scoute 

 

Alors je souhaite à chacun de ne pas désespérer des jeunes et de croire toujours en eux magré des hauts et des bas.