Florence, gérante de snack

Florence, jeune gérante de snack, m’accueille en m’offrant du thé. Détendue, elle me raconte brièvement son parcours de vie.

Ayant effectué pleins de petits boulots, elle préférait les jobs dynamiques où elle avait des responsabilités. Elle aimait prendre des initiatives et elle avait besoin d’être créative. Un jour, on l’a appelé pour gérer le snack. Elle a apprécié ce défi car pour elle, dans la vie, il faut se battre. En effet, on ne peut rien obtenir si l’on ne se bouge pas. Les choses ne viennent pas toutes seules. Et pourtant avant, elle l’a joué coolos mais depuis, sa perception de la vie a évolué, à cause de la pauvreté qui augmente. Pour elle, il y a un rétrécissement des possibilités dans la vie et pourtant, cela ne l’empêche pas de se battre, d’aller de l’avant.

Étrangement, quand elle fait de la méditation, elle a une vision de la vie complètement différente. En fait, on perçoit la vie en fonction du contexte, en fonction de son environnement, en fonction de son état intérieur.

 

Regard sur les gens qui nous entourent ?

Autour d’elle, elle a une impression que l’agressivité augmente mais sent qu’il y a un risque de projection que l’on peut faire sur l’autre. C’est pas facile en ce moment d’aborder les autres car elle voit l’autre comme un « ennemi », sûrement qu’elle a ouvert depuis une semaine et qu’elle appréhende.

Sans doute, il y a des phases de la perception de son environnement en fonction de ce qu’on vit.

 

La religion ?

Jamais baigné dedans et c’est une réalité qui est loin d’elle. Cela lui arrive d’apprécié la beauté d’une église mais sans plus. Mais au niveau spiritualité, elle apprécie le silence et a besoin d’espace d’intériorité.

Elle se sent responsable de sa vie et doit en faire quelque chose. Et pourtant, la vie est quelque chose de mystérieux où on ne sait pas jamais à quoi s’attendre. Cela ne l’empêche pas d’avoir moins peur.

 

L’actualité ?

Enervée. Très remontée et bien pessimiste sur l’avenir. On se fait bouffer par la colère, par la violence, dit-elle! Elle pense que ça va exploser à cause de la pauvreté qui s’accroit.

Pour elle, la religion catalyse la violence. Ce sont plutôt les hommes qui sont vecteurs de violence et non la religion.

 

Dans son commerce, elle adaptera la nourriture, qu’elle soit accessible à toute sensibilité (Halal ou pas, végétarien ou pas etc…).

Pourquoi ne pas évoquer ce qui nous rassemble au lieu de parler de nos différences qui fâchent ?

Nous avons fini notre discussion autour de l’IBM, l’Indice du Bonheur Mondial pour contrecarrer le PIB. Elle aurait aimé interroger les personnes qui sont dans cette optique et comprendre, à une époque où elle en avait entendu parler.

 

Merci à Florence pour ce témoignage !

 

Une réflexion sur “Florence, gérante de snack

  1. Stéphane Cassin Photographie 28 février 2015 / 9 h 11 min

    Florence: la religion!
    « Elle se sent responsable de sa vie et doit en faire quelque chose. Et pourtant, la vie est quelque chose de mystérieux où on ne sait pas jamais à quoi s’attendre. Cela ne l’empêche pas d’avoir moins peur. »
    Florence a raison dans un sens, on doit se sentir responsable de sa vie et non être une victime! Mais prendre sa vie en main n’est pas aisée! De nombreux obstacles nous barrent la route et malgré la spiritualité qui habite, le doute est permis! Avoir l

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