Permis

C’est permis de pleurer d’angoisses
Quand la désespérance et la poisse
Nous prend à la gorge, aux tripes.

Pourquoi ne pourrait-on pas crier
De souffrances, de colères sans trier, 
Quand tout en nous se fripe. 

On a le droit de sangloter sans fin

Pour évacuer nos douleurs sans écrin. 
Nous pourrons se relever allégé
Quand les larmes auront coulés
Dans des mains accueillantes.
Vivement des habits seyantes
Pour avancer plus sereinement.
N’ayons pas peur d’avoir peur.
N’ayons pas peur de craindre.
C’est un passage humain avec heurts. 
Nous irons colorier, peindre
Nos vies de couleurs vives.
Qu’en chacun de nous, notre être vive.

En couple

Ensemble dans la même direction
Les regards loin vers l’horizon
Mais le coeur proche à partager
Ainsi que le corps à savourer.
Le silence se goûte lentement
Et chaque mot est un filament
Dans une union à construire.
A tisser chaque jour, au désir
D’innover, de persévérer,

D’y croire pour chacun, créer.
Je souhaite à chaque couple
De vivre un chemin souple
De confiance et d’accueil,
De communication sans écueils.
Courage! Vivez! Respirez!

Perséverez

Que c’est douloureux d’être confronté aux luttes verbales,
Quand la fraternité et la solidarité sont mis à mal.
Comme le chemin est long, glissant, cher
Face à la société qui bouscule les repères.
Il faut continuer à persévérer et à y croire,

Croire en nos valeurs basant sur nos espoirs
D’une multitudes de visages épanouies,
Ancrés dans les réalités difficiles ou inouïes.
Ne fermons pas nos coeurs, ni nos oreilles
Pour ne pas être atteint par la haine sans pareil.
Ne baissez pas les bras, ne vous crispez pas.
Ne renoncez pas à ce que vous êtes, pas à pas.
Courage, même si votre prochain ne répond guère
A vos attentes, à vos idéaux. Vivez sans guerre. 
Oui, le chemin est dur mais il en vaut la peine.

Le médecin Légiste

Concentré,armé de son scalpel,
Il découpe le corps sans appel
Avec précision et dextérité.
Il est à la recherche de la vérité
Pour rendre au corps sa dignité.
Des hématomes, des organes éclatés.
Comment la mort est venu le cueillir?
Son client ne pourra pas le contredire.
Le légiste continue ses recherches,
Il inspecte en défiant les odeurs
Qui le taquinent depuis des heures,
Les moindres recoins pas du tout fraîches.
Le travail accompli, il recoud l’ensemble
Pour rendre au corps un potable aspect.
La justice suivra son cours bien amble.
Texte écrit après avoir lu » Chroniques d’un médecin légiste » de Michel Sapanet. 

Aux portes du désert

Aux portes du désert,
On perd ses repères
Avec le temps qui se libère.
Pas de place pour les ères
Insouciants sans ressources.
C’est un combat aux sources
De la vie éprouvant le corps.
L’âme en est pris au vif d’or.
Pas de place pour les futilités.
C’est un voyage vers une liberté
Sans nom, singulier à chacun.
Un délicieux risque bien taquin
qui nous saisit, nous fait frémir.
Il ne faut pas avoir peur de gémir
De vertige, de stupeur, de plaisir
d’éternité dans l’immensité.
On est confronté à l’adversité.

Osez Ecrire

Osez écrire des mots qu’on ne sait pas dire
L’exprimer à haute voix pour moins pâlir
De honte devant une assemblée incertaine.
Le stylo dessine le coeur de l’âme reine
Des pensées qui se profilent et disparaissent. 
Ecrire, c’est ralentir le temps qui presse
Et de nos idées qui veulent se chevaucher.
Rien de pire que de se laisser faucher
Par ses ruminations et ses remords. 

Ecrire, c’est savoir oser se poser 
Et prendre soin de son corps.
Venez cueillir la fine rosée
De vos rêves et l’encrer
Dans vos projets.

Souvenirs

Que sont donc les souvenirs qui nous bercent
Et qui affirment nos identités sans cesse?
J’aime voir l’histoire à travers les pierres,
Où peuvent jaillir des fleurs éphémères.
C’est une lutte constante entre l’éternité
Et le temps qui passe avec des aspérités. 
J’aime chercher des anecdotes croustillantes,
Pleines de richesses et expériences vivifiantes. 
J’aime les rencontres imprévus, enrichissantes

Même si elles peuvent être déconcertantes.
Merci pour les mains tendus, pour les sourires.
Merci pour les échanges vraies, constructifs.
Merci de croire et de continuer à rire
Malgré tout, malgré des ignorants actifs
Ne s’appuyant que sur les émotions primaires
En occultant la raison et l’humain sincère.
Merci à chacun de vivre selon ses convictions
Pour des causes justes, tournés vers la vie.

Un rêve à réaliser?

Juste un regard sur une photo de paysage
Et son esprit se met en route, faire un voyage
Par dessus les montagnes et les vallées.
Tel un oiseau, il observe des ballets
D’aigles, de vautours autour des cimes.
Il aperçoit une avalanche qui décime
Une parcelle de forêt de conifères.
Il survole des rivières noires de fer

Parcourant à travers des gorges.
Il voit une cascade qui égorge
Une falaise rouge et ocre flamboyant.
Soudain, un chien le poursuit, aboyant.
Son songe est rompu. Son chien a faim.
Il fit un sourire et connaitra la fin
Quand un jour il réalisera son rêve
En prenant les moyens sans trêve.
Il faut arroser son rêve, l’enrichir
Pour qu’il devienne réalité sans rire.
Prenez soin de vos désirs, vos envies.
Peut-être qu’un jour cueilleront votre vie
Vos rêves d’enfants, vos passions d’antan.

A fond la musique

A fond la musique dans mes oreilles,
Pour que mon cerveau se réveille.
Le silence de la nuit s’est brisé
Pour laisser place aux sons frisés.
Bercé par une mélodie rythmée, pure,
Je respire avec un grand sourire 
Et mes pensées s’évadent sans ire.
L’harmonie m’emporte au delà des murs.
La folie me guette mais la raison résiste.
Je me fais une cure de l’anthésiste
Et c’est partie pour une journée riche
En imprévues, en papiers en friche.

Le sommeil en éveil

Lors de mes nuits où mes pensées s’agitent,
Morphée me réveille sans cesse dans le noir
Où il me murmure dans mon oreille sans espoir
Pour que je m’endorme serein dans mon gîte.
Lors de mes jours où mon cerveau s’endort,
Ma muse me chante une berceuse des Tudors,
Souhaitant que je m’éveille tout bien excité.
Mon sommeil me joue des tours déjantés.
Lors de mes rêves ou songes sans pareil,

Ma femme me fait revenir à la réalité
Espérant qu’à sa vue je m’émerveille
Et me mette au boulot avec vitalité. 
Lors de mes proses et de mes rimes,
L’imaginaire me pousse vers les cimes
De l’invraisemblable et les vallées
Où sont cultivés les vies décalées.